06/05/2020
AMICALE DES FEMMES DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Nous suivons de très près la dénonciation publique du harcèlement sexuel faite par la consœur Angéla KPEIDJA. Nous suivons également tous les commentaires des uns et des autres sur les réseaux sociaux et le fait est que, nous devons cesser d’aller dans tous les sens.
IL FAUT PRENDRE CONSCIENCE DE L’EXISTENCE DU PHENOMENE ET AGIR !
Il y a harcèlement lorsqu’une personne « …donne des ordres, use de paroles, de gestes, d’écrits, de message et ce, de façon répétée, de proférer des menaces, d’imposer des contraintes, d’exercer des pressions ou d’utiliser tout autre moyen aux fins d’obtenir d’une autre personne en situation de vulnérabilité ou de subordination des faveurs de quelque nature que ce soit y compris sexuelle à son profit ou au profit d’un tires, contre la volonté de la femme harcelée » (loi n°2011-26 du 09 janvier 2012.
Dès lors qu’il y a consentement, il n’y a plus de harcèlement ! Angéla peut avoir dit OUI dans le passé parce que étant dans une position de faiblesse, mais aujourd’hui a dit « NON », car elle se sent capable d’assumer. Alors, pourquoi ne pas la soutenir ? La lutte du MASM ensemble avec tous les sectoriels depuis des décennies a pour finalité, une société plus juste où les droits des femmes et des hommes sont respectés de façon égalitaire et équitable. Les activistes ont pratiquement, à travers les actions et programmes, supplié les femmes victimes de « DENONCER LES ABUS ». Pourquoi ne pas soutenir maintenant celle qui a osé le faire publiquement ?
C’est sûr que des dénonciations se faisaient sans tambour ni trompette, ni au vu ni au su de la masse, mais comment étaient réglés ces cas ? Angéla aura eu le mérite de parler HAUT et FORT ! Le moment est donc venu de sauver l’avenir.
Ainsi, l’AF-MESRS déclare son soutien à l’acte de dénonciation du harcèlement sexuel posé par la consœur Angéla KPEIDJA et demande que
- toute la lumière soit faite sur cette affaire ;
- le règlement de l’affaire soit digne des nombreuses lois votées à cet effet.
Nous souhaitons la bonne prise en charge du dossier pour servir de leçon à tous les détracteurs qui ne savent pas maîtriser leur « kiki » et pour réserver un traitement plus juste à nos enfants filles de la génération montante.
ANGELA, tu auras sacrifié dangereusement l’avenir de nos sœurs ou de nos filles, si tu baisses les bras ou accepte quelque compromis que ce soit pour étouffer l’affaire ! COURAGE !
NON AU HARCELEMENT SEXUEL ! NON AUX VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE !
Huguette J. MAHUNON OGOUMA
Présidente