23/08/2026
Le film "La Fin d'Oak Street" de David Robert Mitchell plonge un quartier américain de 1982 dans une faille spatio-temporelle qui le projette à l’ère mésozoïque. Dans l’Amérique du début des années 1980, les classes moyennes accèdent pleinement au confort, tandis que la société de consommation est bien installée et que les progrès technologiques donnent l’illusion que tout peut désormais être maîtrisé.
Comme dans la série "Stranger Things", qui choisit la même période pour faire surgir une menace au cœur d’une banlieue américaine en apparence protégée, le film fait voler en éclats cette bulle de sécurité. Le retour à un environnement primitif devient presque une métaphore : derrière le confort offert par la modernité, l’homme reste vulnérable face à ce qui lui échappe.
Confrontée à des difficultés devenues vitales, cette famille porte un autre regard sur les tensions qui traversaient jusque-là son quotidien. Les préoccupations qui occupaient auparavant une place centrale finissent par être relativisées lorsque tous ses repères disparaissent.
Une conclusion simple mais efficace, portée par les très bons Ewan McGregor et Anne Hathaway, particulièrement justes dans cette prise de conscience de ce qui compte réellement lorsque tout s’effondre.