16/01/2024
L’équivalent d’une carte de banque chaque semaine…
C’est ce que nous ingurgiterions chaque semaine à cause du plastique de nos bouteilles, et des multiples emballages de nos aliments.
Alors bien sûr les lobbyistes de l’industrie pétrolières contestent ces chiffres et avancent les résultats d’une étude universitaire hollandaise plutôt que ceux de l’université australienne, avec des chiffres un peu moins inquiétants. C’est le jeu habituel (comme pour les conséquences du tabac, les microparticules de l’essence ou même la véracité du réchauffement climatique) et avec le sourire, les deux études sont basées sur la population mondiale. Comme quoi les pays pauvres servent au moins à cela : baisser les chiffres de la pollution du plastique dans le corps des occidentaux.
Mais au fond qu’importe que cela soit une carte de banque, une demi carte de banque ou un cinquième de carte de banque chaque semaine. L’industrie agroalimentaire nous fait bouffer du plastique tous les jours!!! Avec les terribles conséquences que cela peut avoir sur notre santé, sur l’augmentation des cancers, les perturbations endocriniennes, les problèmes de développement, et sans doute une série d’autres maladies.
Alors le gouvernement fédéral ? Alors les instances européennes ?
Vous qui nous avez mis en confinement lors de la crise du Covid, pour de bonnes raisons très certainement, mais toutes basées sur la santé de notre population et pour éviter un maximum de morts. Combien de morts faudra-t-il à cause de cette saloperie de plastique pour que vous réagissiez enfin ? Pourquoi pas de grandes mobilisations sanitaires, pourquoi pas de décisions belges et européennes radicales pour forcer l’industrie agroalimentaire à stopper la production de plastiques, et pourquoi pas d’immenses campagnes de sensibilisation de la population ?
Pour rappel, les premiers à avoir introduit les bouteilles en plastique et les cannettes, ce sont Coca-Cola et Pepsi, pour ne plus devoir gérer la récolte et le nettoyage de leurs bouteilles (les microparticules qu’on peut potentiellement retrouver dans une bouteille ce sont des grains de sable ; - ).
Et toute l’industrie a suivi. C’était génial pour les actionnaires : grâce au plastique, ils renvoyaient la question de la gestion de ces nouveaux déchets à la collectivité et aux citoyen.ne.s. Cela faisait des milliards de bénéfices, une diminution de l’emploi dans la gestion et le nettoyage des bouteilles, et l’industrie pétrolières se frottait les mains de ce nouveau marché.
Si on appliquait enfin le principe pollueur – payeur ? Je suis certain que lorsque Coca et les autres recevront leurs premières factures qui intégreront non seulement le coût de gestion, mais également celui des conséquences sanitaires et environnementales, ils feront vite marche arrière.
Pour terminer, un petit clin d’œil à toutes les ONG environnementales et de protections de la nature et des océans. Les campagnes sur les conséquences du plastique pour le règne animal et maritime touchent sans doute un petit pourcentage de la population. Mais si on explique au grand public que le véritable continent de plastique n’est pas forcément en mer, mais bien aussi en nous, peut-être toucherons nous bien plus de monde…
Allez, comme disait l’autre : « Tout va bien ! »
https://www.youtube.com/watch?v=aKMYC5k7S8M