18/05/2026
Avec La Vénus électrique, Pierre Salvadori signe une joyeuse comédie sentimentale. Il propose un parfait mélange de légèreté, de romantisme et de mélancolie qui fait le charme de ses meilleurs films. Dans le Paris des années 1920 reconstitué avec élégance, une fausse voyante console un peintre persuadé de parler à sa femme disparue. Le scénario joue avec les faux-semblants, les mensonges et les sentiments naissants dans une mécanique d’une précision réjouissante.
Le film repose sur un quatuor d’acteurs remarquable : Pio Marmaï bouleversant en peintre veuf incapable de faire son deuil, Anaïs Demoustier lumineuse et malicieuse en fausse voyante dépassée par ses propres sentiments, Gilles Lellouche parfait en galeriste ambigu, et Vimala Pons, qui émerveille en revenante.
Pierre Salvadori trouve le bon équilibre : faire rire sans jamais trahir la mélancolie de ses personnages. Sous la fantaisie burlesque affleurent le manque, le désir, la solitude et la difficulté d’aimer. Une comédie raffinée, inventive, profondément humaine, portée par une mise en scène virtuose.
Le film a fait l’ouverture du Festival de Cannes 2026