Ciné Ma Passion

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"Vol de nuit pour Los Angeles" = C -. Pas terrible.Disponible sur Apple TV.En quelques mots: Travolta nous gratifie d'un...
05/31/2026

"Vol de nuit pour Los Angeles" = C -. Pas terrible.

Disponible sur Apple TV.

En quelques mots: Travolta nous gratifie d'une sorte de galon d'essai derrière la caméra en adaptant son premier bouquin en partie autobiographique. Mais on ici l'exemple parfait que tous les livres aussi bons soient-ils ne sont pas faits pour l'mage. Car hormis des anecdotes sur l'aviation d'antan et une belle direction artistique, on s'ennuie alors que le film dure une minuscule heure. Et Diable que cette voix off omniprésente devient insupportable à la longue!

Un film américain de John Travolta.
Avec Clark Shotwell, Kelly Eviston-Quinett, Olga Hoffman, ...

Impossible de nier les bonnes intentions concernant le premier passage derrière la caméra de John Travolta sur le t**d (à plus de soixante-dix ans quand même). Fan d’aviation depuis son plus jeune âge, l’illustre comédien a écrit un roman narrant de manière semi-autobiographique, et donc un peu romancée, ses souvenirs d’enfance en rapport à ce domaine. Et notamment lorsqu’il a pris l’avion pour la première fois à une époque – en 1962 - où c’était réservé à une certaine élite. Il transpose donc son propre récit de la page à l’écran mais « Vol de nuit pour Los Angeles » prouve malheureusement une chose comme jamais : tous les bons livres ne font pas forcément des bons films et certains n’ont pas du tout la substance nécessaire pour passer en images.

Il y a tout de même quelques qualités à mettre au crédit de ce premier long-métrage. Tout d’abord la direction artistique est indéniablement réussie. Travolta a recréé les aéroports et avions de l’époque avec un mélange de réalisme et de fantasme propre aux souvenirs d’enfance. « Vol de nuit pour Los Angeles » a donc de la gu**le et ses images cotonneuses au grain d’antan sont tout à fait à propos en plus d’être élégantes. On apprend également des anecdotes instructives sur la manière dont volaient les avions avant, leurs itinéraires et l’aviation en général. Il y a un côté découverte et émerveillement à hauteur d’enfant relativement plaisant. Malheureusement, en dehors des images, Travolta a cru bon d’ajouter une voix off (la sienne) qui devient pénible voire complètement agaçante à la longue. Et cela montre bien les limites d’un tel projet. Tout est raconté, souligné, commenté à tel point que la magie et l’imagination n’ont même plus la place pour s’insérer dans le récit.

Notons également qu’il faut le faire pour éprouver de l’ennui devant un long-métrage qui dure une heure pile montre en main sans le générique, une œuvre plus courte que la plupart des épisodes de séries actuels. Il faut vraiment le faire. En effet, une fois l’entame lancée, les péripéties – si on peut appeler cela comme tel – ne sont guère passionnantes et intéressantes. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur et ce « Vol de nuit pour Los Angeles » finit par dangereusement ressembler à un ego-trip ou un galon d’essai peu sûr de lui pour l’acteur. Au final, après une heure peu stimulante, on a le même ressenti que si on avait fait un vol low cost de la même durée : on a hâte d’arriver malgré quelques belles images en passant.

"The Mandalorian and Grogu" = C -. Pas terrible.En salles en France et au Québec.En quelques mots: Un film issu de l'uni...
05/30/2026

"The Mandalorian and Grogu" = C -. Pas terrible.

En salles en France et au Québec.

En quelques mots: Un film issu de l'univers Star Wars vraiment dispensable et sans grande ambition, comme pour faire patienter les fans devant l'attente de quelque chose de plus gros. Malgré un aspect visuel convaincant (notamment dans les effets spéciaux et les créatures bien plus que les décors déjà-vus) et un Grogu trop mignon, tout cela manque complètement d'enjeux avec un script aussi simpliste qu'incohérent. Un blockbuster très rythmé niveau aventures qui paradoxalement ennuie et désintéresse de plus en plus.

Un film américain de Jon Favreau.
Avec Pedro Pascal, Sigourney Weaver, Jeremy Allen White, ...

Il est important, avant de commencer, d’apporter une petite précision. Une précision non négligeable pour éviter toute volée de bois vert de la part des les plus fans hardcore de l’univers cultissime instauré par Georges Lucas voilà un demi-siècle. Cette critique est faite par un spectateur lambda, un spectateur qui apprécie les œuvres qui en sont issues mais qui n’est pas un fan inconditionnel non plus. Notons d’ailleurs à ce sujet que, depuis le rachat de Lucasfilm par Disney, les films « Star Wars » suivent un peu le même schéma chaotique (et mercantile) que celui du Marvel Cinematic Universe : trop de productions dans un univers partagé parfois excessivement voué au fan service et un abus de séries pour Disney + (pas vues de notre côté) privilégiant ainsi la quantité au détriment de la qualité. Et, malheureusement, ce « The Mandolorian and Grogu » semble être totalement symptomatique de ce constat.

On peut aussi préciser que c’est le grand retour de l’univers des Jedi et autres Stormtroopers sur le grand écran depuis presque huit ans. En effet, la clôture de la dernière trilogie, souvent malaimée par les fans, date de 2018. Pourtant, de notre côté on avait bien apprécié « Les derniers Jedi » pour ses pas de côté et, surtout et de manière plus consensuelle, l’excellent « Rogue One ». Pour le reste, chacun a ses préférences ainsi que les épisodes qu’il abhorre. Comme ce dernier, « The Mandalorian and Grogu » est davantage une sorte de spin-off hors des trilogies principales mais lorgne il plus vers le décevant « Solo : A Star Wars Story ». On dirait un film pour faire patienter les fans avant que les studios se décident sur la marche à suivre après cette abondance de séries et des annonces plus ou moins sérieuses.

La preuve en est avec cette intrigue linéaire et basique au possible où il ne se passe pas grand-chose si ce n’est une accumulation de péripéties et d’aventures, certes divertissantes mais aux enjeux qui se réduisent à peau de chagrin. Pour tout spectateur classique, difficile de se passionner pour un script si mince et souvent incohérent dans les motivations des forces en place, presque contradictoires et pas très logiques. Forcément le fan service comblera les afficionados mais pour les autres c’est un peu léger. Et comme il n’y a pas de personnages vraiment mythiques ni de vrais acteurs, les créatures étant à l’honneur, la dramaturgie est aux abonnées absentes. Heureusement, il y a un Grogu mignon comme tout qui assure le travail d’émerveillement. Et également, toute une galerie de monstres aussi variés confectionnés avec des effets spéciaux impeccables comme les Huths ou le serpent géant. Ça fait le travail pour divertir un tant soit peu surtout que les effets spéciaux sont un savant et probant mélange d’images de synthèse et d’animatronique à l’ancienne.

D’ailleurs, on ne peut nier le flot de séquences d’action sympathiques et bien orchestrées mais plus le film avance plus ça devient lassant, car la plupart du temps déconnecté d’émotion ou de tension. Le dernier tiers on est presque à la lisière de l’ennui et on hâte que cela se termine. Il faut également dire qu’il n’y eu guère d’efforts au niveau des planètes et paysages : une de glace, une de sable, une idyllique et une dernière de marécage. Celle de la ville futuriste inspirée de « Blade Runner » est peut-être la plus étonnante. Et encore... On se rattrapera donc sur la séquence de l’arène et quelques bastons agréables à l’œil mais voilà un film totalement dispensable et vain pour tout profane, parfois à la limite du soporifique avec une intrigue triviale et pas toujours pertinente.

"Corporate Retreat" = C -. Pas terrible.En salles au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.En quelques mots...
05/29/2026

"Corporate Retreat" = C -. Pas terrible.

En salles au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Entre de bonnes mains et avec de bons acteurs bien dirigés auxquels on aurait donné des dialogues pertinents et des personnages intéressants, on aurait pu avoir un bon succédané ultra gore de "The Menu". Ici, on a une version bis - presque Z - qui se laisse regarder grâce à une générosité dans les séquences choquantes et quelques bons plans ou idées mais cela reste trop peu pour être convaincant, surtout que cette sorte de jeu tordu ne fait pas beaucoup d sens.

Un film américain d'Aaron Fisher.
Avec Alan Ruck, Odessa Young, Sasha Lane, ...

Des séries B horrifiques et/ou gores au sein desquelles un groupe de personnes se retrouve enfermé en vase clos pour X ou Y raison tordue, il y en a des dizaines. Récemment, on a eu l’un des summums de ce sous-genre avec le magistral et génial « The Menu » où un chef cuisinier retenait ses convives sur une île pour leur faire une leçon de cuisine bien particulière. Plus anciennement, on a eu un film devenu culte avec le temps intitulé « La Cabane dans les bois » où des jeunes partaient en chalet pour un weekend de fête et où ils allaient être emprisonnés pour ce qui allait être quelque chose de totalement inattendu, loin des canons et attentes du genre (en l’occurrence fantômes ou boogeyman). Mais on peut citer aussi le sympathique « The Belko Experiment » avec ses employés retenus dans un immeuble blindé pour une expérience sociale extrême ou le raté « Opus » où des journalistes devenaient captifs d’un gourou de secte au fin fond du désert. Ici, dans le cadre d’un séminaire d’entreprise, une demi-douzaine de cadres sont enfermés dans une villa high-tech. C’est « Corporate Retreat » et il se place dans le fond du panier de ce type de productions.

Certes, le film n’est aussi catastrophique que sa réputation et sa distribution ne le laissaient penser. En effet, cette série B plutôt courte se regarde sans déplaisir grâce à sa générosité bis et une mise en scène correcte. Néanmoins, durant toute la projection on se demande ce qu’aurait pu donner un postulat tel que celui-ci aux mains d’artisans confirmés et racés tels que Curry Barker, réalisateur du récent carton « Obsession », ou, plus imposant encore, d’un Sam Raimi. Un cinéaste qui sait manier gore et humour noir comme personne, avec fluidité et maestria. Car, heureusement, « Corporate Retreat » se aussi sarcastique et second degré que gore et tendu. Le total premier degré aurait eu définitivement raison de notre patience. Sauf que, malheureusement, cet aspect n’est pas assez poussé, la noirceur humoristique reste trop timide pour qu’on se marre vraiment. Tout juste peut-on sourire à quelques reprises mais ce n’est peut-être pas dans les moments les plus désirés.

D’un côté, le gore est tellement poussé à son paroxysme (et bien exécuté) que les amateurs pourront se repaître de certaines séquences, notamment celle de la cuillère et de l’œil dont on se souviendra. On dirait cependant que cet excès d’hémoglobine (au demeurant totalement farfelu) est présent pour masquer l’indigence d’un scénario prétexte, dont les motivations derrière tout cela sont complètement débiles. Et c’est sans compter les invraisemblances (aussi bien dans le gore que dans le comportement des protagonistes). C’est là la seconde occasion de rire mais certainement pas voulue : les personnages agissent comme des idiots. Leurs personnages sont fades et clichés en plus d’être incarnés par des acteurs ne jouant pas toujours juste. Et que leurs interactions sont idiotes! Comme ils sont joués par des comédiens de seconde zone, cela n’aide pas, excepté Alan Ruck de « Succession » qui, lui, est en totale roue libre. Et mention à la seule vraie tête connue du groupe, Rosanna Arquette, dont le sort s’apparente à du foutage de gu**le. Il y a cependant quelques bonnes idées dans la torture et tout comme des plans réussis, sans compter un savoir-faire technique et une complaisance dans la violence qui font passer la pilule si on est indulgent.

"Normal" = C +. Pas mal.Disponible en VOD au Québec et disponible en VOD en juillet en France.En quelques mots: Voilà un...
05/28/2026

"Normal" = C +. Pas mal.

Disponible en VOD au Québec et disponible en VOD en juillet en France.

En quelques mots: Voilà un mélange très pertinent entre la série ou le film "Fargo", pour le côté pince-sans-rire et le contexte d'une petite ville enneigée, et les vigilante movies tels que "Equalizer" pour le quidam énervé qui va zigouiller du méchant. Est-ce que ça va plus loin? Non, en effet. Mais le film a le mérite d'être clair et simple (sans être simpliste) dans l'intrigue comme dans la conduite de l'action tout en étant le parfait petit divertissement d'action du samedi soir sans prétention. Ni plus, ni moins.

Un film américain de Ben Weathley.
Avec Bob Odenkirk, Lena Headey, Henry Winkler, ...

Imaginez un mélange entre la mythique série anthologique « Fargo » (ou le film dont elle est tirée) et un vigilante ou revenge movie comme le cinéma d’exploitation parfois régressif nous en offre tant. « Normal » c’est exactement cela. C’est pensé, écrit, produit et tourné pour être cela et, dans le genre, c’est plutôt réussi dans le genre. On a donc le décor posé : une petite ville enneigée dans le Minnesota avec des malfrats et des habitants lambda ainsi qu’une tonalité à l’humour pince-sans-rire, décalée mais pas trop pour rester plausible. C’est l’héritage du film des frères Coen et de la série de Noah Hawley. Et c’est donc mixé avec le parcours d’un quidam ordinaire joué par Bob Odenkirk qui va se muer un homme d’action et qui va défourailler du méchant avec tout ce qui lui passe entre les mains. Ça c’est le côté « Equalizer » ou autre film du même acabit. La note d’intention ne va pas plus loin et elle est exécutée avec une efficacité indéniable. On n’aurait vraiment pas imaginé Odenkirk, le fameux avocat véreux de « Breaking Bad » et « Better call Saul » à la soixantaine bien tassée, prendre le chemin de Liam Neeson et devenir un tel héros musclé. Mais, comme l’ont montré « Nobody » et sa suite et désormais ce film, cela lui va plutôt bien avec sa tête sympathique et sa bonhommie tranquille.

En revanche, on est plus étonné de retrouver le réalisateur britannique Ben Weathley ici. On l’avait découvert avec le tétanisant et nihiliste thriller satanique « Kill List » qui faisait froid dans le dos. Et, depuis, il a aussi bien enchaîné bizarrerie conceptuelle (« High Rise »), film indépendant horrifique (« Touristes ») que blockbuster débile (« En eaux troubles 2 »). Le revoir à la tête d’un film d’action lambda et humble comme celui-ci fait plaisir car c’est avec une maîtrise exemplaire qu’il s’acquitte de la tâche. En honnête faiseur et artisan qui ne cherche pas à en mettre plein la vue, juste donner du plaisir aux afficionados de ce type de cinéma. L’action est ici bien filmée et impressionnante comme il faut tout en sachant être variée. Le fait de faire de chaque habitant de la petite ville une menace potentielle est une excellente idée, ici parfaitement optimisée. L’intrigue démarre vite mais sans précipitation non plus et s’avère plus originale qu’elle n’y paraît de prime abord. C’est court, distrayant et simple (sans être simpliste pour autant). Voilà donc une petite série B d’action honnête qui remplit son contrat sans nous transcender mais avec ce qu’il faut pour briller. Ni plus, ni moins.

"Tow" = B -. Bien.Déjà sorti en salles au Québec et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée pour la France.En ...
05/27/2026

"Tow" = B -. Bien.

Déjà sorti en salles au Québec et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée pour la France.

En quelques mots: Une histoire vraie à priori anodine mais qui aboutit à un feel-good movie redonnant confiance en la justice par la biais d'une sorte de David contre Goliath. Rose Byrne en femme désemparée mais obstinée contre l'immense machinerie administrative est encore une fois royale et porte le film sur ses épaules d'actrice caméléon. L'histoire est bien résumée et écrite, les seconds rôles sont agréables, bref on passe un bon moment entre drame et légèreté.

Un film américain de Stéphanie Laing.
Avec Rose Byrne, Octavia Spencer, Dominic Sessa, ...

Ce long-métrage semblait partir d’une idée bien mince pour qu’on arrive à en tirer un scénario digne de ce nom, bien que ladite idée soit tirée d’une histoire vraie. Une histoire proche du fait divers et donc à priori complètement anodine. Mais c’est là aussi la magie du cinéma. En effet, raconter les mésaventures d’une femme alcoolique et sans emploi, à la limite de l’itinérance, qui se prend une amende à la fourrière pour sa voiture volée et qui décide de contester jusqu’au bout ne semblait pas être l’écrin idéal pour être transposée sur écran. Que ce soit en film, téléfilm ou même en série. Et bien « Tow » déjoue nos pronostics clairement dubitatifs suite à la lecture du synopsis en constituant une œuvre réussie et charmante. Une oeuvre qui parle autant des dysfonctionnements de la société qu’il se positionne comme un feel-good movie encensant la persévérance et prônant la justice sociale.

Mais « Tow » ne serait pas ce qu’il est sans une actrice principale pour incarner le David contre ce Goliath qu’est l’administration et ses méandres insondables. Car oui, le film entend nous narrer l’aliénation sur le citoyen que peut devenir une procédure administrative (ici une compagnie de fourrière tentaculaire). Et c’est la grande Rose Byrne qui s’y colle avec le talent, bien trop sous-estimé, qu’on lui connaît. Cette comédienne qui traîne ses guêtres sur nos écrans depuis plus de vingt ans sait tout jouer mais elle n’est pas encore reconnue à la hauteur de son talent. Du film d’horreur (« Insidious ») à la comédie potache (« Mes pires voisins ») en passant par le drame psychologique (le récent « If I had legs I’ll kick you ») qui lui a enfin valu une nomination à l’Oscar, c’est une actrice caméléon et tout-terrain qui empoigne ce rôle de femme aussi paumée qu’obstinée avec panache. Mais aussi autant d’émotion que de légèreté, sachant nous faire passer des larmes au rire en un clin d’œil. Elle tient le film sur ses épaules bien entouré de seconds rôles chevronnés et bien campés.

L’ogre administratif est ici montré dans sa bêtise la plu abyssale et ça fait du bien de voir quelqu’un tenir tête à ce broyeur d’humains. Et qu’il y a encore un semblant d’humanité chez certains (les seconds couteaux notamment). « Tow » montre aussi avec délicatesse et sans jugement ce que peut devenir la vie d’une personne précaire en cas de problème de ce genre menant à l’itinérance et aux foyers pour femmes sans domicile. Le premier long-métrage de Stéphanie Laing frappe donc juste avec un double constat social impactant qui fait tout autant réfléchir qu’il met du baume au cœur par sa résolution presque cathartique. Réalisatrice de séries telle que la géniale, flamboyante et loufoque « Palm Royale », elle se fait ici plus discrète dans les images pour laisser libre champ à l’histoire, ses tenants sociaux et son actrice principale pour donner le change. Un petit film qui l’air de rien a tout d’un grand et une bonne surprise.

"Fantasy Life" = C -. Pas terrible.Déjà sorti en salles au Québec et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée e...
05/26/2026

"Fantasy Life" = C -. Pas terrible.

Déjà sorti en salles au Québec et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: L'exemple parfait du petit film indépendant américain qui coche (presque) tous les clichés imaginables et possibles de cette catégorie. Entre les petits problèmes de bourgeois, un ton sarcastique, un environnement new-yorkais ou encore des personnages dans le milieu artistique et un sujet comme la dépression, c'est un sans-faute. À tel point que ce film en devient caricatural et un peu dépassé si ce n'est quelques situations amusantes et une Amanda Peet très convaincante.

Un film américain de Matthew Shear.
Avec Matthew Shear, Amanda Peet, Alessandro Nivola, ...

Quand on voit « Fantasy Life », on pense automatiquement à tout ce qui caractérise le cinéma indépendant (et bobo) américain. Le premier long-métrage de Matthew Shear semble en effet cocher tous les critères sans exception. On des personnages paumés et issus du milieu artistique, tous en pleine crise existentielle ou en dépression. L’intrigue se déroule à New York dans les quartiers chis ou sur l’île qui l’est tout autant de Martha’s Vineyard. Et la tonalité est constamment sarcastique et alterne entre l’humour piquant ou intello et quelques considérations plus dramatiques. Bref, on pense à un certain Woody Allen et tous ces héritiers, un style de cinéma devenu quelque peu caricatural avec le temps et presque suranné. On est donc pas surpris de constater que le jeune cinéaste a été souvent acteur chez Noah Baumbach, lui-même considéré comme un ersatz plus (« Marriage Story ») ou moins (« White Noise ») talentueux du binoclard à lunettes, lui-même désormais persona non grata à Hollywood. On n’osera pas le terme de plagiat mais Shear a réalisé un œuvre en tout point similaire à ceux du réalisateur qu’il l’a fait connaître et à ceux d’Allen. Comme un élève trop consciencieux et appliqué qui tente de singer le talent de ses maîtres ans y arriver. Dans les deux cas, il ne leur arrive pas à la cheville.

Durant une petite heure et demie, on se demande où le jeune réalisateur veut en venir et ce qu’il entend nous raconter avec son histoire très peu passionnante. On dirait qu’il ne va jamais au bout de ses idées et reste à la surface. La relation naissante entre ce jeune baby-sitter par accident et cette actrice délaissée par le milieu du cinéma, tous deux unis par la dépression ou des problèmes de santé mentale, reste toujours en surface. Et puis il ne se passe pas grand-chose dans ce « Fantasy Life ». Tout juste a-ton droit à quelques bonnes répliques et deux ou trois séquences vaguement amusantes mais pour l’émotion et un quelconque discours sur la santé mentale dans ces milieux de nantis, c’est aux abonnés absents. Alors ça se regarde sans réel déplaisir mais sans passion aucune non plus. Heureusement, la revenante Amanda Peet (actrice montante au début des années 2000) fait un (petit) retour convaincant dans un rôle miroir qui lui va comme un gant. Mais voilà un premier essai sans personnalité et sans grand intérêt aux ressorts éculés et à la patine vue et r***e durant ces trente dernières années.

"Louise" = B -. Bien.Déjà sorti en France et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée au Québec.En quelques mot...
05/25/2026

"Louise" = B -. Bien.

Déjà sorti en France et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée au Québec.

En quelques mots: Il y a des maladresses (notamment dans les flashbacks) et il faut passer un côté improbable dans la réaction des personnages de Cécile de France et Salomé Dewaels face au jeu de celui de Diane Rouxel, pourtant toutes les trois impériales. Il n'empêche ce premier film très bien écrit en forme de mélodrame familial surprend et nous touche à bien des égards. Plus il avance, plus il s'érige comme une tragédie bouleversante qui nous touche en plein coeur grâce à son beau final.

Un film franco-belge de Nicolas Keitel.
Avec Diane Rouxel, Cécile de France, Salomé Dewaels, ...

Nicolas Keitel emballe un premier film sensible et très assuré. Partant d’une prémisse que l’on pourra peut-être juger comme flirtant avec les frontières de la crédibilité, il déroule le programme d’une œuvre à la frontière entre le mélodrame, le suspense et le drame familial. Le prologue, profondément tragique et qui cristallisera les enjeux dramatiques qui vont suivre, est d’une intensité indéniable. Il émeut et pose les bases d’une histoire familiale qui va hanter ses membres durant près de deux décennies. « Louise » va alors alterner la quête de vérité du personnage principal éponyme et des flashbacks revenant sur son parcours personnel. Ces retours en arrière sont, il est vrai, parfois un peu maladroits mais on passe outre.

La mise en scène de Keitel est raffinée, il soigne ses images dans un bel emballage feutré et soigné qui met en avant les prestations de ses actrices. Celles-ci ont de la matière en or pour faire exister leurs rôles respectifs. Le cinéaste leur a écrit de très beaux personnages, meurtris, avec un passif fort. Diane Rouxel, Salomé Dewaels et Cécile De France, respectivement filles et mère, apportent leur talent et leur sensibilité à ces partitions doloristes et immensément poignantes. En revanche, si elles jouent toutes les trois particulièrement bien, le personnage de Diane Rouxel est sur un registre qui rend les réactions des deux autres parfois un peu incompréhensibles. On se dit qu’il est étrange qu’elles n’aient pas de doute sur cette jeune femme sortie de nulle part qui s’immisce dans leurs vies ou qu’elles ne la considèrent pas comme intrusive en étant plus méfiantes. C’est cet aspect quelque peu rocambolesque, appuyé par des situations et des réactions pas toujours réalistes, qui cassent un peu notre adhésion à ce qui se joue devant nos yeux.

Si, au début, le film prend son temps pour poser ses pions et qu’il peut souffrir de quelques errements narratifs qui se ressentent sur le rythme, il ne fait que gagner en puissance au fur et à mesure qu’il progresse. « Louise » s’érige ensuite comme un drame fort et qui prend aux tripes. Les révélations sont distillées au compte-gouttes et le mystère s’éclaircit avec beaucoup de délicatesse et d’émotion. Alors, quand le final tant attendu arrive, Keitel ne rate pas ses effets. La fin est bouleversante et cathartique au possible. Difficile en effet de retenir ses larmes avec cette résolution évidente qui vient comme un soulagement. Voilà donc une première œuvre prometteuse et bien écrite qui, malgré ses défauts de cohérence, nous touche en plein cœur.

Palmarès du festival de Cannes 2026!Et il semble qu’il va bien plus nous plaire que celui de l’an passé, dont nous avion...
05/24/2026

Palmarès du festival de Cannes 2026!

Et il semble qu’il va bien plus nous plaire que celui de l’an passé, dont nous avions trouvé les gagnants pas particulièrement emballants voire clairement pénibles…

Entre la Palme d’or pour « Fjord », le Grand Prix du Jury pour « Minotaure » et deux doubles prix d’interprétation stimulants, hâte de les découvrir!

Il y a forcément des oubliés comme le visiblement très bon « Paper Tiger », « Notre salut » sur le régime de Vichy et « Moulin » sur Jean Moulin ou encore le film de science-fiction horrifique « Hope » (étonnant vu la présidence de Park Chan-Wok) mais c’est le propre d’un festival.

En revanche, peu ou pas de français dans le palmarès malgré la grosse délégation de cette année!

Longs Métrages Palme d’or FJORD réalisé par Cristian MUNGIU Grand Prix MINOTAURE réalisé par Andreï ZVIAGUINTSEV Prix de la Mise en Scène (ex-æquo) Javier CALVO & Javier AMBROSSI…

"I love boosters" = D +. Mauvais.En salles au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.En quelques mots: Malgr...
05/23/2026

"I love boosters" = D +. Mauvais.

En salles au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Malgré un casting déchaîné et un univers hautement coloré et original, ce film anarchique et ô combien particulier finit par nous perdre. Tout ici est surchargé et hystérique et si le début décalé et plein de situations absurdes nous cueille par instants, tout cela devient vite excessivement fatigant et agaçant. Le cas exemplaire d'une oeuvre qui veut trop en faire et finit par nous perdre.

Un film américain de Boots Riley.
Avec Keke Palmer, Naomie Ackie, Demi Moore, ...

Les « boosters » du titre signifient en terme anglo-saxon les voleuses à l’étalage. On va suivre les aventures complètement farfelues et absurdes d’un gang de ces hors-la-loi, ici afro-américaines, qui vivent de recel et s’en prennent à une prêtresse de la mode. Dit comme ceci, ça paraît intéressant et original. Original ça l’est, c’est sûr. Intéressant, beaucoup moins. « I love boosters » prend le parti de la satire ou plutôt de la farce anticapitaliste complètement azimutée. Boots Riley, qu’on avait découvert avec le sympathique « Sorry to bother you » y va à fond dans sa proposition jusqu’au-boutiste. Mais jusqu’au point de non retour. Le côté absurde et farfelu est complètement assumé mais quand ça va trop loin, il est certain qu’une grande partie du public – dont nous faisons partie – risque de décrocher. Et c’est dommage tant le travail sur les couleurs, les décors ou encore les coiffures et maquillages est louable et admirable.

Pourtant, le côté décalé nous charme durant la première partie du long-métrage. Il y a plein d’idées et un univers vraiment inédit, coloré et iconoclaste. Forcément, au sein de ce torrent incessant de offres narratives et visuelles farfelues, il y a des ratés comme des réussites. Mais « I love boosters » nous convainc sur bien des aspects. Les tenues des protagonistes sont un régal pour les yeux et se positionne en opposition totale à un film comme « Le Diable s’habille en Prada » dont il pourrait être la version corrosive et mal élevée. Il y a des moments vraiment drôles comme les séquences avec Will Poulter en gérant de magasin intransigeant et azimuté. Ou celle qui voit Taylor Paige retenir son souffle pour paraître blanche lors d’un vol, on approche le culte bien maîtrisé. On rit de bon cœur et parfois jaune et la critique des dessous du milieu de la mode a beau être sans nuance, elle fait son chemin. Et puis l’équipe de comédiens est déchaînée et prend un plaisir communicatif avec ces rôles totalement caricaturaux. D’ailleurs, Demi Moore en créatrice de mode se régale et nous avec.

Mais les plaisanteries les plus courtes sont souvent les meilleures et quand la science-fiction avec cette drôle de machine intervient, « I love boosters » prend le chemin du grand n’importe quoi! Et finit par user de notre patience et de notre tolérance. C’est un peu le syndrome du film « Everything, everywhere, all at once » que ses détracteurs – dont nous faisons partie, désolé – trouvaient hystérique et fatigant à la longue. Au bout d’un moment, il en est de même pour ce film. Trop d’idées, trop de trucs sans queue ni tête et un rythme trop soutenu, tout cela de manière exponentielle, à tel point qu’on finit par n’avoir qu’une envie : que le film se termine. Les esprits les plus cartésiens sortiront même probablement de la salle tellement c’est poussif et agaçant. Riley va au bout de son truc, on ne pourra le lui reprocher, et il lorgne même parfois sur les univers de Wes Anderson en mode bordélique ou de Michel Gondry en version banlieue. Ce n’est pas mauvais mais ce n’est clairement pas le genre de productions faite pour tout le monde. En tout cas, notre saturation est vite arrivée, proche de l’écœurement, au point de faire oublier les bonnes idées initiales.

« Passenger » = C +. Pas mal.En salles en France et au Québec.Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le M...
05/22/2026

« Passenger » = C +. Pas mal.

En salles en France et au Québec.

Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné ⬇️

Critique Passenger. On est dans le pur film d'horreur d'exploitation, divertissant, avec quelques belles séquences effrayantes mais rien d'autre à signaler.

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