ODJ / Section du Houet

ODJ / Section du Houet Défendre les droits démocratique et sociaux de la jeunesse du Burkina et promouvoir la solidarité entre jeunes de toutes les conditions sociales

Nous avons le regret de vous annoncer le décès du président de l'ODJ   ce jour 24 mai 2017!
24/05/2017

Nous avons le regret de vous annoncer le décès du président de l'ODJ ce jour 24 mai 2017!

13/12/2016
02/12/2016



THÈME : >

Ce samedi 03 décembre 2016 à 15 heures
A la salle de conférence du gouvernorat des Hauts Bassins.

Cette conférence se tient dans le cadre des journées de solidarité avec les luttes des peuples d'Afrique de l'ODJ

02/12/2016


Animée par l'ODJ Houet et l'ANEB Bobo sur la RADIO LPC (105. 5) de 10 heures à 11 heures ce VENDREDI 02 DÉCEMBRE 2016.
Cette émission se tient dans le cadre des journées de solidarité avec les luttes des peuples d'Afrique .

27/11/2016

2ème édition des Journées Anti-Imperaliste Avec les luttes des Peuples d'Afrique le 02 Décembre

04/11/2016

/
Edito du 04 novembre 2016
GROGNE SOCIALE : M. LE PRÉSIDENT, LA CCVC VOUS AVAIT POURTANT PRÉVENU EN TANT QUE CANDIDAT…

Cela fait environ un an que la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) avait lancé, sur toute l’étendue du territoire national, une campagne d’interpellation à l’endroit des différents candidats en lice pour la présidentielle du 29 novembre 2015. Ainsi, plus de deux semaines durant, les différentes composantes de la CCVC ont mené une série d’activités telles des conférences publiques, des sensibilisations de proximité, des meetings, au cours desquelles, les attentes pressantes des populations étaient à l’ordre du jour des échanges. Mieux, la CCVC a adressé un message officiel à l’ensemble des 14 candidats à la présidentielle, pour leur faire part des préoccupations des populations, dont celles portant sur la vie chère et la justice sociale. Dans cette adresse aux candidats, la structure de lutte contre la vie chère, a précisé qu’elle attend un relèvement des salaires, des pensions de tous les agents de l’Etat et de ses démembrements, des travailleurs du privé, en activité ou à la retraite en rapport avec le coût de la vie, le relèvement également du salaire minimum inter- professionnel garantie ( SMIG) à hauteur de 50 000 FCFA. La structure a prévenu les candidats qu’aucun pouvoir ne pourra bénéficier de quelque sursis que ce soit, si les préoccupations contenues dans son message ne sont pas satisfaites à terme. Naturellement, un des candidats aux élections présidentielles de novembre 2015 est parvenu au pouvoir, en la personne de Roch Marc Christian Kaboré. Après près d’un an d’exercice du pouvoir, le président élu post-insurrection semble à l’épreuve. En effet, depuis son accession au pouvoir, les travailleurs issus de différentes couches populaires ne cessent de réclamer des meilleures conditions de vie et de travail à travers de nombreux mouvements sociaux tous azimuts. En lieu et place des réponses aux revendications pour dissiper la grogne sociale, le chef de l’Etat s’est contenté d’un discours à l’occasion de l’An 2 de l’insurrection populaire. Dans son message à la nation, le président Kaboré s'est dit conscient des attentes et des difficultés que rencontrent les Burkinabè, seulement, il a estimé qu’il n’est pas à mesure de leur trouver des solutions acceptables, en moins d’un an. Aussi, il a lancé un appel à la retenue sur le front social. Et pourtant la CCVC l’avait prévenu en tant que candidat à la gestion du pouvoir d’Etat. C’est évident que cet appel passera comme un feu de paille auprès des travailleurs en lutte pour de meilleures conditions de vie. A preuve, les mouvements sociaux se poursuivent comme si de rien n’était. Pour en finir avec cette crise sociale, le président Roch Marc Christian Kaboré le sait très bien : la réponse réside dans la lettre de la CCVC dont nous pensons qu’il avait reçu en tant que candidat à l’élection présidentielle de 2015. Monsieur le président, c’est écrit noir sur blanc dans cette lettre que ‘’si les préoccupations ne sont pas satisfaites aucun pouvoir ne bénéficiera de quelque sursis que ce soit’’. Alors Monsieur le président, la b***e est plutôt dans votre camp, à vous de jouer.

https://www.facebook.com/Radio-Libert%C3%A9Ouaga-1519612511664012/?fref=nf

Radio Liberté émet à Ouaga sur la 92.8 FM. Une radio du Mouvement Burkinabè des Droits de l'homme...

26/10/2016


La caravane ODJ marquera un escale à BOBO Dioulasso.
Date: Jeudi 27 octobre 2016
Heure: 12 h 30 à 14 h 30
Lieu: place TIEFO AMORO
Toute la jeunesse progressiste de BOBO y est conviée !

07/10/2016

Liberté/Ouaga
Edito du 07 octobre 2016.
RENTRÉE 2016-2017 : AU SECOURS, L’ÉCOLE
BURKINABÉ SE MEURT!
C’est partir pour la rentrée scolaire 2016-2017
depuis ce 03 octobre. Pendant ce temps au
supérieur, les étudiants retrouvaient les amphis
pour la suite des cours au titre de l’année
2015-2016 après deux mois de vacances. Comme les
années précédentes, cette année est marquée par
la poursuite de la mise en œuvre du continuum et
du système licence master doctorat au supérieur
avec les mêmes corolaires de problèmes : manque
de place dans les établissements publics, re**rd
dans le démarrage des cours et chevauchement des
années académiques. Si l’on constate chaque année
une floraison d’établissements privés, le coût de
la formation dans ces écoles n’est pas accessible
à la majorité des burkinabè. L’on assiste à une
commercialisation de l’offre éducative pourtant
reconnue constitutionnellement comme un droit
fondamental. A titre d’exemple en 2014, la part
contributive du privé dans l’enseignement
technique et professionnel était d’environ 70 %
selon une étude conjointement organisée par les
ministères en charge de l’éducation et de l’action
sociale.
L’année 2016-2017 est aussi marquée par la mise à
la disposition du ministère en charge de
l’éducation nationale, du personnel enseignant
après une formation de 03 mois, à travers le
programme emploi jeunes pour l’éducation
nationale (recrutement de 4200 enseignants). Si les
autorités estiment que cette initiative contribue
à pallier le déficit d’enseignants et à procurer du
travail aux jeunes, la pertinence de cette mesure
reste à prouver. La formation de courte durée de
ces nouveaux enseignants conjuguée aux conditions
précaires d’engagement avec un traitement
salarial de 100 000francs par mois, sans d’autres
accompagnements sociaux, les prédisposent à des
enseignants mal formés et peu motivés dans
l’exercice de leur fonction. Ce qui pourrait
contribuer à une éducation au rabais.
La situation de l’éducation au Burkina Faso est
plus que chaotique. Le parti au pouvoir lui-même a
reconnu a l’occasion de son université d’hivernage
tenu en aout dernier que l’école burkinabè est
malade, et qu’il faut une décision ferme pour être
courageusement réformée. « Même s’il faut
s’endetter à coût de milliers de milliards de F
CFA, nous allons le faire pour réformer
l’éducation », avait déclaré le président
intérimaire du MPP, Salifou Diallo. Mais au-delà de
ces déclarations, aucune solution concrète n’est
proposée par ces gouvernants comme reformes. Et
pire, la part du budget de l’Etat alloué au secteur
de l’éducation, considéré comme prioritaire dans
tout développement a connu une régression avec le
pouvoir de Rock Mark Christian Kaboré, soit 16 %
contre 18 % en 2015. A l’évidence, l’éducation est
loin d’être une priorité pour les autorités
actuelles.

03/10/2016



Parti Communiste Revolutionnaire Voltaique (PCRV)
Proletaire de tous les pays,unissez vous !

DECLARATION DE RENTREE

L’éducation est l’action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de développer chez le jeune un certain nombre d’états physiques, intellectuels et mentaux que réclament de lui et la société politique dans son ensemble et le milieu social auquel il est particulièrement destiné. L’éducation est également un facteur dominant de l’économie générale d’un pays. Pour tout pays qui clame sa souveraineté nationale, il doit faire de l’éducation une priorité nationale. Toutes les lois bourgeoises sur l’éducation convergent pour dire que tout citoyen a droit à l’éducation sans discrimination fondée sur le sexe, la race, la religion ou l’origine sociale. Partant de ces éléments ci-dessus, il est donc normal et même un devoir pour notre peuple d’exiger une école démocratique et populaire. Tout Etat responsable qui assure le financement de l’éducation, est dans son rôle régalien de garantir le droit à l’éducation de tous les citoyens et de mettre à la société une force de travail en quantité et en qualité.
Dans la société capitaliste actuelle, l’éducation est soumise à la crise économique et à celle de la pensée bourgeoise. C’est donc dans un contexte de crise généralisée que se déroule la rentrée académique et scolaire 2016-2017.Au niveau du secteur de l’éducation, cette crise a atteint un niveau jamais égalé de par son ampleur, sa profondeur et son acuité. Tous les analystes et démocrates sincères s’accordent pour dire que la détérioration du système éducatif s’est accélérée à partir de l’application du programme d’ajustement structurel (PAS) mis en avant par le FMI et la BM. Dans la pratique, ces réformes libérales obligent l’Etat néocolonial de Haute-Volta dite Burkina-Faso, à une liquidation des services sociaux publics et à en faire des biens que les citoyens sont obligés de payer sur le marché capitaliste. Au niveau de l’éducation cela se traduit suivant deux indicateurs :
Le premier indicateur concerne la situation chaotique de l’enseignement public. A ce niveau, les reformes se manifestent par des réductions budgétaires, la diminution des œuvres scolaires et universitaires, le gel de construction d’infrastructures ; le gel de recrutement des enseignants, la suppression des bourses (0 % des élèves au secondaire et seulement 6 % des étudiants de l’UPB), la précarisation des conditions de vie et de travail des enseignants et du personnel ATOS. Les reformes se manifestent aussi par l’application des mesures aventuristes (continuum, LMD, etc.) sans réunir un minimum de condition et par l’obligation pour les établissements publics de créer des postes de recettes propres. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre que malgré la gratuité de l’école jusqu’à l’âge de 16 ans annoncée avec pompe, les parents d’élèves doivent payer au niveau du primaire et du secondaire des cotisations APE (de force), les frais de vacations, les frais des examens blancs, les frais de constructions des salles de professeurs, des frais de réparation des tables bancs, etc. Au niveau du supérieure choix a été fait de prendre 15 000 FCFA à des centaines de bacheliers pour passer des tests d’entrée pour certaines filières et de ne retenir qu’un minimum (moins de 100 par filière) et après revenir par des pratiques de corruption pour recruter le même effectif (voir plus) pour soi-disant un complément d’effectifs. Le choix a été fait également de privatiser certaines formations en portant les couts à 500 000 FCFA.
Le deuxième indicateur concerne le développement à une vitesse ahurissante des établissements privés dans tous les ordres d’enseignement. Au secondaire, plus de 81 des établissements de la province du Houet étaient privés en 2015-2016, soit 111 établissements privés contre 25 établissements publics. Pour l’enseignement supérieur, on dénombrait en 2014-2015,09 établissements privés contre 01 établissement dans la ville de Bobo-Dioulasso .L’élément sur la rentrée scolaire du journal télévisé de 200h du 25/09/2016 de la RTB ,illustre parfaitement la consternation des parents d’élèves par rapport au manque de places dans le public et au cout de l’éducation (plus de 80 000 CFA comme frais de scolarité) dans le privé. Des établissements privés ont trouvé des mécanismes pour instituer des frais spéciaux pour le retrait des diplômes, des relevés de notes, etc. Par ailleurs, les travailleurs de ces établissements privés se trouvent dans une situation d’indigence avec de re**rds voire le non payement des heures de cours.
Ces reformes constituent un terreau fertile pour des actes de corruption, de fraude et de détournement en partant de la construction des infrastructures jusqu’à la gestion des fonds collectés, en passant par les recrutements du personnel et des élèves et étudiants. C’est le cas de vente de place entre 40 000 et 50 000 FCFA (sans frais de scolarité) qui a été dénoncée au lycée départemental de Toussiana.C’est le cas également de la lutte des élèves et leurs parents à Houndé pour la suppression des cotisation spéciales (près de 22 millions sur 3 ans ) pour la construction et l’équipement d’une salle informatique ,d’un parking et l’organisation d’une mutuelle de santé (jamais réalisés).A l’université, c’est la défectuosité de certaines infrastructures dès leur première utilisation (cas de la cité universitaire de Belle-ville)
Au niveau de l’UPB, l’application avec zèle des réformes libérales et aventuristes, conduit inexorablement à sa désorganisation. En témoigne, la situation chaotique au niveau des œuvres sociales qui a conduit à une quasi-paralysie des activités académiques de mai à juillet 2016 sans qu’aucune autorité ne soit effarée. Certaines autorités se plaisent de voir les étudiants payer des salles en villes à 15 000 FCFA la semaine pour prendre cours. En réalité, c’est ce que visent les réformes libérales. Que les étudiants et leurs parents paient tout et tout avant d’accéder au savoir. La désorganisation de l’UPB s’illustre aussi par le gel de recrutement d’enseignants. En effet, l’UPB ne comptait que 93 enseignants permanents durant l’année 2014-2015 avec un ratio atteignant 152 étudiants pour un enseignant dans certains établissements, alors que les normes UNESCO indiquent 25 étudiants pour un enseignant. Ces 193 enseignants doivent partager 19 bureaux, soit un bureau pour 10 enseignants. Il apparait clairement que le seul point d’attache entre enseignant et l’université ne peut être que ses enseignants, car aucune condition n’est réunie pour lui permettre de mener une vie universitaire correcte.
Les universités ont la particularité de pouvoir produire leur propre personnel surtout enseignant, ce qui n’est pas le cas pour la majorité des services et entreprises. Le désarroi à l’UPB, est qu’aucun mécanisme n’est mis en place pour produire le personnel enseignant .Pire, les autorités de l’UPB mettent des conditions drastiques pour l’accès à la formation de 3 ème cycle. Il faut débourser au minimum 500 000 FCFA par an pour faire le Master et le Doctorat. Du coup, le système Licence-Master-Doctorat (LMD) devient un système L pour la majorité des étudiants.
Face à la situation actuelle de l’UPB, il ne faut pas se faire d’illusion sur la capacité et la volonté du pouvoir de Rock Marc Christian KABORE à apporter des solutions sérieuses. L’illustration parfaite de cette incurie politique est la promesse du premier ministre Paul Kaba THIEBA lors de sa déclaration de politique générale du 05 février 2016, de construire en 2016 pour l’enseignement supérieur 10 amphithéâtres, 12 bâtiments pédagogiques, 2 bibliothèques, 2 cités universitaires, etc.
La situation actuelle de l’UPB demande par contre plus d’engagement, plus d’actions fortes non seulement de la part des acteurs universitaires mais de l’ensemble de la population parce qu’il s’agit d’une question de la ville de Bobo-Dioulasso et de sa région. Le problème de transport posé par les étudiants, est en réalité un problème de transport urbain dont la ville doit se saisir. Ce problème touche le jeune apprenti mécanicien qui quitte les 24 ou 25 pour venir dans son garage au centre-ville. Il en est de même pour le scolaire qui quitte le cartier Belle-ville à vélo pour aller prendre cours au CEG de Nasso.
C’est pourquoi, le PCRV appelle les élèves, les étudiants, les enseignants, le personnel ATOS, les parents d’élèves et d’étudiants, la classe ouvrière, la paysannerie et la jeunesse populaire à maintenir l’élan révolutionnaire des 30 et 31 octobre 2014 et la flamme de la résistance populaire au coup d’Etat de type fasciste du RSP.
Le Comité de l’Université du PCRV :
-Lance un appel à tous les acteurs de l’UPB à renforcer leurs différents cadres d’organisation et poursuivre leurs luttes pour l’amélioration des conditions de vie, d’étude et de travail ;
-Invite les populations à s’approprier la question de l’éducation à l’UPB, car la situation chaotique actuelle dépasse les capacités des seuls acteurs. La construction d’une université démocratique au service des enfants de notre peuple doit être une revendication de tous.
La plate-forme minimale qui doit faire l’unité de notre action est :
-l’effectivité de l’école gratuite et obligatoire pour tous les enfants jusqu’à l’âge de 16 ans ;
-l’arrêt de la privatisation du secteur de l’éducation ;
-la suspension et l’audit de la gestion des fonds collectés par les APE des établissements ;
-la poursuite des auteurs de détournements et de corruption dans l’administration scolaire et universitaires ;
-la construction d’infrastructures pour tous les ordres d’enseignement ;
-le recrutement et la formation d’enseignants en nombre dans tous les ordres d’enseignement ;
-la prise de mesures adéquates pour arrêter le chevauchement des années à l’université ;
-la mise en place d’un système de transport urbain pour assurer la mobilité des jeunes scolaires, des étudiants et l’ensemble de la population de la ville de Bobo-Dioulasso ;
-la mise en place des œuvres scolaires et universitaires et l’extension des équipements culturels et sportifs pour les travailleurs (transport, santé, logement, loisir, etc.) ;
-la répression du favoritisme dans les recrutements à titre de complément d’effectifs.
Non à la liquidation du système éducatif !
Non à la désorganisation de l’Université !
En avant pour la défense et l’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire à l’Université !
Vive le PCRV, parti de l’action révolutionnaire !
Pain et liberté pour le peuple !
Bobo-Dioulasso, le 1er Octobre 2016
Le Comité de l’Université

03/10/2016



Union Générale des Etudiants Burkinabé (UGEB)
Association Nationale des Etudiants Burkinabé (ANEB)
Section de Bobo-Dioulasso

Bobo-Dioulasso, le 03 octobre 2016

DECLARATION DE RENTREE

En cette rentrée académique 2016-2017 (poursuite de l’année 2015-2016 au moins pour la plupart des étudiants), le Comité Exécutif tient à adresser ses félicitations aux étudiants ayant validé leur année académique et souhaite du courage à ceux qui pour diverses raisons n’ont pas pu valider la leur. Il adresse par la même occasion, ses félicitations et surtout ses encouragements aux nouveaux bacheliers. Cette rentrée 2016-2017 se tient dans un contexte de crise économique et sociale au niveau national où les masses populaires ne sentant aucune volonté du pouvoir en place de résoudre les problèmes auxquels elles sont confrontées, s’organisent mieux et luttent pour de meilleures conditions de vie et d’existence (grèves de la CGT-B au niveau des postes de péages, enseignants du supérieur, des encadreurs pédagogiques, du SYNATIC, du SYNATEL, etc.).
A l’Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB), la rentrée s’effectue dans un contexte de crise académique et sociale sans précédent. En rappel, le contexte social en octobre 2015 était marqué par la fermeture de 03 cités universitaires de la ville de Bobo-Dioulasso réduisant de façon cynique la capacité d’accueil à celle de la cité de 1008 lits et l’augmentation illégale du simple au double du prix du lit au sein de cette cité ; la réduction du nombre de cars de 16 à 08 assurant le transport des étudiants à Nasso ; la suppression de 04 sites de restauration conduisant à une centralisation du restaurant universitaire à la cité 1008 lits à Bobo-Dioulasso. En plus de cela, la plupart des étudiants qui prennent cours à Nasso était mis en congé forcé les vendredi et samedi de chaque semaine du fait du nombre de cars qui passait à 04 ces jours-là. Un tel contexte ne pouvait que contribuer à agrandir le trou déjà béant du re**rd dans le déroulement des enseignements, re**rd provoqué par la mauvaise application du système Licence-Master-Doctorat. C’est conscient d’une telle situation que les étudiants organisés autour de l’ANEB ont mené des luttes multiformes.
Camarades étudiantes, camarades étudiants,
Durant l’année académique 2015-2016, les autorités universitaires à savoir le président de l’UPB Georges Anicet OUEDRAOGO et le directeur régional du CROUB Arouna BARRO ont fait montre de mépris et de provocation vis-à-vis des problèmes auxquels les étudiants étaient confrontés. En effet, pendant que les étudiants vivaient la misère sociale et académique, ces deux autorités désertaient leurs bureaux pour jouer les animateurs politiques à la faveur des élections couplées présidentielles-législatives du 29 novembre 2015 et bien plus! Aussi, la décision d’augmenter au double le prix du lit à la cité 1008 lits relève d’une provocation de la part du directeur du CROUB car aucun texte en vigueur du CENOU, dont le CROUB constitue un démembrement, n’a entériné l’augmentation au double du loyer en cité universitaire. Pire, à partir du 21 avril 2016, l’on assiste à la suspension en fait des oeuvres universitaires (transport et restauration) par le directeur du CROUB de connivence avec le Président de l’UPB en réponse à une grève de faim des résidents de la cité 1008 lits. En effet, c’est sur la réquisition de ce dernier que la gendarmerie est intervenue dans cette cité le 20 avril 2016 au motif fallacieux de séquestration du directeur par les étudiants. Le directeur du CROUB non satisfait de tout cela va pendant les vacances faire convoquer certains étudiants à la brigade de recherche de la gendarmerie de Bobo-Dioulasso par rapport aux évènements du 20 avril 2016. La récente provocation du directeur du CROUB c’est d’avoir publié le 23 septembre 2016 la liste des réadmis et d’être en train de vouloir publier la liste des admis sans passer par la commission d’attribution des lits en cité, laquelle commission est l’instance habilitée à cet effet selon les textes du CENOU. Ainsi, le directeur s’est substitué à la commission pour décider unilatéralement de qui doit être admis ou réadmis en cité.
Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation le sieur Filiga Michel SAWADOGO a quant à lui brillé par son mépris et son insouciance par rapport à la crise qui sévit à l’UPB depuis le 08 octobre 2015. Déjà au premier trimestre de 2015-2016, après plusieurs tentatives de demande d’audience sur la crise sociale à l’UPB auprès du ministre Filiga, c’est finalement son secrétaire général qui sera disponible pour échanger autour de ladite crise. Celui-ci promit de transmettre les revendications des étudiants à son ministre. La suite est connue, pas de réaction du ministre sur la crise à l’UPB. Il restera également sans réaction face à la suspension des oeuvres universitaires avec les évènements du 20 avril 2016. C’est encore les étudiants qui chercheront à le rencontrer à nouveau. C’est alors qu’il promit lors de cette audience de rentrer en contact avec l’administration du CROUB avant de tenir une autre audience avec les étudiants. La suite est également connue, pas d’audience convoquée par le ministre. Il ne réagira pas non plus à la lettre de demande de révocation du directeur du CROUB du 09 mai, au regard de sa gestion chaotique, que lui ont adressé les étudiants. Tout récemment, il prouvera une fois de plus son insouciance vis-à-vis des problèmes auxquels les étudiants sont confrontés. En fait lors du journal de la RTB le vendredi 30 septembre 2016, notamment aux éditions de 13 heures et 20 heures où il était l’invité sur la rentrée universitaire 2016-2017, le ministre Filiga a promis qu’il y aura une rentrée apaisée dans les universités publiques. Il a par la même occasion demandé aux étudiants de faire preuve d’esprit de compréhension pour pouvoir rattraper le re**rd dans
le déroulement des années académiques sans dire en retour ce que lui et son gouvernement proposent pour résoudre les problèmes auxquels les étudiants sont confrontés.
Camarades étudiantes, camarades étudiants,
Qu’en est-il de l’attitude de nos autorités au pouvoir face à la crise que vit l’UPB ? La crise au sein de l’UPB, et même des autres universités publiques du pays, ne semble pas préoccuper les autorités politiques. Sinon comment comprendre qu’une université puisse être paralysée pendant plus de 03 mois sans que des autorités, surtout nouvellement portées au pouvoir, ne cherchent à y remédier ? Du reste pour le parti au pouvoir, la solution à la crise que connaissent les universités publiques s’obtiendra à travers des cadres d’échanges homogènes. A ce titre, on peut citer les universités d’hivernage des élèves et étudiants du MPP, qui avaient l’air d’une colonie de vacances et la rencontre des universitaires et experts associés du MPP tenus respectivement à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou en août 2016. Mais que les étudiants ne se méprennent! Ces cadres d’échanges surtout la rencontre des universitaires et experts associés du MPP, des "intellectuels" qui ont subitement pris goût à la politique, ne vont proposer que de mesures antisociales pour le monde estudiantin. On se rappelle que certains de ces universitaires et experts associés, lors de leur panel du 16 mai 2015, avaient proposé la fermeture des universités publiques pendant 02 à 03 ans, puis leur réouverture avec des mesures telles que l’augmentation des frais d’inscription et la gestion des oeuvres universitaires (cités, transport, restauration) par le privé. Et même si le MPP n’a pas encore rendu public les conclusions de la rencontre de ces universitaires et experts associés, et ce malgré qu’on amorce une rentrée académique, l’on peut déjà se convaincre qu’il ambitionne catastropher la situation déjà chaotique de l’étudiant burkinabé. Ainsi, si le président par intérim du MPP Salifou DIALLO à l’ouverture de la rencontre semblait déplorer l’état de surpeuplement dans nos universités, Jean Marie DIPAMA, universitaire du MPP, lors de la cérémonie de clôture en appelait à une réduction drastique des effectifs d’étudiants dans les universités publiques comme solution au surpeuplement déploré par son président de parti. Et pour preuve, il affirma qu’il préférait qu’on prenne 100 étudiants à l’université et que 60 réussissent, plutôt que de prendre 1000 et que seulement 20 réussissent.
Camarades étudiantes, camarades étudiants,
A l’analyse, les problèmes auxquels nous sommes confrontés sont d’essence politique et se manifestent par un désengagement de plus en plus croissant de l’Etat de l’enseignement supérieur. Il s’agit là de l’application des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) triplement rebaptisés Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD) et Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) imposés par les institutions de Breton Woods (Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International) depuis les années 1990. Pour ces institutions et nos autorités qui appliquent ces programmes, l’éducation notamment l’enseignement supérieur n’est pas une priorité pour amorcer le développement. Les PAS, même s’ils ont connu plusieurs appellations (et ce n’est pas parce que le caméléon change de couleurs qu’il cesse d’être caméléon), que brandissent nos autorités ne peuvent être la panacée aux problèmes que nous vivons. Nous ne pourrons faire améliorer nos conditions de vie et d’étude à l’université qu’en menant la lutte, surtout la lutte organisée. C’est pourquoi, le Comité Exécutif par cette déclaration appelle l’ensemble des étudiants de l’UPB à la mobilisation et à une lutte ferme et intransigeante pour la levée de la suspension des oeuvres sociales et:
 Le rabattement du prix du lit à la cité 1008 lits ;
 L’augmentation des capacités d’accueil en cités universitaire en lien avec les effectifs des étudiants ;
 L’amélioration significative du service de la restauration en qualité et en quantité et sa décentralisation sur tous les sites où les étudiants de l’UPB prennent cours ;
 L’augmentation significative du nombre de cars qui assurent le transport des étudiants à Nasso ;
 La mise en place d’un système de transport urbain et à coût social pour les étudiants prenant cours à Bobo-Dioulasso ;
 La suspension du système LMD en attendant de réunir les conditions de son application ;
 Le recrutement d’enseignants en nombre suffisant ;
 L’augmentation significative des capacités d’accueil par la construction d’amphithéâtres, de salles de cours, travaux dirigés et pratiques, etc ;
 La diversification des offres de formation conformément au plan décennal d’orientation stratégique de l’UPB 2012-2021 ;
 Etc.
Non au mépris et à la provocation des autorités universitaires !
Vive la jeunesse estudiantine en lutte !
Pain et Liberté pour le Peuple !
Le Comité Exécutif

03/10/2016

Cette page a pour but de permettre aux uns et aux autres d'être informés instantanément par l'ANEB

13/08/2016


Edito de ce vendredi 12 août 2016
A LA JEUNESSE COMBATTANTE DU FASO,
SEULE LA LUTTE LIBÈRE…
Le 12 août de chaque année est consacrée à la
journée internationale de la jeunesse. Une
occasion pour nous de revenir sur les
préoccupations des jeunes dans notre pays.
Les gouvernants leurs accordent-ils toute la
place qu’ils méritent ? Pour donner la réponse
qui sied à une telle interrogation, il suffit de
voir de façon générale la situation dans
laquelle se trouvent les jeunes. Et c’est connu
de tous que la priorité du grand nombre reste
la problématique de l’emploi. L’enquête
multisectorielle continue de 2014 réalisé par
l’institut national de la statistique et de la
démographie (INSD) indique que le chômage au
Burkina Faso touche essentiellement la frange
jeune de la population et plus de la moitié
sont sans emploi. Un taux encore plus élevé
chez les jeunes de 15 à 24 ans. Le nombre de
candidats enregistrés aux concours directs de
la Fonction publique, session 2016, est
suffisamment illustratif : près d’un million de
candidats pour moins de 13 000 postes. Ces
chiffres en disent long sur l’inadéquation
entre le système éducatif et l’offre d’emploi
au Burkina Faso. Les jeunes du milieu rural ne
sont pas non plus hors de souci. Combien
sont-ils issus de différentes contrées du pays,
qui traversent chaque année les frontières à
la recherche de mieux être ? Des aventures
qui restent aussi incertaines pour nombre
d’entre eux quand on sait que les
rapatriements vers le Burkina restent
réguliers. Ces dures réalités, assaillent les
jeunes burkinabè et ne font que s’intensifier
d’année en année. Visiblement, les gouvernants
de notre pays n’arrivent pas jusque-là à
apporter de réponses adéquates attendues par
la jeunesse.
Oisive, cette jeunesse de notre pays est plus
active dans les mouvements de revendications
ou de lutte contre l’injustice, l’impunité, la
corruption et pour le changement véritable,
afin d’espérer à une meilleure gouvernance ou
ses attentes pourraient être prises en compte.
C’est évident que la jeunesse dans sa nature
ne supporte ni l’injustice, ni l’impunité encore
moins l’immobilisme dans la mal gouvernance.
Etant donné que seule la lutte libère, il faut
saluer et encourager davantage la combativité
de la jeunesse burkinabè dans l’espoir de
lendemains meilleurs. Toutefois, cette frange
de la population doit comprendre que cet
espoir restera mince, tant que, ce sont les
mêmes personnes que nombreux sont nés
trouvé au-devant des affaires publiques de
notre pays, qui vont continuer à gouverner
et surtout de la même façon que d’antan.
Autrement dit, il est impératif que les
dirigeants actuels adaptent leurs visions aux
aspirations de la jeunesse. Avec les
mouvements populaires intervenus dans
l’histoire récente de notre pays, la capacité de
la jeunesse burkinabè à résister héroïquement
aux vendeurs d’illusions est désormais connue
de tous. C’est donc une étape de franchie
avec l’insurrection de 2014 et la résistance au
putsch de 2015. Assurément, rien n’arrêtera
cette lutte qui reste inachevée, tant que les
jeunes de notre pays n’auront pas les
dirigeants qu’ils méritent et qui les écoutent
fondamentalement. Bonne journée
internationale à cette jeunesse combattante
du Faso.

Adresse

Bobo Dioulasso

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque ODJ / Section du Houet publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager