02/01/2026
Armes et sécurité publique !
Tirons nous dans la bonne direction 🎯?
Marc Lépine ( né Gamil Gharbi) est un nom qui cause encore un grand chagrin et un grand chaos en moi. Au sommet de l’escalade de sa misogynie, ce terroriste à enlever la vie à 14 femmes.
Le 6 décembre 1989, il est venu ombrager notre paisible vie étudiante. J’étais étudiant en criminologie à l’époque et je demeurais sur le campus.
Dans mon département, on savait que c’était un CAS qui serait discuté et enseigné dans le cadre du cours CRIMINALITÉ ET SANTÉ MENTALE.
On se disait aussi que cette tragédie favoriserait l’obtention de budget pour dépister les individus vivant des problèmes de persécution envers les femmes, les religions, la politique et tout.
Certes il y a eu des Yellow Flag en ce sens mais les Red Flag 🚩 du moment ont surtout « visé » les armes.
Le débat avait il eu lieu trop vite ?
Le débat manquait il de perspectives scientifiques?
Le débat était il trop émotif ?
Chose certaine, après des hauts et des bas et surtout beaucoup d’argent dépensé, le registre canadien des armes a été aboli au pays. Puis il a ressuscité de ses cendres dans une seule province canadienne. Laquelle encore ?
Que vous soyez en faveur de ceci ou cela ou contre quoi que ce soit dans le débat québécois sur les armes, il y a 3 informations qui doivent être partager pour ÉDUQUER et RAFFINER le discours :
Information 1 :
La volonté de mieux encadrer les armes provient notamment d’un sentiment normal de sécurité de vouloir contrer les crimes de masse commis dans les grandes villes.
Or les études réalisées en milieu carcéral révèlent que les auteurs d’homicides et de féminicides ayant utilisés des armes à feu n’étaient pour la grande majorité NON détenteurs d’un permis canadien de possession et d’acquisition d’armes à feu.
Qu’est ce que ca signifie?
En résumé, même si un détenteur d’un permis de possession et d’acquisition d’armes à feu possède une ou plusieurs armes, un CITOYEN a beaucoup plus de chance mathématique d’être victime d’un homicide commis à l’aide d’une arme à feu par quelqu’un qui n’est PAS détenteur d’un permis canadien d’armes à feu.
Conclusion importante : ça marche bien et c’est efficace le permis canadien de possession et d’acquisition et les enquêtes préalables en découlant. Un truc que les autres provinces semblent avoir compris.
Information 2 :
Une panoplie d’armes sont déjà bannies du Canada notamment celles ayant des chargeurs pouvant propulser une grande quantité de munitions de façon rapide et automatique.
Qu’est ce ça veut dire ?
Ça veut dire que les armes qui mitraillent partout dans les films souvent américains c’est déjà NON et interdit au Canada ! Tous les policiers et enquêteurs savent ça !!
Information 3 :
Avoir un permis de possession et d’acquisition d’armes à feu au Canada n’est pas un DROIT ACQUIS.
Ça s’obtient suite à enquête comportant une série d’étapes traitant de votre santé mentale, absence de délits graves antérieurs, vos relations de couple actuelles et antérieures, etc..
En outre des lignes 1-800 de dévoilement permettent d’interagir si la situation change.
C’est efficace car PEU ou PAS de détenteur de ce permis se retrouve dans des incidents impliquant des armes. En automne durant la chasse, c’est un demi million d’armes qui circulent par moment dans le Québec ! Ce chiffre n’inclut pas les communautés des Premières Nations alors c’est encore plus élevé.
Imaginez ça !
Un demi million d’armes dans des pick up et des autos partout dans la province et on entend jamais parler de quoi de vraiment majeur.
Je suis sensible au débat sur les armes. Un débat qui divise souvent les villes et les régions. Je ne veux pas que des armes se retrouvent dans des mauvaises mains et suis je inquiet parfois en tant que criminologue ?
Bien sûr que je suis inquiet par les groupes radicalisés, par les anti féministe, par les humains qui vivent des sentiments maladifs de persécution envers des religions et à l’encontre de groupes d’individus.
Suis je inquiet que l’on ne vise pas les bonnes cibles ?
Bien sûr !!
On dépiste ça souvent dans les polyvalentes du Québec les jeunes qui se radicalisent ou qui maltraitent les filles.
Avons nous beaucoup de programme, d’$ et de main d’œuvre pour intervenir à ce moment crucial là ?
À quand un documentaire avec des détenus du pénitencier à sécurité Maximum de Donnaconna ou Port Cartier ou des auteurs d’homicide se retrouvent !
Ils vous l’expliqueraient eux comment ils se sont procurés leurs armes et comment JAMAIS ils n’auraient pu obtenir de permis canadien de possession et d’acquisition d’armes à feu.
Eux aussi pourraient répondre à la question 🙋🏻♂️ : tirons nous vraiment dans la bonne direction au Québec ?
Vous pouvez partager le texte si vous voulez.
Bon dimanche à vous tous 🤍