GECC Mettre les entreprises au cœur de l’industrie.

GECC — Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo

Organisation professionnelle dédiée à la structuration, au développement et à l’industrialisation de la filière cinématographique congolaise.

17/10/2026

LES VISAGES DU GECC

SLY MULONGO, CINQUIÈME VICE-PRÉSIDENT

Une équipe, une vision, une ambition industrielle.

Le Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo (GECC) poursuit sa série de présentations consacrée aux femmes et aux hommes qui portent sa vision et œuvrent à la structuration d’une véritable industrie cinématographique en République démocratique du Congo.

Aujourd’hui, nous vous présentons Monsieur SLY MULONGO, Cinquième Vice-Président du GECC, chargé de l’Industrialisation et des Zones Économiques Spéciales.

Au sein du Présidium, sa mission s’inscrit dans un enjeu majeur, créer les conditions nécessaires au développement d’un véritable appareil industriel cinématographique en République démocratique du Congo.

Le développement d’une industrie cinématographique ne repose pas uniquement sur la production des œuvres et l’existence d’entreprises créatives. Il exige également des infrastructures adaptées, des espaces de production structurés, des investissements conséquents et des mécanismes capables de soutenir durablement l’ensemble de la chaîne de valeur.

Dans cette perspective, son domaine de responsabilité consiste à contribuer à la réflexion stratégique sur l’industrialisation du secteur, au développement des Zones Économiques Spéciales dédiées au cinéma et à la mise en place d’un environnement favorable à l’implantation et à la croissance des activités cinématographiques.

Cette vision trouve notamment son expression dans le projet de ZESCC — Zone Économique Spéciale du Cinéma Congolais, conçu comme un instrument structurant de développement, d’investissement et de transformation économique du secteur.

L’ambition est de faire émerger un environnement dans lequel les entreprises cinématographiques congolaises pourront accéder à des infrastructures adaptées, renforcer leurs capacités de production, attirer des investissements et participer à la construction d’une industrie compétitive et durable.

Car un cinéma qui veut devenir une industrie doit dépasser la seule logique de création des œuvres pour se doter d’un véritable écosystème industriel, capable de produire à grande échelle, de générer des emplois, de stimuler les investissements et de créer de la valeur pour l’économie nationale.

À travers cette Vice-Présidence, le GECC réaffirme sa volonté de faire de l’industrialisation un pilier de sa stratégie et des Zones Économiques Spéciales un levier de transformation structurelle du cinéma congolais.

SLY MULONGO : contribuer à bâtir les infrastructures et les espaces économiques qui feront du cinéma congolais une véritable industrie.



QUAND LE CINÉMA INSPIRE, LE PEUPLE SE RÉVEILLE...

17/10/2026

LES VISAGES DU GECC

MICHÉE SUNZU TSHIMANGA KANYINDA, QUATRIÈME VICE-PRÉSIDENT

Une équipe, une vision, une ambition industrielle.

Le Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo (GECC) poursuit sa série de présentations consacrée aux femmes et aux hommes qui portent sa vision et œuvrent à la structuration d’une véritable industrie cinématographique en République démocratique du Congo.

Aujourd’hui, nous vous présentons Monsieur MICHÉE SUNZU TSHIMANGA KANYINDA, Quatrième Vice-Président du GECC, chargé de la Sous-traitance et de l’Accès aux Marchés.

Au sein du Présidium, sa mission s’inscrit dans un enjeu stratégique : faciliter l’intégration des entreprises cinématographiques congolaises dans les circuits économiques, en favorisant leur accès aux marchés et aux opportunités de sous-traitance.

Le développement d’une industrie cinématographique ne repose pas uniquement sur la capacité à créer et à produire des œuvres. Il exige également des entreprises capables de nouer des relations commerciales, de répondre aux besoins des donneurs d’ordres et de s’insérer durablement dans les chaînes de valeur de l’économie nationale.
Dans cette perspective, son domaine de responsabilité consiste à contribuer à l’identification des opportunités de sous-traitance, à la promotion des relations entre les entreprises membres et les donneurs d’ordres, ainsi qu’à la recherche de mécanismes susceptibles de faciliter leur accès aux marchés nationaux et internationaux.

L’ambition est de permettre aux entreprises cinématographiques congolaises de mieux valoriser leurs compétences, de multiplier leurs opportunités commerciales, de développer leurs activités et de participer davantage à la création de richesses et d’emplois en République démocratique du Congo.

Car un cinéma qui veut devenir une industrie doit pouvoir compter sur des entreprises capables non seulement de créer et de produire, mais aussi de décrocher des contrats, de nouer des partenariats économiques et de conquérir de nouveaux marchés.

À travers cette Vice-Présidence, le GECC réaffirme sa volonté de rapprocher les entreprises cinématographiques des opportunités économiques et de faire de l’accès aux marchés un levier concret de croissance et d’industrialisation du cinéma congolais.

MICHÉE SUNZU TSHIMANGA KANYINDA : connecter les entreprises aux marchés pour transformer le potentiel du cinéma congolais en opportunités économiques.



QUAND LE CINÉMA INSPIRE, LE PEUPLE SE RÉVEILLE...

15/10/2026

🎬 LES VISAGES DU GECC

JOE LUKUSA, TROISIÈME VICE-PRÉSIDENT

Une équipe, une vision, une ambition industrielle.

Le Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo (GECC) poursuit sa série de présentations consacrée aux femmes et aux hommes qui portent sa vision et œuvrent à la structuration d’une véritable industrie cinématographique en République démocratique du Congo.

Aujourd’hui, nous vous présentons Monsieur JOE LUKUSA, Troisième Vice-Président du GECC, chargé du Développement et de la Compétitivité des Entreprises.

Au sein du Présidium, sa mission s’inscrit dans un enjeu fondamental : renforcer les entreprises cinématographiques congolaises afin qu’elles deviennent des acteurs économiques solides, structurés et capables de soutenir durablement le développement du secteur.

Le développement d’une industrie cinématographique ne repose pas uniquement sur la créativité. Il exige également des entreprises organisées, des modèles économiques viables, une capacité de production renforcée et un environnement favorable à la croissance.

Dans cette perspective, son domaine de responsabilité consiste à contribuer à l’identification des besoins des entreprises membres, à la recherche de leviers favorisant leur développement et à la promotion de conditions susceptibles d’améliorer leur compétitivité.

L’ambition est de permettre aux entreprises congolaises de mieux se structurer, de développer leurs activités, de renforcer leur capacité à saisir les opportunités du marché et de participer pleinement à la transformation économique du cinéma national.

Car un cinéma qui veut devenir une industrie doit pouvoir compter sur des entreprises capables de produire, d’investir, de créer des emplois et de rivaliser sur les marchés nationaux et internationaux.

À travers cette Vice-Présidence, le GECC réaffirme sa volonté de placer l’entreprise au cœur de sa stratégie d’industrialisation et de faire de la compétitivité du secteur un levier de croissance pour le cinéma congolais.

JOE LUKUSA : contribuer à faire grandir les entreprises pour faire progresser toute une industrie.



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15/10/2026

🎬 LES VISAGES DU GECC

MUALU MUELA, DEUXIÈME VICE-PRÉSIDENT

Une équipe, une vision, une ambition industrielle.

Le Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo (GECC) poursuit sa série de présentations consacrée aux femmes et aux hommes qui portent sa vision et contribuent à la construction d’une véritable industrie cinématographique en République démocratique du Congo.

Aujourd’hui, nous vous présentons Monsieur MUALU MUELA, Deuxième Vice-Président du GECC, chargé de l’Investissement et des Partenariats Public-Privé.

Au sein du Présidium, sa mission s’inscrit dans un enjeu majeur pour l’avenir du cinéma congolais : mobiliser les investissements et favoriser le développement de partenariats capables de soutenir la croissance des entreprises cinématographiques et la réalisation des projets structurants du secteur.

Son domaine de responsabilité porte notamment sur l’identification des opportunités d’investissement, la recherche de partenaires publics et privés ainsi que la contribution à la mise en place de mécanismes de financement adaptés aux ambitions du GECC.

Dans un secteur qui dispose d’un potentiel créatif important, le défi consiste également à créer les conditions permettant de transformer les idées en projets viables, les projets en entreprises solides et les entreprises en véritables acteurs économiques.

C’est dans cette perspective que le GECC entend promouvoir une approche fondée sur la mobilisation des ressources, la coopération entre les secteurs public et privé et le développement de partenariats nationaux et internationaux.

Car l’industrialisation du cinéma congolais ne dépend pas uniquement des talents et des histoires à raconter : elle exige aussi des capitaux, des infrastructures, des partenaires et une vision économique à long terme.

À travers ses cinq Vice-Présidences spécialisées, le GECC entend faire converger les compétences et les initiatives autour d’une ambition commune : structurer, développer et industrialiser le cinéma congolais.

MUALU MUELA : l’investissement et les partenariats au service de l’avenir de notre industrie cinématographique.



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14/10/2026

🎬 LES VISAGES DU GECC

GUETTY LEMBE BINDA, PREMIÈRE VICE-PRÉSIDENTE

Une équipe, une vision, une ambition industrielle.

Le Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo (GECC) poursuit la présentation des femmes et des hommes qui portent sa vision et contribuent à la structuration de l’industrie cinématographique congolaise.

Aujourd’hui, nous vous présentons Madame Guetty LEMBE BINDA, Première Vice-Présidente du GECC, chargée de l’Intégration économique et institutionnelle.

Dans l’exercice de ses fonctions, elle contribue à renforcer l’intégration des entreprises membres du GECC dans l’écosystème économique et institutionnel national. Son rôle consiste notamment à favoriser les passerelles entre les entreprises du secteur cinématographique, les institutions publiques et les acteurs privés, afin de mieux identifier les opportunités, faciliter les collaborations et contribuer à l’amélioration de l’environnement dans lequel évoluent les entreprises du cinéma congolais.

Cette mission revêt une importance particulière dans un secteur où le développement des entreprises dépend aussi de leur capacité à accéder aux réseaux institutionnels, à nouer des partenariats et à prendre pleinement leur place dans l’économie nationale.

À travers cette responsabilité, le GECC entend renforcer les liens entre les entreprises cinématographiques et leur environnement économique, tout en contribuant à bâtir les conditions nécessaires à une industrie plus structurée, compétitive et durable.

Car industrialiser le cinéma congolais, c’est aussi mieux intégrer ses entreprises dans les circuits économiques et institutionnels qui peuvent soutenir leur croissance.

Bienvenue dans cette série consacrée aux femmes et aux hommes qui portent les responsabilités du GECC et œuvrent, chacun dans son domaine, à la réalisation d’une ambition commune.



QUAND LE CINÉMA INSPIRE, LE PEUPLE SE RÉVEILLE...

13/10/2026

LES VISAGES DU GECC |

MICHEL KABEYA KALALA, PRÉSIDENT-ADMINISTRATEUR

À la tête du GECC, une responsabilité : structurer les forces du cinéma congolais pour bâtir une véritable industrie.

Le Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo (GECC) inaugure sa série de présentations consacrée aux femmes et aux hommes qui portent sa vision, conduisent ses orientations stratégiques et contribuent à son développement.

Nous commençons par Michel Kabeya Kalala, Président-Administrateur du GECC.

À ce titre, il assure la direction administrative du Groupement, sa représentation légale ainsi que la coordination stratégique de ses activités. Il veille à la cohérence des orientations du GECC et à la mobilisation de ses membres autour d’un objectif commun : faire évoluer le cinéma congolais vers une industrie organisée, compétitive et créatrice de valeur.

Cette responsabilité s’inscrit dans une ambition plus large : fédérer les entreprises du secteur, favoriser les investissements, renforcer les capacités de production et contribuer à l’émergence d’infrastructures capables de soutenir durablement la création cinématographique en République démocratique du Congo.

Au-delà de la gouvernance, l’enjeu est de construire un environnement dans lequel les talents peuvent s’exprimer, les entreprises se développer, les productions se multiplier et les œuvres congolaises trouver leur place sur les marchés nationaux et internationaux.

C’est dans cette perspective que le GECC entend poursuivre son engagement en faveur de la structuration, de la connexion des acteurs, de l’investissement et de l’industrialisation du secteur.

Une vision commune, des responsabilités complémentaires et une même ambition : faire du cinéma congolais une véritable force économique, culturelle et stratégique.



QUAND LE CINÉMA INSPIRE, LE PEUPLE SE RÉVEILLE...

11/10/2026

CONVOCATION DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU GECC POUR LE VENDREDI 16 OCTOBRE PROCHAIN.

LES CHOSES SÉRIEUSES COMMENCENT.

Dans les coulisses du Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo, une nouvelle étape se prépare.

Trente entreprises ont rejoint une ambition commune, celle de contribuer à la construction d’une véritable industrie cinématographique en République démocratique du Congo.

Le vendredi 16 octobre 2026, leurs représentants sont attendus pour la première Assemblée générale du GECC, convoquée par son Président Monsieur Michel KABEYA KALALA. Ils rencontreront le Présidium pour ouvrir une nouvelle phase de travail collectif.

Au programme : définir les priorités, préparer la fin de l’année 2026 et tracer les premières orientations pour 2027, notamment autour de deux projets structurants, la Zone Économique Spéciale du Cinéma Congolais (ZESCC) et la Manufacture du Film.

Les grandes ambitions doivent maintenant se traduire en orientations, en décisions et en étapes concrètes.

Ce qui se définira le 16 octobre prochain entre le PRÉSIDIUM et les représentants des entreprises membres du GEEC, pourrait contribuer à redessiner l’avenir du secteur cinématographique congolais.

Les entreprises sont réunies. Le prochain chapitre se prépare.

📍 Lieu : Siège du GECC, Espace culturel VIK, n° 1, avenue Mont des Arts, quartier Golf, commune de la Gombe, Kinshasa.

🎬 GECC — STRUCTURER • CONNECTER • INVESTIR • INDUSTRIALISER

Quand le cinéma inspire, un peuple se réveille.

10/10/2026

🎬 OSCARS 2027 : POURQUOI LA RDC A-T-ELLE MISÉ SUR RUMBA ROYALE ? LES EXPLICATIONS DU PRÉSIDENT DE LA COMMISSION

INTERVIEW EXCLUSIVE — MICHEL KABEYA KALALA, PRÉSIDENT DE LA DRC FILM COMMISSION

Pourquoi la République démocratique du Congo a-t-elle choisi Rumba Royale pour la représenter aux Oscars 2027 ? Était-il préférable de présenter un film imparfait ou de renoncer à toute participation ? Qu'est-ce qui a convaincu les membres de la Commission ? Et que révèle cette sélection sur l'état de notre industrie cinématographique ?

Dans cet entretien exclusif accordé à l'équipe de communication du GECC — Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo, Michel Kabeya Kalala, président de la DRC Film Commission, revient sur les considérations qui ont conduit au choix de Rumba Royale.

Entre exigences de l'Académie, appréciation artistique, patrimoine culturel et défis structurels du cinéma congolais, il explique pourquoi cette sélection représente davantage qu'une simple décision de circonstance.

GECC : Monsieur le Président, pourquoi avoir choisi Rumba Royale ? Qu'est-ce qui a véritablement motivé cette décision ?

Michel Kabeya Kalala :

Pour comprendre notre choix, il faut d'abord comprendre notre responsabilité.

Nous ne devions pas simplement désigner un film parce qu'il fallait absolument que la RDC soit présente aux Oscars. Nous avions la possibilité de ne soumettre aucune œuvre si les conditions n'étaient pas réunies.

Mais au terme du processus du premier examen des films dont la candidature a été soumise à la commission, Rumba Royale s'est distingué comme le seul film qui répondait à l'ensemble des critères exigé par l'Académie des Oscars pour être éligible.

Nous avons donc examiné le film avec sérieux, en tenant compte des exigences applicables, la qualité artistique, l'identité et la capacité à représenter notre pays. Mais il y avait également quelque chose de plus. Le film Rumba Royale possédait des éléments de séduction qui ont retenu l'attention des membres de la Commission.

Chacun des membres de la commission a pu être sensible à certains aspects de l'œuvre. Pour ma part, j'ai été particulièrement attentif à la force de son scénario, à son originalité et à la portée de son histoire.

Nous n'avons pas choisi ce film parce qu'il était parfait. Nous avons choisi une œuvre qui, malgré ses imperfections, possédait quelque chose de suffisamment fort et de singulier pour être défendue.

GECC : Vous reconnaissez donc que le film présente certaines limites. Pourquoi ne pas avoir renoncé à la participation de la RDC ?

Michel Kabeya Kalala :

Parce qu'il faut distinguer deux choses : les imperfections d'une œuvre et sa capacité à représenter quelque chose d'important pour notre pays.

Oui, Rumba Royale peut susciter des discussions sur certains aspects de son rythme, de l'interprétation, du traitement sonore ou de la crédibilité de certains décors extérieurs.

Il ne servirait à rien de prétendre que ces questions n'existent pas. Au contraire, elles doivent nourrir notre réflexion sur la qualité de nos productions.

Mais un film ne se résume pas à une liste de défauts. Il faut aussi considérer ce qu'il raconte, la manière dont il le raconte et la singularité de sa proposition.

Durant nos délibérations, nous étions conscients que nous n'étions pas obligés d'envoyer un film. Pourtant, nous avions devant nous une œuvre qui avait passé les critères requis et qui présentait des arguments culturels et artistiques réels.

La question devenait alors simple : fallait-il renoncer à toute représentation alors que nous disposions d'un film capable de porter une histoire authentiquement congolaise ?

Nous avons estimé qu'il y avait quelque chose à défendre. Une pépite n'est pas nécessairement une œuvre sans défaut. C'est aussi une œuvre qui possède une valeur particulière et un potentiel qu'il faut savoir reconnaître.

Notre responsabilité était de prendre une décision réfléchie et de l'assumer.

GECC : Qu'est-ce que Rumba Royale possède de si particulier pour avoir convaincu les membres de la Commission ?

Michel Kabeya Kalala :

Sa première force réside dans son histoire.

Le film nous ramène à Léopoldville, en 1959, à la veille de l'indépendance. Il s'inscrit donc dans une période déterminante de notre histoire, marquée par les aspirations d'un peuple, les transformations de la société et les événements qui précèdent la naissance de notre nation indépendante.

Il y a ensuite la rumba.

Cette musique fait partie de notre mémoire collective. Elle a accompagné des générations, traversé les frontières et contribué au rayonnement culturel du Congo.

Dans Rumba Royale, elle occupe une place centrale dans l'univers du récit. Elle ne constitue pas simplement un accompagnement musical, elle participe à l'identité même de l'œuvre.

Cette rencontre entre une période historique importante, une histoire racontée à travers le cinéma et un patrimoine musical profondément congolais donne au film une personnalité particulière.

Nous avons là un film qui parle du Congo, de son histoire et de sa culture, tout en offrant au public international une porte d'entrée vers un univers qui mérite d'être davantage connu.

C'est un élément essentiel de son potentiel.

GECC : La présence de Fally Ipupa peut-elle également contribuer au rayonnement du film ?

Michel Kabeya Kalala :

La notoriété d'un interprète ne peut pas, à elle seule, justifier le choix d'un film. L'appréciation artistique doit toujours rester au centre de notre réflexion.

Cependant, nous ne pouvons pas non plus ignorer la capacité d'une personnalité connue à attirer l'attention sur une œuvre.

Fally Ipupa dispose d'une visibilité importante, en RDC et à l'international. Cette notoriété peut contribuer à susciter la curiosité autour du film et à toucher des publics qui ne suivent pas nécessairement le cinéma congolais.

Mais attirer l'attention ne suffit pas. Il faut ensuite que l'histoire donne envie de découvrir l'œuvre.

La notoriété peut ouvrir une porte. C'est au film de donner aux spectateurs une raison de rester.

L'essentiel est donc de faire connaître Rumba Royale pour ce qu'il raconte et pour l'expérience cinématographique qu'il propose.

GECC : La RDC sera confrontée à d'autres films africains et internationaux. Que peut réellement apporter cette participation aux Oscars ?

Michel Kabeya Kalala :

Nous devons être lucides : la compétition sera exigeante. D'autres pays présenteront des œuvres fortes, et nous ne pouvons préjuger ni du résultat ni du parcours que suivra notre film.

La sélection de Rumba Royale ne signifie pas qu'il est déjà nommé aux Oscars. Elle constitue une étape dans un processus dont la suite dépend des règles et des décisions de l'Académie.

Mais cette participation possède une valeur qui dépasse le résultat final.

Elle peut donner davantage de visibilité au film, à ses créateurs, à notre patrimoine et à notre cinéma. Elle peut susciter l'intérêt de nouveaux publics et contribuer à faire connaître une partie de notre histoire.

Elle nous permet également de nous confronter aux exigences d'une compétition internationale et de mieux comprendre les efforts à fournir pour renforcer nos prochaines candidatures.

Nous devons toutefois éviter de considérer les Oscars comme une fin en soi.

Le véritable enjeu n'est pas seulement d'être présents une année. C'est de construire les conditions qui permettront au cinéma congolais de présenter, année après année, davantage d'œuvres solides et capables de défendre leur place sur la scène internationale.

Et c'est précisément là que notre réflexion doit aller plus loin que le seul choix d'un film.

GECC : Le fait que si peu de films aient satisfait aux exigences de la sélection ne révèle-t-il pas un problème plus profond dans notre cinéma ?

Michel Kabeya Kalala :

C'est une question fondamentale.

Lorsqu'un pays dispose de peu d'œuvres capables de répondre aux exigences d'une compétition internationale, il doit naturellement examiner la qualité de ses films. Mais il doit également s'interroger sur les conditions dans lesquelles ils sont développés, financés, produits et distribués.

Un film ne repose pas uniquement sur le talent d'un réalisateur, d'un scénariste ou d'un acteur.

Il faut des financements, des équipements, des studios, des techniciens qualifiés, des sociétés de production structurées, des services de postproduction et des circuits de distribution.

Il faut également un environnement dans lequel les entreprises peuvent investir, travailler ensemble, développer leurs compétences et assurer la continuité de leurs activités.

Lorsque ces éléments sont insuffisants ou fragmentés, les professionnels doivent souvent composer avec des contraintes qui peuvent limiter leurs ambitions.

Cela ne signifie pas que le manque d'infrastructures explique toutes les faiblesses de nos films. La qualité dépend aussi de la préparation des projets, des choix artistiques et de l'exigence professionnelle.

Mais nous devons reconnaître une réalité :

Nous ne pouvons pas exiger durablement des résultats industriels si nous ne construisons pas les conditions qui permettent de les obtenir.

Nous devons sortir d'une logique dans laquelle chaque production doit surmonter seule les mêmes difficultés pour aller vers un environnement qui facilite la création, la production et le développement des entreprises.

C'est une transformation structurelle dont le cinéma congolais a besoin.

GECC : C'est précisément ce que le GECC veut apporter avec la ZESCC et la Manufacture du Film ?

Michel Kabeya Kalala :

Exactement. Le GECC — Groupement des Entreprises Cinématographiques du Congo — est né de cette conviction : pour développer une véritable industrie, nous devons mieux connecter les entreprises de la filière et construire les conditions économiques et techniques qui leur permettront de produire davantage et dans de meilleures conditions.

Notre ambition n'est pas d'ajouter une structure de plus à celles qui existent déjà, ni de nous substituer aux professionnels, aux producteurs ou aux autres organisations du secteur.

Notre ambition est d'apporter des réponses à des besoins structurels que notre cinéma ne parvient pas encore à satisfaire suffisamment.

C'est dans cette logique que nous portons deux projets complémentaires.

Le premier est la ZESCC — Zone Économique Spéciale du Cinéma Congolais.

Il s'agit de concevoir un territoire économique réunissant les infrastructures, les entreprises, les compétences et les services nécessaires au développement du cinéma et de l'audiovisuel.

L'objectif ne consiste pas simplement à construire quelques studios. Il s'agit de créer un environnement où les sociétés de production pourront trouver des équipements, des techniciens, des services spécialisés, des capacités de postproduction et des partenaires économiques, dans un système mieux organisé.

Le second projet est la Manufacture du Film, une initiative complémentaire orientée vers le développement de nos capacités de production.

L'ambition est d'engager une montée en puissance progressive de la production cinématographique congolaise sur un horizon d'environ sept à dix ans, avec l'objectif de faire de la RDC un territoire capable de produire davantage de films et d'accueillir plus de tournages nationaux et étrangers.

Ces deux projets répondent à des besoins différents mais complémentaires : la ZESCC vise à structurer un environnement économique pour l'industrie, tandis que la Manufacture du Film doit contribuer à renforcer notre capacité à produire à plus grande échelle.

Bien entendu, leur réalisation nécessite des investissements, des partenaires, des études et une mise en œuvre progressive.

Mais la vision est claire : nous voulons que les professionnels ne soient plus obligés de lutter seuls contre les mêmes contraintes à chaque nouveau projet.

Le GECC veut contribuer à construire le système qui permettra aux entreprises de travailler, aux talents de progresser et aux productions de se développer.

GECC : Si ces projets aboutissent, qu'est-ce qui pourrait changer pour les prochaines candidatures de la RDC aux Oscars ?

Michel Kabeya Kalala :

Nous pourrions progressivement élargir le nombre de possibilités offertes à nos futures commissions de sélection.

Imaginez une RDC où davantage de sociétés de production disposent de moyens adaptés, où les projets sont mieux préparés, où les techniciens ont accès à des équipements professionnels et où la postproduction, la distribution et la promotion sont pensées dès le développement des œuvres.

Nous pourrions alors disposer d'un nombre plus important de films susceptibles de satisfaire aux exigences des grandes compétitions internationales.

Nous ne devons pas construire une industrie uniquement pour participer aux Oscars. Nous devons la construire pour produire régulièrement des films, créer des emplois, développer des entreprises et conquérir des marchés.

Les Oscars constituent une vitrine possible. L'industrie, elle, doit vivre toute l'année.

Nous voulons qu'un jour, le choix de la RDC ne soit plus limité par le manque d'options, mais qu'il résulte d'une véritable confrontation entre plusieurs œuvres solides, admissibles et capables de défendre notre cinéma.

Ce serait un progrès considérable : pour les créateurs, pour les producteurs, pour les entreprises et pour le pays.

GECC : Un dernier mot sur Rumba Royale et sur l'avenir du cinéma congolais ?

Michel Kabeya Kalala :

Je souhaite que le public découvre Rumba Royale avec curiosité et exigence. Qu'il s'intéresse à son histoire, à sa musique, à son époque et à ce qu'il révèle de notre patrimoine.

Nous ne devons ni sacraliser nos œuvres parce qu'elles sont congolaises, ni les condamner parce qu'elles ne sont pas parfaites. Nous devons apprendre à les apprécier, à les critiquer et à les faire progresser.

Mais cette sélection doit également nous inviter à regarder au-delà du film lui-même.

Elle nous rappelle que nous avons des histoires à raconter, des talents à développer et un patrimoine à faire connaître. Elle nous rappelle aussi que cette richesse doit pouvoir s'appuyer sur des entreprises solides, des infrastructures adaptées, des financements et un véritable environnement de production.

C'est précisément le sens de la démarche portée par le GECC.

À travers la ZESCC et la Manufacture du Film, nous voulons contribuer à créer les conditions d'une industrie capable de produire davantage, de retenir plus de valeur en RDC et d'attirer des productions internationales.

Nous devons préparer un avenir dans lequel les jeunes pourront construire leur carrière ici, où les entreprises pourront se développer et où les histoires congolaises pourront atteindre des publics toujours plus nombreux.

Aujourd'hui, Rumba Royale porte les couleurs de la RDC dans la course aux Oscars. Demain, nous devons faire en sorte que notre pays dispose de toutes les capacités nécessaires pour produire davantage d'œuvres fortes et les défendre sur la scène internationale.

La sélection de Rumba Royale est une décision pour aujourd'hui.

La construction de notre industrie cinématographique est une responsabilité pour demain. Et c'est cette responsabilité que nous devons désormais porter collectivement.

GECC — GROUPEMENT DES ENTREPRISES CINÉMATOGRAPHIQUES DU CONGO

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