21/08/2026
𝐃𝐈𝐀𝐒𝐏𝐎𝐑𝐀 𝐂𝐎𝐍𝐆𝐎𝐋𝐀𝐈𝐒𝐄 : 𝐋𝐄 𝐇𝐂𝐑𝐂𝐄 𝐕𝐄𝐔𝐓 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐅𝐎𝐑𝐌𝐄𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐑𝐄𝐓𝐎𝐔𝐑𝐒 𝐀𝐔 𝐁𝐄𝐑𝐂𝐀𝐈𝐋 𝐄𝐍 𝐋𝐄𝐕𝐈𝐄𝐑 𝐃𝐄 𝐃𝐄́𝐕𝐄𝐋𝐎𝐏𝐏𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓
𝐋𝐞 𝐇𝐚𝐮𝐭 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐝𝐞𝐬 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐨𝐥𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 (𝐇𝐂𝐑𝐂𝐄) 𝐚 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢, 𝐥𝐞 𝟐𝟏 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐚̀ 𝐁𝐫𝐚𝐳𝐳𝐚𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞, 𝐝𝐞𝐬 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐨𝐥𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐲𝐚𝐧𝐭 𝐯𝐞́𝐜𝐮 𝐚̀ 𝐥’𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐚𝐲𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐱 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐫 𝐚𝐮 𝐩𝐚𝐲𝐬. 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐀𝐠𝐧𝐞̀𝐬 𝐎𝐮𝐧𝐨𝐮𝐧𝐨𝐮, 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬, 𝐝’𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐢𝐜𝐮𝐥𝐭𝐞́𝐬 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐟𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐯𝐚𝐥𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬.
Pour la présidente du HCRCE, l’enjeu était avant tout de donner la parole à ceux qui ont vécu l’expérience du retour. Il s’agissait de comprendre les raisons de leur retour, les conditions dans lesquelles celui-ci s’est effectué, mais aussi les obstacles auxquels ils ont été confrontés dans leur parcours professionnel ou entrepreneurial.
« 𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑧 𝑣𝑒́𝑐𝑢, 𝑒́𝑡𝑢𝑑𝑖𝑒́, 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒́ 𝑜𝑢 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑡𝑟𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟. 𝑃𝑢𝑖𝑠, 𝑎̀ 𝑢𝑛 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠, 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑧 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑥 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 », a déclaré Agnès Ounounou, invitant les participants à partager leurs expériences afin que celles-ci puissent servir à faciliter le retour d’autres Congolais de la diaspora.
𝐅𝐀𝐂𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐃𝐈𝐅𝐅𝐈𝐂𝐔𝐋𝐓𝐄́𝐒, 𝐃𝐄𝐒 𝐑𝐄́𝐏𝐎𝐍𝐒𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐍𝐂𝐑𝐄̀𝐓𝐄𝐒
Parmi les participants, Alain Emery Mayola, de retour de France, a notamment évoqué les difficultés liées à l’orientation et à l’insertion professionnelle. Malgré plusieurs démarches effectuées dans son domaine d’expérience, il affirme être toujours à la recherche d’un emploi.
Son témoignage a permis de mettre en évidence la nécessité de disposer de mécanismes spécifiques pour accueillir et orienter les Congolais de retour. Pour lui, le retour au pays constitue un véritable projet qui doit être préparé et accompagné.
𝐌𝐎𝐁𝐈𝐋𝐈𝐄𝐑 𝐋'𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐆𝐍𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐌𝐏𝐄́𝐓𝐄𝐍𝐂𝐄𝐒 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐀𝐒𝐏𝐎𝐑𝐀
Les échanges ont ainsi débouché sur plusieurs propositions destinées à structurer davantage l’accompagnement de la diaspora.
La première consiste à mettre en place un fichier national des compétences de la diaspora, afin de recenser les Congolais ayant vécu à l’étranger, leurs qualifications, leurs expériences, leurs domaines d’activité ainsi que leurs projets. Un tel outil permettrait de mieux connaître les ressources humaines disponibles et de faciliter leur mise en relation avec les opportunités nationales.
La deuxième proposition porte sur la création d’un guichet unique de la diaspora. Celui-ci servirait de point d’accueil et d’orientation pour accompagner les personnes de retour dans leurs démarches administratives, professionnelles et dans leur processus d’intégration.
Les participants proposent également la mise en place d’un programme de retour et d’insertion, destiné à accompagner les Congolais de retour, notamment dans les domaines professionnel, entrepreneurial et administratif.
Autre proposition avancée : la création d’un fonds ou mécanisme de financement des projets portés par la diaspora. L’objectif serait de réfléchir à des dispositifs permettant de mobiliser l’épargne et les ressources des Congolais de l’étranger afin de financer des projets au Congo.
Dans la même dynamique, les participants souhaitent voir s’instaurer régulièrement un cadre de dialogue réunissant diaspora, entreprises et pouvoirs publics. Ces rencontres permettraient de présenter les opportunités disponibles, les besoins du pays, les projets à développer et les possibilités d’investissement.
La question des étudiants et diplômés de retour a également été abordée. Il est proposé de mettre en place un dispositif de suivi, permettant de les recenser et de faciliter leur orientation, leur insertion professionnelle ainsi que leur mise en relation avec les opportunités correspondant à leurs profils.
𝐀𝐂𝐂𝐎𝐌𝐏𝐀𝐆𝐍𝐄𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐄𝐍𝐓𝐑𝐄𝐏𝐑𝐄𝐍𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐀̀ 𝐅𝐎𝐑𝐓 𝐏𝐎𝐓𝐄𝐍𝐓𝐈𝐄𝐋
La rencontre a par ailleurs mis en avant la nécessité de soutenir davantage les entrepreneurs issus de la diaspora. L’idée consiste à créer un mécanisme capable d’identifier les entrepreneurs et les projets présentant un potentiel de développement, de financer leur croissance et de leur apporter un accompagnement adapté.
Cet accompagnement pourrait notamment s’appuyer sur l’intervention d’experts dans les domaines technique, financier, commercial et managérial. Un suivi régulier permettrait également d’évaluer les performances, d’identifier les difficultés et, lorsque cela est nécessaire, de renforcer l’accompagnement.
Le mécanisme envisagé pourrait aussi prévoir des modalités de remboursement définies à l’avance, permettant de réinjecter progressivement une partie des ressources récupérées dans le financement de nouveaux projets. Une partie des ressources du fonds pourrait parallèlement être investie dans des activités génératrices de revenus afin de constituer des ressources récurrentes et d’accroître sa capacité de financement.
𝐑𝐄𝐓𝐎𝐔𝐑 𝐈𝐍𝐃𝐈𝐕𝐈𝐃𝐔𝐄𝐋, 𝐃𝐘𝐍𝐀𝐌𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐋𝐄𝐂𝐓𝐈𝐕𝐄
Au terme des échanges, une conviction commune s’est dégagée : le retour de la diaspora ne doit pas être considéré comme un simple retour physique au pays, mais comme un processus d’intégration et de contribution au développement national.
Pour le HCRCE, cette dynamique suppose désormais de dépasser les démarches individuelles pour construire un véritable réseau capable d’accueillir, d’orienter, de connecter et de mobiliser les compétences et les ressources des Congolais de l’étranger.
Cette première rencontre ouvre ainsi la voie à d’autres échanges et à la mise en place d’ateliers de travail. L’ambition affichée est de transformer progressivement les expériences individuelles de retour en une force collective au service du développement du Congo, en donnant aux compétences, aux initiatives et aux projets de la diaspora une place plus structurée dans la vie économique nationale.
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