20/06/2026
Lumière sur... LE VERTIGE, de Quentin Dupieux (sortie en salles le 10 juin 2026).
Quentin Dupieux est un cinéaste tellement prolixe, qui sort un à deux films par an, que j’en vois à peu près un sur trois… Dans ce nouvel opus, le réalisateur se met au cinéma d’animation.
Visuellement, c’est assez moche, façon « Sims » du début des années 2000, et avec des anomalies dans l’image (la main disparaît en traversant le T-Shirt par exemple…). Mais c’est voulu ! En effet, c’est tout le concept du film : Jacky, bouleversé par sa récente découverte, tente de convaincre son ami Bruno que le monde dans lequel ils vivent est une simulation, et qu’il suffit de repérer les bugs pour s’en convaincre ! On reconnaît bien là le goût de l’absurde de Quentin Dupieux…
L’animation manquant de naturel, le film doit beaucoup à l’incarnation des personnages par les voix (Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Demoustier, Jean-Marie Winling, tous ont joué dans au moins un film de Quentin Dupieux). On se laisse embarquer dans cette histoire irrationnelle (ou pas, un Dupieux, on adhère ou on n’adhère pas !) qui se termine par une pirouette a priori un peu facile… mais le dernier plan achève de boucler la boucle de l’aberration !
Le film étant très court, comme chacun de ses longs métrages (67 minutes), le réalisateur s’est payé le luxe d’animer aussi les prises de sons manquées, façon bêtisier !