21/04/2026
Il arrive que toute une vie s’écrive dans le désir d’une plage…
On l’imagine en secret : le sable fin comme une caresse, les coquillages murmurant des histoires anciennes, les cocotiers penchés comme des confidences, le soleil déposant de l’or sur la peau… et la mer, vaste, infinie, comme une promesse sans fin.
On marche longtemps vers elle, porté par l’espoir, nourri par le rêve.
Puis un jour, enfin, elle apparaît.
Mais ce n’est pas la beauté qui nous arrête.
Ce n’est ni l’éclat du ciel, ni le chant des vagues.
C’est ce silence étrange en nous…
Celui qui révèle que, malgré tout ce chemin, nous n’étions pas prêts à rencontrer ce que nous avons tant désiré.
Car il ne suffit pas de trouver un rêve.
Encore faut-il devenir celui qui peut l’habiter.
Et parfois, le plus grand vertige n’est pas l’immensité de la mer…
Mais l’abîme entre ce que l’on espérait… et ce que l’on est devenu en chemin.
RB