26/05/2026
[Norme et usage] Les poules du couvent couvent ...
Les homonymes sont des mots différents, qui, le plus souvent, se prononcent de la même façon (homophones) et s’écrivent différemment : il en va ainsi pour « conte, comte et compte» ou « foi, foie et fois ». On rencontre, moins souvent, des homonymes qui se prononcent et même s’écrivent de la même façon, comme les verbes « louer » ou « voler ».
Mais on rencontre l’inverse, des mots différents qui s’écrivent de la même façon (homographes), mais se prononcent différemment, comme « couvent » (l’exemple a de l’ancienneté). Ou bien, « c’est un homme fier, mais il ne faut pas s’y fier ». Citons encore «parent » (nom) et « parent » (verbe, 3e personne du pluriel) ou « rations » (nom) et « rations» (verbe « rater », 1re personne du pluriel). Ces termes se différencient généralement par leur classe grammaticale (nom/ verbe ou adjectif/verbe) et le contexte aide à les distinguer. Mais on peut hésiter dans certains cas, comme « les fils du tailleur sont mal assortis » : s’agit-il de ses enfants ou des brins de matière textile que le tailleur utilise ? Comment prononcer juste ?
Mais au fond, ce ne sont pas ces termes homographes qui causent le plus de problèmes. Ce sont les homophones grammaticaux (« a/à, on/ont, son/sont, » ...) qui font difficulté, même pour les adultes. N’en inventons pas trop quand même : « c’est, ces, ses, sait, sais » ou « sans, cent, sang, s’en », car plus on en présente aux élèves, plus ils sont perdus : « mais, maie, mes, met, mets. » « Mai, mai, mai, Paris, mai ! (Cl. Nougaro)