11/14/2021
Soirée carte blanche à la SPQ ! ⭐🤩
INSCRIPTION OBLIGATOIRE : [email protected]
C’est avec enthousiasme que la Société de Philosophie du Québec - SPQ donne carte blanche aux philosophes Lauranne Carpentier et Mélissa Thériault le 1er décembre à 19h à la coopérative Le 507 de Trois-Rivières (507 Rue St-George). L’objectif de cette belle soirée est de donner pleine liberté à deux philosophes pour qu’elles nous présentent les sujets philosophiques qui occupent leur esprit ces derniers temps. L’événement est ouvert à l’ensemble de la population.
Voici un avant goût des présentations !
⭐📚Lauranne Carpentier (Étudiante au doctorat en philosophie à l'UQTR)
Une vision libératrice de la philosophie inspirée par l'amour engagé
Les mouvements de la libération évoquent souvent l'amour ; pensons à Martin Luther King et l'amour pour contrer le racisme aux États-Unis ou plus actuellement, à Carol Gilligan et à Bell hooks, deux chercheuses féministes, interrogeant l'amour comme solution au patriarcat. Comment une vision engagée de l'amour peut-elle nourrir l'idée d'une philosophie libératrice des oppressions ? Le mot "philosophie" signifie amour de la sagesse en grec. L'amour est-il l'ingrédient sous-estimé de la philosophie, qui pourtant est supposé le constituer ? Mes recherches et mes expériences d'étudiante, d'enseignement et de militantisme fournissent différentes clés pour répondre à cette question. Nous proposerons des définitions pour l'amour engagé et pour une philosophie libératrice à la lumière de travaux féministes. Nous verrons ce que peut être l'apport de l'amour engagé dans la réalisation d'une philosophie libératrice. À travers cette présentation accessible, j'offrirai quelques témoignages ayant fortement influencé cette réflexion personnelle.
⭐📚Mélissa Thériault (Professeure de philosophie à l'UQTR)
Décoloniser ou autochtoniser l’enseignement de la philosophie au Québec: mission impossible?
Est-ce qu’on peut décoloniser ou autochtoniser l’enseignement de la philosophie au Québec et… qu’est-ce que cela signifie? Cette question brûlante d’actualité s’est imposée par un concours de circonstances et ne m’a plus quittée. En quatre ans d’enseignement au niveau collégial et plus de quinze ans en milieu universitaire, j’ai pu voir le climat social évoluer et j’ai eu à faire une autocritique de mes pratiques d’enseignement et de recherche, guidée parce qu’on appelle parfois l’humilité épistémique. Quand j’ai ajouté un engagement vers l’autochtonisation de mon enseignement dans mes plans de cours, je me demandais comment ça serait reçu. Avais-je la légitimité pour en parler? Était-ce judicieux de procéder comme je le faisais? Dans cette proposition informelle et accessible au grand public, je tâcherai de clarifier quelques mots de vocabulaire de sorte à dissiper quelques malentendus courants. Je résumerai également mon parcours des dernières années afin de montrer comment, malgré les essais et erreurs, on peut arriver faire une petite différence qui compte.
N'oubliez pas de vous y inscrire 😉