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Critique de film : KRAKENDe : Pål ØieAnnée : 2025Genre : FantastiquePays : NorvègeAvant d'être une plateforme d'échange ...
09/04/2026

Critique de film : KRAKEN
De : Pål Øie
Année : 2025
Genre : Fantastique
Pays : Norvège

Avant d'être une plateforme d'échange de cryptomonaies, le Kraken était une créature mythologique issue des légendes scandinaves.
Ce monstre marin tentaculaire, situé quelque part entre le Chtulhu de Lovecraft et le calmar géant de Jules Vernes, dont les premières évocations dans la littérature datent du XIIIe siècle, a connu bien des adaptations et des déclinaisons dans la pop culture, avant de revenir sur ses terres d'origine, en Norvège, dans cette petite serie B fantastique qui ne paye pas de mine, mais qui vaut toutefois le coup d'œil.

Nous suivons donc une scientifique envoyée en mission dans un fjord, pour effectuer des contrôles dans un élevage de saumons. Sur place, en plus d'être confrontée à des retrouvailles tendues avec son ex, qui n'est autre que l'ingénieur en charge de l'installation, elle va faire une stupéfiante découverte sous-marine qui va menacer la population.
Peu de suspens, même si le déroulé du film est plutôt bien rythmé, on comprend dès la scène d'intro, à base d'images d'archives d'une mysterieuse apparition d'une créature gigantesque, vers où, et comment, va evoluer la narration.

Analogue à la plupart des films de montres géants, le film s'efforce le plus possible de reculer l'apparition de sa créature, dans un soucis technique dans un premier temps, ce qui évite des CGI dégueulasses qui décrédibiliseraient toute la suite de l'histoire et aussi le suspens. Mais aussi dans une optique de faire monter la tension crescendo, les scènes d’action sont d'abord en hors champ, avant que la menace ne se précise, pour aboutir à une révélation finale du titanesque monstre tentaculaire, et de ce côté là, c'est quand même une réussite. L'intrigue se dévoile à mesure que la brume se dissipe pour laisser entrevoir les tentacules visqueuses du monstre.

Sublimée par les décors somptueux des fjords norvégiens, la photographie du film est elle aussi très belle, et rend directement hommage à ces terres sauvages soumises hélas de plus en plus, à l'activité humaine. Le propos du film est d'ailleurs en faveur de l'écologie et contre la surexploitation et la mondialisation, mais on reste néanmoins en surface, la critique n'est pas assez appuyée comme avait pu le faire l'excellent SEA FEVER, et son calmar géant bioluminescent. C'est à peu de chose près le même film que KRAKEN, mais en mieux.

Car KRAKEN malgré toutes cette bonne volonté, souffre toutefois de pas mal de lacunes, à commencer par une narration classique avec son dénouement attendu. Peu de surprises, comme je le disais précédemment, ça reste assez conventionnel dans le genre film de monstre marin.
Le métrage est surtout plombé par sa direction d'acteurs et ses dialogues laborieux, aucune émotion ne se fait ressentir malgré les enjeux et les liens qui unissent les personnages.
Dans un microcosme avec ses règles établies, où tout le monde se côtoie, on est en droit d'en attendre plus dans l'intensité des relations, pour le coup on est plus sur du "oh mince, mon mari s'est fait dévorer quel dommage, la vie continue", sans trop caricaturer.

Pour conclure avec KRAKEN, nous avons ici une énième adaptation de ce mythe, mais réalisée dans sa terre natale par un cinéaste du cru. Un gage d'authenticité, qui hélas ne masque évidemment pas les lacunes narratives et les fausses notes de casting et de direction d’acteur.
C'est quand même bien dommage car la partie fantastique est très satisfaisante, si les sous-intrigues ne sont pas assez, pas du tout même, développées, on a droit à notre lot de scènes spectaculaires et la tension est bien présente. Mention spéciale à ces petits parasites très agressifs qui rappellent fortement les facehuggers d'ALIEN, cette version imaginée du monstre Kraken quand à elle est une réussite, ça tombe bien on vient voir le film pour cette raison.

Ma note : 5/10

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Critique de film : LEVITICUSDe : Adrian ChiarellaAnnée : 2026Genre : Épouvante-Horreur/DramePays : AustralieCes dernière...
09/01/2026

Critique de film : LEVITICUS
De : Adrian Chiarella
Année : 2026
Genre : Épouvante-Horreur/Drame
Pays : Australie

Ces dernières années, l’Australie a été un véritable vivier de talents émergeants dans le cinéma d’horreur, on l’a vu avec les succès de Sean Byrne (THE LOVED ONES, THE DEVIL’S CANDY, DANGEROUS ANIMALS), ou encore avec les frères Philippou (LA MAIN, SUBSTITUTION).
Cette fois-ci, c’est un réalisateur issu du court-métrage qui se lance dans son premier format long, après l'avoir égréné dans les festivals. Et s’il a reçu un accueil plutôt chaleureux de la critique, en ce qui concerne le public, c’est plus mitigé, avec des avis négatifs qui flirtent dangereusement avec les propos homophobes, et qui semblent faire ressortir ce que le film dénonce.

Car LEVITICUS est un drame horrifique contant une histoire d’amour contrariée entre deux jeunes hommes post-ado, qui vont être touchés par une "malédiction" connue de la communauté religieuse pieuse à laquelle leur entourage appartient.
Une mystérieuse entité prend en effet l’apparence de la personne qu’ils aiment, lorsqu’ils éprouvent du désir l'un pour l'autre.
Un film d’elevated horror donc, qui pompe grandement son concept à IT FOLLOWS, pour le transposer au mœurs hermétiques de la bien-pensance catholique. Comprenez, l’homosexualité est une malédiction qui se soigne par un exorcisme. Ou pas.

Et là est toute la complexité du film à exister et à se faire un nom, ses détracteurs le catégorisant de sous-IT FOLLOWS LGBTQ+. À juste titre je le déplore, mais LEVITICUS est neanmoins bien plus qu'une simple copie. Porté par un duo d'acteur qui endossent à eux deux seuls toute la tension et la dramaturgie du film, il a le mérite de proposer une trame narrative qui sait brouiller les pistes et instaurer le doute, aussi bien chez le spectateur que chez les protagonistes.
En parlant des personnages, on retrouve un visage connu du cinéma australien, en la personne de Joe Bird, qu'on avait vu dans LA MAIN, qui campe encore une fois ici le rôle principal avec brio, hollywood n'est plus très loin.

Pour le contenu, LEVITICUS mise plus sur son atmosphère pesante que sur le spectaculaire.
Une ambiance lourde et anxiogène ressort naturellement, par des scènes de course-poursuite et/ou d'affrontement où la mise en scène sait jouer avec nos nerfs, sans pour autant basculer dans le jumpscare facile. Les hors-champs sont plutôt habiles pour amener une tension, appuyée par une émotivité à fleur de peau des protagonistes, en plus des non-dits des personnes de leur communauté.

Mais au delà du film fantastique, il y a un drame humain. Celui d'une idylle, brève mais intense, dans une communauté qui n'accepte pas de tels mœurs. Et le film va sans cesse s'aider du contexte horrifique, pour jouer sur l'amour impossible mais réel, entre deux personnages qui ne partagent pas la même vision sur la façon de faire fonctionner leur relation. Plus ils sont proches, plus la menace est présente, l'un désirant donc affronter cette menace unis, à deux, l'autre pensant qu'il est préférable de s'éloigner le plus possible l'un de l'autre. Une belle métaphore de l'amour impossible.

En conclusion, pour son premier film, le réalisateur australien Adrian Chiarella, propose une elevated horror au concept déjà vu, décidément cette comparaison avec IT FOLLOWS lui collera toujours à la peau.
Même si dans le contenu fantastique on pourra déplorer un manque de consistance malgré de belles tentatives et un suspens au rendez-vous, l'intensité est plus présente dans la partie dramatique du film, là où la camera aime faire durer les moments intimes interdits, je pense entre autre à la scène du bus.
On peut quand même parler de réussite, on accroche à cette histoire qui brise les tabous et s'amuse à distordre les codes du film de possession.
Sortie en salles le 07 octobre...

Ma note : 6/10

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Critique de film : FACES OF DEATHDe : Daniel GoldhaberAnnée : 2026Genre : Slasher/HorreurPays : États-UnisVers la fin de...
08/29/2026

Critique de film : FACES OF DEATH
De : Daniel Goldhaber
Année : 2026
Genre : Slasher/Horreur
Pays : États-Unis

Vers la fin des années 70, un faux documentaire intitulé FACES OF DEATH (ou Face À La Mort dans sa version française), choqua le public et la critique par sa mise en scène de morts par accident, su***de ou agression, d’animaux et d’humains, dans des conditions cruelles parfois extrêmes. Ce film, longtemps réputé maudit, a plus fait parler de lui par sa légende, on est alors en pleine période de censure et les vidéos "nasty" deviennent aussi populaires que difficiles à se procurer, que pour ses qualités intrinsèques.
Avec le recul, cette mise en scène du macabre, évoquant forcément les s***f movies bien avant l’heure, a définitivement mal vieilli, et n’a plus aujourd'hui cet impact, noyé dans la masse des horreurs du quotidien facilement accessibles sur n’importe quel média. Mais à l'époque, on était moins accoutumés à cette violence gratuite, et le film traînait sa petite aura de film maudit interdit, avant de donner plusieures suites toutes aussi médiocres.

Alors quand en 2026, arrive un reboot/remake/hommage que sais-je ? à ce film culte, c’est avec énormément d’appréhension que je me suis tenté au visionnage, et même si la démarche est discutable, je dois avouer que je n’ai pas passé un si mauvais moment.
FACES OF DEATH cru 2026, raconte donc l’histoire d’une jeune femme qui, suite à un accident tragique filmé en direct et devenu viral à l’heure du tout numérique, s’engage dans une société de modération de contenu vidéo sur le Web.
Elle va alors tomber sur une série de mises à mort macabres, recréant les scènes d’un film maudit, je vous le donne en mille : FACES Of DEATH, l’original.

Une excellente idée déjà de faire un film méta rendant hommage au matériel d’origine, le tueur psychopathe, met en scène les mêmes meurtres que ceux qu’il a vus dans FACES OF DEATH, tel un copycat, on peut y retrouver une certaine analogie avec le tordu THE HUMAN CENTIPEDE 2, en plus accessible bien sûr.
L’autre très bonne idée dans le scénario, est d’adapter la thématique au contexte contemporain, plus de VHS qui circule en sous mains, ou bien dénichée dans un obscur vidéo-club, ici, les vidéos choquantes sont disponibles instantanément grâce aux outils et au réseaux sociaux d’aujourd'hui, ce qui permet d’introduire une petite satire sur le voyeurisme et la recherche de sensationnel. À ce propos, les petits rôles qui gravitent autour de l’héroïne (collègues, collocataire) sont autant de sujets d’étude sur notre rapport au voyeurisme.
Niveau personnages c’est très intéressant et absolument dans l’ère du temps, mention à la principale protagoniste, qui physiquement sort des standards hollywoodiens, c’est pas nouveau, mais ça fait un bien fou.

Voilà le décors planté, maintenant, ça donne quoi concrètement lorsque l’on parle de cinéma d’horreur ?
Bah sincèrement, rien de plus qu’un slasher très convenu, avec son antagoniste masqué, et des scènes de mise à mort qui mettent le paquet sur la cruauté et la sauvagerie. Rien de bien original non plus dans la forme, le script suit une ligne narrative bien précise pour aboutir à un final des plus classique.
On saluera tout de même le travail remarquable sur la photographie, petit hommage à Dario Argento et aux giallos, surtout dans la seconde partie du film.
C’est chouette, ça remet un classique de l’horreur au goût du jour, mais l’ensemble paraît plat, quelconque. En somme, on est loin de tenir le slasher de l’année.

FACES OF DEATH n’est pas le reboot malhonnête auquel on aurait pu s’attendre.
S’il recycle le concept éculé de s***f movie, qui a quelque peu perdu de son intérêt auprès du public depuis THE POUGHKEEPSIE TAPES, autrement plus génial, il digère ses nombreuses influences pour ressortir une œuvre visuellement aboutie et qui tient la route quand on parle de slasher pûr.
La comparaison avec le FACES OF DEATH de 1978 ne paraît pas indispensable, étant donné qu'on est plus sur de l’hommage que de la réécriture moderne, en ça j’ai trouvé que le réalisateur respectait l’œuvre d’origine. À l’inverse, là où la réputation de FOD1978 dépassait largement son contenu, je trouve que FOD2026 est plus qualitatif à presque tout les niveaux, mais il arrive après, et donc n’à rien inventé et souffrira à jamais de son rôle de second couteau. Un film qui n’atteindra jamais la postérité de son prédécesseur et qui est condamné à rester dans son ombre, mais qui revisite sa thématique avec modernité pour un rendu pas si dégueulasse, qui se laisse facilement regarder.

Ma note : 5/10

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R.I.P. TIM CURRY
08/26/2026

R.I.P. TIM CURRY

R.I.P. the legendary Tim Curry.

Critique de film : THE YETIDe : Gene Gallerano & William PisciottaAnnée : 2026Genre : Horreur/Comédie/AventurePays : Éta...
08/25/2026

Critique de film : THE YETI
De : Gene Gallerano & William Pisciotta
Année : 2026
Genre : Horreur/Comédie/Aventure
Pays : États-Unis

Pour leur première réalisation en commun, les américains Gene Gallerano et William Pisciotta s’attaquent à une créature peu souvent exploitée avec réussite dans le cinéma fantastique : le yeti.
Et bien que la jaquette du film soit des plus engageante, et rappelle fortement le très cool found footage norvégien TROLL HUNTER, niveau qualité on est bien loin du compte, même si cette comédie horrifique fait preuve de plein de bonnes intentions.

Tout commence dans le grand nord de l’Alaska, quand un magnat du pétrole accompagné d’un aventurier disparaissent agressés par une mystérieuse entité. Une expédition est alors organisée pour les retrouver, avec dans leurs rangs les descendants directs des deux disparus et quelques fortes têtes pour les accompagner dans leur périple.
Mais une fois rendus sur les terres hostiles et glacées du grand nord, il vont s’apercevoir qu'une menace encore plus dangereuse les attend.

THE YETI, en plaçant son récit vers la fin des années 40, assume totalement de faire dans la parodie de film d’horreur, d’époque post-seconde guerre mondiale, comme le faisait si bien la Hammer en son temps.
Un côté rétro nostalgique des années 60-70 en découle naturellement, pas d’artifice ni même de CGI à bas coût, on est je le rappelle sur une petite production, mais l’accent est mis sur la suggestion et l’atmosphère, ce qui a le mérite d’amener un minimum de tension dans les scènes d’attaque du yeti.

Le problème c’est qu’en prenant le parti prit de faire une comédie, qui plus est assez lourdingue, les vannes sont appuyées et le rire forcé, la tension retombe instantanément et le film peine à installer un climat anxiogène malgré des tentatives de maintenir le suspens.
Le curseur entre comédie et horreur est vraiment mal ajusté, n’est pas Sam Raimi qui veut, et les quelques scènes de gore slapstick plutôt amusantes et généreuses en hémoglobine, n’arrivent pas à susciter le frisson.

Certain aspects du film sont également parfois mal exploités, à aucun moment on s’attarde sur la menace que représente les paysages désolés et oppressants de l’Alaska, l’action se passe majoritairement en plans serrés sur les personnages, ou en intérieur.
Là où une attention toute particulière est apporté aux décors et aux costumes, on aurait aimé qu'il en soit de même pour l’environnement extérieur.
Les enjeux des personnages sont également trop superficiels pour apporter de l’adversité dans le jeu de survie auxquel ils sont confrontés. On sait d’avance qui va s’en sortir, les traits de caractère des personnages sont trop appuyés, on est clairement dans de la parodie potache.

Malgré ses qualités visuelles et son rendu esthétique des plus réussi, THE YETI, s’il se place comme un hommage sincère d’une époque révolue où les films de monstre mettaient l’accent sur le ressenti plus que sur le spectaculaire, il pêche par son contenu trop faiblard.
Les belles intentions dont il fait preuve sont gâchées par cette vaine tentative de comédie d’horreur, plus comique qu’horrifique.
Bien que la narration s’emballe dans le dernier tiers, le fait qu’on ai du mal à s’impliquer à fond, donne ce sentiment d’être totalement passé à côté du propos du film, qui ne démérite pourtant pas tant il est bo**ré de qualités, mais le potentiel est selon moi mal exploité.
Dommage, on attend donc toujours un vrai bon film fantastique sur la légende du yéti...

Ma note 5/10

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Critique de film: THE DEVIL’S MOUTHDe : Jeff WadlowAnnée : 2026Genre : Horreur/SurvivalPays : États-Unis Entre série B c...
08/22/2026

Critique de film: THE DEVIL’S MOUTH
De : Jeff Wadlow
Année : 2026
Genre : Horreur/Survival
Pays : États-Unis

Entre série B calibrée pour les plate-formes et teen movie estival, ce film de requin, s’il ne m’attirait pas plus que ça, a quand même réussi l’exploit de me décevoir alors que je n’en attendait rien. Cette commande de Prime destinée uniquement un garnir un catalogue horreur bien fade se retrouve entre les mains du réalisateur Jeff Wadlow, ce qui au premier abord est déjà inquiétant. Bien qu'il ait quelques films d'action très moyens à son actif (NEVER BACK DOWN, KICK ASS 2), pour ce qui est de l'horreur, ce n'est clairement pas l'homme de la situation. On lui doit entre autres, ACTION OU VÉRITÉ, NIGHTMARE ISLAND ou encore IMAGINARY. Que des purges, il ne part pas gagnant.

Et sinon THE DEVIL’S MOUTH, de quoi ça parle ? Une bande de sales gosses de riches américains pourris gâtés font du tourisme en Thaïlande, et décident d’aller explorer, avec un guide, une grotte sous marine.
Ce voyage célébrant la fin de leurs études avant d’entrer dans la vie active, est aussi un moyen pour l’héroïne de suivre les pas de son défunt père, et accessoirement de faire son deuil. Mais une fois isolés dans les entrailles de la terre, ils vont se retrouver sur le territoire d’un requin.

Ne cherchez pas la moindre psychologie dans THE DEVIL’S MOUTH, c’est purement un film pour ado, bête et aseptisé, sans aucune surprise ni originalité. Le deuil, le passage à l’âge adulte, les responsabilités tout ça, tout ça, ne sont que des prétextes à étendre la narration alors que le film n’en avait clairement pas besoin.
On n’arrive absolument pas à accrocher à cette intrigue, par manque de pertinence, mais surtout par manque d’action, qui met très, très longtemps à arriver. La première partie se focalisant uniquement sur l’exposition des protagonistes et l’exploration de la grotte avant la première attaque du requin, dure bien 45 minutes, soit presque la moitié du film, c’est long. On ne parvient pas à retrouver une ambiance anxiogène dans ce lieu clos, à aucun moment on n’éprouve de la claustrophobie, ce qui est bien dommage.

Mais ce n’est pas le pire, la distribution des rôles et la direction d’acteur ainsi que les dialogues sont catastrophiques, avec un budget moindre on frôlerait presque la série Z.
Des personnages désincarnés et inintéressants, en plus d’être des débiles profonds, on ne ressent aucune compassion, qu'ils se fassent bouffer, ça nous est égal. Même Kathryn Newton, seul visage connu et rassurant, on l’a vu dernièrement dans WEDDING NIGHTMARE 2 et ABIGAIL, peine à convaincre dans ce marasme. Ça patauge dans la médiocrité à base de remontrances sur les traits de personnalités qui les caractérisent, et ça s’envoie des pseudo conseils de coach de vie. Mais qu'est-ce qu’ils sont cons, bo**el, que ça vole pas haut.

Affligeant de médiocrité, mais pas dénué d’intérêt cependant, même si l’impatience arrive au bout d’un certain temps, on a toutefois le droit à un divertissement honnête avec les attaques du requin. Les effets spéciaux sont passables, le rythme s’emballe enfin et on a droit à quelques scènes bien foutues. Mention spéciale à un personnage qui meurt d’asphyxie en restant bloqué sous un rocher, plutôt que de finir dévorer, c’est plutôt audacieux. Mais les scènes d’action sont systématiquement gâchées par ces dialogues imbuvables qui cherchent à faire dans la dramaturgie.

La seule bonne idée du script réside dans le fait de placer le récit en eaux douces (une grotte sous-marine), avec un prédateur adapté à ce milieu (un requin bouledogue), et une cohérence de la situation assez plausible. Les films de requin nous ayant avec le temps habitués à toutes les invraisemblances les plus farfelues, le film est donc ici à prendre au premier degré.
Le problème avec le premier degré, c’est qu'il nécessite un minimum d’implication du spectateur et de compassion envers les personnages, et là on en revient à ce que je vous expliquais précédemment.
Et encore, le dénouement se paie aussi le luxe de virer à l’affrontement improbable.

THE DEVIL’S MOUTH, la "bouche du Diable" en français, rapport au nom de la grotte, est un énième film de requin hautement dispensable, le spectacle proposé n'est clairement pas au rendez-vous et bien trop long à se mette en place. La moindre tentative de tension pour installer une esquisse d'angoisse est systématiquement anéantie par des dialogues horriblement creux.
Sans affirmer qu'on a là le pire film d'horreur de l'année, celui-ci fait office de très mauvais élève, du genre qu'on ne regardera plus jamais, et qu'on regrette même d'avoir vu, tant c'est une perte de temps.
C'est seulement le deuxième film de requin de l'été pour ma part, et c'en est déjà assez, je crois que la "sharksploitation" c'est définitivement pas mon truc, pourtant j'avais adoré DANGEROUS ANIMALS et trouvé assez amusant SOUS LA SEINE, à défaut de proposer du neuf ou du vraiment orignal, je passerai mon tour pour les autre sorties du genre cet été.

Ma note : 3/10

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Petit coup de pub pour le Boujloud Film Fest qui aura lieu au Cinéma Renaissance de Rabat (Maroc) les 31/10 et 01/11 pro...
08/20/2026

Petit coup de pub pour le Boujloud Film Fest qui aura lieu au Cinéma Renaissance de Rabat (Maroc) les 31/10 et 01/11 prochains.
C'est le tout premier festival de film fantastique à promouvoir le cinéma africain, et ils ont besoin d'aide pour se développer, vous pouvez participer à leur campagne ulule pour financer une partie du projet, voici le lien : https://fr.ulule.com/boujloud-film-fest/
N'hésitez pas à en parler autour de vous.

Soutien à l'édition 0 du Boujloud Film Fest: Deux jours de cinéma fantastique à Rabat : 31 octobre & 1er novembre 2026

Critique de film : DEEP WATERDe : Renny HarlinAnnée : 2026Genre : Suspens/SurvivalPays : États-UnisQui dit film de l’été...
08/19/2026

Critique de film : DEEP WATER
De : Renny Harlin
Année : 2026
Genre : Suspens/Survival
Pays : États-Unis

Qui dit film de l’été, dit film de requin, évidemment. Et comme ce sous-genre est ultra prolifique et très apprécié du public, même quand il s’agit de mauvais films, impossible de passer à côté de cette nouvelle production qui a débarqué fin juillet sur Canal+.
Cette fois-ci, c'est un réalisateur coutumier du fait qui s’y colle, Renny Harlin, puisqu’il a déjà le plutôt convaincant PEUR BLEUE à son actif. Bon après, le mec a vachement décliné avec l’âge, on est passé de DIE HARD 2, LE CAUCHEMAR DE FREDDY et CLIFFHANGER dans les années 90, à l’immonde trilogie LES INTRUS, son dernier méfait en date. De quoi rester dubitatif.

DEEP WATER est donc un crossover plutôt original même s’il manque terriblement d’audace et de personnalité, qui mélange le film de catastrophe aérienne, avec le film de requin. Nous suivons donc toute une galerie de personnages très, très clichés, à bord d’un vol reliant Los Angeles et Shangaï. Bien sûr, le vol ne va pas se passer comme prévu et l’avion va être contraint d’amerrir en plein océan Pacifique dans une zone infestée de requin.

Bon déjà le titre du film "eau profonde" en français, est mensonger, même si l’avion se crashe au beau milieu de l’océan, il reste suspendu à des rochers et des coraux qui effleurent la surface de l’eau. Pas grave, ce n’est qu’un détail, mais ça a de quoi titiller notre incrédulité.
Car même si l’on s’attend évidemment plus à un film de série B à petit budget, qu’à un grand spectacle ébouriffant, on a du mal à faire abstraction des gros défauts qui font tâche sur la copie finale.
À commencer par cette curiosité de raconter deux événements dramatiques à la suite, le crash de l’avion, puis la survie au milieu de l'océan, ce qui scinde complètement le film en deux parties distinctes, mais aussi très inégales.

Autant la première partie, aérienne, est drôlement bien réussie, l’exécution est maîtrisée de bout en bout. Exposition rapide et concise, enchaînement logique des évènements et des péripéties, le récit se tient, la mise en scène est soignée, et franchement ça a de la gu**le, les effets numériques sont convaincants et la tension bien présente. À noter un travail remarquable sur les ambiances sonores, seule qualité commune aux deux parties distinctes de DEEP WATER.
Puis vient la partie survival dans l’eau, et là, on frôle la catastrophe, le nanar n’est pas loin. Ce qui plombe grandement cette première partie, très bis, mais divertissante.

La seconde partie du film, comme je le disais, au secours, quel naufrage, sans mauvais jeu de mot.
Passons sur les requins en CGI assez moches, le budget ne permet pas de folles images de synthèse (quoique le crash d’avion était plutôt propre), ni sûr les incohérences scénaristiques et les invraisemblances, c’est du cinéma de divertissement avant tout.
Mais alors quel énorme gaspillage, toute la tension et le suspens du début du film retombent à plat, dans un jeu de survie où la poignée de survivants (les personnages exposés au début du film en fait), se retrouve décimée petit à petit dans un enchaînement de situations ultra convenues, qu’on a vu mille fois dans mille autres films de requin. Aucune originalité.

Mais le pire réside dans ce récit de "survivant héroïque" où tout les clichés s’accumulent, à un tel point que chaque personnage campe un aspect de la personnalité qui le caractérise: le co-pilote héroïque, le co***rd à qui on met tout les tords sur le dos, l’hôtesse de l’air très bonne nageuse (pas tant que ça au final), la gamine apeurée, etc... Un joli bestiaire de tout ce qui fait un nanar en puissance.
Et cette fin tellement hollywoodienne qu'elle en devient ridicule, les violons qui accompagnent le salut de nos survivants prêtent plus à sourire qu’à verser une larmichette d’émotion. Nan sincèrement, à quel moment on devrait s’émouvoir ? On est venu pour le spectacle, pour voir de la viande humaine se faire engloutir sous les eaux.

En guise de conclusion, DEEP WATER, vaut le coup d’œil uniquement pour sa première moitié, avec un crash aérien spectaculaire et bien branlé, qui tient toutes ses promesses, grâce à un rythme soutenu et une mise en scène impeccable. Hélas, le film est plombé par sa seconde partie qui se concentre sur l’élimination un à un des quelques survivants par des squales affamés. C’est un peu dommageable quand on vient voir un film de requin, ce manque de liant entre les qualités du début et le manque d’originalité du reste du film. Ça reste divertissant mais pas inoubliable, peut être qu’en amputant 15 bonnes minutes sur la partie dans l’eau, ça m’aurait évité de souffler.

Ma note: 5/10

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Critique de film : INCOMPLETE CHAIRSDe : Kenichi UganaAnnée : 2025Genre : Body Horror/Serial KillerPays : JaponEn ce moi...
08/17/2026

Critique de film : INCOMPLETE CHAIRS
De : Kenichi Ugana
Année : 2025
Genre : Body Horror/Serial Killer
Pays : Japon

En ce mois d’août 2026, la plateforme Shadowz, toujours à l’affût de pépites horrifiques, a frappé un grand coup dans la promotion du gore, avec la sortie dans un premier temps de l’intégrale TERRIFIER, qu’on ne présente évidement plus, puis la semaine suivante, avec une pépite délicieusement tordue et viscelarde venue du Japon et encore inédite par chez nous : INCOMPLETE CHAIRS.
Du réalisateur Kenichi Unaga, inconnu au bataillon mais qui est habitué à l’horreur et au fantastique puisqu’il a déjà une petite dizaine de films à son actif, tous introuvables en France. Peut être faudrait-il lorgner du côté d’Azz l’épouvantail pour en découvrir plus, en tout cas, ce INCOMPLETE CHAIRS avait déjà été évoqué par celui-ci dans une de ses vidéos, et figurait dans ma liste de films à trouver.
Donc d’avance, merci Shadowz.

Dans ce film de tueur en série, nous suivons un dangereux sociopathe, bouleversé après avoir visionné une vidéo virale dans laquelle un artisan brutalise son apprenti. Il décide donc de se venger de toute cette violence, et pour ce faire il utilise le biais de l’art moderne, en se faisant passer pour un créateur de chaises design, son but étant de créer un modèle de chaise unique au monde... à base d’organes humains.
Ouais c’est carrément tordu comme idée, et le moins qu'on puisse dire, c’est que le délire est poussé à son paroxysme. Âmes sensibles s’abstenir.

Cet INCOMPLETE CHAIRS est donc une bizarrerie méchamment loufoque, entre la folie d’un psychopathe tel Patrick Bateman dans AMERICAN PSYCHO, et l'horreur viscérale d’un ABOVE THE KNEE, et son obsession pour les mutilations corporelles.
Qualifié par Shadowz de, je cite "petite saleté perverse et absurde", on ne peut pas dire que le film fait dans la demi-mesure, au contraire, il va au bout de son concept.
Comme on pouvait s’y attendre avec une pellicule issue du cinéma indé asiatique, aucun compromis n’est ici envisageable.
C’est gore, brutal, méchant, avec ce supplément d’âme dans l’authenticité et le savoir-faire artisanal qui en découle.

Parce qu’en fait, il faut voir ce film comme une déclaration d’amour pour le travail manuel d’un petit artisan face à la mondialisation et les effets néfastes du capitalisme. Une véritable ferveur artisane, au service d’un récit sombre de tueur en série méticuleux et habité par sa mission.
Après, le pitch du film est aussi un prétexte à balancer du gros gore qui tâche, qui remue bien l’estomac. Le but recherché de susciter l’inconfort du spectateur est clairement exposé, dans une mise en scène froide, sobre qui contraste avec les effusions d’hémoglobine.

Un charcutage en règle, aussi violent dans son propos que dans son voyeurisme viscéral, on se retrouve pris en otage, et complice des sevices infligés par ce personnage vidé de toute son humanité, à ses victimes.
La patte nippone se fait d’autant ressentir par le jusqu’auboutisme du scénario, aucun compromis ni facilité n’est envisageable. Une folie furieuse délicieusement impertinente et méchamment cruelle, pour desservir un récit à la fois centré sur la gloire de l’art à tout prix, et sur la vengeance aveugle et irrémédiable d’un esprit trop fragile pour affronter la violence ordinaire de notre monde contemporain.

INCOMPLETE CHAIRS est pour conclure un objet filmique unique, dément et drôlement crado, un récit passionant fait par un passionné de cinéma indépendant.
On pourra reprocher une très légère baisse de rythme et certains personnages pas toujours concernés, mais on ne peut pas bouder notre plaisir d’amateur de tripaille devant ce spectacle de mutilations et de découpe sanglante de chair humaine, qui n’est pas sans rappeler un certain K-SHOP, tant sur sa forme que sur son propos. Une découverte qu'on devait déjà à Shadowz à l'époque, et rien que pour ce genre de trouvailles, on ne peut que les remercier.

Ma note : 7/10

Toutes mes critiques de film sont à retrouver sur ma page Facebook Terreur Indicible et sur SensCritique.

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