Ciné Ma Passion

Ciné Ma Passion Vivre ma passion du cinéma... Vous la faire partager ! Vous êtes passionné de cinéma ? Un avis critique (forcément subjectif) peut vous intéresser ?

Vous aimez suivre l'actualité des films en salles ou des sorties DVD/Blu-Ray ? Vous souhaitez être au courant des news du 7ème art ? Cette page non exhaustive pourra en toute humilité peut-être vous aider à choisir vos films et/ou vous tenir informé de l'actu ciné en temps réel !

"Bagarre" = B +. Très bien.Déjà sorti en France et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée en France.En quelqu...
09/01/2026

"Bagarre" = B +. Très bien.

Déjà sorti en France et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Qui l'eut cru? Réussir une comédie absurde et trash est un numéro d'équilibriste périlleux et rarement réussi dans sa totalité. Ici, tous les astres s'alignent tant ce film complètement débile et assumé réussit tout ce qu'il entreprend dans l'humour lourdingue et décalé. En plus de cela, Julien Royal nous gratifie de scènes de combats visuellement étourdissantes et impressionnantes et d'une direction artistique de haut vol - ce qui est rare pour ce type de film. Cerise sur la gâteau, Nassim Lyes prouve une nouvelle fois l'étendue de son talent et sa versatilité avec ce rôle de gentil doué en castagne: il est tout simplement incroyable! Un torrent de fous rires pour qui sera client de cet univers!

Un film français de Julien Royal.
Avec Nassim Lyes, Ramzy Bedia, Audrey Lamy, ...

Avec ce genre de productions, en général, ça passe ou ça casse. Réussir une comédie absurde, trash, vulgaire et décalée est loin d’être facile. Et si on pointe souvent les difficultés techniques des gros blockbusters, la complexité du jeu dans les drames ou celle de faire peur dans les films d’horreur, on ne se rend pas toujours compte de la difficulté de réussir à faire rire, notamment avec ce type d’humour que l’on peut qualifier de lourdingue mais dans le bon sens du terme. Sur ce versant, les comédies complètement azimutées, les américains sont peut-être plus doués avec des exemples comme la saga parodique « Scary Movie » ou les stone movies comme « Délire express ». Tenir le postulat complètement con de « Bagarre » est en faire une comédie réussie, rythmée et véritablement drôle relevait du numéro périlleux d’un équilibriste et Julien Royal s’en acquitte avec une maestria totalement inattendue. En effet, qu’est-ce qu’on se marre! Le film devrait probablement se ranger dans les meilleures comédies de l’année! Le script ose tout, même les gags les plus délirants avec une frénésie qui fait plaisir à voir et sans jamais se soucier du politiquement correct.

Et ce pari n’était pas gagné! Ici, on suit le parcours de Naïm un jeune homme gentil dans le sens le plus littéral du terme (sous-entendu un peu naïf et con). Un jeune homme qui ne ferait pas de mal à une mouche mais très doué avec ses poings. Un concours de circonstances va l’amener à travailler pour Allo Bagarre, un service qui voit des brutes te venir en aide contre rémunération. À partir de cette prémisse pas piquée des hannetons, « Bagarre » va enchaîner les situations complètement barrées à un rythme constant et roboratif. On ne compte plus les running gags réussis (le faux rire), les répliques complètement lunaires et à mourir de rire, les situations totalement abracadabrantes suite aux réactions des personnages face au premier degré de Naïm ou encore à un comique plus visuel induit par les scènes de combat. Bref, on rit, on sourit, on s’amuse et on prend un plaisir fou à suivre les pérégrinations de ce personnage super attachant.

Nassim Lyes compose ce protagoniste sans filtre, niais et adorable avec une ferveur presque christique. Son jeu est incroyable. Voir un acteur aussi charismatique et beau se ridiculiser de la sorte et en redemander, sans jamais se prendre au sérieux, distille quelque chose de jubilatoire et de rare. Aussi à l’aise dans l’action et le drame (le puissant et inoubliable « Farang ») que dans le blockbuster à la française (« Sous la Seine »), il rayonne ici dans cette pochade en folie dont la débilité assumée confine au sublime. L’acteur n’a peur de rien et nus fait fondre en larmes de rire (mais aussi d’émotion lors d’une séquence plus profonde inattendue). Et que dire de la mise en scène de haut niveau de Julien Royal. On n’est pas habitué pour ce type de films d’avoir des images aussi soignées et stylées. Il crée un Marseille idyllique et coloré qui semble se rapprocher de la bande dessinée ou du cartoon voire de « Plus belle la vie ». Et que dire de chorégraphies des bagarres proprement renversantes! Comme dans un vrai film d’action, elles sont sacrément impressionnantes et stimulantes. Ajoutez à cela une galerie de seconds rôles en folie et vous obtiendrez l’une des comédies de l’année qui pourra peut-être juste interroger sur sa représentation de la France malgré les bonnes valeurs morales assénées. Complètement con mais sacrément bon (et beau)!

"The Whisper Man" = C +. Pas mal.Disponible sur Netflix.En quelques mots: Pour le thriller implacable, sous haute tensio...
08/31/2026

"The Whisper Man" = C +. Pas mal.

Disponible sur Netflix.

En quelques mots: Pour le thriller implacable, sous haute tension, qui surprend et bouscule, on repassera. Malgré de bons atouts, "The Whisper Man" demeure dans les clous de ce type de suspense glauque avec enlèvement d'enfants et tueurs en série. Le casting quatre étoiles est investi, la mise en scène est correcte et il y a assez de rebondissements et de rythme pour passer un bon moment. Malheureusement, ça sent trop le réchauffé et le déjà-vu pour espérer ne serait-ce que s'en souvenir plus de quelques jours.

Un film américain de James Ashcroft.
Avec Adam Scott, Robert De Niro, Michelle Monaghan, ...

Certes, c’est une production Netflix de série (donc il est légitime d’avoir peur). Cependant, ce n’est pas un film concept comme la plateforme adore en produire pour ne pas en faire grand-chose (la liste est longue, inutile de commencer à en citer quelques exemples). Ici, on est dans l’adaptation d’un polar avec un réalisateur prometteur à la barre, James Ashcroft. L’australien a été découvert il y a deux ans avec le sympathique film d’horreur gériatrique « The rule of Jenny Pen ». Le casting réuni pour l’occasion est impressionnant : Robert De Niro, Adam Scott (le héros de « Severance »), Michelle Monaghan (la femme de Tom Cruise dans la saga « Mission : impossible » ou la dernière saison de « The White Lotus ») et le grand Michael Keaton. Et « The Whsiper Man » est l’adaptation d’un polar à succès. C’est ce qui s’appelle une production avec les étoiles de la réussite alignées à la perfection. Et, en effet, voilà un long-métrage qui fait le travail dans les grandes largeurs et qui nous happe durant ses deux petites heures sans trop forcer. La thématique de la transmission du mal (ou du bien) et la dynamique père-fils est par ailleurs bien exploitée et il faut souligner l’excellente et angoissante bande sonore. On a le droit aussi à quelques belles scènes entres les acteurs, notamment celles à la prison ou entre De Niro et Scott qui règlent leurs comptes. Et puis il y assez de rebondissements pour nous tenir en haleine.

Cependant, au sein de ces divers rebondissements, tous ne fonctionnent pas aussi bien qu’espéré. On pense par exemple au rebondissement final induisant une note de surnaturel. Il est d’abord assez prévisible et finalement peu soluble avec le reste. Mais, surtout, ce qui empêche « The Whisper Man » d’être un grand thriller à la « Prisoners » ou autres films du genre mettant en scène ce type d’histoire c’est bien son côté déjà-vu et balisé. Comme si Ashcroft avait peur d’innover visuellement comme sur le fond, il applique une recette éculée sur toutes les strates de son film de commande. Alors oui, cela fonctionne au niveau du divertissement sur le moment mais rien n’est fait pour rendre le long-métrage mémorable ou différent. La mise en scène est efficace mais éminemment classique, les acteurs sont bien dirigés et font le travail mais ne sortent pas des clous. Même sur l’atmosphère poisseuse mise en branle, rien n’est fait pour l’optimiser et mettre mal à l’aise comme il l’avait fait sur son précédent film. Et le cadre triste de cette petite ville du New Jersey est tellement déprimant que cela se ressent sur l’aspect visuel du film, tout aussi triste et terne. Au final, c’est prenant, on a envie de savoir la fin et quelques surprises émaillent le tout mais rien ici qui nous fera nous rappeler de ce film après quelques jours. Du polar de série pépère et formaté en somme.

"Maddie's Secret" = C +. Pas mal.Disponible en VOD au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.En quelques mot...
08/30/2026

"Maddie's Secret" = C +. Pas mal.

Disponible en VOD au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Choix audacieux du réalisateur - un homme cisgenre - d'incarner le rôle principal, celui d'une femme cisgenre qui rebat les cartes de ce que l'on pensait voir. Loin d'être une oeuvre sur la transidentité malgré ce parti pris étonnant, le film écorne les canons de beauté actuels et la prédominance des réseaux sociaux au sein d'une comédie dramatique qui traite le sujet de la boulimie avec brio. Volontairement kitsch, l'ambiance et la direction artistique sont mis en valeur par une mise en scène dynamique et le côté attachant du personnage principal fait le reste. Sans être incontournable, voilà une oeuvre aimable et surprenante.

Un film américain de John Early.
Avec John Early, Kate Berlant, Eric Rahill, ...

Lorsqu’on découvre ce premier film de l’humoriste John Early sans trop rien en savoir, on pense de prime abord que « Maddie’s secret » va emprunter le chemin de l’œuvre bienveillante sur la transidentité et que celui-ci incarne le rôle principal d’une femme trans. Sauf que pas du tout. Et c’est la surprise, d’abord très étonnante et perturbante, qui décante dans notre esprit. Non, Early a carrément choisi d’interpréter le personnage principal d’une femme cisgenre alors que lui est un homme cisgenre. Donc pas de travestissement ici, ni de drag-queen, ni même de personne transsexuelle, le but et le fond du film ne sont absolument pas là. Ce choix particulièrement audacieux interroge au début puis finit par devenir le cœur vibrant du long-métrage tant le personnage de cette Maddie, incarnée par un John Early déterminé et en accord avec son choix, s’avère attachant. Bien sûr, on voit bien qu’un homme est derrière le maquillage – on pense parfois à John Travolta dans « Hairspray » ou Robin Williams dans « Mrs. Doubtfire » - mais le subterfuge finit par être assimilé dans notre esprit et apporter un grain de folie supplémentaire à ce premier film.

Maddie est un sacré personnage. Et elle est tellement attachante malgré son côté nunuche (exacerbés par le côté presque farce d’un homme jouant le rôle d’une femme) que son énergie inédite propulse le film vers le haut. Elle nous fait rire, sourire et nous touche souvent. Les débuts du long-métrage entendent appréhender l’omniprésence des réseaux sociaux dans tous les domaines – ici celui des émissions de cuisine – sur un mode léger et humoristique. Puis, « Maddie’s secret » devient plus dramatique dans sa seconde partie quand entre dans la danse le sujet de la boulimie assez peu traité sur grand écran. Même si la légèreté reste de mise, ce thème délicat est traité avec sérieux, empathie et aplomb. Et Early parvient tout de même à glisser quelques séquences amusantes malgré tout dans un parfait équilibre entre les deux.

Dès les premières images qui voient Maddie courir dans un Los Angeles anonyme, on sent que la tonalité générale va être singulière. La mise en scène est dynamique, aérienne (comme dans les séquences de danse), elle met en valeur une direction artistique colorée et très imprégnée des films des années 90. L’ambiance est un peu kitsch, lorgnant sur les films de niche q***r et LGBT, rendant le tout totalement hors des modes. Malgré tout, si tout cela est plaisant et inattendu, ce n’est pas non plus le film du siècle. Certains seconds rôles sont mal dégrossis dont celui de sa co-scénariste Kate Berlant, au parcours sacrifié. Et puis il y a certaines séquences un peu trop décalées qui font sortir le film de sa ligne directrice, à cause de ruptures de ton mal négociées. Bref, « Maddie’s secret » est plaisant et frais sur bien des aspects mais ce n’est pas non plus un incontournable.

"Coyote VS Acme" = C +. Pas mal.En salles au Québec et pas de date de sortie encore annoncée au Québec.En quelques mots:...
08/29/2026

"Coyote VS Acme" = C +. Pas mal.

En salles au Québec et pas de date de sortie encore annoncée au Québec.

En quelques mots: Ce mélange de dessin animé et de prises de vues réelles nous ramène délicieusement à la bonne époque des Looney Tunes de notre enfance et du culte "Roger Rabbit". C'est techniquement impeccable et il est plaisant de revoir toutes les créatures animées de notre enfance. Le choix d'un suspense judiciaire est plus étonnant et peut-être pas totalement adapté au concept mais la morale qui en découle est bien assénée; en plus de gags en rafale. Un film familial qui dénote et dont les qualités surpassent les défauts.

Un film américain de Will Green.
Avec Will Forte, Lana Condor, John Cena, ...

Les films mêlant dessins animés et prises de vues réelles sont une denrée cinématographique extrêmement rare! Derrière l’ombre tutélaire de l’inoubliable « Qui veut la peau de Roger Rabbit? » sorti en 1988, les autres se comptent sur les doigts des mains. D’une main même, car outre « Space Jam », « Peter & Eliott le Dragon » et « Les Looney Tunes passent à l’action », aucun autre film connu n’est constitué comme cela de son début à sa fin. Et c’est encore une fois ces derniers, les personnages des Looney Tunes, qui seront au centre de cette exhumation d’un sous-genre rare et unique, comme s’ils l’avaient privatisé ou qu’ils en avaient déposé le brevet pour avoir le monopole. « Coyote VS Acme » ressuscite donc un peu comme une Madeleine de Proust ce procédé mettant en scène humains et personnages animés pour une œuvre familiale et généreuse à l’honnêteté remarquable sur sa note d’intention.

À noter que ce film, produit à la base par la Warner, avait été mis à la poubelle comme « Batgirl » pour des raisons fiscales (!). Puis il a été racheté par un petit studio qui se décide à le sortir trois ans après cette improbable affaire. Et que cela fait plaisir de retrouver ces personnages des cartoons de notre enfance dans une aventure qui nous rappelle forcément au bon souvenir de Roger Rabbit. La technique était déjà impressionnante pour l’époque et elle a ici atteint un sommet de perfection. Toutes les entités (animées ou réelles) interagissant ensemble avec une fluidité indéniable. On apprécie aussi que « Coyote VS Acme » - bien qu’il prenne Vil Coyote et Beep Beep comme ciment de leur intrigue – fasse revivre la plupart de ces protagonistes mythiques de T**i et Gros Minet à Daffy Duck en passant par l’incontournable Bugs Bunny. La fibre nostalgique bat son plein sans être trop envahissante non plus.

On est peut-être plus circonspect devant le choix de genre pris par le scénario, en l’occurrence un suspense judiciaire mettant donc le Coyote en procès avec la multinationale des Looney Tunes, Acme. L’idée est originale, presque saugrenue, pour un film familial. « Coyote VS Acme » s’en acquitte tout de même convenablement en y mêlant gags très visuels inspirés des cartoons avec une enquête ludique et amusante pleine de rebondissements. Et puis la morale sur les tests faits sur les animaux (dont les créatures animées sont la métaphore) et sur le fait de ne jamais abandonner devant plus gros que soi est bien assénée. Cependant, il est fort possible qu’une histoire plus f***e et vraiment axée sur l’aventure ait encore mieux convenue. Il y a aussi quelques passages à vide et moments moins heureux mais on passe un bon moment devant ce divertissement léger, bien fait et presque hors du temps.

« The Dog Stars » = B -. Bien.En salles en France et au Québec.Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le ...
08/28/2026

« The Dog Stars » = B -. Bien.

En salles en France et au Québec.

Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné.

Critique The Dog Stars. Scott investit le genre post-apo sans grand panache ni innovation mais avec métier et efficacité, c'est déjà ça!

"Our hero, Balthazar" = C +. Pas mal.Déjà sorti en salles au Québec et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée...
08/27/2026

"Our hero, Balthazar" = C +. Pas mal.

Déjà sorti en salles au Québec et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Ce premier film très singulier et typique du cinéma indépendant américain tendance brut et punk jongle avec des sujets explosifs, en l'occurrence les tueries de masses (et les armes en général) et les masculinistes Incel. Et honnêtement il s'en sort plus que bien entre discours satirique et opposition des contraires mis en boîte par des situations et dialogues adroits et éloquents. Maintenant, la narration est un peu chaotique et tout cela apparaît un peu tiré par les cheveux mais les deux acteurs donnent le change en formant le duo de potes le plus absurde de récente mémoire.

Un film américain d'Oscar Boyson.
Avec Jaeden Martell, Asa Butterfield, Jennifer Ehle, ...

Le producteur des frères Safdie (« Good time », « Uncut Gems », ...) passe à la réalisation avec ce pur produit du néo-cinéma indépendant américain. « Our hero, Balthazar » est clairement le genre de production que l’on peut retrouver à Sundance ou au sein de festivals dédiés. Et cela ne veut pas pour autant dire qu’il en embrasse forcément tous les clichés (même si un peu quand même) ou qu’il soit uniquement destiné à un public de niche ultra cinéphile. Non, le long-métrage demeure relativement accessible malgré des thèmes ô combien abrasifs. En effet, on parle du problème des armes à feu aux États-Unis et du corolaire que sont les tueries de masse. Second sujet délicat abordé ici : celui du masculinisme option incel chez la population masculine jeune et souvent défavorisée. Et là-dessus on évoque aussi certaines conséquences psychologiques des réseaux sociaux telles que le besoin de validation ou le spectacle à tout prix.

Bref, « Our hero, Balthazar » déploie un programme chargé et lourd pour une première œuvre en plus d’être fortement politique et polémique. Oscar Boyson aurait pu se fourvoyer avec un tel menu mais il s’acquitte de ces thématiques explosives avec dextérité tant son angle d’approche est malin. Plutôt que de verser dans le film à charge, l’œuvre à thèse ou la tragédie à suspense avec une fusillade en morceau de bravoure (comme le « Un 22 juillet » de Paul Greengrass), il emprunte d’étonnants chemins de traverse. Car ce type de production est un exercice d’équilibriste dont tous les cinéastes ne peuvent véritablement s’acquitter avec brio et la distance nécessaire. Ici, on oscille donc plutôt entre la farce satirique et un buddy-movie poussé à l’extrême avec opposition des contraires pour désamorcer la gravité des sujets. Mais cela n’empêche aucunement le film de s’attaquer frontalement à ce qu’il entend aborder avec maestria, même si le script montre finalement plus qu’il ne dénonce et que l’épilogue nihiliste et misanthrope va peut-être un peu trop loin.

Voilà donc un petit film couillu et ambitieux dans ses sujets mais qui fatigue un peu dans son milieu. Son côté fauché ne dérange pas tout comme son aspect brut et punk mais il manque d’un vrai geste de mise en scène. Quant aux pérégrinations de ces deux personnages aux caractéristiques contraires (intellectuelles, politiques, comportementales, ...) elles sont amusantes mais vite redondantes et on a quand même un de mal à croire à leur relation amicale soudaine. On prend quand même plaisir à cette plongée chez les ultra riches et les rednecks et le film écorne aussi un fait rare : la baisse des taux de testostérone chez les hommes devenant un business. Et que dire des prestations incroyables, sans filtre et osées de deux stars Netflix, le jeune Jaeden Martell de « Stranger Things » et Asa Butterfield de « S*x Education ». Ils sont exceptionnels! « Our hero, Balthazar » est donc parfois un peu grivois, un peu trop expérimental et bordélique mais on ne peut lui enlever l’ambition de son discours et le fait d’être un objet sacrément singulier.

"La Place" = C +. Pas mal.En salles au Québec demain et pas de date de sortie annoncée en France.En quelques mots: Le pr...
08/26/2026

"La Place" = C +. Pas mal.

En salles au Québec demain et pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Le premier tiers du film est une petite pépite de tension sur une situation ubuesque en plus d'être une leçon de mise en scène. En outre, le film ouvre des portes intéressantes sur la frustration et le dépression mais le fin mot de tout cela nous apparaît un peu cryptique surtout que l'apparition d'une pointe de fantastique plutôt bien négociée (et occasionnant de très beaux plans) vient brouiller encore plus le propos. Mais le film a du mal à tenir le même cap tout du long et s'essouffle une fois les protagonistes loin de ladite place.

Un film québécois de Louis Godbout.
Avec Maxim Gaudette, Christine Beaulieu, Benoît Gouin, ...

Après nous avoir livré une comédie cynique et noire où trois amis voyaient leur partie de golf dérangée par un quatrième joueur au point de perturber leurs rapports dans un savant et joyeux jeu de massacre social, le cinéaste québécois Louis Godbout continue dans la même veine incisive et psychologique. Cette fois, c’est au sein d’une œuvre bien plus sérieuse convolant davantage avec le suspense et le drame mâtiné d’une étude de caractères. Si « Les Tricheurs » étaient très amusant et piquant, « La Place » est un film bien plus insidieux et tendu. Et les deux sont très sympathiques, laissant paraître un cinéaste qui a un univers bien à lui et qui sait très bien ausculter les comportements et les tempéraments. Sauf que, ce second long-métrage souffre de son excellente - voire magistrale - mise en bouche. Que l’on pourrait qualifier également d’ensemble de séquences inaugurales ou encore de premier tiers, au final peu importe comment on définira cette partie. On s’explique.

« La Place » part d’un postulat génial et prometteur comme celui de l’excellente série Netflix « Acharnés » ou comme un thriller routier de l’acabit du bourrin et efficace « Enragé » avec Russell Crowe. De la même manière ici, un désaccord ou incident en voiture va être la cause de bien des maux. Ici, deux véhicules se disputent une place de stationnement dans une petite rue tranquille. Ce qui commence comme un simple malentendu va aboutir à une situation complètement ubuesque et presque absurde. Cependant, ici, rien de drôle. Durant presque trois quart d’heure, le film va nous mettre la pression crescendo grâce à une mise en scène élégante et au cordeau, une manière d’occuper le cadre oppressant et un enchaînement de dialogues et de conséquences imprévisibles et extrêmement tendues. Ce qui aurait pu aussi être un (excellent) court-métrage qui s’arrête là se révèle d’une précision d’horloger sur tous les plans, qu’ils soient formels, narratifs et psychologiques. Cette admirable entame nous scotche à notre siège durant ces quarante minutes et nous met dans une posture de malaise. Mieux, ces séquences nous intriguent par le mystère de cet inconnu platonique et entêté. L’aura étrange dudit quidam nous hante... Bref, voilà une œuvre qui débute fort et avec une idée de départ impeccablement optimisée.

Malheureusement, comme si le long-métrage ne parvenait pas à se remettre de ce début tonitruant et magistral, la seconde partie nous convainc un peu moins. Pas qu’elle soit ratée, loin s’en faut, mais elle souffre de la comparaison avec ce qui a précédé. En outre, ambitieux dans sa volonté d’instaurer une part de fantastique dans l’équation, « La Place » ne la négocie pas toujours de la meilleure manière. Si cela permet quelques plans magnifiques (cet arbre en feu dans le champ la nuit...), c’est sur le fond que cela coince. En effet, plutôt que de rester sur le thriller psychologique le film se charge de symbolisme et de significations parfois cryptiques. Le comportement de Jo et de cet harceleur presque irréel (validé par les réactions du second rôle campé par un policier) ouvre des voies malheureusement trop opaques. Un simple suspense routier ou domestique nous aurait tout aussi bien convenu. On parle ici de dépression et de frustration et de l’anxiété de notre monde qu’un simple petit conflit du quotidien peut exacerber. Et il va catalyser toutes les névroses du personnage principal de belle manière jusqu’au surnaturel. La fin abrupte termine de rendre ce film anxiogène et qualitatif un peu trop sûr de ses effets, un film qui aurait dû continuer sur sa parfaite lancée initiale mais qui demeure tout de même hautement intéressant et volontaire.

"Le dernier refuge" = C -. Pas terrible.Disponible sur Netflix.En quelques mots: Le postulat apocalyptique est quelque p...
08/25/2026

"Le dernier refuge" = C -. Pas terrible.

Disponible sur Netflix.

En quelques mots: Le postulat apocalyptique est quelque peu poussif mais il autorise un beau huis-clos familial et survivaliste en première partie porté par les grands Wagner Moura et Greta Lee. Ensuite ça se gâte dès lors que la menace prend forme (entre originalité et ridicule on hésite encore). Le film se veut spectaculaire et tendu mais il vire clairement au grand n'importe quoi où plus grand chose ne cherche à être cohérent. À partir de là, on décroche.

Un film américain de Louis Leterrier.
Avec Wagner Moura, Greta Lee, Gabriel Barbosa, ...

Découvert par l’écurie Besson au début des années 2000 avec des films d’action comme « Le Transporteur » et « Danny the Dog », Louis Leterrier a vite signé à Hollywood pour devenir un honnête faiseur de blockbusters musclés et spectaculaires qui font rarement dans la dentelle à l’instar de « Le Choc des Titans » ou du Marvel « L’incroyable Hulk ». Plus récemment, c’est lui qui a été choisi pour clore le final de l’increvable saga « Fast and Furious ». Bref, technicien appliqué et à l’aise avec les gros budgets, sa filmographie verse clairement dans le très commercial et le bourrin. C’est pourquoi la première partie de son essai inaugural pour une plateforme étonne. Partant sur un postulat postapocalyptique quelque peu incongru où la pluie enferme les gens dans leurs maisons pour les faire mourir de faim (!), il embraye vite sur un huis-clos survivaliste en conséquence qui voit les quatre membres d’une même famille tenter de survivre au sein de leur propre maison. Et, honnêtement, durant une petite heure – la première partie donc, quand les enfants sont jeunes – on assiste à un beau film d’entraide et de solidarité familiale face à l’adversité. Une famille attachante qui va se serrer les coudes face à une menace étrange, mystérieuse et invisible bien entretenue. Et puis, il a choisi deux des plus grands acteurs récemment révélés sur les écrans. D’un côté, le brésilien Wagner Moura acclamé l’an passé pour « L’Agent secret » et de l’autre la sud-coréenne Greta Lee, révélée par le sublime « Past Lives » il y a trois ans. Ils portent le film sur les épaules, des acteurs moins doués ou aguerris auraient rendu « Le dernier refuge » bien moins convaincant.

On peut donc avancer sans mal que l’on passe plutôt un bon moment durant cette première heure. Puis une très longue ellipse narrative de cinq ans vient changer la donne. Comme si le cahier des charges de Netflix avait demandé aux scénaristes de rendre tout cela plus... tout. Plus spectaculaire, plus effrayant, plus rythmé et finalement cela aboutit à du grand n’importe quoi et gâche toutes les belles promesses initiales. Lorsque la menace prend forme on hésite entre originalité avec design performant ou une approche totalement ridicule. D’ailleurs, on hésite encore! Mais c’est surtout dans les développements suivants du script que cela coince le plus. Les personnages vont enchaîner les décisions illogiques et les facilités de scénario vont entacher le réalisme de la chose. Chaque membre de cette famille semble se transformer en Mac Gyver et leur manière de contourner les obstacles est un peu trop évidente. Et l’astuce de scénario qui leur permet de ne pas subir le même sort que les autres, voire même la logique de la menace pour éliminer la population, ne font aucun sens. Et quand arrive le grand final, ça part dans tous les sens et surtout ceux qu’il ne faut pas. En gros, c’est n’importe quoi et on finit donc par décrocher. Enfin, il ne faudra pas espérer un quelconque discours écologique ou un sous-texte quel qu’il soit. Bref, « Le dernier refuge » c’est une fausse belle promesse qui fait illusion la moitié du temps. Du Netflix quoi...

"Rosebush Pruning" = D +. Mauvais.Déjà sorti en salles au Québec et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée en...
08/23/2026

"Rosebush Pruning" = D +. Mauvais.

Déjà sorti en salles au Québec et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: On est devant l'exemple parfait du film d'auteur prétentieux et chiant. Pourtant, le principe de cette famille de nantis à la ramasse qui tourne au jeu de massacre en mode farce aurait pu aboutir à un petit bijou du style "Saltburn", surtout avec un casting royal comme celui qu'on a ici. Cependant, entre provocation vaines, lenteurs, bizarreries stériles et du non-sens constant dans les comportements et réactions des personnages, on décroche vite et on trouve le temps long. On sauvera un beau travail sur l'image et quelques séquences réussies mais c'est globalement raté.

Un film germano-britannico-espagnol de Karim Aïnouz.
Avec Callum Turner, Elle Fanning, Jamie Bell, ...

Le cinéaste brésilien Karim Aïnouz tourne depuis déjà quelques décennies mais il n’était que très peu connu en dehors de son pays si ce n’est par le biais de quelques festivals indépendants. Il y a presque dix ans, son flamboyant et magnifique « La vie invisible d’Euridice Gusmao » l’avait mis dans la lumière sur le plan international. Cependant et depuis, il ne confirme pas les promesses de ce nouveau départ avec un enchaînement de déceptions assez frustrantes. D’abord, son film d’époque sur la royauté britannique avec Jude Law et Alicia Vikander, « Le Jeu de la Reine », fut une belle do**he froide et son suivant, « Motel Destino » n’avait pas conquis grand monde et se positionnait comme un film arty de niche. Avec « Rosebush Pruning » il titillait fortement nos instincts cinéphiles avec son casting quatre étoiles de jeunes étoiles montantes et sa promesse de farce acerbe qui tourne au jeu de massacre sur les nantis de ce monde. Malheureusement, c’est une troisième énorme déconvenue avec ce film raté qui coche toutes les cases du film d’auteur prétentieux, chiant et vain.

Dès les premières séquences très décousues et bavardes pour rien, on se dit que cela commence mal. Et, jamais, « Rosebush Pruning » ne va contredire cette première impression. Au contraire, il va même la confirmer durant une heure et demie qui en paraît le double tellement on se désintéresse totalement de ce qui se passe à l’écran. Il y a des scènes purement provocatrices et choquantes qui lorgnent sur du Lanthimos de la première heure ou du Michael Haneke mais sans le talent et frôlant souvent le ridicule (la séquence de ma********on au dentifrice tient le pompon du n’importe quoi et du gros et mauvais malaise!). Il y en a d’autres où il ne se passe rien. Il y a celles qui auraient pu être géniales mais qui s’avèrent la plupart du temps ratées (la sœur et sa chanson à la guitare) ou pas vraiment à la hauteur (la scène du dîner, prometteuse, mais qui retombe vite comme un soufflé). Et, au milieu de tout cela, on a quelques moments réussis (la chute de cheval) ou amusants (la première scène avec Pamela Anderson) mais bien trop rares pour tenir tout un film sur elles seules. La seule vraie qualité du long-métrage est peut-être le travail sur l’image avec un joli grain et une belle colorimétrie.

Et, pourtant, on se retrouve avec l’un des castings les plus intéressants de l’année. Entre le potentiel futur James Bond, Callum Turner, décidément partout en ce moment, Jamie « Billy Elliot » Bell, Lukas Gage (découvert dans la série « The White Lotus »), la talentueuse Riley Keough et les anciens Tracy Letts et Pamela Anderson, on avait un sacré cocktail de talents. Mais devant ce script improbable où les situations incongrues, presque absurdes, et des personnages aux réactions bizarres, s’enchaînent, ils semblent tous jouer dans un film différent. Et quand arrive le jeu de massacre, tout cela n’a aucun sens. D’ailleurs, arrivé à un moment, on ne cherche même plus à comprendre le pourquoi du comment de ce qui nous est présenté ici. Parce qu’on ne l’a pas saisi. Bref, une satire des nantis bien trop poseuse et prétentieuse qui aboutit à du vent. On est loin, très loin, dans le même genre, de l’immense « Saltburn ».

Adresse

1663 Rue Saint-Hubert
Montreal, QC
H2L3Z1

Téléphone

+15145867441

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Ciné Ma Passion publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Ciné Ma Passion:

Raccourcis

Partager

Type