06/22/2026
Voilà un bon gros film de m***e.
Ou peut-être pas, car ni le spectateur ni la spectatrice ne furent capable d'aller au-delà des vingt premières minutes. Si ça se trouve, à partir de la minute 21, tout s'éclaire sous le soleil du talent dans la brise tiède de la créativité.
Durant ce gros quart d'heure, l'on nous présente des protagonistes sous forme de trio d'amis d'enfance dans un contexte de banlieue wesh wesh. Ils sont gentils, innocents et tricolores, et disposent d'un vocabulaire de trente-neuf mots plus deux mille trois cent douze onomatopées. Bien nentensûr, du rap en bouteille en plastique fait office de trame sonore.
Tout est en place pour faire saigner le neurone et l'oreille du public qui sait manger avec une fourchette.
Notre trio passe une soirée bonenfant à manger des frites en planifiant un avenir radieux. Malheureusement tout dérape quand ils décident de rentrer chez eux : ils prennent le bus, et dans le bus il y a un gros misogyne raciste mal rasé et suintant qui déclenche une bagarre pour des motifs subalternes. Ça postillonne, ça se cambre le torse, ça hurle de s'enculer et de niquer sa mère la tepu, et ça sort un flingue. La police arrive, tire dans le tas, et gnagnagnagnagna. Et c'est parti dans les hurlements et la crasse.
Le spectateur et la spectatrice auraient dû regarder la bande-annonce avant car, vue la classification "film d'action", ils s'attendaient à un scénario de plus de onze mots d'une syllabe, et à des articulations rebondissantes, par exemple une aventure en bus le long de ravins infestés de cannibales chevauchant des dinosaures pendant une attaque d'extra-terrestres à neuf bras, ou alors au moins un truc comme Speed. Quand ils ont compris que N121 se contente de cracher des vociférations d'imitation de cette monumentale m***e sans fond que fut La Haine mais en version RATP, ils ont préféré raccrocher.
Quelle peut bien être la satisfaction, la fierté artistique, l'élan primordial qui anime les bipèdes qui produisent ce genre de torture ? La question mérite d'être répondue si elle ne se résume pas simplement au flot de subventions d'argent volé qui a dû abonder dans les caisses des antiartistes à l'oeuvre ici.
À c***r par la portière.
Oscar, Simon et Aïssa, trois amis d’enfance, vont à Paris pour fête...