05/27/2026
🙄 Il y a une chose à propos de la bardane à laquelle je ne m’habitue jamais...
Même après plus de 10 ans à la récolter.
À chaque printemps, c’est la première grande cueillette qui ouvre la saison chez L’Achillée.
Les plantes ont passé l’hiver à stocker leur énergie sous terre, dans leurs racines.
Et la bardane fait partie de ces plantes incroyablement riches, nourrissantes et médicinales que l’on récolte au moment où le sol dégèle.
Oui oui. Les “toques”.
Cette « mauvaise » herbe que tout le monde arrache de son terrain.
Moi, je vais la récolter dans les fossés avec une pelle et une fourche.
Et je peux te garantir une chose :
ça attire les regards.
Les gens ralentissent en voiture.
Me regardent bizarrement.
Demandent ce que je peux bien faire là.
Et quand je réponds :
“je récolte de la racine de bardane… oui… les toques là ”…
L’incompréhension est totale.
Mais il y a autre chose aussi.
Parce que je vais être honnête avec toi :
je suis tout sauf cute quand je cueille de la bardane.
Je suis sale. Décoiffée. À genoux dans un talus.
Et à chaque année, le même mot me revient :
🖤 Sorcière.
Pas la sorcière esthétique d’Instagram avec ses chandelles cutes et son quartz rose.
La vraie.
Celle qui connaît la valeur des choses dont personne ne veut.
Celle qui voit de la richesse dans les plantes qu’on méprise collectivement.
Celle qui transforme le banal en nourriture, en médecine, en magie.
Et aussi…
celle qu’on juge un peu.
La personne bizarre accroupie dans un fossé qui déterre des racines. 🫣
Mais tu sais quoi ?
Ces racines de bardane vont être utilisées dans nos tisanes que tu adores : Detox et Équinoxe.
Cette année, la bardane cueillie à St-Fulgence s’est aussi retrouvée dans les assiettes du restaurant La Cuisine à Chicoutimi…
et jusqu’à Québec, chez Boulay Bistro Boréal.
Pas pire pour des “toques” hein ?
Et...
si tu me croisais dans un fossé avec une pelle, tu me regarderais probablement croche toi aussi non ? 😂