Spurs & Sabers: 4th U.S. Cavalry - France

Spurs & Sabers: 4th U.S. Cavalry - France « Régiment de Mémoire » de la cavalerie américaine au XIXe siècle, focalisé sur le 4th U.S. Cavalry Regiment.

Cavalry Regiment.
« Memorial Regiment » of the American cavalry in the 19th Century, focused on the 4th U.S.

3 juin 1863: le début de la campagne de Gettysburg. C'est le jour J pour l'armée confédérée. Les Corps d'armées confédér...
03/06/2026

3 juin 1863: le début de la campagne de Gettysburg.

C'est le jour J pour l'armée confédérée.

Les Corps d'armées confédérés des Lieutenant Generals Richard S. Ewell et James Longstreet plient bagages et quittent discrètement la zone des fortifications autour de Fredericksburg, en Virginie, pour marcher vers l'ouest, en direction des cols des Blue Ridge Mountains.

Le plan du General Robert E. Lee est de rejoindre la vallée de la Shenandoah, de la remonter jusqu'à Harpers Ferry, de passer au Maryland et de rejoindre la vallée de la Cumberland qui mènera son Army of Northern Virginia en Pennsylvanie, dans le territoire de l'Union, bien au nord de Washington. On est le 3 juin 1863 et, un mois après la retentissante claque qu'il a infligé à l'Army of the Potomac du Major General Joe Ho**er, à Chancellorsville, le général Lee veut renouveler son plan d'invasion des Etats du Nord.

Il l'avait déjà tenté à l'automne précédent, et avait été tenu en échec à Antietam, au Maryland, le 18 septembre 1862. Pourquoi recommencer la même stratégie, après un échec aussi sanglant que Antietam, que les Confédérés appellent Sharpsburg? Parce que Robert E. Lee a appris que son échec est dû à de la malchance. Une copie de ses ordres expliquant les axes de progression de ses troupes utilisée pour envelopper des cigares avait été égarée et retrouvée par des soldats fédéraux. Le Major General Georges B. McClellan, ainsi informé, réussit à adapter ses mouvements et à concentrer ses troupes à sur les bords de l'Antietam Creek, aux abords de la ville de Sharpsburg.

Mais même avec la connaissance des plans de Lee, le général McClellan n'inflige pas de défaite tactique à l'armée confédérée. Antietam est bien davantage un match nul qu'une défaite et ce sont les pertes terribles de la bataille, près de 23 000 victimes en une journée, qui ont incité le général Lee a revenir en Virginie pour reconstituer ses forces. Trop prudent, comme toujours, McClellan ne le poursuit pas et, en conséquence, est définitivement relevé de son commandement par le Président Lincoln.

Le Major General Ambrose Burnside, qui remplace McClellan contre son gré, tente de s'emparer de Fredericksburg pour foncer sur Richmond. Mais Robert E. Lee lui inflige une très lourde défaite, très couteuse en hommes, à l'Army of the Potomac à la Bataille de Maryse Heights, en décembre 1862. Totalement dépassé, Burnside est lui aussi relevé de son commandement et remplacé par le Major General Joseph Ho**er.

Alors que Ho**er prévoyait d'encercler l'Army of Northern Virginia dans Fredericksburg, Robert E. Lee le surprend par un mouvement très audacieux, séparant ses forces et envoyant le Lieutenant General Thomas "Stonewall" Jackson sur le flanc ouest de Ho**er, là ou personne ne l'attend. Chancellorsville début mai 1863, est un nouveau désastre pour l'Army of the Potomac.

Cela fait deux ans que l'Army of the Potomac se fait humilier par Robert E. Lee, le moral des troupes est au plus bas, presque à la mutinerie et l'opinion publique bruisse d'un mouvement pacifiste aux opinions partagées par de nombreux généraux nordistes qui pensent qu'il faut laisser partir le Sud et arrêter les frais.

Robert E. Lee pense donc à nouveau qu'une invasion du Nord et une défaite de l'Army of the Potomac sur son sol, forcera l'issue de la guerre et mènera à des négociations de paix favorables à la Confédération. S'il parvient à battre l'Army of the Potomac loin au nord, en Pennsylvanie, Lee pourra menacer Washington d'un siège confédéré et Lincoln sera contraint de négocier. Et même si Lincoln refuse un compromis, le désastre lui fera perdre l'élection présidentielle l'année suivante.

On est le 3 juin 1863 et le General Robert E. Lee met son Army of Northern Virginia en ordre de marche vers les magnifiques Blue Ridge Mountains et la luxuriante vallée de la Shenandoah, laissant le Corps d'Armée du Lieutenant General A.P. Hill tenir les fortifications de Fredericksburg et masquer son départ.

C'est le début de la Campagne de Gettysburg, la campagne qui marque le tournant de la Guerre de Sécession.

Percluse de mauvaises nouvelles, de défaites et de valse des chefs, l'Army of the Potomac n'a en effet pas beaucoup d'atouts dans son jeu. Mais elle en a un, dont personne, pas même elle, peut prévoir les effets dans les prochaines semaines. Joe Ho**er a profité de l'hiver pour s'atteler à des problèmes de fond de l'armée. Il a réorganisé les corps d'armées, amélioré le soutien aux combattants et surtout, il a décidé la création d'un Corps de Cavalerie de l'Armée du Potomac. Enfin, un chef fédéral prend la cavalerie au sérieux et prend à bras le corps les problèmes inhérents à cette arme. Ho**er impose un vétérinaire par régiment, impose des maréchaux-ferrants, fourreurs et selliers par régiment, améliore l'instruction des cavaliers, perfectionne le système de sélection des chevaux, améliore le système de remplacement des chevaux, améliore les conditions de vie des cavaliers par un roulement régulier de réapprovisionnement en équipement.

Et déjà, en mars 1863 à Kelly's Ford, la 2nd Division du Cavalry Corps, sous les ordres du Brigadier General William W. Averell, en ont recueilli les effets. Traversant la Rappahanock et parvenant, pour la première fois de la guerre, à faire fuir un régiment de cavalerie sudiste, sous les yeux mêmes de JEB Stuart, la division d'Averell parvient à inquiéter lourdement la cavalerie sudiste jusque là invincible. Une charge imprévue du Brigadier General Alfred Napoléon Duffié, ancien sous-officier du 6ème Régiment de Dragons français en Crimée, manque de mettre en déroute la cavalerie confédérée mais ne reçoit pas de soutien de la brigade du Capitaine Marcus Reno, le même Marcus Reno qui ne soutiendra pas le général Georges Armstrong Custer à la Little Big Horn en 1876.

Ce 3 juin 1863, donc, alors que commence la Campagne de Gettysburg, l'Army of the Potomac est en sale état après des désastres à répétition. Mais son Corps de Cavalerie monte très rapidement en puissance et, un mois plus t**d, sera déterminant dans le déclenchement de la bataille du tournant de la guerre.

Capt. Tim Larry

Cold Harbor, la « boucherie » de l’Union. Après avoir échoué à vaincre l’Army of Northern Virginia à la Bataille de la W...
02/06/2026

Cold Harbor, la « boucherie » de l’Union.

Après avoir échoué à vaincre l’Army of Northern Virginia à la Bataille de la Wilderness, du 5 au 7 mai 1864, le Lieutenant-General Ulysses S. Grant ne s’avoue pas vaincu. Il ne peut pas percer les lignes du General Robert E. Lee, mais il peut les contourner. Il désengage et se met en marche vers le Sud-Est. Entre les 8 et 21 mai, Grant essaie de battre Lee autour de Spotsylvania Court House, avec le même échec. Il applique la même stratégie et tente de contourner. L’Army of the Potomac poursuit vers le Sud-Est vers le North Anna River. Mais comme à chaque fois, Lee le prend de vitesse. Entre le 23 et le 26 mai, les deux armées s’opposent à la North Anna et Lee tend un piège à Grant, espérant l’amener à diviser son armée. Mais Grant flaire le piège et se désengage à nouveau, poursuivant toujours vers le Sud-Est. Le 30 mai, la division de cavalerie fédérale du Brigadier General Alfred Torbert affronte la brigade de cavalerie confédérée du Brigadier General Matthew Butler à Old Church et la repousse jusqu’à Old Cold Harbor, à une vingtaine de kilomètres de la capitale confédérée, Richmond. La bataille continue le 31 mai et les cavaliers fédéraux parviennent à déloger les confédérés de Old Cold Harbor en fin d’après-midi.

Cela fait deux ans que l’armée fédérale n’a pas été aussi près de la capitale ennemie. En fait, Cold Harbor n’est qu’à deux kilomètres du champ de bataille de Gaines Mill, la plus importante bataille de la série d’affrontements des Seven Days Battles, autour de Richmond, en juin 1862. Pour Grant, l’occasion est immense. Vaincre Lee si près de Richmond pourrait provoquer la chute de la Confédération. Les Corps d’infanterie fédéraux se concentrent vers Cold Harbor.

Conscient du danger, Lee concentre son infanterie à Cold Harbor pour repousser la cavalerie fédérale, le 1er juin. Mais, comme à Gettysburg, la cavalerie tient suffisamment bien pour permettre au VI Corps d’infanterie de se mettre en position. Grant avait ordonné une attaque immédiate mais les hommes du Brigadier General Horatio Wright sont épuisés par une marche forcée et attendent l’arrivée du XVIII Corps du Major General William Smith. L’assaut d’infanterie commence t**d, à 18h30, et se heurte à une vigoureuse défense du First Corps du Lieutenant General Richard Anderson. Plus au nord, les confédérés du Second Corps du Lieutenant General Jubal Early tentent d’empêcher la jonction des IX Corps de Burnside et du V Corps de Warren avec les VI et XVIII, sans succès. Les combats s’arrêtent avec la tombée de la nuit, les pertes étant déjà lourdes.
Persuadés qu’une nouvelle attaque peut réussir s’ils massent suffisamment leurs forces, Grant et le Major General Georges Meade prévoient d’attaquer le flanc droit de Lee le 2 juin. Mais s’ils laissent le temps au II Corps du Major General Hancock d’arriver, l’Army of the Potomac sera à presque 2 contre 1. L’attaque prévue est repoussée à 17h le 2 juin, puis à nouveau repoussée à 4h30 le 3 juin.

Mais ces délais permettent aux Confédérés de renforcer leur dispositif et de développer leurs retranchements. L’artillerie est positionnée de manière à permettre des tirs croisés sur tous les axes d’approche et des repères de distances de tir sont installés. L’infanterie creuse un véritable labyrinthe de lignes en zig-zags qui se protègent entre elles, avec des lignes protégeant les lignes de flancs, des lignes de repli, des lignes permettant des tirs en enfilade sur d’éventuelles lignes adverses et des positions de tirailleurs, empêchant toute reconnaissance en amont de leurs travaux. Bref, les Confédérés ont le temps de se préparer un champ de tir particulièrement meurtrier.

Le 3 juin 1864, à 4h30, trois Corps fédéraux foncent tête baissée dans la fourmilière et le résultat est immédiat. Le feu confédéré est dévastateur, cause beaucoup de pertes et cloue les assaillants sur place. Seul le Corps de Burnside, vers 6h, parvient à déloger la ligne de tirailleurs face à lui mais s’arrête pour se regrouper et n’avancera plus.

Dès 7h00, il est évident que l’assaut est un très coûteux échec. Grant veut encore y croire et pousse Meade à exploiter la moindre faille mais les pertes s’accumulent dangereusement. A 12h, l’ordre de retraite générale est donné.

Ces quelques heures de combat ont été parmi les pires de toute la guerre. Les Fédéraux ont près de 13 000 pertes, dont près de 2000 morts. Les Confédérés ont un peu plus de 5000 pertes dont près de 800 morts. Les lignes confédérées n’ont pas été inquiétées et Lee n’a pas perdu un mètre de terrain. C’est le pire écart de pertes entre les deux armées depuis Fredericksburg, en décembre 1862.

Pour les survivants fédéraux de l’assaut, le sentiment qui prévaut est celui d’un meurtre. Ils ont le sentiment d’avoir été envoyé à l’abattoir, sans reconnaissance, sans préparation ni soutien d’artillerie suffisant. Le Lieutenant General Ulysses S. Grant dira plus t**d que ce dernier assaut à Cold Harbor fut sa pire erreur et son pire souvenir. Il y acquiert la réputation d’un boucher et de n’avoir aucune considération pour la vie humaine, réputation que les Confédérés et leurs sympathisants, après la guerre, exploiteront à plein régime.

Mais Grant est surtout un officier tenace et conscient de ses avantages stratégiques. Malgré ses succès sur le champ de bataille, Robert E. Lee n’obtient que des victoires défensives et n’a pas les moyens d’empêcher Grant de manœuvrer. Après neuf jours de combats de tranchées ou aucun avantage ne se dessine, Grant décide à nouveau de se désengager et de poursuivre vers le sud. Le 12 juin, l’Army of the Potomac quitte Cold Harbor et traverse la Péninsule entre la Pamunkey River et la James River pour rejoindre Wilcox’s Landing et City Point.

Le 15 juin 1864, l’Army of the Potomac qui n’a pourtant subi que des défaites depuis deux mois, est aux portes de Petersburg, un carrefour ferroviaire essentiel pour ravitailler la capitale confédérée de Richmond que Lee est obligé de défendre.
C’est toute la différence entre Ulysses S. Grant et ses prédécesseurs. Tactiquement, Grant a été battu à de nombreuses reprises et dans des proportions parfois pires que McClellan, Pope, Burnside et Ho**er. Mais stratégiquement, il ne lâche jamais l’initiative et il est de plus en plus dangereux.

Capt Tim Larry

Les sabres utilisés par la cavalerie américaine pendant la guerre de Sécession étaient inspirés d'un modèle français. Le...
31/05/2026

Les sabres utilisés par la cavalerie américaine pendant la guerre de Sécession étaient inspirés d'un modèle français.

Le premier modèle de sabre fabriqué aux Etats-Unis pour l'armée américaine est le M1833 Dragoon Saber. (On voit souvent le mot écrit "Sabre" à l'anglaise, lui même écrit à la française, dans la documentation d'époque.) Ce sabre pour les régiments de Dragons est inspiré du sabre 1821 de l'armée britannique. Mais dès son entrée dans les forces en 1835, il est détesté par les Dragons, pour sa fragilité et sa pauvre qualité de fabrication. En 1838, l'armée américaine décide de se procurer plusieurs modèles de sabres de cavalerie européens. Français, britanniques, allemands, espagnols, hongrois, notamment. Ces sabres européens sont testés par la troupe, dans une sorte de vaste étude de marché. Cela peut paraître avoir été une très fastidieuse opération mais il faut en minimiser l'ampleur: Il n'existe à ce moment de l'histoire américaine que deux régiments de Dragoons, d'environ 800 hommes chacun. A cette époque, l'armée régulière américaine est très réduite et la cavalerie apparait déjà comme obsolète à beaucoup d'officiers américains qui privilégient l'infanterie et l'artillerie grâce aux progrès de la révolution industrielle.

Après cette étude, c'est le Sabre de Cavalerie Légère Mle 1822 français qui est plébiscité par les Dragoons américains. L'armée américaine en achète la licence et fait fabriquer le M1840 par des industriels américains, Ames, Horstmann et Tiffany. Il entre en service à partir de 1844 et sera fabriqué à plus de 23 000 exemplaires jusqu'en 1858. A cette date, la cavalerie américaine adopte une version plus courte, plus légère, plus équilibrée vers la garde et donc plus facilement maniable, le M1860 Light Cavalry Saber. Le M1840 restera en service jusqu'à épuisement des stocks et, bien que le sabre ne soit plus du tout utilisé après la guerre de Sécession, le M1860 ne sera retiré du service qu'en 1906, après adoption d'un M1906, copie quasi exacte du M1860.

Il faut attendre le Model 1913 Cavalry Saber, proposé par nul autre que le Sous-Lieutenant George S. Patton, alors Maître-instructeur de sabre à l'école des troupes montées américaines. Et là aussi, l'influence française est capitale. Pour proposer ce modèle, Patton vient en France, à l'Ecole de Cavalerie de Saumur, étudier avec les Maîtres d'Armes français, dont l'Adjudant Charles Cléry, champion de France d'escrime en 1904-1905. La lame droite du Model 1913 est inspiré des lattes de la cavalerie lourde française, notamment le Sabre de Cavalerie de Ligne Mle 1896.

Les quatre drapeaux présentés au Colonel Robert Gould Shaw, chef de corps du 54th Massachussetts Volunteer Infantry Regi...
29/05/2026

Les quatre drapeaux présentés au Colonel Robert Gould Shaw, chef de corps du 54th Massachussetts Volunteer Infantry Regiment, le premier régiment noir de l'armée de l'Union, le 28 mai 1863 sont "peut-être" représentés dans les photos ci-dessous.

La photo montrant un soldat tenant un drapeau est une photo du Sergeant William H. Carney. Lors de la bataille de Fort Wagner, en Caroline du Sud, où le régiment est presque détruit, le 18 juillet 1863, le Sergeant Carney prend la relève du porte-drapeau tué au combat et brandit le drapeau au sommet du parapet. Après l'échec de l'assaut, sérieusement blessé, il parvient à échapper à la capture et à retourner vers ses lignes, ramenant le drapeau avec lui. Lorsqu'il remet le drapeau à ses camarades, il leur dit: "Je n'ai fait que mon devoir, les gars, le drapeau n'a jamais touché le sol!" Il est possible, sans que je puisse l'affirmer, que, dans cette photo, il porte le drapeau qu'il a ramené de Fort Wagner.

La photo sur fond noir, prise par notre infirmière Cécile/Daisy au capitole du Massachussetts à Boston, est le drapeau d'Etat du 54th Massachussetts, capturé par les Confédérés à Fort Wagner et restitué en 1875.

La troisième photo montrant trois drapeaux dont deux très abîmés, pour autant que je puisse en juger montre, au centre, le drapeau d'Etat du 54th désormais exposé au Capitole et les deux drapeaux très abîmés, pourraient être, à droite la bannière blanche à l'effigie de la déesse de la Liberté, offerte par une association de femmes noires de Boston et, à droite la bannière bleue avec une croix chrétienne offerte par la famille du Lieutenant William Putnam, tué en 1861.

Les deux autres photos montrent les reproductions du drapeau national et du drapeau d'Etat, en soie et peints à la main, qui ont été utilisés pour le film Glory de 1989 et maintenant propriétés du National Museum of American History

Capt. Tim Larry

La scène présentée dans cet extrait du magnifique "Glory" de 1989 s'est déroulée le 28 mai 1863. Ce jour-là, le premier ...
29/05/2026

La scène présentée dans cet extrait du magnifique "Glory" de 1989 s'est déroulée le 28 mai 1863.

Ce jour-là, le premier régiment "de couleur" de l'armée fédérale, le 54th Massachussetts Volunteer Infantry Regiment, reçut ses couleurs des mains du Gouverneur du Massachussetts, John A. Andrew. Le régiment reçut quatre drapeaux, dont un drapeau national du régiment, avec marquage "54th Regiment Massachussetts Vols", un drapeau d'Etat du Massachussetts avec marquage "54th Regt Massachussetts Vols", un drapeau emblématique représentant la déesse de la liberté offert par une association de femmes noires du Massachussetts, et un drapeau portant la croix chrétienne que le gouverneur, dans son discours, présente au Colonel Robert Gould Shaw en disant avec émotion: "Et maintenant, Monsieur le commandant, la sacrée, la sainte croix représentant la passion, le plus grand héroïsme, je me fais à peine confiance pour vous la remettre. C'est l'emblème du Christianisme."

Après cette cérémonie, les porte-drapeaux et leur garde rejoignent les rangs. Le 54th Massachussetts est ensuite passé en r***e par le gouverneur, avant de défiler, au grand complet, dans les rues de Boston sous les acclamations d'une foule dense et émue.

Le film "Glory" a particulièrement bien illustré toutes les émotions qui peuvent traverser les soldats qui défilent à la fin de leur formation initiale, la fierté de leurs parents, l'admiration de leurs enfants et parenté plus jeune, l'angoisse des épouses et fiancées qui les voient partir au combat.

2.2K likes, 406 comments. "Glory, parade scene"

Did we actually make our own belt buckle? Yeah, we did. We thought it would be the perfect everyday advertising for our ...
27/05/2026

Did we actually make our own belt buckle? Yeah, we did. We thought it would be the perfect everyday advertising for our team. If we are to show off representing the best cavalry regiment in the U.S. Army, we might as well show off full force! 😁

Some are left! Just sayin’…

Nous sommes cavaliers? A part pour deux d'entre nous dont ça a été le métier pendant près de 30 ans, ce serait une affir...
26/05/2026

Nous sommes cavaliers? A part pour deux d'entre nous dont ça a été le métier pendant près de 30 ans, ce serait une affirmation un poil exagérée.

En fait, nous représentons relativement bien la majorité des cavaliers de l'armée fédérale américaine pendant la guerre de Sécession.

Sur les presque 270 régiments de cavalerie de l'armée de l'Union, seuls six étaient professionnels. Au sein des régiments professionnels, les 1st, 2nd, 3rd 4th, 5th et 6th U.S. Cavalry, les soldats ont reçu une instruction militaire et d'équitation très règlementée et cadrée. On y trouve donc, au début de la guerre, de vrais cavaliers expérimentés dont une grande partie vont être détachés comme officiers ou sous-officiers supérieurs dans l'armée volontaire et vont tâcher de former leurs soldats à la cavalerie.

Parmi les cadres de ces volontaires, on retrouve un certain nombre d'anciens officiers, ou d'anciens cadets d'écoles militaires, ainsi que des "gentlemen" de haute société qui savent également monter à cheval, bien que ce ne soit pas ou plus leur métier, mais qui ne savent pas forcément utiliser leur savoir dans un cadre militaire. Leur niveau équestre est très variable, selon leur goût pour l'activité et l'expérience.

Parmi les volontaires, dans les rangs des soldats et sous-officiers, on a surtout beaucoup de professions agricoles, artisanales, industrielles ou de commerces et services qui n'ont jamais appris à monter à cheval, parce que le cheval leur sert uniquement pour le labour ou parce qu'ils n'en ont pas l'utilité. Les historiens de la cavalerie fédérale américaine estiment que l'écrasante majorité des cavaliers n'avaient jamais chaussé des étriers avant la guerre de Sécession.

Chez Spurs and Sabers, nous représentons assez bien cette variété de profils: Anciens professionnels de l'équitation, anciens enfants de clubs équestres qui ont de bons restes, amateurs à l'aise sans être des flèches, amateurs restant à débourrer et débutants un peu fébriles.

Mais par contre, en effet, nous montons tous à cheval lorsque nous en avons l'occasion et lorsque nous n'en avons pas, nous nous les créons, comme l'automne dernier au Holy Day Ranch de Sarah Pourras.

26/05/2026

Les camarades de reconstitution de 1st Section à l’honneur lors des célébrations de Memorial Day à Washington DC!

Memorial Day, aujourd'hui aux Etats-Unis. La terre de France est le lieu de repos de deux fils d'un Président américain....
25/05/2026

Memorial Day, aujourd'hui aux Etats-Unis.

La terre de France est le lieu de repos de deux fils d'un Président américain.

Le Second Lieutenant Quentin Roosevelt, 20 ans, est pilote de chasse au sein du 95th Aero Squadron de l'United States Air Service quand il est abattu, le jour de notre fête nationale, le 14 juillet 1918, au dessus de Chamery, à bord d'un Nieuport 28 fourni par la France. Il était arrivé au 95th Aero Squadron le 28 juin 1918 et était déjà créditeur d'une victoire aérienne.

Le Brigadier General Theodore Roosevelt III, 56 ans, est commandant en second de la 4th U.S. Infantry Division, quand il meurt d'un infarctus, le 12 juillet 1944, en Normandie. Il avait déjà servi en France en 1918, comme officier de réserve, commandant dans l'infanterie, terminant la guerre comme Lieutenant-Colonel et chef de corps du 26th Infantry Regiment dans la 1st U.S. Infantry Division "Big Red One". Il était récipiendaire de la Distinguished Service Cross, de la Croix de Guerre 14-18 et Chevalier de la Légion d'Honneur, ainsi que de la Purple Heart, ayant été gazé à Soissons en juillet 1918. Durant la Seconde Guerre Mondiale, il retrouve le commandement du 26th Infantry qu'il mène à l'assaut lors du débarquement en Afrique du Nord de novembre 1942 et débarque en Sicile avec la 1st Infantry dont il est commandant en second. Le 6 juin 1944, il est le seul général américain à débarquer en Normandie et il débarque avec les toutes premières vagues d'assaut sur Utah Beach. Certains rapports laissent même à penser qu'il est le premier soldat américain à avoir débarqué à Utah Beach. Il comprend que le courant a entraîné les premières vagues trop au sud et il dirige le débarquement des vagues suivantes derrière lui, ce qui sauve l'ensemble de l'opération amphibie sur Utah Beach.

Le général Roosevelt était perclus d'arthrite, l'obligeant à marcher avec une canne et il connaissait ses problèmes cardiaques, choisissant de les cacher aux médecins militaires. C'est pourtant à son insistance et malgré des refus répétés de sa hiérarchie qu'il obtient de débarquer en Normandie avec les premières vagues d'assaut. Quelques heures avant de mourir, il dirige la défense contre une contre-attaque allemande qui se rapproche dangereusement de lui. Il est décoré à titre posthume de la Congressional Medal of Honor.

Quentin et Theodore Roosevelt étaient les fils du 26e Président des Etats-Unis, Théodore Roosevelt, surnommé "Teddy Roosevelt", un politicien, soldat, aventurier, naturaliste, historien naval, chasseur et rancher qui présida les Etats-Unis de 1901 à 1909. En 1914, l'ancien Président avait réclamé à corps et à cris l'engagement des Etats-Unis aux côtés des Alliés Franco-Britanniques et avait finalement été autorisé à lever quatre divisions de volontaires américains, commandées par lui-même, pour rejoindre le front mais le Président Wilson décida l'engagement officiel de l'American Expeditionary Force sous les ordres du général Pershing.

Les deux frères, fils de Président, morts en France, pour la France, Quentin et Theodore Roosevelt, sont ensevelis côte à côte au cimetière militaire américain de Colleville-sur-Mer, en Normandie.

Le lien avec nous? Il est multiple:
- Notre Captain Larry et notre Corporal Stark sont des anciens aviateurs français, héritiers de ceux qui ont formé et équipé les américains en 1918, dont Quentin Roosevelt.
- Nous avons commencé la reconstitution comme parachutistes américains et avons sauté à plusieurs reprises en Normandie, sur les arrières de Utah Beach, où le général Ted Roosevelt a débarqué le 6 juin 1944.
- Dans les vagues d'assaut commandée par Ted Roosevelt, le 6 juin 1944 figuraient le 4th U.S. Cavalry Group (Mechanized) héritier du 4th U.S. Cavalry et les Comanche Code Talkers, héritiers de Quanah Parker, principal ennemi du 4th au Texas dans les années 1870.
- Le président Teddy Roosevelt a commandé le 1st United States Volunteer Cavalry, les "Rough Riders" pendant la guerre contre l'Espagne et a notamment mené la charge sur San Juan Hill, à Cuba en juillet 1898.

Il y a trois ans, nous faisions le premier de nos deux Ultime Western, à Fort Bravo. Quelle claque! Après un voyage à tr...
25/05/2026

Il y a trois ans, nous faisions le premier de nos deux Ultime Western, à Fort Bravo. Quelle claque!

Après un voyage à travers l'Espagne, se réveiller un matin dans un désert montagneux du Nouveau-Mexique, avec des odeurs de chevaux, un vent léger qui soulève la poussière dans des ruelles de bâtiments en bois et en terre cuite, avec des devantures en anglais et en espagnol, c'est phénoménal. S'habiller en tenue de la cavalerie américaine, C**t et sabre au ceinturon et croiser, dans ces ruelles, des gringos cupides et louches, des comancheros patibulaires et crades, des mexicains à l'air plus malhonnêtes que naïfs, c'est exceptionnel. Devoir se pousser en urgence pour laisser passer la diligence au galop, se faire servir à boire dans un saloon aux portes battantes, tenu par des filles de joie qui n'ont pas souri sincèrement depuis plusieurs années, en mettant instinctivement la main sur la crosse du C**t, parce qu'on ne sait jamais, c'est à proprement parler, incroyable.

Et pourtant, on l'a fait. On l'a vécu. Et on en parle sans arrêt depuis.

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