Utopia Toulouse - Borderouge

Utopia Toulouse - Borderouge Cinéma indé & d'opinion
Plein tarif : 8€
1re séance & - de 18 ans : 5€
Abonnés : 5,5€

Dans nos salles à partir du 07/10 :Ton animal maternel(SIEMPRE SOY TU ANIMAL MATERNO) Écrit et réalisé par Valentina MAU...
06/10/2026

Dans nos salles à partir du 07/10 :

Ton animal maternel
(SIEMPRE SOY TU ANIMAL MATERNO)
Écrit et réalisé par Valentina MAUREL
Costa Rica 2026 1h45 VOSTF
avec Daniela Marin Navarro, Marina de Tavira, Mariangel Villegas, Reinaldo Amien Guttierez…

Les Eléphants dans la brume
Écrit et réalisé par Abinash Bikram SHAH
Nepal / France 2026 1h43 VOSTF
avec Pushpa Thing Lama, Deepika Yadav, Jasmin Bishwokarma, Aliz Ghimire…

Ciné-débat le mardi 13 octobre à 20h00Projection suivie d’un échange avec Mila Branco, co-réalisatrice, et le dessinateu...
04/10/2026

Ciné-débat le mardi 13 octobre à 20h00

Projection suivie d’un échange avec Mila Branco, co-réalisatrice, et le dessinateur de presse Sié.

Passé par La Dépêche du Midi et Siné Mensuel, Sié collabore à des magazines nationaux ou web (Marianne, Mediapart, L’Humanité) et est avec Giemsi à l’initiative du festival de dessin de presse de Rabastens (& d’Occitanie).

Préventes au cinéma et sur Festik

Fini de rire ! L’humour politique au garde-à-vous ?
Une enquête OFF INVESTIGATION (97 minutes, 2026) de Jean-Baptiste Rivoire réalisée par Matéo Larroque, Clara Menais et Mila Branco, montée par Etienne Millies-Lacroix, Romain Moriconi, Emilie Fortun

« La liberté consiste à faire tout ce que permet la longueur de la chaîne. » (François Cavanna)

Arrêtons-nous un instant. Posons notre baluchon dans le talus, sortons notre paire de jumelles d’approche et, à quelques mois d’une élection présidentielle à haut risque, observons le panorama – dévasté – de la satire politique en France.
Stéphane Guillon et Didier Porte virés de France Inter en 2010. Les Guignols de l’info décapités par Vincent Bolloré en 2015 puis supprimés de Canal + en 2018. Thomas VDB et Mathieu Madénian déprogrammés de France 2 en avril 2017, à quelques semaines de l’accession d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Pierre-Emmanuel Barré poussé hors de l’audiovisuel public. Florence Mendez en froid avec l’équipe d’une émission de cirage de pompes sur France Inter. Merwane Benlazar privé en 2025 d’antenne sur France 5 par la Ministre de la Culture Rachida Dati herself. Guillaume Meurice licencié de Radio France en 2024 après avoir décrit le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou (responsable d’un génocide à Gaza) comme « une espèce de n**i, mais sans prépuce ». Etc, etc. Depuis le licenciement express de Coluche par RMC en 1982 (pour incompatibilité d’humour) ou la main-mise du pouvoir gaulliste sur la télé française (l’ORTF) dans les années 1960 (Jean Yanne ou Guy Bedos en firent les frais), on n’avait plus vu pareille volonté des pouvoirs (économique, politique, les deux mêlés) de reprendre fermement en main la laisse, jamais tout à fait abandonnée, des « fous du roi ». Et en quinze ans, à l’instar du dessin satirique peu à peu éradiqué des « Unes » de la presse quotidienne, le paysage audiovisuel français a connu une hémorragie d’humoristes politiques sans précédent.
Pour Off investigation, média indépendant né des décombres du journalisme d’investigation télévisuel, Jean-Baptiste Rivoire (le chef de bande), Matéo Larroque, Clara Menais et Mila Branco décryptent à huit mains, il faut bien ça, le mécanisme de mise au placard d’humoristes qui dérangent. Fascinant, glaçant, mais fort heureusement d’une drôlerie incisive, Fini de rire ! dresse un tableau d’ensemble implacable de l’impermanence et de la lente agonie de l’humour politique « impertinent » dans l’audiovisuel, public et privé, de la fin des années 1980 à aujourd’hui. Le flash-back, jusqu’aux années Sarkozy, est saisissant. Si le Président à talonnettes a inauguré la reprise en main de l’audiovisuel par le pouvoir (aidé entre autres sicaires par le funeste Philippe Val, qui s’était fait un marche-pied du mythique Charlie Hebdo), on voit la parfaite continuité sous l’ère Macron. De fil en aiguille, de conflit d’intérêt en copinage éditorial, le film met en évidence que, si les accointances avec l’Extrême Droite (ses figures, ses thèses, son programme) de Cnews et autres chaines du groupe Bolloré ne sont plus à démontrer, la reprise sans filtre des mêmes thèses et des mêmes terminologies sur les antennes du service public participe activement à leur banalisation. Et gare à qui s’y oppose, par la rhétorique ou l’humour, Anastasie veille ! On est loin de la libéralisation de l’ORTF par Giscard ou de la libération de la bande FM par Mitterrand en 1981, qui firent exploser l’expression d’une irrévérence humoristique joyeuse et iconoclaste. Le paysage médiatique est devenu beaucoup plus aride et les rares espaces de liberté, on les doit aujourd’hui au privé, parfois dans le cadre du jeu possiblement opportuniste de quelques grands patrons comme Matthieu Pigasse. Mais jusqu’à quand ? La suite se documentera au fil des semaines, des mois, en ép*sodes complémentaires à suivre sur le portail de Off investigation. Alors que le Conseil National de la Résistance au lendemain de la guerre en appelait à l’indépendance des médias face au pouvoir du politique et aux puissances d’argent, après les funestes années où les grands patrons de presse s’étaient mis au service de la collaboration, le film résonne comme un appel à revenir aux fondamentaux de 1946. Chiche ?

Cine-rencontre lundi 12 octobre à 19h15Dans le cadre du Visions Musicales Film Festival :Séance en présence de Marc Larg...
03/10/2026

Cine-rencontre lundi 12 octobre à 19h15

Dans le cadre du Visions Musicales Film Festival :
Séance en présence de Marc Large, dessinateur de presse reconverti dans le tatouage, écrivain, réalisateur.
Proche de Renaud, il lui a consacré un film, un roman, Le Retour de la suite, mettant en scène les personnages des chansons, et une magnifique biographie illustrée, Renaud des gavroches.

Renaud, à coeur perdu
De Tancrède Ramonet
France 2026 2h21

C’est le parcours exceptionnel d’un artiste qui a mis sa vie en chansons, et ses chansons dans nos vies. Ceux qui le connaissent le mieux et l’accompagnent depuis son enfance reviennent sur une vie en chansons, témoignant du talent hors norme d’un artiste en permanence au diapason des Français. Le documentaire rembobine la vie de Renaud, de son enfance joyeuse et cabossée à ses années de gloire, en passant par ses chutes et ses excès. Témoignages de ses proches, archives, révélations : on croyait connaitre un artiste et on découvre un homme au cœur de petit garçon abîmé, à la fois drôle, fragile, imprévisible mais toujours profondément engagé.

Ciné-rencontre le samedi 10 octobre à 16h00Séance unique suivie d’un échange avec Mariam.En partenariat avec le Metronum...
02/10/2026

Ciné-rencontre le samedi 10 octobre à 16h00

Séance unique suivie d’un échange avec Mariam.
En partenariat avec le Metronum.

Préventes à la caisse et sur Festik

Amadou et Mariam : Sons du Mali
De Ryan MARLEY Canada 2025 1h28
avec Amadou Bagayoko, Mariam Doumbia, Damon Albarn, Matthieu Chedid, The Blind Boys of Alabama…
Écrit par Sonia Godding Togobo

« Amadou et Mariam : Sons du Mali » n’est pas un documentaire, mais le film d’une extraordinaire épopée où rien n’est joué par les acteurs sauf leur bande originale. Celle d’un couple né au Mali avec comme point commun les sons du monde qui les entourent, la musique, les gens, le courage et l’amour.

Tourné entre 2021 et 2023 au Mali en France et en Espagne, réalisé par le Canadien Ryan Marley et sélectionné au festival international du film documentaire (FIPADOC), « Amadou et Mariam : Sons du Mali » retrace le parcours hors normes d’Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia. La vie sans fard du « couple aveugle du Mali » devenu plus t**d « Amadou et Mariam » qui ont conquis le monde inspirant les jeunes et les aînés par-delà les horizons, les cultures, les chances ou les infortunes. Une célébration brute de l’espoir, de la joie, une quête de paix et de partage. L’histoire d’amour puissante de deux âmes qui se trouvent, s’écoutent et font voir avec le cœur que tout devient possible. Un amour sans frontière, nu, universel, une musique blues, rock, pop, groove ou afro-beat aussi incandescente que rassembleuse.

Ciné-rencontre le jeudi 8 octobre à 19h30Carte blanche à Toulouse Polars du Sud : projection suivie d’un échange avec Su...
30/09/2026

Ciné-rencontre le jeudi 8 octobre à 19h30

Carte blanche à Toulouse Polars du Sud : projection suivie d’un échange avec Susana Fortes

Susana Fortes est autrice de Des tendres et des traîtres (Flammarion), En attendant Robert Capa, Le Complot Médicis et Le Destin de Laura U. (Héloïse d’Ormesson). Les Disparus d’As Covas (L’Archipel) est sa première incursion dans l’univers du roman noir.

La Isla mínima
de Alberto RODRIGUEZ
Espagne 2015 1h44 VOSTF
avec Raúl Arévalo, Javier Gutiérrez, Antonio de la Torre, Nerea Barros…

Le générique donne d’emblée le ton : des images aériennes à couper le souffle, aussi belles qu’irréelles, des méandres du delta du fleuve Guadalquivir en Andalousie, lacis d’eau labyrinthique au cœur d’une nature moite et désolée qu’on pourrait tout à fait croire être celle du bayou en Louisiane. La comparaison n’est pas anodine, La isla mínima s’inscrit en effet comme le pendant espagnol des meilleurs polars américains – on pense aussi à des séries, True detective tout particulièrement – , de ceux qui nous plongent dans des contrées reculées, isolées et inquiétantes, où la recherche d’un coupable est bien souvent un prétexte à la description des us et coutumes, souvent peu avenants, des communautés qui y (sur)vivent. Et l’Andalousie rurale respecte à la lettre le cahier des charges : à l’aridité poisseuse de la nature et des conditions de vie répondent les visages durs et fermés des habitants, qui préfèrent se murer dans un silence hostile plutôt que de livrer leurs secrets aux policiers venus fureter dans leur patelin boueux. C’est donc une enquête difficile qui s’annonce pour les deux détectives débarqués de Madrid pendant les fêtes locales, au cours desquelles deux adolescentes viennent de disparaître. Pedro, jeune flic idéaliste sur le point de devenir père, et Juan, vieux rout**d porté sur la boisson et adepte des méthodes à l’ancienne, s’enfoncent peu à peu dans les marécages andalous, déterrant un à un cadavres et secrets, jusqu’à remettre en question leurs propres croyances et à rendre de plus en plus perméable la frontière entre le légal et l’illicite…

Si La isla mínima n’a absolument pas à rougir de son influence américaine, à qui le film emprunte autant les codes du thriller que l’élégance de sa mise en scène, il ne peut y être réduit. Alberto Rodriguez a en effet choisi d’en situer l’action à une époque bien particulière de l’histoire espagnole, celle de la transition démocratique des années quatre-vingt. Et dans cette communauté rurale andalouse, autant que dans le comportement des deux flics madrilènes, se débattent les fantômes du passé franquiste encore vivace face aux désirs d’émancipation que fait souffler la démocratie nouvelle. Ainsi, les deux adolescentes disparues, que la communauté jugeait frivoles, avaient peut-être tout simplement envie d’ailleurs et de liberté. Ainsi, leur père mutique semble accepter leur disparition comme une punition du comportement de ses filles, alors que leur mère, à l’insu de son mari, fournit aux policiers des éléments d’explication. Ainsi, les deux policiers ont eux aussi un passé et des secrets qui vont malgré eux refaire surface…

Réussissant à creuser ces différents sillons sans jamais s’embourber, Alberto Rodriguez suit le courant principal de l’enquête menée par les deux inspecteurs, les indices qu’ils découvrent, les (fausses) p*stes qu’ils suivent, les interrogatoires qu’ils mènent… Mais il bifurque en permanence, fouinant dans les hautes herbes et les bâtisses délabrées, sondant le marais et ses habitants, puis prenant à nouveau de la hauteur pour nous dévoiler la mystérieuse beauté de ces paysages immenses avant de nous replonger dans leur moiteur asphyxiante. À travers un thriller diablement efficace, il donne à cette île des airs de cauchemar éveillé à l’atmosphère malsaine, peuplé de personnages fantomatiques hantés par les spectres du passé…

Dans nos salles à partir du 30/09 :Notre salutÉcrit et réalisé par Emmanuel MARRE France 2026 2h33 avec Swann Arlaud, Sa...
29/09/2026

Dans nos salles à partir du 30/09 :

Notre salut
Écrit et réalisé par Emmanuel MARRE
France 2026 2h33
avec Swann Arlaud, Sandrine Blancke, Mathieu Perotto, Harpo Guit…
Festival de Cannes 2026 – Prix du scénario

Maison de poupée
(A DOLL'S HOUSE)
Réalisé par Joseph LOSEY
GB 1972 1h42 VOSTF
avec Jane Fonda, Delphine Seyrig, Edward Fox, Trevor Howard, David Warner… Scénario de David Mercer, d’après la pièce de théâtre Une maison de poupée d’Henrik Ibsen
Musique de Michel Legrand

Trois adieux
(TRE CIOTOLE)
Réalisé par Isabel COIXET
Italie / Espagne 2025 2h02 VOSTF (italien)
avec Alba Rohrwacher, Elio Germano, Galatea Bellugi, Francesco Carril, Silvia D’amico, Sarita Choudhury, Lorenzo Terenzi…
Scénario d’Isabel Coixet et Enrico Audenino d’après le roman
Tre ciotole, de Michela Murgia

Le Cygne et l'enfant
Programme de trois petits film d’animation réalisés par Miyoung BAEK
France 2013-2025
Durée totale : 40 mn
POUR LES ENFANTS À PARTIR DE 4 ANS

Kayara, princesse Inca
Film d’animation réalisé par Cesar ZELADA
Pérou 2026 1h21 VERSION FRANÇAISE
Scénario de Cesar Zelada, Brian et Jason Cleveland
POUR LES ENFANTS À PARTIR DE 6 ANS

Avant-première le mercredi 7 octobre à 20h00Séance suivie d’une rencontre avec Nicolas Wadimoff, réalisateur.En partenar...
28/09/2026

Avant-première le mercredi 7 octobre à 20h00

Séance suivie d’une rencontre avec Nicolas Wadimoff, réalisateur.
En partenariat avec Solidarité Palestine Toulouse.
Préventes à la caisse du cinéma et sur festik.net

Qui vit encore
Film documentaire écrit et réalisé par Nicolas Wadimoff
Suisse / France / Palestine
2026 1h55 VOSTF (arabe)

C’est d’abord l’histoire d’un long compagnonnage entre un jeune réalisateur suisse, aventurier et militant, et la cause palestinienne, qu’il épouse à la fin des années 1980 comme une nécessité vitale, porté par la conviction politique mais aussi par la simple et irrésistible empathie pour un peuple martyr depuis plus de 80 ans. Cet engagement profond l’emmènera d’abord à Jerusalem et en Cisjordanie, puis à Gaza, à l’époque encore accessible aux journalistes.

Nicolas Wadimoff y consacrera une grande partie de sa vie et de sa filmographie, autant pour la télévision (récemment un reportage passionnant sur l’UNRWA pour Arte) que pour le cinéma (deux films tournés à Gaza et sortis en salle en France : Aisheen, Chroniques de Gaza, tourné au lendemain de l’Opération « Plomb durci », et L’Apollon de Gaza, étonnante enquête autour de cette statue antique découverte dans la baie de Gaza puis mystérieusement disparue

Quand arrive le tragique 7 octobre 2023, et quelques jours après le début de la terrible répression et des bombardements aveugles qui s’en suivent, Nicolas Wadimoff se rend immédiatement à la frontière avec l’Egypte, pour tenter de rentrer dans la bande de Gaza et prendre des nouvelles de ses ami·es. Mais même pour le personnel de l’UNRWA – dûment prévenu par les Israéliens que sa sécurité n’est plus assurée –, la chose est impossible. Le cinéaste est donc bloqué au Caire, où il retrouve par hasard, au milieu d’une petite communauté de réfugiés gazaouis qui ont réussi à fuir, son ami Mahmoud Jouda, le collectionneur d’art de L’Apollon de Gaza, en état de sidération totale et profondément affaibli. À partir de cette rencontre et de quelques autres, il décide qu’il est indispensable de redonner la parole à ces Gazaouis, pour qu’ils racontent leur vie d’avant, la violence des événements actuels mais aussi leurs aspirations futures. Il pense aussi qu’il est indispensable de les éloigner de leur milieu pour que leur témoignage soit le moins possible perturbé par la situation environnante. Pour cela, il choisit de les faire venir dans un grand théâtre genevois. Mais voilà : rebondissement politique, le nouveau ministre des affaires étrangères suisse refuse leurs visas ! Qu’à cela ne tienne, le tournage se passera donc dans un des seuls pays au monde qui acceptent les Gazaouis sans visa : l’Afrique du Sud. Wadimoff imagine un dispositif étonnant : devant une immense carte de Gaza dessinée au sol à la craie et qui sert de repère, il filme les témoignages de neuf Gazaoui·es. Ce qui étonne d’entrée, c’est l’éclectisme de leurs identités : journaliste, poète, écrivain, influenceuse… on est loin des miséreux persécutés par le Hamas sur lesquels fantasment les médias occidentaux dominants. Leurs parcours respectifs sont terribles, certain·es ayant perdu la quasi-totalité de leur famille, mais très différents, et ils ne sont pas forcément d’accord sur leur vision de l’avenir. Profondément émouvant et dégageant une force tranquille, Qui vit encore traite de la perte et de la préservation de l’identité dans les moments terribles traversés par les témoins.

Expérience cathartique pour les protagonistes, qui se retrouvent et se soutiennent à chacun des témoignages, le film est aussi une expérience bouleversante pour le spectateur, rarement habitué à deux heures de témoignages bruts de victimes survivantes d’une entreprise génocidaire, montrant s’il en était besoin que la force de la parole est aussi puissante que celle des images.

Ciné-débat le mardi 6 octobre à 20h00Pesticides, santé et démocratie : MUTAMI organise un ciné-débat citoyen à Utopia Bo...
28/09/2026

Ciné-débat le mardi 6 octobre à 20h00

Pesticides, santé et démocratie : MUTAMI organise un ciné-débat citoyen à Utopia Borderouge

Parce que la santé ne se limite pas à l’accès aux soins mais dépend également de notre environnement, de notre alimentation et de la qualité de notre démocratie, la mutuelle MUTAMI organise un ciné-débat exceptionnel autour des enjeux sanitaires, environnementaux et démocratiques liés à l’usage des pesticides. La projection sera suivie d’un débat animé par un journaliste de Radio Mon Païs (RMP), avec Sophie Elorri, présidente de MUTAMI et Philippe Piard, paysan-confiturier en Aveyron, producteur en agriculture biologique sous mention Nature & Progrès, syndiqué à la Confédération paysanne et co-président de la coalition Secrets Toxiques.

Préventes au cinéma et sur Festik

Goliath
de Frédéric Tellier
France 2022 2h02
avec Gilles Lellouche, Pierre Niney, Emmanuelle Bercot, Laurent Stocker, Marie Gillain, Jacques Perrin…

Comme chantait Leprest, « tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom ». Imaginons par exemple celui d’un pesticide, massivement utilisé dans les jardins, les champs et à proximité des habitations et des écoles, « probablement » responsable selon l’OMS de la maladie et des décès des agriculteurs qui le manipulent comme de leurs voisins… tiens, tiens… ça ne vous rappelle rien ? Pour plus de commodités, les scénaristes de Goliath ont pris soin de remplacer le déjà joli mot de « Glyphosate », de sinistre mémoire, par celui, inventé, de « Tétrazine ». Principalement pour ne pas titiller de trop près la fibre judiciaire de certains géants de l’industrie chimique – assez chatouilleux sur l’utilisation de leur nom ou celui de leurs produits, associés à des questions de santé publique. Mais afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté, il est précisé en ouverture que le film, œuvre de fiction, est « inspiré de faits réels ». Et que quiconque reconnaitrait dans les personnages et les situations narrées des histoires bien réelles ne se tromperait évidemment pas.

Le film s’ouvre sur le procès pour la reconnaissance comme une maladie professionnelle du cancer, très « probablement » causé par la Tétrazine (quoi d’autre ?), qui a emporté Margot, une jeune agricultrice. Procès contre la « mutuelle santé », qui se défend bec et ongles pour éviter l’indemnisation à laquelle cette reconnaissance donnerait droit. Procès mené par Lucie, la compagne de Margot : pour comprendre, pour la vérité, pour la morale… Mais la morale est une notion fragile qui ne pèse pas bien lourd dans la balance de la justice – et malgré l’engagement de son avocat, Lucie n’a pas gain de cause. Pour cela, il aurait simplement fallu que la nocivité de cette saloperie de Tétrazine, qui a eu raison de Margot, soit indiscutablement reconnue. Or, comme par hasard, il se trouve toujours une étude, un article rédigé par une sommité scientifique, pour instiller le doute, remettre en cause les conclusions unanimes d’une armada de chercheurs de renom. Tant p*s s’il est avéré que cette voix discordante est financée par les industriels mis en cause. Subtilement maniée par de malins lobbyistes, martelée médiatiquement sous forme d’éléments de langage simplistes, elle suffit à faire vaciller l’opinion publique et ébranler la certitude des juges.
Le lobbyiste, c’est par exemple Mathias. Élégant, élancé, perçant, redoutable rhétoricien, sa belle petite gu**le au sourire carnassier dissimule à peine un professionnel froid et calculateur. Stratège mercenaire, expert des questions environnementales dont il sait à la perfection retourner les enjeux, il est appointé par l’un de ces multiples cabinets de « conseil » qui gravitent sans relâche dans les sphères du pouvoir, des cabinets ministériels aux parlements, avec pour mission d’en infléchir la politique au profit de leurs commanditaires. Quel qu’en soit le coût et quels que soient les moyens employés. S’attaquer à la Tétrazine, comme va le faire avec ténacité Patrick, l’avocat de Lucie, c’est se retrouver confronté à Mathias et à ses méthodes radicales qui ne s’embarrassent ni de préjugés moraux, ni de décence.

Patrick, Lucie, Mathias, Margot, France, Paul, Zef, Vanec… Totalement investis sous la caméra précise, sans esbroufe, de Frédéric Tellier, emmenés par un Gilles Lellouche et un Pierre Niney absolument impeccables, les comédiens campent une galerie de personnages plus que crédibles : familiers. Leurs histoires entrecroisées tissent la trame d’une histoire qui est clairement la nôtre. Pour mémoire : le glyphosate est, depuis 2015, considéré comme « cancérogène probable » par l’OMS. Emmanuel Macron, qui s’était engagé pour une interdiction du glyphosate « au plus t**d dans trois ans », a reconnu avoir « échoué sur ce sujet ». La Commission européenne avait accordé en 2017 une autorisation de cinq ans pour son utilisation, qui expire en décembre 2022. Comme dans le film, les industriels qui le fabriquent ont déjà demandé son renouvellement. Goliath est un thriller passionnant, une œuvre chorale épatante – et un film d’utilité publique.

Avant-première le dimanche 4 octobre à 11h00 !En présence du réalisateur Bruno Santamaría Razo, en partenariat avec les ...
24/09/2026

Avant-première le dimanche 4 octobre à 11h00 !

En présence du réalisateur Bruno Santamaría Razo, en partenariat avec les festivals Cinélatino et Des Images Aux Mots
Petit déjeuner offert à partir de 10h30

Préventes sur https://billetterie.festik.net/utopiaborderouge/ et au cinéma

Six mois dans la maison rose et bleue
de Bruno Santamaría Razo
Mexique 2026 1h44 VOSTF
avec Jade Reyes, Sofía Espinosa, Lázaro Gabino Rodríguez…

Mexico, début des années 1990 : Bruno grandit dans une famille joyeuse et insouciante. Quand le jour de ses onze ans, il apprend que son père est malade, la puissance de vie prend le dessus. Tout le monde continue à chanter et danser pour conjurer le sort, comme dans une chanson de salsa. Trente ans plus t**d, Bruno revisite ses souvenirs.
Vers qui pointer la caméra ? Le réalisateur filme sa propre mère et s’entretient avec elle. Et en un plan, le film bascule dans la fiction – et c’est désormais un jeune acteur qui joue son rôle enfant. Plus t**d, la mère du cinéaste lui demande d’échanger leurs places et c’est désormais Bruno Santamaría Razo qui est face à l’objectif de la caméra. Quelle est la meilleure façon de raconter l’histoire, en mêlant témoignages, fiction et documentaires ? Comment raconter un récit enfoui, complexe, et qui est le plus à même de détenir les clefs de l’histoire familiale ? C’est la surprenante dynamique sur laquelle repose Six mois dans la maison rose et bleue. Bruno Santamaría Razo se plonge dans son passé, celui d’un garçonnet de toute évidence q***r qui chante comme une diva sous sa do**he. On croit voir venir le récit initiatique de garçon sensible – et le film est en partie cela, mais pas seulement.
La chronique initiatique est attachante, pleine d’humour, sa simplicité a un charme fou. Mais ce qui a le plus de relief c’est le troublant paradoxe à observer une famille se briser à cause de quelque chose qui n’arrive pas. Il s’est passé quelque chose de grave – il ne s’est rien passé, et à hauteur d’enfant, même si l’on perçoit les disputes, il est difficile de mettre des mots sur ce tremblement de terre familial. Bruno Santamaría Razo examine la mémoire des siens autant par la loupe du documentaire que par le miroir magique de la fiction. Les entretiens, brefs mais percutants, qui donnent son énergie au film, montrent que personne n’a une définition évidente de ce qui fait une famille. Inépuisable sujet. (d’après N. Bardot, le Polyester.com)

dès aujourd'hui à Utopia - et le 14 octobre en présence de Mila Branco (une des co-réalisatrices du film) et Sié (dessin...
23/09/2026

dès aujourd'hui à Utopia - et le 14 octobre en présence de Mila Branco (une des co-réalisatrices du film) et Sié (dessinateur de presse)

(places en vente sur http://utopiaborderouge.festik.net )
VraiVrai Films
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🎬 Sortie du jour, bonjour ! J'y cause avec quelques collègues de liberté d'expression et de liberté de censure ! 🤡
par Off Investigation

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