Cinematic club Maison de la poste

Cinematic club Maison de la poste Trois amis cinéphiles vous reçoivent dans leur ciné-club de la Maison de la Poste à Tour&Taxis.

𝐌𝐚𝐫𝐝𝐢 𝟏𝟕 𝐦𝐚𝐫𝐬, 𝟏𝟗𝐡𝟑𝟎 𝐞𝐭 𝟐𝟏𝐡𝟑𝟎, Cinéma Aventure: double programme León Klimovsky. Deux films, deux univers, un seul homme...
15/03/2026

𝐌𝐚𝐫𝐝𝐢 𝟏𝟕 𝐦𝐚𝐫𝐬, 𝟏𝟗𝐡𝟑𝟎 𝐞𝐭 𝟐𝟏𝐡𝟑𝟎, Cinéma Aventure: double programme León Klimovsky. Deux films, deux univers, un seul homme derrière la caméra. Lien billetterie en bio.

Parce que Klimovsky, c’est un cas à part. Pendant quinze ans, il exerce comme dentiste dans une clinique de Buenos Aires. Mais le soir, il écrit des critiques de cinéma et de musique. Il fonde le premier ciné-club argentin en 1929. Il adapte Dostoïevski, Dumas, Ernesto Sabato. Et puis à 65 ans, le producteur Salvadore Romero lui propose de diriger un film de loup-garou avec Paul Naschy. Il dit oui.

Rien dans son parcours ne le prépare à ça. Et c’est exactement pour ça que ça marche. Là où les réalisateurs précédents traitaient Daninsky comme un monstre de série B, Klimovsky l’éclaire comme un personnage de film noir. Dans l’ombre. Avec une mélancolie qui colle à la peau.

Naschy lui reprochera toujours de ne jamais reprendre une scène une deuxième fois. Mais il dira aussi que c’était son réalisateur préféré. Huit films ensemble. Une admiration mêlée de frustration permanente. Les meilleurs Daninsky de la série.

Pour THE WEREWOLF VS THE VAMPIRE WOMAN (19h30), l’argent vient d’Allemagne : coproduction hispano-allemande. Condition du financement, des actrices allemandes au casting. C’est comme ça qu’arrivent Gaby Fuchs et Barbara Capell. La comtesse vampire Wandessa, elle, est jouée par Patty Shepard, Américaine expatriée en Espagne, présence froide et envoûtante, la Barbara Steele espagnole.

Pour I HATE MY BODY (21h30), Klimovsky change complètement de registre. Plus de loup-garou, plus de Daninsky. Un homme dont le cerveau est transplanté dans le corps d’une femme par un médecin n**i, et qui découvre de l’intérieur le sexisme quotidien de l’Espagne franquiste. Le film se déguise en exploitation. Mais le fond est là, et Klimovsky le sait. Dans le rôle principal, Alexandra Bastedo, actrice britannique expatriée en Espagne, que les cinéphiles connaissent pour avoir tourné avec Peter Cushing dans THE GHOUL (1975) de Freddie Francis. Face à lui, Narciso Ibáñez Menta, acteur espagnol émigré en Argentine à l’âge de 7 ans, que Klimovsky connaît depuis Buenos Aires. Une légende du cinéma argentin : c’est lui qui incarne le vengeur de LA BESTIA DEBE MORIR (1952), film noir argentin de référence. Il revient en Espagne dans les années 70 pour une série de films d’horreur, LA SAGA DE LOS DRÁCULA (1973). Deux expatriés qui se retrouvent en Espagne pour faire un film sur l’identité et la survie. Difficile de ne pas y voir autre chose qu’une coïncidence.

Mercredi 18 mars, 19h30, Cinéma Aventure, projection du film A CANDLE FOR THE DEVIL d’Eugenio Martín. Et si vous ne conn...
08/03/2026

Mercredi 18 mars, 19h30, Cinéma Aventure, projection du film A CANDLE FOR THE DEVIL d’Eugenio Martín. Et si vous ne connaissez pas Aurora Bautista, c’est le moment de réparer ça !

Lien billetterie : https://www.cinema-aventure.be/catalogue/movie/?37F58BEC-81C1-38D3-5184-76B676D7F81A

Dans les années 50, cette femme était la plus grande star d’Espagne. Pas une star, LA star. Celle que le régime franquiste adorait, celle dont le visage ornait les affiches de films historiques pompeux financés par la dictature. LOCURA DE AMOR, AGUSTINA DE ARAGÓN, des fresques nationales à la gloire de l’Espagne éternelle, catholique et fière. Aurora Bautista, c’était le visage officiel d’un pays sous cloche.

Sauf que… Son père, républicain, avait été condamné à mort par Franco après la Guerre Civile. Peine commuée, mais quand même. Elle connaissait la violence du régime de l’intérieur, elle en portait la cicatrice. Et elle jouait quand même dans leurs films. Parce qu’on fait avec ce qu’on a. Parce que la survie, ça ressemble à ça.

Vingt ans plus t**d, sa gloire s’est un peu éteinte. Et Eugenio Martín lui propose un rôle dans UNA VELA PARA EL DIABLO (1973). Le rôle d’une aubergiste bigote qui assassine les touristes trop légèrement vêtues au nom du Seigneur. Contre-emploi total. La grande dame du cinéma officiel qui joue un monstre produit par le national-catholicisme, le système même qui l’avait faite reine.

Elle accepte. Et elle est terrifiante.

Mercredi 18 mars, 19h30 au cinéma Aventure
Cycle EXORCISING FRANCO festival Offscreen

07/03/2026

𝟏𝟕 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝐚𝐮 𝐂𝐢𝐧𝐞́𝐦𝐚 𝐀𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞 : 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐟𝐢𝐥𝐦𝐬 𝐝𝐞 𝐋𝐞𝐨́𝐧 𝐊𝐥𝐢𝐦𝐨𝐯𝐬𝐤𝐲, 𝐮𝐧 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐭𝐢𝐠𝐞.

León Klimovsky est aussi un personnage singulier de cette programmation. Né à Buenos Aires en 1906 de parents juifs émigrés de l’Empire russe, dentiste de formation, il fonde le premier ciné-club argentin en 1929 avant de commencer à réaliser dans les années 40. Sa filmographie argentine est celle d’un homme de culture autant que d’un artisan : il adapte Dostoïevski, Dumas, Ernesto Sabato. En 1944, il collabore à une r***e d’intellectuels de gauche argentins. Il s’installe ensuite en Espagne dans les années 50 et c’est là que sa carrière de réalisateur prend une nouvelle direction …

The Werewolf vs. The Vampire Woman (1971)

Klimovsky réalise ici le cinquième film de la saga Waldemar Daninsky, personnage créé par Paul Naschy, de son vrai nom Jacinto Molina, en 1968. Naschy invente, Klimovsky exporte : c’est grâce à cette coproduction ouest-allemande que le loup-garou espagnol obtient sa première vraie visibilité internationale. Les deux hommes formeront un duo prolifique de neuf films, fondé sur une alchimie étrange. Naschy admirait l’efficacité de Klimovsky, mais lui reprochait de ne jamais reprendre une scène une deuxième fois. Un artisan pressé, au sens le plus noble du terme.

Ce loup-garou n’est pas un monstre triomphant. C’est une victime de sa propre malédiction, un être mélancolique qui sait ce qu’il est, sait ce qu’il fait sous la pleine lune, et ne peut pas s’en empêcher. Cette mélancolie le distingue radicalement de ses homologues anglo-saxons. Les deux étudiantes qui réveillent la comtesse vampire Wandesa sont l’Autrichienne Gaby Fuchs et l’Allemande Barbara Capell, dont la présence était une condition du financement ouest-allemand. Quant à la comtesse elle-même, elle est incarnée par Patty Shepard, Américaine expatriée en Espagne, dont la présence froide et envoûtante rappelle Barbara Steele.

I Hate My Body (1974)

Trois ans plus t**d, Klimovsky revient avec un film d’une tout autre nature, longtemps invisible, et qui vient tout juste de refaire surface grâce à une restauration depuis le négatif original signée Mondo Macabro, sortie en janvier 2026.

Le sujet est audacieux pour l’époque : le cerveau d’un ingénieur est transplanté dans le corps d’une femme récemment décédée. Il se réveille dans un corps qu’il ne reconnaît pas, contraint de naviguer dans un monde qui le perçoit désormais comme une femme. Toute la violence sociale que cela implique, le regard des autres, la perte de soi, l’impossibilité de se faire comprendre, est au cœur du film. Ce n’est pas un film de monstres. C’est un film sur ce que c’est d’être prisonnier d’une enveloppe qui n’est pas la sienne, dans une société qui ne vous voit pas tel que vous êtes.

En 1974, en Espagne franquiste, ce sujet n’a pas de nom dans le débat public. Pas de mouvement, pas de visibilité, pas de mots acceptables. Le cinéma de genre est la seule façon de le faire exister à l’écran sans que la censure ne s’en empare. Et pourtant, le film ne se cache pas : il regarde son personnage avec une empathie réelle, sans le ridiculiser, sans en faire un monstre. On pourrait croire que ce sujet est plus facile à traiter aujourd’hui. Mais un film qui poserait ces questions avec cette franchise, sans étiquette, sans discours militant, juste à travers un corps et un regard, c’est peut-être plus rare qu’on ne le croit, même au 21eme siècle.

Dans le rôle principal, Alexandra Bastedo, actrice britannique habituée des coproductions européennes. Face à elle, Narciso Ibáñez Menta, l’un des grands noms du fantastique hispanique, surnommé « l’artisan de la peur », né en Argentine comme Klimovsky, formé sur les scènes de Buenos Aires, émigré en Espagne. Deux hommes venus du même monde, qui se retrouvent ici dans une complicité naturelle.

17 mars · Première double séance · Cinéma Aventure · cycle EXORCISING FRANCO organisé par le festival offscreen

Lien billetterie : https://www.cinema-aventure.be/catalogue/festival/?D384C1CF-56F3-8EED-B65E-B49818985B02

Graphisme : Nitro Company

𝐌𝐚𝐫𝐢𝐛𝐞𝐥 𝐌𝐚𝐫𝐭𝐢́𝐧, 𝐥’𝐢𝐜𝐨̂𝐧𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐟𝐚𝐧𝐭𝐚𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐫 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐠𝐧𝐨𝐥.María Isabel Martín Martínez naît le 1er novembre 1954 à Madri...
06/03/2026

𝐌𝐚𝐫𝐢𝐛𝐞𝐥 𝐌𝐚𝐫𝐭𝐢́𝐧, 𝐥’𝐢𝐜𝐨̂𝐧𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐟𝐚𝐧𝐭𝐚𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐫 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐠𝐧𝐨𝐥.

María Isabel Martín Martínez naît le 1er novembre 1954 à Madrid. Elle a six ans à peine quand elle fait ses premiers pas devant une caméra dans Tres de la Cruz Roja (1961). Deux ans plus t**d, elle est déjà l’une des filles de la célèbre La gran familia (1962), le film de Fernando Palacios qui devient l’un des plus grands succès populaires de l’histoire du cinéma espagnol, une saga familiale qui lui vaut deux suites et une notoriété précoce. Elle grandit littéralement devant le public espagnol, tourne sous la direction de Berlanga, de José María Forqué et d’Ana Mariscal. En parallèle, elle mène une carrière au théâtre dès l’adolescence, notamment dans El sol en el hormiguero (1966), une pièce d’Antonio Gala. Une formation solide, classique, ancrée dans le cinéma populaire et la scène.

Mais c’est sa beauté singulière, fragile, vulnérable, presque inquiète, qui va faire basculer sa trajectoire. À la fin des années 60, un genre nouveau émerge en Espagne dans les interstices de la censure franquiste : le fantaterror, ce cinéma d’horreur gothique et baroque qui apprend à ruser avec le régime pour dire ce qu’il ne peut pas dire autrement. Ce cinéma-là a besoin de visages comme le sien. Des visages qui portent quelque chose d’indéfinissable, une fragilité qui attire le danger. Et c’est précisément ce visage que trois des plus grands cinéastes du genre vont choisir, à trois ans d’intervalle, pour trois films qui forment aujourd’hui un triptyque incontournable de l’histoire du fantaterror.

The House That Screamed (1969)
Narciso Ibáñez Serrador la choisit pour La residencia, le film qui pose les fondations du genre. Elle y joue l’une des pensionnaires d’un internat sadique dirigé par Lilli Palmer, dans un film qui mêle gothique, tension psychologique et violence sourde. Un rôle encore secondaire, mais une présence déjà inoubliable. Le film est un succès international et ouvre la voie à toute une génération de cinéastes espagnols du genre.

12 mars, 19h, cinéma Nova.

The Blood Spattered Bride (1972)
Trois ans plus t**d, Vicente Aranda en fait l’héroïne centrale de La novia ensangrentada. Elle est la mariée du titre, une jeune femme hantée par des rêves de vampirisme lesbien, face à Alexandra Bastedo en comtesse vampire. Librement inspiré de Carmilla de Sheridan Le Fanu, le film est un chef-d’œuvre de l’horreur gothique et érotique, traversé d’une critique féministe du mariage et de la domination masculine. Sa fragilité y devient une arme, sa vulnérabilité une forme de résistance.

14 mars, 19h15, cinematek.

Bell from Hell (1973)
Puis vient La campana del in****no, signé Claudio Guerín. Le sommet. Elle y joue la cousine tourmentée de Renaud Verley dans un film d’une noirceur et d’une cruauté rares, à mi-chemin entre le thriller psychologique et l’horreur gothique. Un rôle complexe, où sa fragilité habituelle se teinte de perversité et d’ambiguïté morale.

23 mars, 19h30, Cinéma Aventure.

Après cette période intense, Maribel Martín s’éloigne progressivement du grand écran pour se consacrer à la télévision, où elle incarne l’une des performances les plus célébrées de sa carrière : le rôle de Jacinta dans l’adaptation de Fortunata y Jacinta (1980) de Mario Camus. Elle réapparaît une dernière fois en 2018 dans un documentaire sur Claudio Guerín, pour témoigner de l’homme et du cinéaste qui l’avait dirigée dans son rôle le plus sombre. Une carrière brève, intense, et d’une cohérence rare.

Les trois films sont à l’affiche du cycle EXORCISING FRANCO, organisé par le offscreen.

(cliquez sur l'image pour la voir au complet)Si vous êtes curieux du cinéma espagnol de genre des années 70, le festival...
03/03/2026

(cliquez sur l'image pour la voir au complet)
Si vous êtes curieux du cinéma espagnol de genre des années 70, le festival Offscreen propose cette année une rétrospective "Clasificación S" dans plusieurs salles bruxelloises. Notamment au Cinéma Aventure, quatre soirées de doubles programmes :

→ 17 mars : The Werewolf vs. The Vampire Woman + I Hate My Body
→ 18 mars : A Candle for the Devil + Satan's Blood
→ 19 mars : Killer of Dolls + Macumba Sexual
→ 23 mars : Bell from Hell + Mad Foxes

Programme complet du cycle : https://www.offscreen.be/en/offscreen-film-festival-2026/exorcising-franco-spanish-genre-cinema-1968-1983

Visuel : Nitro Company

Souvenir : Le Dop avec un flyer Nitro Company ! 🤍La projection du Moine au Fouet ( Der Mönch mit der Peitsche, 1967) Le ...
02/03/2026

Souvenir : Le Dop avec un flyer Nitro Company ! 🤍

La projection du Moine au Fouet
( Der Mönch mit der Peitsche, 1967)
Le film que l'institut Goethe ne voulait pas que vous voyiez …

DOP Massacre aka DJ Saucisse aka le barman de tes rêves dans notre grand blockbuster national Dikkenek soutient notre petit ciné-club et on le remercie beaucoup

𝑺𝒖𝒍𝒇𝒖𝒓𝒆𝒖𝒙. 𝑺𝒂𝒊𝒈𝒏𝒂𝒏𝒕. 𝑺𝒆𝒙𝒚. 𝑺𝒊𝒙 𝒂𝒏𝒏𝒆́𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒐𝒏𝒕 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆́ 𝒍𝒆 𝒄𝒊𝒏𝒆́𝒎𝒂 𝒆𝒔𝒑𝒂𝒈𝒏𝒐𝒍:Il y a eu, dans l'histoire du cinéma espagnol...
02/03/2026

𝑺𝒖𝒍𝒇𝒖𝒓𝒆𝒖𝒙. 𝑺𝒂𝒊𝒈𝒏𝒂𝒏𝒕. 𝑺𝒆𝒙𝒚. 𝑺𝒊𝒙 𝒂𝒏𝒏𝒆́𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒐𝒏𝒕 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆́ 𝒍𝒆 𝒄𝒊𝒏𝒆́𝒎𝒂 𝒆𝒔𝒑𝒂𝒈𝒏𝒐𝒍:
Il y a eu, dans l'histoire du cinéma espagnol, une parenthèse aussi courte que fascinante : la "Clasificación S", de 1977 à 1983. Deux ans après la mort de Franco, la censure s'assouplit mais ne disparaît pas. Elle crée une catégorie à part, un ghetto pour l'horreur, l'érotisme et la critique sociale, tout ce que quarante ans de dictature avaient interdit dans le même sac. Des cinéastes qui avaient appris à ruser avec le régime vont enfin pouvoir lâcher les chevaux. Le résultat est un cinéma de pulsion. Baroque, excessif, parfois fauché mais d'une liberté f***e. Un cinéma qui exorcise quarante ans de silence.

C'est à ce cinéma que le festival offscreen consacre son cycle "Exorcising Franco", une rétrospective exceptionnelle de 31 films. Et c'est avec un immense plaisir que Romain, passé par le Cinematic Club, y prend part avec son Wet Kingdom Film Club pour quatre soirées de doubles séances au Cinéma Aventure.

Plus d'infos très prochainement !

In 1939, after a brutal civil war, General Francisco Franco seized control of Spain. Backed by the military and the Catholic church, he ruled for decades with an iron fist, banning opposition and expunging dissent. But in the early 1960s, an economic downturn forced the fascist regime to partially o...

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