12/08/2026
Et pourtant, la vie est belle,
Sous le soleil, sous les étoiles éternelles.
Les fleurs s’ouvrent dans les ruisseaux,
Et les papillons dansent au bord de l’eau.
Mais sur la rive, dans le silence,
Des jeunes attendent leur dernière chance.
Des adolescents quittent leur maison,
Avec leurs rêves et leurs illusions.
Ils prennent la mer dans une petite barque,
En laissant derrière eux leur terre et leurs marques.
Ils regardent au loin l’autre côté,
En espérant enfin pouvoir y arriver.
Ils connaissent pourtant leur misère,
Ils connaissent les blessures de leur terre.
Ils savent les raisons de leur départ,
Ils savent ce qui les pousse au hasard.
Ils veulent partir, ils veulent changer,
Ils veulent ailleurs pouvoir respirer.
Ils rêvent d’un monde plus juste et meilleur,
D’un monde sans haine, sans peur, sans douleur.
Alors ils affrontent la mer et ses colères,
Avec leurs espoirs et leurs prières.
Une petite barque au milieu de l’océan,
Portant leurs rêves, leurs peurs et leurs tourments.
Ils quittent leurs parents, leurs frères, leurs amis,
Ils quittent leur quartier, leurs souvenirs aussi.
Derrière eux s’éloignent les maisons,
Devant eux se dessinent d’autres horizons.
Mais une fois arrivés sur cette terre,
Ils découvrent un monde qu’ils ne connaissent guère.
Ils regardent les rues, les lois, les maisons,
Et comparent tout avec leur ancienne nation.
Alors vient une étrange question,
Une question cachée dans leur conscience :
Pourquoi fuir ce que l’on voulait changer,
Pour reproduire ce qu’on voulait abandonner ?
Pourquoi changer de pays,
Si l’on garde les mêmes cris ?
Pourquoi traverser les océans,
Si l’on emporte les mêmes tourments ?
Pourquoi chercher ailleurs la liberté,
Si l’on refuse soi-même de changer ?
Pourquoi vouloir construire un monde nouveau,
Si l’on ramène avec soi les mêmes maux ?
On change de terre, on change de ciel,
Mais l’homme reste parfois le même sous le soleil.
On change de langue, on change de frontière,
Mais certaines blessures restent dans la chair.
Et pourtant, la vie est belle,
Sur chaque rive, sous chaque étoile éternelle.
La mer appartient aux oiseaux,
Et la terre appartient aux ruisseaux.
Alors pourquoi cette haine entre les hommes,
Pourquoi transformer la terre en royaume de fantômes ?
Pourquoi se battre pour quelques frontières,
Alors que la mort efface toutes les barrières ?
Pourquoi cette guerre entre les frères,
Pourquoi tant de colère sur cette terre ?
Pourquoi se disputer, pourquoi se tuer,
Alors qu’un jour nous devons tous nous quitter ?
Et pourtant, la vie est belle,
Même lorsque la nuit devient cruelle.
Pourquoi détruire, pourquoi brûler,
Quand il suffirait peut-être de s’aimer ?
Peut-être que le vrai voyage commence ici,
Non pas dans une barque, mais dans notre esprit.
Peut-être qu’il faut changer avant de partir,
Pour ne pas emmener ailleurs ce qu’on voulait fuir.
Car on peut traverser les mers et les frontières,
Sans jamais quitter ses propres barrières.
On peut atteindre l’autre côté de l’océan,
Et rester prisonnier de ses vieux tourments.
On peut changer de terre, changer de maison,
Changer de langue, changer de nation.
Mais si l’on garde les mêmes pensées,
Alors qu’avons-nous vraiment changé ?
Et pourtant, la vie est belle,
Ici, ailleurs, sous les étoiles éternelles.
Pourquoi chercher un autre monde à aimer,
Si nous ne savons pas encore le nôtre réparer ?
Pourquoi partir si loin pour chercher le bonheur,
Si l’on emporte avec soi la même rancœur ?
Pourquoi franchir les mers, les frontières, les années,
Si l’on ne sait pas apprendre à pardonner ?
Et pourtant, la vie est belle,
Même fragile, même courte, même mortelle.
Les fleurs renaissent après les hivers,
Et les ruisseaux continuent leur chemin vers la mer.
Alors vivons avant de partir,
Aimons avant de nous voir mourir.
Car riches ou pauvres, jeunes ou vieillards,
Nous sommes tous voyageurs vers le même départ.
Et pourtant, la vie est belle,
Sous le soleil, sous les étoiles éternelles.
Pourquoi se disputer ? Pourquoi se tuer ?
Alors qu’un jour, nous sommes tous destinés à partir, à nous quitter.