05/31/2026
"Vol de nuit pour Los Angeles" = C -. Pas terrible.
Disponible sur Apple TV.
En quelques mots: Travolta nous gratifie d'une sorte de galon d'essai derrière la caméra en adaptant son premier bouquin en partie autobiographique. Mais on ici l'exemple parfait que tous les livres aussi bons soient-ils ne sont pas faits pour l'mage. Car hormis des anecdotes sur l'aviation d'antan et une belle direction artistique, on s'ennuie alors que le film dure une minuscule heure. Et Diable que cette voix off omniprésente devient insupportable à la longue!
Un film américain de John Travolta.
Avec Clark Shotwell, Kelly Eviston-Quinett, Olga Hoffman, ...
Impossible de nier les bonnes intentions concernant le premier passage derrière la caméra de John Travolta sur le t**d (à plus de soixante-dix ans quand même). Fan d’aviation depuis son plus jeune âge, l’illustre comédien a écrit un roman narrant de manière semi-autobiographique, et donc un peu romancée, ses souvenirs d’enfance en rapport à ce domaine. Et notamment lorsqu’il a pris l’avion pour la première fois à une époque – en 1962 - où c’était réservé à une certaine élite. Il transpose donc son propre récit de la page à l’écran mais « Vol de nuit pour Los Angeles » prouve malheureusement une chose comme jamais : tous les bons livres ne font pas forcément des bons films et certains n’ont pas du tout la substance nécessaire pour passer en images.
Il y a tout de même quelques qualités à mettre au crédit de ce premier long-métrage. Tout d’abord la direction artistique est indéniablement réussie. Travolta a recréé les aéroports et avions de l’époque avec un mélange de réalisme et de fantasme propre aux souvenirs d’enfance. « Vol de nuit pour Los Angeles » a donc de la gu**le et ses images cotonneuses au grain d’antan sont tout à fait à propos en plus d’être élégantes. On apprend également des anecdotes instructives sur la manière dont volaient les avions avant, leurs itinéraires et l’aviation en général. Il y a un côté découverte et émerveillement à hauteur d’enfant relativement plaisant. Malheureusement, en dehors des images, Travolta a cru bon d’ajouter une voix off (la sienne) qui devient pénible voire complètement agaçante à la longue. Et cela montre bien les limites d’un tel projet. Tout est raconté, souligné, commenté à tel point que la magie et l’imagination n’ont même plus la place pour s’insérer dans le récit.
Notons également qu’il faut le faire pour éprouver de l’ennui devant un long-métrage qui dure une heure pile montre en main sans le générique, une œuvre plus courte que la plupart des épisodes de séries actuels. Il faut vraiment le faire. En effet, une fois l’entame lancée, les péripéties – si on peut appeler cela comme tel – ne sont guère passionnantes et intéressantes. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur et ce « Vol de nuit pour Los Angeles » finit par dangereusement ressembler à un ego-trip ou un galon d’essai peu sûr de lui pour l’acteur. Au final, après une heure peu stimulante, on a le même ressenti que si on avait fait un vol low cost de la même durée : on a hâte d’arriver malgré quelques belles images en passant.