Blin le loup solitaire

Blin le loup solitaire Philosophie, Lettres, poèmes et autres.....

Il arrive que toute une vie s’écrive dans le désir d’une plage…On l’imagine en secret : le sable fin comme une caresse, ...
21/04/2026

Il arrive que toute une vie s’écrive dans le désir d’une plage…
On l’imagine en secret : le sable fin comme une caresse, les coquillages murmurant des histoires anciennes, les cocotiers penchés comme des confidences, le soleil déposant de l’or sur la peau… et la mer, vaste, infinie, comme une promesse sans fin.

On marche longtemps vers elle, porté par l’espoir, nourri par le rêve.

Puis un jour, enfin, elle apparaît.

Mais ce n’est pas la beauté qui nous arrête.
Ce n’est ni l’éclat du ciel, ni le chant des vagues.

C’est ce silence étrange en nous…
Celui qui révèle que, malgré tout ce chemin, nous n’étions pas prêts à rencontrer ce que nous avons tant désiré.

Car il ne suffit pas de trouver un rêve.
Encore faut-il devenir celui qui peut l’habiter.

Et parfois, le plus grand vertige n’est pas l’immensité de la mer…
Mais l’abîme entre ce que l’on espérait… et ce que l’on est devenu en chemin.
RB

🖋️ « Le messager sur mon nez »Ce matin-là, le vent n’avait rien d’extraordinaire.Je marchais, pensif, avec la tête plein...
02/06/2025

🖋️ « Le messager sur mon nez »

Ce matin-là, le vent n’avait rien d’extraordinaire.
Je marchais, pensif, avec la tête pleine d’horaires,
Le cœur enfermé dans le devoir et les silences.
Puis, il est venu… sans bruit, sans violence.

Un papillon noir.
Pas un cri, pas un choc — juste un frôlement bizarre
Sur mon nez, comme une bénédiction timide.
Il s’est posé là, vivant, fragile, lucide.

Noir comme la nuit, mais doux comme une caresse.
Il n’était ni peur, ni malheur, ni tristesse.
Il était un souffle, une pause dans le temps,
Un regard d’âme, un murmure du vent.

Je suis Capricorne, je marche droit,
Mais ce matin-là, j’ai vu fléchir la loi.
Le rationnel s’est incliné devant le mystère,
Et j’ai compris que le ciel parlait à travers l’éphémère.

Peut-être était-ce un signe.
Peut-être un message d’un monde plus intime.
Un guide, un souvenir, une promesse à venir...
Ou simplement la vie, qui voulait me faire sourire.

Depuis, je regarde autrement le matin,
Et je laisse les papillons noirs entrer dans mon chemin.
Car parfois, ce sont eux — ceux que l’on redoute —
Qui éclairent l’ombre, et redonnent une route.
___________________ Mr_RB✍️

« Équations de l’adieu (théorème d’un dernier souffle) »Je parle en variables éteintes,chaque mot est un nœud de lanière...
12/05/2025

« Équations de l’adieu (théorème d’un dernier souffle) »

Je parle en variables éteintes,
chaque mot est un nœud de lanières
qui serre encore mes veines d’étudiant.
Port-au-Prince, ô cité-syllogisme
où la prémisse est un couteau,
la conclusion : un corps sans théorème.

Maman,
si la douleur était une fonction continue,
ton cri remplirait l’intervalle [0, ∞[.
Pardonne l’inéquation de nos vies :
ton salaire < gangs² + indifférence.
Je te porte en moi
comme Pascal portait son pari —
mais ici, Dieu a déserté les probabilités

Papa,
tu m’as appris que 1 + 1 = dignité,
mais dans cette équation de ciment et de sang,
les inconnues mangent les entiers.
L’État ? Une matrice inversée
où chaque colonne est un cercueil,
chaque ligne : un silence d’ambassade.

Camille, amour fracturé,
je te lègue l’intégrale de nos baisers inachevés.
Sois heureuse,
selon la loi de Gauss
moi, je deviendrai asymptote,
courbe tendant vers ton horizon
sans jamais le croiser.

Frères, sœurs, amis :
écoutez ce théorème de Gödel,
écrit à la kalachnikov :
« Aucun système ne prouvera sa propre cohérence. »

Haïti est une preuve sans axiomes,
une terre où l’entropie gagne,
et nos rêves sont des fonctions non récursives.

Je clôture ce monologue-parabole
par un corollaire de peau froide.
Si vivre = survie × peurⁿ,
alors mourir est l’unique limite
où l’on peut enfin…
respirer.
(À travers le combiné rouillé,
j’entends l’infini pleurer en créole :
Nou lèd, nou la
Mais moi,
je serai beau
dans l’ensemble vide,
où les anges calculent
en devises impayables.)

— Roblin Odelin BELLEVUE

Éphémérides de l’âmeJe suis un souffle dans le sable,Une ombre au creux des éternités,Mon reflet glisse sur les maréesSa...
23/04/2025

Éphémérides de l’âme

Je suis un souffle dans le sable,
Une ombre au creux des éternités,
Mon reflet glisse sur les marées
Sans laisser trace sur l’écume grise.

La vie est un livre sans préface
Où chaque page se déchire au vent.
Je cherche un sens entre les lignes,
Mais les mots fuient comme des enfants.

Suis-je le rêve ou le dormeur ?
L’orage ou la poussière légère ?
Mon cœur bat-il pour un sauveur
Ou pour un vide en robe de pierre ?

Le temps me tisse un habit d’emprunt,
Toile d’araignée et faux-semblants.
Sous l’étoffe du moine sans foi
Danse un chaos de diamants noirs.

Je tends les mains vers les naufrages,
Mes voiles sont des linceuls flottants.
Je voudrais croire au firmament,
Mais mon nord glisse à l’horizon.

La destinée ? Un fleuve oblique
Où chaque choix devient remords.
Je suis le sable et le rocher
Qui s’érodent sans répit ni accord.

Et si j’étais cette attente obscure,
Ce mur où s’écrasent les soleils,
Un écho sans voix qui murmure
Dans les décombres du sommeil ?

Peut-être faut-il, sans comprendre,
Laisser le vent gonfler ses draps,
Et dans chaque faille entrevoir
L’aube naissante du désarroi.

Car rien ne meurt, rien ne commence,
Le gouffre est un ventre fécond.
Ma folie est une semence
Qui germe aux plis de l’infini.

Alors j’écris sur l’eau nocturne
Ces lettres d’or évanouies,
Sachant qu’au matin, l’onde cendrée
Portera d’autres voix enfouies.
Mr_RB

Là où tout recommenceJe marchais dans les champs, le cœur nu, sans repère,Mes pas battaient le sol au rythme du passé.Le...
20/04/2025

Là où tout recommence

Je marchais dans les champs, le cœur nu, sans repère,
Mes pas battaient le sol au rythme du passé.
Le silence parlait, frôlant l’ombre légère
Des souvenirs fanés que je croyais fixés.

Le vent, doux messager, charriait dans ma tête
Les mots qu’elle me disait — « toujours », « jamais », « nous » —
Mais l’éternel se brise, et l’âme reste muette
Quand un autre entend rire ce rire qui rend fou.

Le lac s’ouvrait devant moi, vaste et sans mémoire,
Ses vagues sans racine avançaient sans pourquoi.
Elles venaient, s’en allaient, loin de toute histoire,
Comme l’amour s’efface au détour d’un faux pas.

Elle disait : "Je t’aime et le ciel nous éclaire."
Mais les étoiles fuient quand le serment s’endort.
Ses bras ont pris la forme d’un avenir vulgaire
Et son regard s’estompe au bras d’un autre corps.

La brise me touchait comme elle la touche, elle,
Mais je n’étais pour elle qu’un songe éphémère.
Je suis resté ce soir, perdu dans la ritournelle
D’un monde qui s’efface à chaque lumière.

Les flots n’ont pas gardé mon nom, ni mes caresses.
Le vent s’est détourné pour d’autres horizons.
Et moi, je suis l’écho des anciennes promesses,
L’ombre d’un feu vivant dans l’oubli des saisons.

Mais dans ce lac sans fin, j’ai vu mon âme en fleur,
Une lueur fragile au bord du désespoir.
Le néant m’a soufflé ce qui donne sa valeur :
Être, même oublié, c’est encore trop croire.

Mr_RB

Blin, ou le sceptre et le parcheminJe signe Roblin au fronton des nuages,  Nom gravé dans l’écorce éphémère du vent —  B...
19/04/2025

Blin, ou le sceptre et le parchemin

Je signe Roblin au fronton des nuages,
Nom gravé dans l’écorce éphémère du vent —
Blin, syllabe-reine qui danse sur les plages,
Mi-poète à genoux, mi-roi levant l’argent.

Mon manteau est tissé de neige caribéenne,
Mes cheveux de basalte épellent l’infini.
Le ciel, vieux complice, me vole mes antennes…
Je règne en exilé sur un pays puni.

J’ai troqué mon sceptre contre un stylo de braise,
Ma couronne se rouille au fond d’un lac amer.
Je suis l’astre qui naît et meurt dans la fournaise,
L’alchimiste qui fond les larmes en éclairs.

On m’a dit Majesté… On m’a dit Rime fragile…
J’ai porté deux visages sous un même soleil.
Mon ex-aimée riait : « Ton royaume est un leurre ! »
Maintenant, elle lit d’autres rois en éveil.

Blin, dernier mot d’un conte que personne n’écoute,
Roblin, sablier vide où s’égrainent les morts.
Je suis ce roi sans trône, ce poète sans doute —
L’éternité respire entre mes deux pseudos.

Chronos et l'ÉphémèreNous étions l'équation sans solutionDeux inconnues dans un corps de lycéenLe théorème s'écrivait Je...
11/04/2025

Chronos et l'Éphémère

Nous étions l'équation sans solution
Deux inconnues dans un corps de lycéen
Le théorème s'écrivait Je + Tu
Mais l'infini se lisait au conditionnel

Ton rire sentait l'orage des premiers jours
Langage de peau contre théorèmes d’alcôve
Nous comptions les secondes en astres morts
Sans voir fissurer le prisme de l’aurore

Le mensonge avait la forme d'une parabole
Courbe sacrée où nos ombres s’étiraient
J’appelais amour ce que tu nommais survie
L’algèbre tremblait entre nos mains d’enfant

Cinq révolutions autour du soleil noir
Ta chair, syllogisme érodé par le vent
Je devenais l’archive de ton absence
Un palimpseste au verso effacé

Le temps maintenant se plie en Möbius
Face A : tes mensonges-cathédrales
Face B : mes silences-piliers
L’horizon se dilue en trous noirs minuscules

Ton parfum persiste en théorie des cordes
Vibration sourde entre réel et néant
Chaque inspiration recompose ton spectre
L’expire devient preuve par l’absurde

Je dors dans le creux des axiomes brisés
Où le "nous" s’effiloche en fractales
L’éternité ? Une dérivée qui tend vers zéro
Et pourtant… quelque part, les nombres premiers
Résistent à la division.

____________________________________Mr_RB(Blin)

06/04/2025
Géométrie de l'absence La ville s’étirait en ombres sans visages,  Toi, tu surgis du bruit — un astre égaré.  Ton regard...
01/04/2025

Géométrie de l'absence

La ville s’étirait en ombres sans visages,
Toi, tu surgis du bruit — un astre égaré.
Ton regard a fendu mes nuits comme un naufrage,
J’y ai bu la lumière, et me suis relevé.

Amis… Ce mot fragile où se cachent les flammes,
Un pacte pour survivre à l’amour défendu.
Je t’ai dit « oui » — le cœur en lambeaux, sans drames —
Car mieux valait tes rires que l’écho perdu.

Maintenant, le départ a sculpté le vide,
Tes pas sont une carte où je ne lis plus rien.
Je compte les matins où ton nom m’est liquide,
Glacé sur les vitres de mes insomnies.

La philosophie, ah… Elle parle de cendres,
De ces amours qui brûlent sans jamais consumer.
J’ai aimé par reflets, en spectre, en cendre tendre,
Et le temps, ce menteur, feint de tout réparer.

Dans mes rêves, tu danses — fantôme consentie —
Ton rire est un printemps qui défie l’hiver.
Mais l’aube nous dévore, cruelle et trahie,
Et je redeviens l’homme qui attend la mer.

Les souvenirs ? Des cieux percés de météores,
Chaque éclat me transperce, mais je garde les yeux ouverts.
Ton absence est un livre où je lis encore :
« L’amour parfois est l’art de se perdre en hiver. »

Sur les murs de ma chambre, j’écris ton prénom pâle,
Les lettres s’effaceront — le vent en a décidé.
Je n’aurai pas parlé, tu n’auras pas su…
Et le monde tourne, indifférent, étoilé.

Mr_RB(Blin)

"Si mes pensées avaient des ailes, elles danseraient autour de toi, frôlant ta peau comme la caresse d'un rêve.Si mes mo...
21/03/2025

"Si mes pensées avaient des ailes, elles danseraient autour de toi, frôlant ta peau comme la caresse d'un rêve.
Si mes mots avaient un parfum, ils se glisseraient jusqu'à toi, t'enveloppant d'une senteur douce et rassurante.
Tu es loin, et pourtant si proche, dans chaque étoile qui scintille, dans chaque battement silencieux de mon cœur.
Alors laisse-moi être ce frisson léger qui effleure ta joue, cette chaleur invisible qui, même de loin, te murmure : 'Je pense à toi...'"🌹💞💞
Mr_RB

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