20/09/2018
https://drive.google.com/open?id=1M9BQs2T6-HRKBL29f5sJ9XkJorWnlK4h
Mille grues (version finale)
Un homme qui n’est pas satisfait de sa vie, un travail ennuyeux, des horaires qui contraignent sa liberté d’être, une vie qui perd son sens en substance…
Ce film dépeint à travers le quotidien d’un homme ordinaire, une critique du travail tertiaire de nos sociétés modernes, et désacralise la valeur travail au sens où le philosophe Paul Lafargue l’entend dans son
oeuvre Le droit à la paresse : « Etrange folie qu’est l’amour que la classe ouvrière porte au travail… »
La routine de cet homme nous embarque dans une spirale aux gammes cycliques évoquées par la musique proche de celle de Satie.
La transformation de notre héros kafkaïen est le résultat d’un parcours initiatique et poétique, dans une atmosphère muette qui rappelle les films de Jacques Tati.
Malgré le sujet pesant, l’esthétique contemplative et symbolique, l’animation du générique, ainsi que le profil tendre et rêveur du personnage confèrent une légèreté au film, dans un univers naïf
japonisant.