Association Danya des Cinéastes Africains cinéastes/réalisateurs

Association Danya des Cinéastes Africains    cinéastes/réalisateurs Les deux associations ont été fondées par un jeune cinéaste, Harouna Drabo, sur la base du volontariat et du militantisme.

Promouvoir et valoriser le cinéma africain ; former des cinéastes, mise en place d'un espace culturel ADCA ; projection de films dans des communes rurales ; production et réalisation de films ; organisation du festival ciné-sik
[email protected] L’association Danya des cinéastes africains (ADCA) est une association à but non-lucratif, qui a vu le jour en 2011 à Ouagadougou au Burkina Faso. 4 ans

plus tard, son homonyme Française a été créé. . Engagé dans les luttes, il fait des communes rurales sa priorité. ADCA signifie regarde par ici ou là-bas en langue moré (langue traditionnelle Burkinabè). DANYA veut dire Foi et Croyance en toute chose en langue traditionnelle bambara du Mali. L’Association Danya des cinéastes Africains est un regroupement des cinéastes/réalisateurs et d’autres associations œuvrant dans le même sens. Cette association vise à rassembler les films éducatifs et projets, pour la caravane de projection dans les communes rurales en Afrique. Le but principal de l’association est d’apporter aux régions isolées d’Afrique la possibilité de découvrir un moyen de communication, de développement, de compétitivité et d’information. L'ADCA considère que les projections, forums/débats et le théâtre comme un moyen d'apprentissage ludique. En effet,le développement individuel et collectif des habitants des communes rurales est nécessaire à l’épanouissement et à l’éveil du sens critique de la nouvelle génération et de celles à venir.

𝗙𝗲𝘀𝘁𝗶𝘃𝗮𝗹 𝗣𝗿𝗶𝘅 𝗱𝗲𝘀 𝗔𝗿𝘁𝘀 𝗦𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲: 𝗟𝗮 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀𝘀𝗲, 𝗹𝗮 𝗰𝘂𝗹𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗼𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗮𝘂 𝗰œ𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝟭𝟵ᵉ 𝗲́𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻.Du 14 au 19 ...
08/03/2026

𝗙𝗲𝘀𝘁𝗶𝘃𝗮𝗹 𝗣𝗿𝗶𝘅 𝗱𝗲𝘀 𝗔𝗿𝘁𝘀 𝗦𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲: 𝗟𝗮 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀𝘀𝗲, 𝗹𝗮 𝗰𝘂𝗹𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗼𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗮𝘂 𝗰œ𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝟭𝟵ᵉ 𝗲́𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻.

Du 14 au 19 mars 2026, la cité de la patate douce vibrera à nouveau au rythme de la 19ᵉ édition du Festival Prix des Arts Scolaires, un rendez-vous majeur du calendrier culturel et éducatif au Burkina Faso.

Placée sous le thème : « Jeunesse et Citoyenneté : le rôle du patriotisme dans la construction d’un Burkina nouveau », cette édition mettra en lumière l’importance de l’expression artistique dans la formation de citoyens responsables, engagés et fiers de leur culture.

Le Festival Prix des Arts Scolaires est bien plus qu’une simple compétition artistique. C’est un véritable espace d’expression et de valorisation des talents scolaires, où les jeunes peuvent partager leur créativité, affirmer leur identité culturelle et contribuer, à travers l’art, à la construction d’une société plus consciente et solidaire.

Cette 19ᵉ édition est placée : sous la présidence de Monsieur Jacques Sosthène Dingara, Ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales. Sous le patronage de Monsieur Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Sous le parrainage de l’Honorable Éric Issaka Tapsooba, Député à l’ALT.

Au programme de cette édition, plusieurs disciplines artistiques seront mises à l’honneur : Théâtre ; Récital ; Slam ; Conte ; Ballet ; Dessin et Peinture. Ces prestations seront le fruit du travail et de l’engagement des élèves venus de la région du Centre-Sud et d’ailleurs, déterminés à partager leur talent et leur vision d’une jeunesse responsable et patriotique.

Kombissiri sera, une fois de plus, le carrefour de la culture, de l’éducation et du patriotisme. Rendez-vous du 14 au 19 mars 2026 à Kombissiri.Venez nombreux soutenir les jeunes talents.

@à la une

       𝐀𝐏𝐏𝐄𝐋 𝐀 𝐅𝐈𝐋𝐌𝐒 - 𝐅𝐄𝐒𝐏𝐀𝐂𝐎 𝟐𝟎𝟐𝟕Dans le cadre de la 30e édition du FESPACO, prévue pour se tenir du 27 février au 06 ...
24/02/2026


𝐀𝐏𝐏𝐄𝐋 𝐀 𝐅𝐈𝐋𝐌𝐒 - 𝐅𝐄𝐒𝐏𝐀𝐂𝐎 𝟐𝟎𝟐𝟕
Dans le cadre de la 30e édition du FESPACO, prévue pour se tenir du 27 février au 06 mars 2027, il est porté à la connaissance des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel que les inscriptions pour la sélection officielle des films sont ouvertes du 24 février au 20 septembre 2026.

Lien d'inscription: https://fespaco.bf/inscription-des-films-2027/

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𝐂𝐀𝐋𝐋 𝐅𝐎𝐑 𝐄𝐍𝐓𝐑𝐈𝐄𝐒 - 𝐅𝐄𝐒𝐏𝐀𝐂𝐎 𝟐𝟎𝟐𝟕

As part of the 30th Edition of FESPACO taking place from 27 February to 06 March 2027, professionals of the film and audio-visual industry are kindly informed that registration for the official films selection is on from 24 February to 15 September 2026.

Link here: https://fespaco.bf/inscription-des-films-2027/

« Je vous souhaite joie, santé et un nouveau départ en 2026. » « Que votre année soit remplie de moments précieux et d'h...
26/12/2025

« Je vous souhaite joie, santé et un nouveau départ en 2026. » « Que votre année soit remplie de moments précieux et d'heureuses surprises. » « Mes meilleurs vœux pour une année 2026 radieuse et épanouissante. » « Que la nouvelle année vous apporte rires, paix et prospérité. »

14/12/2025

🇨🇲 fans Carrefour Cameroun Canal+ Cameroun
𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐓𝐞𝐧𝐨 : 𝐮𝐧 𝐩𝐢𝐨𝐧𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞́ 𝐝𝐮 𝐜𝐢𝐧𝐞́𝐦𝐚 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧, 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞, 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐧𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧
Né le 14 mai 1954 à Famleng, petit village situé près de Bandjoun dans la région de l’Ouest du Cameroun, Jean-Marie Teno est aujourd’hui reconnu comme l’un des réalisateurs, monteurs et producteurs les plus influents du cinéma africain contemporain. Sa trajectoire artistique, marquée par un engagement fort contre les injustices historiques et contemporaines, fait de lui une voix incontournable qui dénonce les travers du colonialisme et les plaies ouvertes par le néocolonialisme.

Après des études secondaires au prestigieux Lycée Général Leclerc de Yaoundé, Teno s’expatrie en France où il approfondit ses connaissances en communication audiovisuelle à Valenciennes. Très vite, il s’impose également comme un critique cinématographique averti pour la r***e « Bwana Magazine », tout en cumulant les casquettes de chef-monteur pour France 3 entre 1985 et 1997. Cette double expérience, critique et technique, façonne un regard affûté, à la fois artistique et politique.

Son premier court métrage documentaire, Schubbah (1983), annonce déjà son style : un cinéma qui questionne, qui dérange, qui met en lumière des réalités occultées. Mais c’est avec des œuvres comme Afrique, je te plumerai... (1992) qu’il s’affirme définitivement. Ce documentaire puissant dissèque avec acuité les conséquences du colonialisme et du néocolonialisme sur le Cameroun, offrant un cri d’alarme et une invitation à la prise de conscience collective.
En 1996, Teno franchit une nouvelle étape avec Clando, un long métrage de fiction qui connaît un succès international, notamment en remportant le Prix du public au 6e Festival du cinéma africain de Milan. Ce film explore les tensions sociales et politiques au Cameroun à travers le parcours d’un clandestin, symbolisant ainsi les espoirs et désillusions d’une jeunesse africaine souvent contrainte à l’exil.

Jean-Marie Teno décide de retourner au Cameroun en 1998, afin de contribuer directement au développement culturel de son pays. Il crée alors sa propre société de production, Les Films du Raphia, qui lui permet de conserver une liberté créative rare dans le milieu cinématographique africain. En 2022, il produit notamment Long Châssis de Régine Gwladys Lebouda, un documentaire qui confirme son engagement à soutenir les nouvelles voix du continent.
L’artiste ne se limite pas à la production et à la réalisation. Il est également un pédagogue reconnu, invité à partager son expertise aux États-Unis. Entre 2007 et 2008, il est « visiting artist » au Amherst College (Massachusetts), puis « visiting professor » à Hampshire College entre 2009 et 2010, témoignant ainsi de son rayonnement international.

Sa carrière est jalonnée de nombreux prix qui attestent de la qualité et de l’impact de son œuvre. En 2014, son film Une feuille dans le vent est couronné par l’Écran du documentaire lors de la 18ème édition du Festival Écrans Noirs, l’un des rendez-vous majeurs du cinéma africain.
Fervent défenseur de la transmission et de la formation, Jean-Marie Teno est à l’initiative du projet La’a Lom, une véritable forge cinématographique dédiée à stimuler la créativité des jeunes passionnés d’arts et de cinéma. Ce laboratoire artistique ambitionne de faire émerger une nouvelle génération de créateurs africains, capables de porter un regard neuf et critique sur leur continent.

En 2024, sa société produit le documentaire Sita Bella la première, réalisé par Eugénie Metala. Ce film, salué pour sa qualité et son engagement, reçoit en 2025 le prestigieux Prix Gambere Ernest-PGE lors du FESPACO, récompensant la promotion de la culture et du développement en Afrique.

𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐓𝐞𝐧𝐨, 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐢𝐱 𝐧𝐞́𝐜𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐦𝐩𝐨𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞
Vivant aujourd’hui entre la France, le Cameroun et les États-Unis, Jean-Marie Teno incarne ce pont vital entre continents, générations et cultures. Son œuvre, profondément enracinée dans les réalités africaines, ne cesse d’interroger, d’émouvoir et d’éduquer, faisant de lui un véritable monument du cinéma engagé, un passeur d’histoires et de mémoires.

𝐅𝐢𝐥𝐦𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐞
Jean-Marie Teno a exploré tous les formats cinématographiques, du court métrage au documentaire en passant par la fiction, toujours avec une approche engagée, humaine et politique. Parmi ses œuvres majeures :
• Schubbah (1983, court métrage)
• Afrique, je te plumerai... (1992, documentaire)
• Clando (1996, long métrage de fiction primé en Europe et en Amérique)
• Une feuille dans le vent (2013, documentaire primé)
• Le Malentendu colonial (2004, documentaire)
• Le Futur dans le rétro (2018)

𝐃𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬
Son œuvre a reçu de nombreux prix prestigieux, soulignant l’importance de son regard critique sur l’Afrique et le monde :
• Clando : Prix de la Fédération Internationale des Ciné-clubs au Festival de Fribourg (Suisse), Prix du public à Milan, Grand prix et Prix des Droits de la Personne à Montréal.
• La Tête dans les nuages : Prix du jury de l’OUA à Carthage, Prix UICN et des Assureurs Africains au FESPACO, Prix du documentaire à Montréal.
• Afrique, je te plumerai... : Prix du documentaire à T***a (Portugal), Prix du jury O.C.I.C. et Prix Solidarité aux Journées cinématographiques de Carthage.
• L’Eau de misère : Prix TV5-Europe à Écovision, mention honorable à T***a.
• Fièvre jaune taximan : Mention spéciale au Festival de Clermont-Ferrand.

✍𝐏𝐚𝐫 𝐎𝐮𝐬𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐀𝐛𝐲 𝐂𝐎𝐋𝐘 / À 𝐥𝐚 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐬é𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞

🇧🇫   fans Burkina 24𝐈𝐝𝐫𝐢𝐬𝐬𝐚 𝐎𝐮𝐞́𝐝𝐫𝐚𝐨𝐠𝐨 : 𝐥𝐞 𝐜𝐢𝐧𝐞́𝐚𝐬𝐭𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐫𝐞́𝐯𝐞́𝐥𝐞́ 𝐥’𝐚̂𝐦𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞Figure emblématique...
29/11/2025

🇧🇫 fans Burkina 24
𝐈𝐝𝐫𝐢𝐬𝐬𝐚 𝐎𝐮𝐞́𝐝𝐫𝐚𝐨𝐠𝐨 : 𝐥𝐞 𝐜𝐢𝐧𝐞́𝐚𝐬𝐭𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐫𝐞́𝐯𝐞́𝐥𝐞́ 𝐥’𝐚̂𝐦𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞
Figure emblématique du 7ᵉ art africain, Idrissa Ouédraogo demeure l’un des réalisateurs les plus influents du continent. Né le 21 janvier 1954 à Banfora et disparu le 18 février 2018 à Ouagadougou, il laisse derrière lui une œuvre singulière, profondément ancrée dans les réalités de son pays natal, le Burkina Faso, tout en dialoguant avec les grandes tragédies universelles. Son cinéma, souvent tendu entre ruralité et urbanité, tradition et modernité, a marqué les esprits par sa précision visuelle, sa sensibilité sociale et son audace narrative.

𝐋𝐞𝐬 𝐫𝐚𝐜𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐮𝐫 : 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐞́𝐯𝐞𝐢𝐥 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞
Idrissa Ouédraogo grandit entre Banfora et Ouahigouya, dans le Nord burkinabè. De ces paysages arides, de l’organisation communautaire des villages, des gestes du quotidien, il tirera plus t**d la matière qui donnera à son cinéma sa puissance d’évocation.
Issu d’une famille d’agriculteurs qui voient en lui un espoir, il poursuit ses études à Ouagadougou et s’oriente très tôt vers l’image.
Il intègre en 1976 l’Institut africain d’études cinématographiques (LAFEC), dont il sort major après avoir obtenu une maîtrise en 1981. Curieux, ambitieux, avide de techniques nouvelles, il se forme ensuite à l’étranger : d’abord au VGIK de Moscou, l’une des plus prestigieuses écoles de cinéma au monde, puis à Kiev, avant de rejoindre en France l’Idhec (aujourd’hui La Fémis) et la Sorbonne, où il achève un DEA de cinéma en 1985.
Ce parcours exceptionnel façonne un créateur cosmopolite, à la croisée des écoles soviétiques du réalisme, du cinéma d’auteur européen et des esthétiques africaines.

𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐛𝐮𝐭𝐬 : 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐬-𝐦𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐭𝐬 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬
Dès ses années de formation, Idrissa Ouédraogo fonde sa première société de production, Les Films de l’Avenir, prémices de Les Films de la Plaine. Il y produit Poko, son film de fin d’études, qui remporte le prix du meilleur court-métrage au FESPACO, annonçant l’arrivée d’une nouvelle voix dans le cinéma africain.
Tout au long des années 1980, il multiplie les courts-métrages documentaires et de fiction, dont Pourquoi (1981), Les Écuelles (1983), Ouagadougou, Ouaga deux roues (1985), Issa le tisserand (1985) ou encore Tenga (1985).
Ces films, souvent tournés en milieu rural, explorent les changements sociaux à travers des récits intimistes. On y retrouve ses thèmes fondateurs : l’exode, le choc des générations, les tensions entre tradition et modernité.

𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 : 𝐝𝐞 𝐘𝐚𝐚𝐛𝐚 𝐚̀ 𝐓𝐢𝐥𝐚𝐢̈
En 1986, il signe son premier long métrage, Yam Daabo (Le Choix), qui installe son univers. Mais c’est avec Yaaba (1988) qu’il conquiert une reconnaissance mondiale : le film décroche le Prix de la Critique à Cannes et le Prix du Public au FESPACO en 1989. Avec sa simplicité narrative et sa profondeur émotionnelle, Yaaba devient instantanément un classique du cinéma africain.
Un an plus t**d, il atteint un sommet avec Tilaï (1990), tragédie inspirée des mythes ancestraux réinterprétés dans un contexte contemporain. Le film remporte le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes, un exploit qui place le Burkina Faso au cœur de la carte mondiale du cinéma.
Tilaï rafle aussi l’Étalon de Yennenga et confirme Idrissa Ouédraogo comme l’une des plus grandes voix du cinéma africain.
En 1991, il surprend en signant la mise en scène théâtrale de La Tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire à la Comédie-Française, lui offrant une reconnaissance dans le monde des arts européens.

𝐔𝐧 𝐜𝐢𝐧𝐞́𝐚𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐥𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞́
Les années 1990 et 2000 voient se succéder des œuvres marquantes.
Samba Traoré (1993) est nommé pour l’Ours d’argent à Berlin.
Le Cri du cœur (1994) reçoit un accueil chaleureux et le Prix du public au Festival du cinéma africain de Milan.
En 1997, Kini et Adams, tourné au Zimbabwe, explore l’amitié masculine et remporte en 1998 le Prix du Meilleur long métrage au même festival.
Dans les années 2000, Idrissa Ouédraogo s’intéresse davantage aux formats populaires : il réalise la série culte Kadi Jolie (2001), puis contribue au film collectif 11'09"01 – September 11 (2002), où onze réalisateurs du monde entier méditent sur les attentats du 11 septembre.
Il devient également une figure institutionnelle :
• Président du Grand Jury du FESPACO en 2003,
• Réalisateur de La Colère des Dieux la même année,
• Lauréat de nombreuses distinctions, dont Commandeur de l’Ordre national du Burkina Faso et Chevalier des Arts et des Lettres en France.

𝐃𝐞́𝐛𝐚𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐫𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 : 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬
Le succès international du cinéaste suscite toutefois des débats.
Certaines voix, comme celle de la critique Françoise Pfaff, lui reprochent de privilégier une esthétique « exotique » et des images rurales jugées répétitives, destinées davantage au public occidental qu’aux spectateurs africains.
Pour sa part, la spécialiste Sharon A. Russell rappelle les contraintes structurelles du cinéma africain : manque de financements, conditions matérielles difficiles, nécessité de séduire des coproducteurs étrangers.
Elle souligne aussi l’ingéniosité et la rigueur d’Ouédraogo, qui a su créer malgré un environnement hostile au développement de l’industrie cinématographique.

𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 : 𝐝𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐫𝐞̂𝐯𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐚𝐜𝐡𝐞𝐯𝐞́𝐬
En 2015, à la veille du 24ᵉ FESPACO, il exprime le désir de tourner un film « important », consacré à la colonisation et aux luttes anticoloniales, un projet ambitieux qu’il ne pourra malheureusement jamais concrétiser.
Ses proches évoquent alors son désenchantement face à l’évolution du cinéma africain, qu’il juge miné par un manque de moyens, d’infrastructures et de nouvelles voix suffisamment soutenues.

𝐋𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞
Idrissa Ouédraogo s’est éteint le 18 février 2018, à l’âge de 64 ans, laissant le Burkina Faso plongé dans une profonde émotion. L’ancien président Roch Marc Christian Kaboré a salué la mémoire de « cet immense cinéaste, dont le talent a porté haut les couleurs du pays ».
• Le 20 février, un cortège funèbre a traversé Ouagadougou, marquant plusieurs haltes symboliques, chacune chargée d’émotion et de respect pour l’homme et son œuvre. Place des Cinéastes,
• Porte du FESPACO,
avant son inhumation au cimetière de Gounghin.
Artistes, politiciens, religieux et anonymes viennent saluer celui qui a incarné l’âme du cinéma burkinabè pendant plus de trois décennies.

𝐇𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐠𝐞 : 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐠𝐞, 𝐮𝐧 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 𝐢𝐧𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞
L’œuvre d’Idrissa Ouédraogo continue d’inspirer des générations de cinéastes africains et internationaux. Par son humanisme, sa maîtrise narrative et visuelle, son attachement aux réalités africaines, il a façonné une œuvre à la fois intime et universelle.
En capturant la dignité des gestes quotidiens, en explorant les fractures sociales sans jamais perdre sa sensibilité, il a donné au cinéma africain certains de ses plus grands chefs-d’œuvre.
Idrissa Ouédraogo n’a pas seulement filmé des histoires : il a filmé un peuple, une terre, une mémoire collective.

𝐅𝐢𝐥𝐦𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐞
Comme réalisateur
𝐋𝐨𝐧𝐠𝐬 𝐦𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐠𝐞𝐬
1986 : Yam Daabo (Le choix)
1989 : Yaaba (Grand-mère)
1990 : Tilaï (La loi)
1991 : A Karim Na Sala (Karim et Sala)
1992 : Samba Traoré
1994 : Le Cri du cœur
1997 : Kini et Adams
2000 : Le monde à l'endroit
2003 : La Colère des dieux
2006 : Kato, Kato

𝐂𝐨𝐮𝐫𝐭𝐬 𝐦𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐠𝐞𝐬, 𝐝𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐟𝐢𝐥𝐦𝐬 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬
1981 : Poko
1981 : Pourquoi?
1983 : Les Écuelles, documentaire
1983 : Les Funérailles du Larle Naba, documentaire
1984 : Issa le tisserand, docu-fiction
1985 : Ouagadougou, Ouaga deux roues, documentaire
1986 : Tenga
1991 : Obi
1994 : Afrique, mon Afrique
1994 : Gorki
1995 : film collectif Lumière et Compagnie (un segment)
1996 : Samba et Leuk le lièvre avec Jean-Louis Bompoint, animation
1997 : scénarios du sahel: Pour une fois
1997 : scénarios du sahel: La Boutique
1997 : scénarios du sahel: Le gros et le maigre
1997 : scénarios du sahel: Le Guerrier
1997 : Les Parias du cinéma (un segment)
2000 : scénarios du sahel: Conseils d'une tante
2001 : 100 jours pour convaincre, cent très courts films contre le Sida
2001 : Le marché du deux roues au Burkina
2002 : film collectif 11'09"01 - September 11 (un segment)
2008 : L'Anniversaire

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧
1999: Entre l'arbre et l'écorce (programme de télévision)
1999: Kadi Jolie (série télévisée)
2005: Trois Hommes, un village avec Issa Traoré de Brahima

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫
1989: Yaaba (Grand-mère)
1990: Tilaï (La loi)
1992: Samba Traoré
1995: Guimba, un tyran, une époque, réalisation : Cheick Oumar Sissoko
2003: Kounandi, réalisation : Appoline Traoré
2003: Sous la clarté de la lune, réalisation : Appoline Traoré
2006: Kato, Kato

𝐑𝐞́𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬
Récompenses
Poko, 1981
Prix du meilleur court-métrage au FESPACO
Prix de la Critique Internationale
Mention spéciale de l’Institut culturel africain (ICA)
Écuelles (les), 1983
Prix Kodak Musée de l’Homme
Grand prix Documentaire à Melbourne
Prix de la Fédération internationale des ciné-clubs d’Oberhausen
Grand prix du court-métrage à Nevers
Issa le tisserand, 1984
Prix de l’Institut culturel africain (ICA)
Prix de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)
Prix de la Critique Internationale
Cauri 85
Yam Daabo, 1986
Prix Georges-Sadoul
Prix de l’OCIC
Prix du 7e Art FESPACO 1987
Prix de la meilleure musique FESPACO 1987
Prix de l’Unicef
Prix de la ville de Ouagadougou
Prix OUA (Tunisie)
Prix du CIERTO
Prix UNESCO
Corride d’Argent au Festival du Film de Taormine
Yaaba, 1989
Prix spécial du Jury, prix du public et prix de la meilleure musique FESPACO
Prix de la Critique Internationale (FIPRESCI
Prix d'or au Festival international du film de Tokyo
Prix du Jury œcuménique - Mention spéciale
Tilaï, 1990
Prix Afrique
Prix OCIC
Grand Prix au Festival de Cannes 1990
Prix du meilleur long métrage au 1er Festival du cinéma africain, d’Asie et d’Amérique latine de Milan en 1991
Étalon de Yennenga, Grand prix du FESPACO 1991
Samba Traoré, 1992
Tanit d’Argent aux Journées cinématographiques de Carthage
Ours d’Argent au Festival international du film de Berlin
Le Cri du cœur, 1994
Prix OCIC à la Mostra de Venise
Prix du public lors du 5e Festival du cinéma africain, d’Asie et d’Amérique latine de Milan 1995
Kini et Adams, 1997
Prix du meilleur long métrage lors du 8e Festival du cinéma africain, d’Asie et d’Amérique latine de Milan 1998
Prix du jury au Festival international du Film des Bermudes 1998
Prix UNESCO à la Mostra de Venise
Trois Hommes, un village, 2005Prix spécial du jury série ou sitcom FESPACO avec Issa Traoré de Brahima

𝐃𝐞́𝐜𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬
Première classe de l’ordre national du Burkina Faso.
Première classe de l’Ordre tunisien du mérite (2016)
Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (France).

✍𝐏𝐚𝐫 𝐎𝐮𝐬𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐀𝐛𝐲 𝐂𝐎𝐋𝐘 / À 𝐥𝐚 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐬é𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞

Naissance du FESPACO Les auteurs divergent sur l'origine exacte du festival. Ils convergent cependant sur le fait que l'...
22/11/2025

Naissance du FESPACO
Les auteurs divergent sur l'origine exacte du festival. Ils convergent cependant sur le fait que l'initiative vient de Claude PRIEUX, directeur du Centre culturel franco-voltaïque de Ouagadougou, ce que confirme Alimata SALAMBÉRÉ, première présidente du comité d'organisation : "La naissance du FESPACO, c'est Claude PRIEUX, directeur du Centre culturel franco-voltaïque. Je ne l'ai pas connu à son arrivée, mais j'imagine qu'il a eu les contacts nécessaires pour poursuivre son idée. Il avait ainsi contacté François BASSOLET, le directeur de l'information qui dirigeait l'organe de presse de l'Etat, Carrefour africain, l'ancêtre de l'actuel Sidwaya. Il y avait aussi Mamadou SIMPORE, le directeur des PTT, Eugène LOMPO, du ministère de l'Education (il n'y avait pas de ministère de la Culture à l'époque), Odette SANOGO qui dirigeait la télévision (j'étais alors cheffe de programme) et Hamidou OUEDRAOGO pour la mairie de Ouagadougou. Ils ont fait beaucoup de réunions et un jour, Odette SANOGO, m'a demandé si cela m'intéresserait de la remplacer car elle était très occupée. J'avais jusqu'à présent écouté ce qu'elle en disait d'une oreille un peu distraite mais ai accepté. L'idée était que les films montrés au Centre culturel franco-voltaïque n'étaient vus que par les expatriés. Il y avait un ciné-club mais il était peu fréquenté par les Africains."
Mais alors que Colin Dupré et Hamidou OUEDRAOGO attribuent l'idée à un groupe de cinéphiles du ciné-club du Centre présidé par René Bernard YONLI, Inoussa OUSÉÏNI indique que Claude PRIEUX y pense déjà lorsqu'il dirige le Centre culturel français de Saint-Louis du Sénégal, son poste précédent.
Il avait associé au projet Paulin Soumanou VIEYRA et Ousmane SEMBENE, lequel lui suggère de conserver le festival à Ouagadougou pour en garder la maîtrise et lui promet de lui ouvrir son carnet d'adresses international[9]. Déjà, en 1968, une première semaine de cinéma africain est organisée à Saint-Louis où participe Paulin Soumanou VIEYRA.
Claude PRIEUX propose à un large panel de personnalités culturelles et institutionnelles locales de s'associer pour préparer l'événement au sein d'un Comité d'organisation dont la première réunion a lieu le 20 novembre 1968
Odette Sanogo, Cheffe des programmes de la télévision nationale, qui demande de la remplacer à la journaliste Alimata Salambéré, présentatrice vedette du journal télévisé et qui anime l'émission Magazine de la femme. Seule femme du Comité, c'est elle qui est élue présidente sur proposition de François MIFSUD. François BASSOLÉ et Eugène LOMPO sont vice-présidents, Claude PRIEUX est secrétaire général et Hamidou OUEDRAOGO est trésorier général.
Sources : https://www.africine.org/entretien/cabascabo-le-film-qui-a-perennise-le-fespaco/15294 ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_cin%C3%A9ma_africain_de_Ouagadougou_1969

"CELUI QUI NE SE RÉVOLTE PAS NE CRÉE PAS" Dans une société où la passivité règneà scroller sans cessegavage à perpét d'i...
31/05/2025

"CELUI QUI NE SE RÉVOLTE PAS
NE CRÉE PAS"

Dans une société où la passivité règne
à scroller sans cesse
gavage à perpét d'infos intox permanents
où le peu d'espace de liberté pour exprimer son unicité prime
créer est un acte politique
un acte de révolte
pour prendre le pouvoir
oser et affirmer sa différence
devenir créateur de sa vie
se libérer des conditionnements
et être libre
à sa manière.

𝐂𝐚𝐧𝐧𝐞𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐋𝐞 𝐏𝐚𝐯𝐢𝐥𝐥𝐨𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐧𝐝 𝐮𝐧 𝐯𝐢𝐛𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐢𝐧𝐞́𝐚𝐬𝐭𝐞 𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐂𝐢𝐬𝐬𝐞́Le 78e Festival de Canne...
15/05/2025

𝐂𝐚𝐧𝐧𝐞𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐋𝐞 𝐏𝐚𝐯𝐢𝐥𝐥𝐨𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐧𝐝 𝐮𝐧 𝐯𝐢𝐛𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐢𝐧𝐞́𝐚𝐬𝐭𝐞 𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐂𝐢𝐬𝐬𝐞́

Le 78e Festival de Cannes s’est ouvert sous le signe de l’émotion et de la reconnaissance au Pavillon Afriques, qui a inauguré ses activités par un hommage solennel au grand cinéaste malien disparu, Souleymane Cissé.

https://www.jct-mali.com/2025/05/14/cannes-2025-le-pavillon-afriques-rend-un-vibrant-hommage-au-cineaste-malien-souleymane-cisse/

Les documentaires militantsLe cinéma possède une capacité unique à toucher les consciences et à mobiliser les masses. En...
23/04/2025

Les documentaires militants
Le cinéma possède une capacité unique à toucher les consciences et à mobiliser les masses. En tant qu’instrument de narration visuelle, il permet aux cinéastes de représenter les défis sociopolitiques de manière puissante et évocatrice. Des exemples notables incluent Agnieszka Holland, qui utilise la caméra pour critiquer les abus de pouvoir en Pologne. Ce pouvoir de dénonciation se manifeste également dans des films comme « Dark Waters », où la caméraman expose les méfaits industriels et la corruption politique.

L’impact des films sur la sphère politique repose également sur leur capacité à briser les tabous et à ouvrir des débats sur des questions qui restent souvent dans l’ombre. En utilisant le langage cinématographique pour dévoiler des vérités, les réalisateurs peuvent provoquer des réactions émotionnelles intenses, rendant difficile l’ignorance des injustices présentées. Cela a un fort potentiel de changement social en encourageant le public à agir.

Les documentaires militants constituent une autre forme de cinéma engagée qui cherche activement à provoquer un changement. Par exemple, « Dark Waters » montre comment des films peuvent responsabiliser et sensibiliser le public sur des problématiques environnementales et de santé publique.

Ces œuvres documentaires ne se contentent pas de présenter des faits ; elles racontent des histoires humaines avec émotion et précision, rendant les causes défendues plus compréhensibles et personnelles. En mettant en lumière des situations injustes et en donnant une voix aux opprimés, ces films jouent un rôle crucial dans le paysage politique mondial. Des initiatives comme le FIFDH (Festival International du Film et Forum sur les Droits Humains) illustrent comment le cinéma de combat peut refléter l’état du monde.

En fin de compte, le cinéma reste un medium puissant capable d’affecter le discours public et d’influencer la politique. Les réalisateurs engagés utilisent leur art pour défier l’ordre établi, inspirer des mouvements sociaux et catalyser des réformes significatives.

01/04/2025

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