Anth Au Ciné

Anth Au Ciné Anthony passionné de cinéma et plus particulièrement des films d’horreurs et SF

Ça y est, voici ouverte l’édition 2026 du Festival de Cannes. Dans cet article nous allons parler du film qui a sonné le...
13/05/2026

Ça y est, voici ouverte l’édition 2026 du Festival de Cannes. Dans cet article nous allons parler du film qui a sonné le début des festivités, même si Libération a retenu en Une une approximation: Comme souvent à Cannes, politique et cinéma se mélangent. Cette année encore, certaines prises de position visant Vincent Bolloré et Canal+ rappellent à quel point le cinéma français entretient une relation paradoxale avec ceux qui participent pourtant à son financement.
Alors oui, Cannes sans politique, sans films engagés ce n’est pas Cannes. Et je ne comprendrais jamais pourquoi le 7è art crache dans la main de son premier financeur, au seul motif qu’il ne partage pas les mêmes idées. Peut -être à juste titre, mais pour un cinéma qui prône le vivre ensemble… Me concernant j’aime quand les principes sont appliqués à chacun, sinon c’est l’entre soi. Et mon dieu que ce cinéma dit culturel souffre de ce symptôme.
Alors que le plus important c’est de porter le message le plus loin possible, pour que les gens se questionnent et qui sait, déclencher des réflexions constructives. Après, que le projet naisse avec l’argent de Mr Vivendi, est-ce qu’on s’en taperait pas royalement le DCP?

Parenthèse refermée, parlons de ce film d’ouverture que j’ai beaucoup aimé. Eh oui une bonne idée tout simplement des sujets sociaux, et un fil rouge que l’on pourrait mettre en parallèle aux tirages de cartes sur TikTok.
Tout ça dans un film d’époque, avec des actrices et acteurs talentueux.ses, une photographie travaillée, des décors et des costumes géniaux, et une réalisation sublimante de Pierre Salvadori.

Le réalisateur j’avais apprécié Planétarium ou En Liberté. Avec le visuel travaillé de l’affiche teaser que j’ai trouvé magnifique, j’étais donc impatient de découvrir le film en quasi simultané de la Croisette.

La Vénus Électrique attraction centrale d’une fête foraine où chaque stand est une entourloupe et un gros trompe l’œil, l’interprète de cette femme qui dépose un ba**er sous haut voltage va se retrouver malgré elle à jouer la voyante.
Anaïs Demoustier est stupéfiante, elle incarne les différentes facettes de son personnage de façon magistrale.

Donc, elle joue la voyante, au service d’un homme déchu, déchu mais généreux du porte monnaie.
Ayant perdu sa femme, l’homme joué par Pio Marmaï va s’adonner un peut trop à des séances de spiritisme, pour parler à sa femme disparue.
Par un procédé que je ne spoil pas, elle connaît la défunte, mais ce film parle avant tout de coup de foudre, de la capacité à faire le deuil d’une personne, et l’amour dans tout ça?

Ça parle surtout d’utiliser la crédulité des gens, à des fins financière, à la seule excuse que cela rendrait service.
Gilles Lellouche est aussi de la partie, dans un rôle mi patron, mi ami.
Le film fait un clin d’œil amusant à la peinture et aux artistes, en les parodiant d’une manière intellectuelle.

Ainsi on va entrer dans le passé de ce peintre, jongler entre le passé et le présent dans le film est fait avec goût.
On va donc être porté dans le quotidien d’une femme qui apprendra à connaître un homme à travers des mensonges tissés de réalités du passé, et voir où cela mène.

Un aspect respecté et pourtant insoupçonné c’est le côté comédie. Le langage soutenu de l’époque juxtaposé à des faits quotidiens assez actuels rend ces aspects percutants et de nature à sourire plusieurs fois.

C’est bo**ré de romantisme, et du vrai, sans niaiseries et ça fait plaisir à voir.
Seul petit point à noter, la Vénus Électrique est peu présente, et ne sert que la situation de départ. Mais qu’importe.

Si le rythme est parfois inégal, je n’ai ressenti aucune longueur.
J’y ai vu un soupçon de Nightmare Alley de Guillermo Del Toro, (présent à Cannes) au moins pour ce qui est de l’inspiration.
Et j’ai trouvé que ce long-métrage arrivait à raconter un conte, en se servant d’un déroulé factuel. Et c’est drôlement bien exécuté.

Le film a aussi son lot de suspense, d’émotions, et un dernier acte qui clos avec brio, les messages déroulés tout le long du film.
Et chaque spectateur.trice y trouvera un moment authentique de cinéma, avec une vrai patte artistique. Sans jamais oublier que la vie dans ses hauts et ses bas peut être un spectacle.

Un très beau film, à voir au cinéma. Un titre bien choisi, et qui entretien le mystère jusqu’au bout.
J’ai passé un très grand moment cinéma.
Alors oui ce n’est « que » le film d’ouverture
mais je vous conseille d’aller le voir.

On dit merci qui ? Merci Salvadori, et aussi Merci T**i d’avoir si bien choisi 🎬

Dossier MEGARAMA : Sorties nationales VS petites salles municipales - Décryptage !Tout commence par un article paru dans...
06/05/2026

Dossier MEGARAMA : Sorties nationales VS petites salles municipales - Décryptage !

Tout commence par un article paru dans LE MONDE, le groupe cinématographique Mégarama qui compte une trentaine de salles à travers le Maroc, L'Espagne et la France (parc de 11 salles à ce jour chez nous) mettrait la pression au distributeurs et tenterait en coulisse de barer la route aux salles municipales quant à leur accès aux sorties en première semaine.

Depuis fin avril, la petite exploitation a trouvé le méchant de son scénario. Hors, il s'agit là des coulisses du métier de direction, programmation pas mal méconnu du grand public.
Dans ce décryptage, je vais donc vous donner mon analyse personnel, étant projectionniste, pardon ! technicien de cinéma depuis plus de 15 ans, en poste dans la petite exploitation et formé dans la grande.

La France est le pays qui compte le parc de salles le plus fourni d'Europe, et dans ce panel, on doit cette première place à notre formidable maillage territorial. Multiplex, mono écran, complexe de 1 à 4 écrans se partagent la programmation du 7è art chaque mercredi.

Multiplex : Cinémas d'une dizaine de salles ou plus, où nous savons que les gros titres seront dispo le mercredi de la sortie à six séances par jour, et qu'en cas de succès, le ou les films resteront à l'affiche un mois ou plus.
Un quart d'heure de publicité, mêlant commerçants locaux et aussi M&M'S et SUV.
La programmation peut être soit 100% généraliste commercial/grand public. Et parfois mêler locomotives et films d'auteurs, documentaires, films de patrimoines, recherches et découvertes. Pour résumé films indépendants d'auteurs français ou étranger à petit budget, ne bénéficiant pas du matraquage médiatique, et c'est souvent dommage, car il y a de petites perles.

Selon le positionnement et la ligne éditoriale, le lieu de projection peut vous proposer quelques séances en Vost avec une majorité de séances en version française.
Que vous soyez du côté de notre Rege national Vo addict, ou team stream VF, ce qui compte c'est de se rendre au cinéma :)

Et si tu habites dans une ville de taille moyenne, ou dans un petit bourg, tu a ta salle municipale, ou gérée par ta communauté de communes. Soit mono écran, soit 2 voir 3 salles.
Moins de séances par jour, des soirées débats pour discuter de la cruauté du monde, des ateliers pour les petits et un bon goûter à partager après un programme de courts-métrages.
Souvent moins de publicité, voir pas du tout, mais des bandes-annonces, ou tout simplement pas de première partie : c'est l'heure, le film démarre, point. Tu peux avoir le film du moment 3 semaines après sa sortie.
Et ta salle dite "de proximité" (comme si un multiplex n'était pas capable d'en faire de la proximité) te propose un ticket entre 5,80 et 8,00€ et une formule abonnement défiant souvent toute concurrence, ce qui fait toujours plaisir à ton budget culture et loisirs.

Hors, le prix est bien le fond de tout ça. Un cinéma établi une programmation en fonction du calendrier de sorties. L'Ayant droit du film comprenez distributeur (Gaumont, Universal, Disney...) étudi la proposition de la salle en question, et ils établissent un contrat de location d'une "copie" du film. La copie sera attribuée selon plusieurs critères (nombres de séances hebdomadaires, nombre de semaines où le film restera à l'affiche, et négociation du taux de location du film.)

Le taux de loc, c'est quoi? C'est la part que va reverser le cinéma au distributeur/ayant droit.
Aussi, plus le film sera récent, plus le taux sera élevé. Voici un exemple de taux "généralement" appliqués :
- 50% les 3 premières semaines.
- 40% à partir de la 4ème semaine.
- 30% ou 25% à partir de la 6ème semaine.

Ce pourcentage représente la part distributeur que le cinéma devra reversé sur factures, sur chaque ticket vendu pour le film.
Et sur chaque ticket vendu dans chaque cinéma de France il y a aussi des taxes, une TVA, et une part de Taxes Spéciales Additionnelle, comprenez une taxe qui alimente ce qu'on pourrait comparer à un "livret A". La taxe alimente ce fond sur chaque ticket vendu, et la salle peut formuler une demande de déblocage des fonds au CNC, pour financer un besoin pour l'entretien ou le fonctionnement du cinéma.

Tu l'a compris, plus le ciné passe le film tôt, plus son taux de partage avec le distributeur est élevé. Logique, car les recettes engendrées par un film sont majoritairement récoltées ses deux premières semaines de sorties.
Le but des studios, gagner de l'argent et si possible rentabiliser le film au plus vite. Un distributeur qui accumule les flops à répétition met donc son existence en danger.
Et les petits distributeurs indépendants qui gèrent les sorties des films d'auteurs plus intimistes optent pour la même logique, n'ayant pas une major pour sécuriser derrière, ils prennent un vrai risque à chaque sorties, c'est pour cela qu'ils mettent du coeur à l'ouvrage à caser les films dans des salles art et essais performantes, prêtes à défendre le film et le porter à la connaissance de son public.

En gros, que ce soit du divertissement à des millions de dollars ou un film indépendant à 700 000 euros, tout le monde fait le maximum pour préserver son activité, sauvegarder son emploi, en un mot gagner de l'argent, pour être à l'équilibre sur le bilan de fin d'année.
Car le succès ou semi succès d'un film pour un distributeur de films sert à proposer le suivant.
Et si ça flop, tempi puisque la distribution s'appuie aussi sur le coup de coeur et l'envie de faire découvrir une perle expérimentale au plus grand nombre.

Ce contexte posé, revenons à Mégarama.
Un cinéma se trouve dans une zone de chalandise, pour vulgariser c'est une zone étendue sur X kilomètres où l'on connait le nombre d'habitants et donc le public potentiel dans un rayon de 30 min en voiture.
Pour un exploitant de cinéma, avoir le film en sortie nationale, ça veut dire avoir le film le mercredi de sa sortie dans sa salle.

Et "apparemment" Mégarama mettrait la pression aux distributeurs en leur disant "si vous donnez le film en 1re semaine à la petite salle locale qui pratique des tarifs à 6 ou 7 euros la place, nous on ne passe pas votre film !", "ou si vous nous donnez le film, merci de ne pas le donner en même temps au cinéma de quartier".

Alors spoilers alerte, ce type d'arrangement existe depuis très longtemps.
Après, reparlons du taux à 50%, le distributeur touche la moitié du prix du billets. Il a donc intérêt à programmer son film dans un cinéma qui pratique des prix plus élevés car ses recettes n'en sont mécaniquement que meilleur.

Oui, le multiplex peut tiquer à voir le petit cinéma qui est à 20 min diffuser le film pour 7 euros, avec moins de séances par semaines, et une exposition souvent convenue à 2 semaines. Là où lui doit faire en une journée, le nombre de séances que l'autre ne fera pas par semaine.

Car la petite salle est souvent toujours classée art et essai, et en contrepartie de diffusion de films faisant peut d'entrées se voient attribuer une subvention en compensation et en remerciement du soutien. Ajouter à ça, le cinéma municipal, associatif... se voit attribuer certaines subventions, soit du ministère, soit de la municipalité, de la régions ou la communauté de communes.

Les chaines de multiplex, elles peuvent se voir attribuer la subvention art et essais, si elle est classée, en sachant que sans porter de jugement sur les films, les séances art et essais sont des séances avec peu de spectateurs,trices.

Si à la fin de l'année, le multiplex privé n'est pas à l'équilibre, c'est pas la municipalité qui viendra combler le déficit.
Vu le contexte actuel chronologie des médias, plateformes VOD, changements des habitudes, les gros complexes souffrent d'une baisse de fréquentation. Et leur rentabilité ne dépendent que de leurs accès aux gros films. Le reste des marges s'appliquent sur les ventes de confiserie, souvent premier poste de revenu pour un grand établissement.

Alors oui, dans ce contexte Mégarama dit avoir besoin de chaque tickets, à vous de voir si c'est entendable.
Pourquoi des séances plus chers dans les multiplex ?
Un projecteur numérique laser grande capacité 90 000 euros, électricité, clim, chauffage, remplacement plus fréquent du matériel (amplis, processeur son, fauteuils...), impôts sur les bénéfices, charges de personnel plus important et j'en passe.
Tout cela pour un grand cinéma doit être financé par les ventes de conf, et la moitié du prix du billet qu'il leur reste.

Des commissions sur les ventes en ligne ? Oui, la solution dématerialisée ça coute chers.

Ta petite salle de proximité, son implantation est souvent une volonté des élus de ton territoire, et en fin d'année son budget est votée à l'avance, une provision pour l'amener à l'équilibre, et le classement art et essais ? Une salle quasi vide, oui mais en contrepartie d'un virement non négligeable tous les ans.
C'est génial, cela permet de créer une diversité de programmation, de proposer à l'affiche les mêmes films d'auteurs que dans les cinémas art et essais de grandes villes.
Les débats, les festivals, les soirées spéciales permettent de vivre une expérience interactive, et il convient de défendre aussi que la salle de cinéma est aussi un lieu de rencontres, et pas une salle où l'on entre et on sort pour "juste avoir vu".

Une salle premium dans un multiplex, c'est un gros poste d'investissements. La fin de la lampe Xénon qui a ouvert la voie à la projection laser plus qualitative et moins énergivore a aussi sonnée le début de l'obsolescence programmée.
Une lampe, ça se changeait, les blocs ventilos ? Tous les
20 000h ça se changeait ! Avec la projection laser au bout de
40 000h c'est fini, et c'est le projecteur que l'on change.
Pour un gros cinéma qui fait 6 séances par jour voir plus tu comptes 6 à 8 ans.
Les fauteuils cuirs confort

Ce facteur qui est entièrement nouveau, car oui un projecteur argentique était quasi immortel un peut d'huile, des courroies neuves, un peu de graisses et ça durait 40 ans.
Un projecteur numérique dont la lampe avait une durée de vie limitée certes peut durer 20 ans.
Là c'est 8 ans maximum, tu diminue si 3D souvent.
Et le prix d'un fauteuils en cuir de la salle premium ? 5 ans d'économies pour quelqu'un payé au-dessus du Smic.

Face aux changements, les grosses salles ont misé sur l'expérience de confort d'image et de son que l'on ne peut pas retrouver à la maison. Alors oui, en tant que grosses structures, ils ont les épaules pour le proposer, mais c'est un endettement dont il faut honorer le remboursement, d'où la majoration dans la majorité des cas.

Le cinéma de proximité, avec un projecteur moins puissant avec un écran plus petit, la source laser durera plus longtemps, et le jour où besoin d'investissements, les élus et les subventions sont là. Ton cinéma de quartier est souvent moins regardant sur le fauteuils un peut défraichi, le changement de l'écran conseillé à intervalles régulier.

Mégarama défend son modèle économique, et de l'autre côté la petite salle qui n'a pas accès aux films ne fait pas de recettes, ce qui ne l'arrange pas non plus.
Après, les directions des petites salles sont souvent des profils motivés par le projet culturel, la défense de l'art et essais. Car c'est à la foi leur mission culturelle, et aussi les objectifs de subventions allouées pour l'équilibre financier de la structure.

Mégarama a donc laisser échapper qu'il juge un peut injuste que des salles plus petites, qui ont moins de charges, touche quasiment tout le temps des subventions qui les amènent à l'équilibre, et ceux en privilégiant un pourcentage de séances qui tourne quasiment à vide, ponctué par le fait que leur prix du ticket rapporte peu aux distributeurs des films.

Dans cette relative réalité, le groupe met en avant le fait qu'il serait économiquement préférable de privilégier les grandes structures, qui sont plus fragilisées que les petites depuis le Covid et ne se voient pas allouer des subventions locales pour arriver à l'équilibre.

Dans le même temps, la recherche et l'élaboration des salles premium représentent des investissements que la salle de proximité n'a pas à endosser.
De plus, ce type d'ERP à jauges plus conséquentes doit honorer une imposition que la petite salle n'a pas à supporter.
Face à ce constat, Mégarama pointe juste du doigt qu'il a besoin des 160 entrées semaine de la petites salles en 1re semaine pour augmenter sa possibilité de se rapprocher de l'équilibre en fin d'années.

Oui mais les grands groupes ont les affiches gratuites !!
Il y a eu des avancées en ce sens ces dernières années, Disney et Universal proposent leurs affiches gratuitement quelque soit la taille de la structure (sauf exception).

Je suis pour l'accès aux films pour tous et partout, mais il faut entendre la voix de grandes entreprises privées qui sont soumises à l'aléatoire du marché des sorties de films, et qui en cas de coup dur, ne sont pas toujours soutenue par des subventions.

Les habitués de la salle de proximité sont généralement plus volontaire à patienter une ou deux semaines pour découvrir une grosse nouveauté, car ils choisissent le lieu avant le film.
L'Augmentation du nombre de séances hebdomadaires demandées aux petites salles sont souvent mal perçues par la petite et moyenne exploitation.

Mais le multiplex, lui aussi, se plie à des séances et des horaires anecdotiques pour respecter son contrat de location de copie, et ceux dans le but de répondre aux attentes de ses cinéphiles et à celle du distributeur.

Chaque distributeur, pour chacun de ses films est totalement libre du plan de sortie, et des salles auxquelles il attribut les copies en première semaine et au-delà.
Il peut privilégier le multiplex et le cinéma de centre-ville, ou seulement la salle art et essais capable de faire performer un titre en particulier, en fonction de la situation.

Certains distributeurs imposent aussi un tarif minimum pour les séances CE et de groupes scolaires.
La tarification imposée existe également sur les contenus alternatifs (concerts, opéra ext...)

Dire que la grande exploitation souffre plus de la baisse de fréquentation en dépit de ses investissements et de ses charges toujours plus importante par rapport à la salle associative, ce n'est pas exagéré, c'est la réalité d'aujourd'hui.

Mais un cinéma qui ne propose pas les films que les gens ont envie de voir et un cinéma qui souffre, et il n'est pas en mesure de remplir son rôle, et c'est aussi ce que vit la petite exploitation, c'est vrai aussi.
Cependant, bien que la situation soit fragile dans les deux cas, une salle associative, communal, ou inter communal ne risque quasiment pas le dépôt de bilan, si la municipalité accorde de l'importance à la culture.
La direction des petites salles doit trouver l'équilibre entre hits et respecter un quota de gain de subventions.

La direction d'un multiplex a la pression quotidienne de la performance, du réajustement du prix du pop-corn et ainsi de sa marge pour viser l'équilibre en fin d'année.
Cette direction risque la mutation ou l'éviction si les performances ne sont pas atteintes, là où la direction de la petite salle risque quelques remarques si la subvention baisse pour un motif autre que "l'état à fait des coupes".
Et où on défendra le concept de la salle presque vide au motif de l'exception culturel.

Il y a donc un fossé entre ses deux réalités de gestion que le spectateur lambda ne soupçonne pas.
Chacune et chacun doit en conséquence choisir sa salle de cinéma, par plaisir, et pour le découvrir dans les conditions qu'il/elle juge optimales.

Il ne s'agit pas là de trancher sur qui a raison ou tord, il en va simplement de reconnaitre qu'une entreprise privée, si elle fait plus de bénéfices n'a en revanche pas la sécurité de l'équilibre financier. Et d'un point de vue comptable, comment en vouloir à Mégarama ?

Après la question de la découverte en première semaine est parfois un faux débat. Michael en 3è semaine, pour moins chers avec moins de monde, et avec quelques Vo la semaine ? Beaucoup signent ! Et tempi pour les spoils tik tok.

Et d'autres veulent y être day one avec la même excitation que quand on se connecte sur ticket master, et pouvoir lire les critiques spectateurs sur Allociné, et celle de Merej qui poste ses avis très tôt.

Le public est varié, mais il est présent, chaque type de structure se bat pour continuer à exister avec les leviers qui sont les siens.

Est-ce que le projet d'une nouvelle subvention pour la grande exploitation serait une idée recevable ?
Le prix d'une séance Imax? Quand on connait les coulisses et ce que cela implique, c'est à mes yeux justifié.
Il y a une marge sur tout, mais votre cinéma marge moins fort que l'état sur votre carburant.

L'Etat lui s'accorde des recettes pour un budget bien loin d'être équilibré, donc le cinéma et les exploitants peut importe leur taille font du bon travail !

Et les révélations du bras de fer que Mégarama applique, ça fait partit des négociations quotidiennes, Mégarama injecte sa part dans l'écosystème si bien rodé que propose notre pays, en matière de partage des recettes et d'autofinancement de nos films.

Doit-on lui en vouloir de tenter d'accroitre son positionnement pendant que les petits cinémas sont encore soutenus par L'Etat ?

L'Important c'est de continuer d'aller au cinéma, petites salles ou multiplex, ce qui compte c'est de profiter d'une toile.

MICHAEL - Le biopic décrié bien loin d'être mauvais 🍿Depuis sa sortie, ce film se ramasse des seaux de critiques, alors ...
26/04/2026

MICHAEL - Le biopic décrié bien loin d'être mauvais 🍿

Depuis sa sortie, ce film se ramasse des seaux de critiques, alors dans cet article permettez moi de remettre le Moonwalk au centre de la piste !
Les retours des critiques ciné pro : "Bohemian Rhapsody bis" ; "un film so bad" ; "ça ne raconte rien" ; "et ses démons et ses procès !"
Hiii Hiii on se calme tout de suite 🤫 J'ai passé un très bon moment devant le nouveau film d'Antoine Fuqua, et voici pourquoi 👇

Ce premier film, (car oui des suites sont apparemment prévues), bref, le long-métrage se concentre beaucoup sur l'enfance de Michael et de ses quatre frères. Et ça concerne quasiment les cinquante premières minutes. Et de nombreux thèmes sont abordés (pour un film qui d'après certains ne raconte rien !!).
🕺
On y voit la tyrannie que fait régner le père Jackson à sa famille, même si c'est édulcoré on s'en doute, cependant les travers du père ne sont pas cachés, et pour le coup assez assumé.
Frustré de son absence de réussite à lui, il se prend pour le goat dénichant à juste titre le talent de ses fils, même si son but c'est d'en tirer du profit et au milieu si peut d'affection et de reconnaissance. Ils font le travail, et il faut dire en permanence merci monsieur c'est grâce à vous...
On saluera la prestation de Colman Domingo qui livre ici une belle prestation, aidé certainement par les conseils de la famille Jackson.

Le film s'intitule Michael donc je comprend que les autres frères soient mis au second plan. Petit regret, où est Janett ??
Et le jeune acteur qui est dans la peau du jeune Michael est époustouflant, et juste !
🎙️
Et je ne vois pas grand monde qui en parle mais tous les actrices et acteurs livrent une belle prestation, même le neuveu de Michael, hein les rajeux de la bande-annonce 😉

Beaucoup de "time date" à l'écran, peut-être trop, mais certaines ellipses le réalisateur nous propose des transitions d'images basiques mais esthétiques.
Jaffar Jackson entre en piste au bout de presque une heure, et là il devient Michael, car on voit sa détermination mais aussi la timidité du Roi de la Pop qui va s'estomper au fur et à mesure que son ascension avance.
🐵
Le film met bien en lumière la solitude extrême apparemment vécue par Michael, que je n'imaginais pas aussi prononcée.
Et c'est là que Neverland prend tout son sens, son amour pour les animaux et son âme d'enfant qui ne l'aura jamais quitté.

Alors oui, le film tente timidement de justifier pourquoi Michael s'enfermait dans son monde, dès lors qui sortait de scène ou de studio, et oui effectivement son rapport aux enfants ne va pas jusqu'au bout. En revanche, je suis désole mais sa préférence d'être entouré d'enfants est quand même montrée.
Donc non le film ne se défile pas non plus sur ce qu'on sait. Le scénario tente à certains moment de pointer un responsable qui n'est pas la star. A mes yeux ça n'excusera jamais, mais dire que le film se voile la face comme j'ai pu le lire. A mes yeux, je vous dit que non !
🧒
La relation fusionelle avec sa mère est racontée, même si j'aurais aimé un peu plus de développement, l'essentiel est là.
Alors oui, dès que Michael est adulte, le film augmente la cadence, c'est appréciable mais pas au niveau que ce que Baz Lhurmann a pu nous offrir avec le biopic d'Elvis.
📺
Néanmoins on fait ensuite le yoyo entre séquences qui reproduisent des extraits de concerts et passages d'émissions tv avant de revenir dans l'intimité de Michael.
Psychologiquement, son profil est quand même bien raconté et c'est ce que j'attend d'un biopic, et franchement j'ai découvert des facettes de lui que j'ignorais, donc oui j'ai eu l'impression d'en connaitre un peu plus à la sortie de la salle de ciné, donc pour moi ce film remplie sa mission.

Le réalisateur Antoine Fuqua, réalisateur de la trilogie Equalizer avec Denzel Washington, ne risquait pas d'y mettre une patte de cinéma d'auteur. Certaines critiques s'attendaient à ce que le tiraillement de la star soit développée de manière profonde, mais le faire à l'excès n'aurait à mes yeux servi à rien.
🎸
Enfin côté jukebox on est servi, des premières secondes à l'apparition du logo Universal jusqu'à l'apparition du premier crédit de générique de fin, tous les tubes de la période traitée sont là.
Un étalonnage assez sombre, qui met parfois le visage de Michael en valeur, surtout ces changements chirurgicaux au fil du temps.
🤑
Certes commercial au détriment parfois de l'émotion, mais pas grave Michael est un film divertissant, qui plaira aussi à ceux qui ne sont pas fans.
Pour vous situer il est bien mieux que Bohemian Rhapsody et en dessous d'Elvis et moins approfondi que Cloclo.
🧟
Je vous encourage à aller le voir, il a des défauts oui, mais lire ou entendre de cette proposition que c'est une arnaque, c'est exagéré, et le film ne mérite pas ce jugement.
On sent l'implication de la famille c'est sûr, mais on y ressent leur amour pour lui. Et comme on est chez Universal, Michael raconte à sa façon une fois encore la citation de Dom de Fast & Furious, à savoir : Le plus important c'est la famille, et la conclusion c'est que s'en émanciper c'est bien aussi.
🎬
Allez Voir Michael, pour vibrer et danser aux sons des Sub de votre salle de ciné.
Si vous pouvez vous le permettre, le voir dans une salle format premium sera un plus. Le format Flat 1,85 est ici un très bon choix.

Je suis assez impatient de voir la suite, sachant que le film prend fin juste avant la sortie de l'album "bad" donc avant les polémiques.
A voir de quelle façon ils mettront la suite de sa vie en image.
Après Michael on aime ou on aime pas, il a changé la pop et la musique, et son style reste influent encore aujourd'hui dans la génération Spotify.

Universal Pictures

🐷THEY WILL KILL YOU 🗡️👁️🩸Ce film est une surprise totale ! Par le producteur des films et de la série «ça », ce long-mét...
02/04/2026

🐷THEY WILL KILL YOU 🗡️👁️🩸
Ce film est une surprise totale ! Par le producteur des films et de la série «ça », ce long-métrage, réussi à développer ces personnages, mettre en valeur plusieurs intrigues, possède une mise en scène inventive et punchi.
Il s’inspire de plusieurs genre de Cinema. À la fois Tarentinesque, un peu John Wick, the Shining, etc.
Des scènes d’actions tonitruantes accompagnées de musiques rock.

Avec une bonne dose de gore, et d’humour.
Il a l’esprit d’un bienvenue à Zombieland, mélangé à du Kill Bill, saupoudré d’une pointe de Scary Movie.

Une mention spéciale à l’actrice principale Zazie Beats (vu dans Joker et Deadpool 2) qui donne tout son charisme à l’héroïne principale.
Elle exécute toutes les chorégraphies de combats avec succès !
Le seul point négatif de ce long-métrage : les effets spéciaux, cependant on note l’effort d’avoir dissimulé les lacunes grâce à des fonds sombres sur les séquences concernées. Ainsi, ça rend le tout digeste.
Dans ce film Satan est diaboliquement fun, et ça fait plaisir !

Il faudra donc accepter de se laisser porter dans cette histoire et son univers absurde à un level rarement vu sur grand écran.
Des surprises, de l’humour, du sang et de la chair découpée avec une vrai mise en scène cinématographique, et des intrigues justement développées qui cassent habilement le rythme quand c’est nécessaire, pour toujours mieux nous réexpédier dans l’action.
Ça fait plaisir de revoir Tom Felton aussi, alias notre Drago Malefoy indétronable.
Le tout dans un long métrage d’1h35.

Une bonne surprise, et un moment drôle et fun de cinéma, qui ravira les adeptes et déplaira sûrement aux autres.
Étant friand de ce genre de proposition surprenante, bien que non inédite, je vous recommande They Will Kill You qui sera une belle façon de débrancher le cerveau tout en vivant une vrai bonne expérience cinématographique dans votre salle préférée !

26/03/2026

Très attendues, les premières images de la série Harry Potter ont été dévoilées hier. La bonne nouvelle, elle arrivera plus tôt, en décembre sur HBO.
La série nous offrira une relecture de la saga de J.K Rowling, en développant des passages des livres jamais vus dans les films. La production a aussi annoncé que de nouvelles intrigues inédites seraient aussi rajoutées. ⚡️
Après des rumeurs et des critiques sur certains membres du casting, espérons que les Potterheads donneront une chance à ce nouveau format, même si évidemment Daniel, Rupert et Emma resteront indétrônables dans nos 💕 mais j’ai hâte de découvrir ce nouveau casting 🥳
HBO Harry Potter

Adresse

Rue Lucien Dumas
Saint-Junien
87200

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Anth Au Ciné publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager

Type