Nous avons fondé le 30/03/2002 (journée nationale des handicapés), grâce à la collaboration d’un certain nombre d’amis (aveugles et clair voyants, élèves, professeurs et musiciens de carrière), l’Association Mafatih Annour pour la musique. Politique au sein de laquelle l’aide et l’action sociale ont naturellement leur place. L’intégration des aveugles dans la société n’est plus une utopie mais une
réalité palpable. Leur insertion dans les domaines socio -professionnelles signifie simplement la volonté de participer activement à toutes les fonctions de la vie sociale. De multiples raisons nous ont incité à ouvrir ce site, mais surtout à s’ouvrir sur le monde extérieur. Nous nous limiterons à formuler des interrogations mais aussi des propositions concernant l’information et la formation des non-voyants et l’utilisation des nouvelles technologies. Selon le point de vue d’un grand nombre de spécialiste la déficience visuelle entrave et ralentit les mécanismes qui contribuent à l’acquisition des données informatrices ; mécanismes relatifs à l’accès à l’information, à la communication et à la locomotion. De nombreuses études ont permit de montrer que la privation de la vue entraîne un retard dans le développement cognitif, provoqué essentiellement par le déficit de l’accès à l’information sur l’environnement. La perte de la vision entraîne des difficultés communes à tous les aveugles ; difficulté qui semble essentielle c’est que l’aveugle vit dans un monde sonore et tactile géré surtout par les dimensions temporelles et circonstancielles ; et qu’il doit affronter l’inconnu, le monde visuel ; c'est-à-dire le monde de l’espace et du simultané. D’autre part, le défaut d’information conduit à des idées erronées qui peuvent engendrer des malentendus et rendre la communication très difficile voir impossible. L’association Mafatih Annour pour la musique s’est engagée dès sa création dans le domaine de la musique et l’innovation artistique de la personne handicapée visuelle; la musique qui prend à notre époque une place très importante tant dans la vie socioculturelle que dans la vie économique, fut depuis des millénaires un champ très fertile pour la personne handicapée visuelle. La pertinence et l’intérêt de l’éducation musicale semblent de plus en plus indispensable dans l’évolution de la formation et de l’intégration des non-voyants (voir page conservatoire Mafatih Annour). Ces considérations nous amènent à évoquer les raisons ou du moins les problèmes important sur lesquelles s’appuieront notre démarche.
1/Défaut d’information des aveugles mais aussi des clairs- voyants.
2/ La formation et l’apprentissage des déficients visuels.
3/ Utilisation des nouvelles technologies.
1- Défaut d’information des aveugles mais aussi des clairs voyants :
L’handicap quel qu’il soit peut à tout moment concerné n’importe qui d’entre nous. Parce qu’un grand nombre d’aveugles sont isolés, parce que la majorité des clairs voyants n’ont jamais été confronté aux problèmes de cécité ; il est urgent de faire circuler l’information afin de sensibiliser aussi bien les voyants que les non-voyants. Il est aussi urgent de faire appel aux médias (radio, journaux, télévision), de courtes émissions régulières sont nécessaires pour informer les non-voyants sur leur possibilité de fonctionnement et comment améliorer la communication. Pour savoir ce qui est fait ou ce qu’il serait à faire dans le milieu éducatif, culturel, artistique, ou sportif, nous devons contribuer à faciliter la communication entre les handicapés et le reste des citoyens. Une bonne utilisation des techniques nouvelles peut conduire à l’insertion et à l’intégration sociale des handicapés visuels.
2- La formation et l’apprentissage des déficients visuels :
En ce qui concerne les techniques nouvelles, les handicapés visuels ne disposent que de peu d’informations. Ils ne connaissent ni les possibilités techniques ni les apports potentiels susceptibles de les élever. Le magnétophone, l’ordinateur et les nombreuses adaptations et innovations qui existent de nos jours pourront apporter aux aveugles une aide considérable. La plupart des aveugles ne possèdent pas les moyens de se procurer le matériel qui leur serait très utile parce que trop coûteux.
3- Utilisation des nouvelles technologies :
L’évolution de la technologie a favorisé désormais aux aveugles l’accès aux tâches qu’ils ne pouvaient accomplir auparavant. De nouvelles possibilités d’orientation vont les aider dorénavant à choisir un métier qui répond à leurs goûts, leurs besoins et leurs aptitudes professionnelles (et non par dépit). Le besoin d’une éducation adaptée à ces nouveaux domaines est aujourd’hui pressant. La mise en œuvre et l’installation d’une pédagogie nouvelle permettent aux déficients visuels de s’adapter aux techniques et à la technologie de demain. Pour que les jeunes aveugles soient compétitifs dans le monde du travail, leur formation ne doit pas se limiter simplement à l’enseignement des techniques nouvelles, mais de leurs apprendre également à s’adapter aux innovations et de développer leur sens de créativité. Parce que l’aveugle est privé de l’information visuelle, il est indispensable de lui apprendre à se servir au mieux des informations auditives et tactiles. L’apprentissage et l’utilisation de la méthode braille sont à la base de l’acquisition des connaissances chez les jeunes aveugles. En conclusion, nous ne pouvons assurer l’intégration scolaire, sociale et professionnelle des aveugles et des handicapés en général, que si nous réservons à ceux-ci une meilleure place dans la société, que leurs capacités effectives et potentielles soient plus et mieux exploitées, leur donner les moyens, et l’information pour savoir utiliser leurs compétences, leurs acquis et développer leurs motivations, mais aussi leurs dynamismes. C ’est là où réside la demande de tous les aveugles et les handicapés en général pour qu’ils puissent vivre plus libre, puissent se sentir plus utile et enfin pour qu’ils puissent ouvrir des portes jusque là infranchissable.