02/07/2026
🇬🇳 Guinée : nous n’avons pas le droit de rater cette opportunité!
En deux semaines, j’ai traversé plusieurs mondes.
Le Sénégal.
La France.
Les Émirats arabes unis.
La Chine.
Puis je suis revenu chez moi.
À Boké. À Gaoual. À Labé.
Et là, le contraste m’a frappé au cœur.
Ailleurs, j’ai vu des routes, des trains, des ports, des villes organisées, des industries, des universités, des administrations qui avancent avec méthode.
Chez nous, j’ai retrouvé une terre immense, belle, riche, courageuse… mais encore trop souvent fatiguée par le manque d’infrastructures, le manque d’emplois, le manque d’opportunités.
Et pourtant, je ne suis pas revenu découragé.
Je suis revenu avec de l’espoir.
Parce que la Guinée n’est pas pauvre.
La Guinée est un pays qui attend encore que sa richesse soit organisée, planifiée et transformée.
On dit souvent que la Chine s’est développée grâce à la discipline.
Oui, la discipline compte.
Mais la Chine ne s’est pas réveillée un matin en puissance mondiale par miracle.
Elle a eu un État stratège.
Une vision claire.
Des infrastructures.
Une industrialisation planifiée.
Une éducation massive.
Une administration orientée résultats.
Et surtout, une constance sur plusieurs décennies.
Voilà la vraie leçon.
Le développement n’est pas seulement une affaire de discours.
C’est une affaire de décisions.
C’est une affaire d’exécution.
C’est une affaire d’État.
Aujourd’hui, la Guinée a une chance historique avec Simandou 2040.
Mais Simandou ne doit pas être seulement un projet minier.
Simandou doit devenir le socle d’un nouveau pacte national.
Un pacte pour construire des routes.
Un pacte pour électrifier nos villes et nos villages.
Un pacte pour former nos jeunes.
Un pacte pour moderniser notre agriculture.
Un pacte pour industrialiser notre pays.
Un pacte pour que chaque enfant guinéen puisse croire que son avenir ne dépend pas de l’exil, mais de son propre pays.
J’en appelle respectueusement aux autorités guinéennes :
Faisons de Simandou 2040 une vision nationale, lisible, mesurable et irréversible.
Associons les cadres, les entrepreneurs, les enseignants, les jeunes, la diaspora, les collectivités locales et les forces vives de la nation.
Ne laissons pas cette opportunité devenir une promesse de plus.
Nos enfants ne nous pardonneront pas si nous transformons encore une richesse nationale en occasion manquée.
La Guinée a besoin d’un État fort, juste, visionnaire et capable d’exécuter.
Un État qui ne se contente pas d’annoncer.
Un État qui construit.
Un État qui planifie.
Un État qui protège.
Un État qui transforme.
Après ce voyage, une chose est claire pour moi :
Le monde avance vite.
Très vite.
Et la Guinée ne peut plus marcher lentement.
Nous devons courir.
Courir vers l’école.
Courir vers l’industrie.
Courir vers l’agriculture moderne.
Courir vers l’énergie.
Courir vers l’emploi.
Courir vers la dignité.
Car au fond, le développement n’est pas seulement une question de PIB, de mines ou d’infrastructures.
C’est une question de fierté nationale.
C’est la possibilité pour un jeune de Gaoual, de Boké, de Labé, de Kankan, de N’Zérékoré ou de Conakry de se dire :
“Moi aussi, j’ai ma place dans l’avenir de mon pays.”
La Guinée peut réussir.
La Guinée doit réussir.
Et si Simandou 2040 devient réellement une vision nationale portée avec courage, rigueur et constance, alors notre génération pourra dire un jour :
Nous n’avons pas seulement hérité d’un pays riche.
Nous avons contribué à bâtir une nation forte.
🇬🇳 L’Histoire nous regarde. Et cette fois, nous devons être à la hauteur. Je reste convaincu qu’on le sera🙏.