18/05/2026
Nous sommes en septembre 1999, les gypaètes ne sont pas encore installés sur Bessans et Bonneval/Arc, mais déjà de nombreux immatures volent dans le secteur de l'Iseran, au-dessus du vallon de la Lenta... A l'époque, ce n'est pas la préhistoire (!), j'avais un zoom 75-200 mm, soit un grosissement de X4 et j'étais en argentique, chaque fois qu'on appuyait sur le déclencheur de l'appareil photo, il fallait réfléchir... On ne devait pas se rater car les pellicules coutées chères et chaque cliché était le fruit d'une longue réflexion, d'hésitation... La satisfaction ou la déception de la photo réalisée... il fallait l'attendre plusieurs jours après ; parfois plusieurs semaines... Pas de nostalgie de cette époque, et de la photo d'aujourd'hui, où les innovations techniques et le numérique ont beaucoup facilité l'accès à la photographie animalière... la rendant ainsi accessible au plus grand nombre... Gérer les dérives des photographes animaliers toujours plus nombreux et parfois peu éclairés, ainsi que tous ces randonneurs avides de nature, qui fréquentent la montagne avec leurs applications, sans toute fois la connaître vraiment, c'est peut-être là le nouveau défi de la profession... et les accompagnateurs en montagne ont devant eux, de belles perspectives d'avenir, que l'IA ne pourra jamais remplacer !
Belle journée et belle semaine à vous tous 😉