09/09/2026
🔥 NOUVELLE RUBRIQUE : CINÉ CLAQUE 🔥
Il fallait bien un film pour inaugurer cette nouvelle rubrique de CinéFlamme. Après la découverte du troisième long métrage de Quarxx Arter, Les Âmes en peine, le nom s’est pratiquement imposé tout seul : CINÉ CLAQUE. Parce que c’en est véritablement une.
Présenté en première française à L’Étrange Festival, Les Âmes en peine n’est clairement pas un film à mettre devant tous les yeux. Quarxx nous avait d’ailleurs prévenus avant la projection : ceux qui aiment explorer les zones les plus sombres de l’âme humaine devraient apprécier ; les autres allaient devoir s’accrocher. Il n’avait pas menti.
Au centre du film, Thierry Frémont livre une performance glaçante dans le rôle de Jacob, prédicateur tyrannique et, à mes yeux, l’un des personnages les plus détestables que j’aie vus au cinéma. Face à lui, Zélie Rixhon incarne une jeune femme prise sous l’emprise de son père, dont la révolte constitue le véritable cœur du film. Autour d’eux : Isabelle Anciaux, Fabien Houssaye, Ophélia Kolb, mais aussi une équipe technique particulièrement importante dans la création de cet univers, avec notamment Antoine Carpentier à la photographie, Rémi Orth au montage, Benjamin Leray à la musique et David Scherer aux effets spéciaux.
Difficile d’enfermer Les Âmes en peine dans une seule case : folk horror à la française, western crasseux, drame familial, film gothique aux parfums britanniques, fantastique scientifique et horreur pure se mélangent sans demander la permission. On peut penser à Ken Russell, à certains vieux films gothiques anglais ou à Apostle de Gareth Evans… mais Quarxx expliquait justement pendant le débat que la plupart de ces rapprochements n’étaient pas des influences conscientes. Son cinéma préfère les chemins de traverse aux références soigneusement alignées.
Et sous toute cette horreur, le film raconte surtout quelque chose de beaucoup plus réel : l’emprise, le fanatisme religieux, le patriarcat, la violence faite aux femmes et la manière dont un homme peut transformer sa propre famille en enfer. Les monstres ne sont d’ailleurs pas forcément ceux que l’on croit.
À l’issue de la projection, Quarxx, Thierry Frémont et Zélie Rixhon ont longuement échangé avec le public lors d’un débat modéré par Olivier Rossignot. Nous en avons profité pour revenir sur la création du film, la direction d’acteurs, ses effets spéciaux, son financement, les difficultés rencontrées par Quarxx en France… et son envie désormais affichée de poursuivre son cinéma en anglais.
📖 CinéFlamme consacre donc un long papier à Les Âmes en peine : critique, impressions personnelles, souvenirs de mes précédentes rencontres avec Quarxx et compte rendu détaillé du débat qui a suivi cette première française.
Un film violent, malsain, parfois franchement éprouvant… mais aussi beau, ambitieux et profondément personnel.
Une vraie Ciné Claque.
🔥 À lire sur le site de CinéFlamme (lien en commentaire)