Anth Au Ciné

Anth Au Ciné Anthony passionné de cinéma et plus particulièrement des films d’horreurs et SF

👽👽Disclosure Day - La Critique Anth Au Ciné (Sans Spoilers)Ça fait toujours quelque chose de revoir le nom de Steven Spi...
05/07/2026

👽👽Disclosure Day - La Critique Anth Au Ciné
(Sans Spoilers)

Ça fait toujours quelque chose de revoir le nom de Steven Spielberg apparaître à la réalisation, et encore plus de retrouver le logo Amblin au début d’un film de science-fiction.
Avec Disclosure Day, il y avait forcément une attente particulière de ma part : Spielberg qui revient aux extraterrestres, c’est presque un événement en soi.
L’idée de départ est pas mal : et si l’existence des extraterrestres était cachée à l’humanité tout entière ? Et si quelqu’un décidait de révéler cette vérité, non pas par égo, mais parce qu’il considère que ce savoir appartient à tout le monde, comme le soleil ou l’eau ?

Sur ce point, le film pose de très bonnes questions. Le parallèle entre la croyance en Dieu, la place de l’humanité dans l’univers et l’idée qu’une forme de vie supérieure puisse exister sans forcément être divine est passionnant. Le film interroge notre rapport à l’inconnu, à la peur, à la foi, mais aussi à notre orgueil d’espèce persuadée d’être au sommet de tout.
J’ai également aimé le duo formé par Emily Blunt et Josh O’Connor. Daniel Kellner, informaticien de génie au passé trouble, fonctionne bien comme personnage traqué. Le début du film, avec cette cavale et cette volonté d’échapper à son ancien employeur, installe quelque chose d’assez prenant, bien que trop étiré en longueur.

Emily Blunt, elle, reste rayonnante. Colin Firth est également convaincant dans ce rôle de pseudo-méchant, froid et déterminé.
Le problème, c’est que toutes ces bonnes idées ne suffisent pas à faire un grand film.
Ce qui m’a le plus déçu, c’est la mise en scène. Pour un Spielberg, je l’ai trouvée étonnamment plate, presque basique. Là où j’attendais du souffle, de l’ampleur, une sensation de grandeur ou d’émerveillement, je n’ai pas retrouvé ce qui fait habituellement la force de son cinéma.

Même les scènes d’actions, si peut présentes, ne sont jamais filmées avec beaucoup d’éclat.
Et c’est peut-être là que Disclosure Day m’a perdu : le film préfère traiter ses thèmes aux travers de longues séquences de dialogues plutôt que de proposer un grand spectacle. Le problème, c’est que le film dure environ 2h25 et qu’il met beaucoup trop de temps à faire comprendre ses véritables enjeux.

Pendant une bonne partie de la première heure, j’ai eu l’impression que le récit étirait des éléments de personnages, pour ensuite se rendre compte qui ne servaient pas toujours pleinement la conclusion. Les allers-retours entre Daniel et le personnage d’Emily Blunt ne sont pas toujours bien intégrés, avec des coupes que j’ai jugé parfois maladroites entre deux situations qui peinent à vraiment se répondre.
C’est bavard, parfois trop.

Et surtout, ce bavardage n’est pas toujours compensé par de vraies idées de mise en scène.
C’est là que la comparaison avec Juré n°2 de Clint Eastwood me vient en tête. Ce n’est évidemment pas le même type de film, mais c’est aussi une œuvre très dialoguée, souvent en huis clos, réalisée par un cinéaste dans la fleur de l’âge. Pourtant, Eastwood arrivait encore à créer de la tension avec des visages, des silences, des regards et une pression morale qui montait progressivement.
Dans Disclosure Day, j’ai rarement ressenti cette même précision.

Les thèmes, eux, sont pourtant intéressants. J’ai beaucoup aimé la manière dont le film montre la différence entre les extraterrestres et les humains. Les aliens semblent empathiques, prudents, presque enclins à pardonner. Leur façon d’entrer en contact avec une espèce inconnue est à l’opposé de celle des humains, qui répondent par la peur, le contrôle et la maltraitance.

Mais encore une fois, l’exécution ne suit pas toujours.
Les effets spéciaux m’ont aussi sorti du film par moments. Les extraterrestres fonctionnent plutôt bien, notamment parce qu’ils sont montrés à travers des images d’archives à la patine analogique, ce qui masque intelligemment les défauts. En revanche, les scènes où ils prennent l’apparence d’animaux pour approcher les humains sont beaucoup moins réussies.
Les cerfs et les renards numériques sont mal incrustés et font tâches au milieu du reste.

La fin, en revanche, m’a plu. Elle réconcilie un peu avec les intentions du film. Elle continue à interroger notre rapport à l’inconnu, notre peur de ne pas être seuls, et surtout notre difficulté à accepter qu’une forme de vie supérieure puisse exister sans correspondre à notre idée de Dieu.

C’est parfois un peu pompeux dans l’exécution, mais l’idée reste forte.

Au final, Disclosure Day est un film décevant. Ses sujets, son rapport à la foi, sa réflexion sur le droit au savoir, son regard sur l’humanité, et plusieurs acteurs très solides.
Mais c’est un Spielberg qui m’a frustré.

Parce que tous les moments où j’attendais du Steven Spielberg, je n’ai justement pas retrouvé Steven Spielberg. Je n’ai pas retrouvé la magie, le vertige, l’émerveillement ou même cette capacité à transformer une idée simple en pur moment visuel. Disclosure Day est un film intelligent qui manque cruellement d’émotions.

Souvent intéressant, mais aussi trop long, trop bavard et trop sage pour ce qu’il promettait.
J’aurais aimé être émerveillé. J’ai tout juste été intrigué.
Et pour un retour de Spielberg aux extraterrestres, eh bien je suis très déçu…

⭐️⭐️✩✩✩ 2,3/5

Obsession - La Critique d'Anth Au Ciné (Avec spoilers)Aux côtés de *Backrooms*, ce film d’horreur fait un carton. Un You...
05/07/2026

Obsession - La Critique d'Anth Au Ciné
(Avec spoilers)

Aux côtés de *Backrooms*, ce film d’horreur fait un carton. Un YouTubeur derrière la caméra, c’est peut-être ça la recette magique !

J’ai vu le film il y a quelques semaines déjà, et c’est tout simplement l’un des meilleurs films d’horreur de l’année.

Mais un film où tu souhaites que ta meilleure amie t’aime à la folie, qui parle de dépendance affective et de surattachement, et où, dès le début, un chat mort est utilisé comme message subliminal… Antho qui vous parle de ça, c’est un peu comme si Xavier Dupont de Ligonnès vous écrivait un avis sur une chape de béton.

L’un étant introuvable, l’autre avec un classement sans suite… si tout le monde est prêt à scroller, mes notes sont là, on peut y aller !

Sur le plan technique d’abord : réussite totale. Les mouvements de caméra, les axes choisis et l’assombrissement permanent entretiennent tout au long du film un profond sentiment de malaise.

Le format de projection en Flat 1,50 (quasi carré) accentue encore davantage cette sensation d’enfermement dans une spirale infernale.

Le scénario est redoutablement bien écrit, avec un rythme volontairement lent qui finit par devenir angoissant. La manière dont sont abordées la dépendance affective, la jalousie et la peur de perdre l’autre jusqu’à en devenir démoniaque et absurde sonne particulièrement juste.

Là où l’intrigue est vraiment maligne, c’est qu’elle modernise le concept du génie et du vœu. Ici, c’est une branche que l’on casse pour que le souhait se réalise. L’image est excellente : cette branche, sur laquelle repose le désir d’être aimé par la personne que l’on idéalise, est vouée à la destruction dès la première seconde.

Notre personnage principal achète cette branche dans un écrin tout droit venu d’une boutique de spiritisme (merci pour la pub, sérieux...) et fait le vœu que Nikki, son amie d’enfance, l’aime plus que tout au monde. Il n’a jamais eu le courage de lui dire de vive voix, ce n’est pourtant pas faute de s’être entraîné…

Et ça marche. Nikki tombe en extase. Sauf qu’elle n’est plus vraiment la même. Au départ, c’est extrêmement subtil, puis le malaise s’installe jusqu’à devenir franchement terrifiant.

Tout ce qui semble merveilleux au début de cette relation devient progressivement le cœur du problème : ne plus pouvoir se passer de l’autre, vivre au rythme de ses messages, mentir pour attirer davantage son attention…

Le film pousse à l’extrême tous les travers d’une relation fondée sur la dépendance affective, grignotant au passage le ciment (ça, c’est Xavier…) de leur amitié.

Une femme entièrement dédiée à son compagnon, disponible en permanence, toujours d’accord, qui prépare sa gamelle, surveille la moindre intonation, interprète le moindre geste, veut constamment être avec lui et finit par vivre uniquement à travers l’autre.

Le film nous le met littéralement en gras et surligné : **ce n’est pas ça, l’amour.**

Comme dans beaucoup de relations, le héros finit par se lasser de son propre vœu, regrettant l’époque où ils étaient simplement des amis très fusionnels et où il n’éprouvait que de l’attirance.

Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est que la vraie Nikki est emprisonnée, spectatrice impuissante du démon qui agit à sa place.

Celui-ci pousse progressivement Nikki à faire de son petit ami le centre absolu de son existence. Son entourage, comme le spectateur, trouve rapidement ce comportement inquiétant.

Le film monte lentement le curseur jusqu’à l’extrême : Nikki s’inflige des blessures, menace son compagnon pour de simples exagérations de situations… et l’escalade fonctionne parfaitement.

La performance d’Inde Navarrette est incroyable. Elle provoque un véritable sentiment d’effroi. Un film d’horreur qui fait réellement peur au premier degré est devenu rare, et *Obsessions* y parvient.

Les sous-thèmes sont eux aussi très intéressants : le consentement, mais aussi la manière dont une personne reçoit cet amour envahissant, sans que celle qui l’exprime comprenne qu’elle est en train de faire souffrir l’autre.

C’est d’abord un très bon film, puis un excellent film d’horreur. Il traite de sujets auxquels beaucoup sont confrontés dans la vraie vie. Le fond reste crédible ; seule la forme est volontairement poussée à l’extrême afin de mieux servir son propos.

On en attraperait presque la phobie de s’attacher.

La musique, à mi-chemin entre l’orchestral et l’électro, accompagne parfaitement l’ensemble. Mon seul regret concerne les traditionnels jumpscares accompagnés d’une brusque montée du volume : c’est du déjà-vu, même si cela reste redoutablement efficace.

Je vous le conseille. Et si vous avez déjà connu une relation marquée par la dépendance affective, le film pourrait résonner ! Pour une fois, on est placé dans la peau de celui qui reçoit cet amour envahissant. Une expérience rare, troublante, mais ô combien nécessaire.

Aimer quelqu’un très fort sans que ce soit partagé, bref, le vouloir très fort n’y change rien, si ce n’est pas réciproque peut importe le sortilège : les choses sont ainsi.
Ce film le démontre de manière brutale, mais rappel deux choses essentielles : l’amour est un consentement mutuel et posséder l’autre de peur qu’il s’en aille n’évite jamais le drame !

Allez le voir ! Pur chef-d’oeuvre !
Interdit -16 ans, attention ici c’est justifié

⭐️⭐️⭐️⭐️✩ 4/5

SUPERGIRL – La Critique d’Anth Au Ciné (Sans Spoilers) 🦸‍♀️🦸‍♀️J’y allais sans aucune conviction. Pour être totalement t...
30/06/2026

SUPERGIRL – La Critique d’Anth Au Ciné
(Sans Spoilers) 🦸‍♀️🦸‍♀️

J’y allais sans aucune conviction. Pour être totalement transparent, j’avais détesté Superman de James Gunn. C’est même l’un des rares films de super-héros où, à mes yeux, il n’y avait rien à sauver. Krypto était cool, point. Je craignais donc que Supergirl reprenne exactement les mêmes défauts : la même écriture, les mêmes facilités. Finalement, je suis ressorti de la salle agréablement surpris !

Le film redonne de la crédibilité au genre super-héroïque James Gunnien. Son scénario repose sur des thèmes que l’on connaît déjà très bien dans l’univers DC : le deuil, la vengeance, la colère, la reconstruction. L’idée qu’une personne meurtrie ne guérira pas en tuant celui qui a détruit sa vie a déjà été abordée à plusieurs reprises, notamment dans les films Batman par exemple. Pourtant, ici, tout est intégré à l’histoire de Kara.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’évolution du personnage principal. On découvre une Kara complètement perdue, qui erre de planète en planète sans soleil jaune afin de redevenir vulnérable, ressentir la douleur, les effets de l’alcool, et finalement essayer de fuir sa propre souffrance. C’est une héroïne cabossée, nonchalante, parfois vulgaire, parfois immature, mais toujours profondément bienveillante. Plus le film avance, plus elle évolue. Et c’est la plus grande qualité du scénario.

L’origine story est également très bien intégrée. Contrairement à beaucoup de films qui racontent la back story dès les premières minutes. Ici, elle se dévoile progressivement. Plus la relation entre Kara et la jeune fille qui l’accompagne gagne en confiance, plus elle accepte de raconter son passé. On découvre Krypton, son arrivée sur Terre, ses blessures, son lien avec Kal-El… Tout cela s’intègre naturellement au récit sans jamais donner l’impression de ralentir le rythme. Pour un personnage moins connu du grand public que Superman, j’ai trouvé que c’était une excellente décision d’écriture.

J’ai aussi beaucoup aimé la relation entre les deux personnages principaux . Toutes les deux portent une douleur immense, mais elles ne l’expriment pas de la même manière. Kara comprend progressivement que la vengeance ne soulagera jamais cette jeune fille, tout simplement parce qu’elle connaît elle-même cette souffrance. Ce parallèle fonctionne très bien et apporte à certains moments du film une vraie émotion, sans tomber dans le cliché.

L’autre bonne surprise, c’est Krypto. On pouvait craindre qu’il ne soit qu’un simple élément comique destiné à séduire le public comme dans Superman, il n’en est rien !
Et pu**in, bonne nouvelle !

Visuellement, le réalisateur Greg Gillespie apporte sa personnalité au film. On sent que James Gunn supervise toujours l’univers DC, mais la mise en scène possède une identité propre, et il y a de la mise en scène qui raconte quelque chose cette fois, très bon point donc.

Il y a une vraie volonté d’iconiser Supergirl à travers de nombreux plans très cinématographiques. Les scènes de vol sont beaucoup mieux filmées et évitent les gros plans répétés en mode zoom visage qui m’avaient énormément agacés dans Superman. Les chorégraphies de combat sont réussies et dynamiques. Kara apparaît enfin comme une héroïne puissante et particulièrement badass. Et merci !!

Ce film est généreux en intrigues et scènes d’actions, ça fait plaisir !

Tout n’est pas parfait pour autant. Les effets spéciaux restent parfois inégaux et certaines incrustations rappellent malheureusement The Flash. Quelques ralentis en pleine scène d’action m’ont également paru un peu datés. C’est un procédé qui peut fonctionner lorsqu’il est assumé jusqu’au bout, mais ici il ne m’a pas totalement convaincu.
Mais heureusement, il est très peu utilisé.

Côté musique, j’ai davantage été séduit par les morceaux pop/rock que par la partitions orchestrales, dommage ! Les chansons fonctionnent parfaitement et rappellent évidemment l’ADN de James Gunn, notamment Les Gardiens de la Galaxie.

Concernant les actrices, la nouvelle interprète de Supergirl est un excellent cast. J’étais pourtant très attaché à Melissa Benoist, la Supergirl de la série, mais ce nouveau visage fonctionne parfaitement. Elle apporte une énergie différente, plus brute, plus insolente, tout en conservant une véritable bienveillance au fur et à mesure du film. Elle retranscrit avec succès cette nouvelle écriture du personnage et je pense sincèrement que le public va s’attacher à elle. Le nouveau costume lui va bien aussi.

Jason Momoa, lui, est toujours aussi charismatique dans le rôle de Lobo. Mon seul regret est qu’on continue à lui demander d’interpréter un personnage très proche de ceux qu’il joue habituellement. Je sais pourtant, notamment grâce à la série See, par exemple, qu’il est capable d’aller beaucoup plus loin niveau acting. Ici, il interprète un méchant qui cabotine, même si c’est moins appuyé que d’habitude. Ce n’est donc pas un reproche envers l’acteur, mais davantage envers l’écriture du personnage.

Enfin, les débats autour du ton du film et des comparaisons avec Zack Snyder : Pour moi, cette comparaison n’a pas beaucoup de sens. Le Snyderverse assumait une approche sombre, tragique, mature et premier degré. Ici, James Gunn et Greg Gillespie proposent exactement l’inverse : un cinéma pop, lumineux, coloré, aux images parfois saturées en calorimétrie, parfois irrévérencieux, qui assume totalement son côté comics.

On peut préférer l’une ou l’autre vision, mais elles poursuivent des objectifs totalement différents. Les opposer revient presque à passer à côté de ce que le film cherche réellement à montrer. Eh oui l’époque de Snyder c’était super, la trilogie de Nolan est un bijou de cinéma, et il faudra accepter en entrant en salle que cette époque est révolue, et qu’elle est à jamais dans nos cœurs.
Attendre de ce nouveau DCU l’écriture du Batman de Matt Reeves avec Robert Pattinson est une erreur.
Ici, vous aurez l’occasion d’y voir des inspirations qui oscillent entre John Wick et Furiosa pour les jeunes, et je trouve que c’est à saluer, et non à jeter !

Au final, Supergirl est une bonne surprise : un film de super-héros extrêmement divertissant, rythmé, généreux en action, porté par deux héroïnes attachantes qui bénéficient d’un véritable arc narratif, et d’une évolution notable au sein du récit. Il ne révolutionne pas le genre et les thèmes abordés sont loins d’être inédits , mais il corrige selon moi une grande partie des défauts que j’avais reprochés à Superman, et il y en avait !!!

Son positionnement de cible est étrange, il n’est pas pour les très jeunes et est peut-être trop cartoonesque pour les trentenaires, sans doute pourra t’il diviser ça et là sur ce point, oui mais maiiiis.

Il est beaucoup plus mature dans le ton et dans l’intention, donc pardonné !
Beaucoup moins dans l’auto dérision et la recherche de la petite blague permanente.
Et bravo pour ça aussi !!

Concernant les messages à double lecture, la planète des méchants et uniquement composée d’hommes, d’hommes méchants. Mais c’est effleuré en seconde lecture, pas moralisateur bien que le message soit passé, et Lobo contrebalance les choses d’une manière crédible, donc les opposés au wokisme de basses planètes ne seront pas bousculés.

Il n’est d’ailleurs jamais question d’amourettes ou d’orientations sentimentales, de petit copain ou petite copine, et la seule anatomie qui bouge dans ce film c’est celle de Krypto quand il est content 😉

Je suis ressorti avec le sourire, ce qui n’était franchement pas gagné. Si vous aviez été déçus par Superman, je vous conseille vraiment de laisser une chance à sa cousine. ☄️

Un succès au box-office serait mérité, car l’intention est là, et les corrections attendues aussi.
Je vous conseille d’y aller !!

Ma note : ⭐⭐⭐⭐☆ (3,8/5)
Vu en avant-première public le 29/06/2026

🪖CRITIQUE FILM - La Bataille De Gaulle, Partie 1 : L'Age de Fer 🇫🇷Pathé a vu les choses en grand, et disons-le les costu...
23/06/2026

🪖CRITIQUE FILM - La Bataille De Gaulle, Partie 1 : L'Age de Fer

🇫🇷Pathé a vu les choses en grand, et disons-le les costumes, l’étalonnage, les actings sont réussis, et le film a par moments une allure de cinéma holywoodien historique qui n’est pas pour me déplaire.
Deux visionnages pour cette critique car le film est long, ce qui n’est pas pour lui desservir, au contraire !

Alors oui, les mordus d’histoire auront peut-être des choses à redire, mais on se laisse embarquer aisément par cette fresque qui assume le caractère posé, strict et ferme du Général, si peu sur le terrain, mais essentiel dans son QG et dans les relations diplomatiques.
La réalisation est composée de plusieurs transitions très esthétiques, même si je regrette que cette réalisation n’ai pas donné un côté encore plus épique aux scènes des tranchées.
La grande taille, les expressions du visage, et le phrasé soutenu de Charles De Gaulle sont relativement bien retranscrits si on a vu des archives.

Film très bavard, mais qui souligne bien la part de chance du Général dans ses opérations, les jeux de forces et les calculs politiciens. C’est aussi une immersion totale en France occupée, même si chacun a l’air d’aller et venir un peu facilement, alors que les soldats allemands sont à chaque coin de rues.

Il y a quelques longueurs mais c’est, de mon point de vue, un très bon retour du film historique sur grand écran.
Dommage qu’il n’ai pas su, pour l’instant, trouver son public, mais la politique et le climat actuel y sont je pense pour quelque chose.

J’ai envie de découvrir la partie 2, qui sera beaucoup plus chargé niveau action, ce qui ne sera pas pour nous déplaire !
Meilleur que les Trois Mousquetaires, plus clivant que Monté-Cristo, je vous encourage à lui donner sa chance pendant la Fête du Cinéma, et même au-delà !

CRITIQUE FILM - Backrooms, !🪑Attention les chaises, il y a le chèque de caution !🟨Points positifs : La réalisation, le c...
23/06/2026

CRITIQUE FILM - Backrooms, !🪑
Attention les chaises, il y a le chèque de caution !

🟨Points positifs : La réalisation, le casting, les décors et la bande son qui rendent l’immersion réussie.

Mais alors après, le château de cartes s’effondre !
Après un premier acte qui développe le personnage principal, ses névroses, la mise en abime des meubles empilés avec le fait qu’il reste prisonnier de ses travers et du renfermement sur lui-même. Ce perso est intéréssant.
Et il devient d’un seul coup, un simple élément aspiré par le décor sans même qu’on sache pourquoi.

En fait, passé le cap des balades dans les backrooms et des empilements de canapés et de portes manteaux, le film nous balance un tas d’hypothèses de ces lieux, sans jamais (et c’est le pire) donner une conclusion à son histoire.
Une repompée de Stranger Things à peine masquée dans l’idée, la métaphore du temps qui passe, mais c’est pas développé, et le dernier acte nous dit non en fait non, on fait des IRM… Quoi???

A la première ligne du générique de fin, on tombe dénue de s’apercevoir que tous ces déambulements dans les pièces jaunes ont manqué de surprises et de jump scares.
Mention positive pour les séquences en fan footage qui sont le pic de tension du long-métrage, ça oui c’est réussi !!

Alors oui : réal rien à dire, acting excellent, mais scénario qui se la joue à la Ari Aster, sauf qu’avec la conclusion d’Hérédité on peut assembler une bonne partie du puzzle, et c’est là tout le charme de la chose, même si dans Hérédité, les zones d’ombres subsistent.

Ici, on ne sait pas comment inscrire les backrooms dans notre dimension, alors oui les métaphores on les a comprises : c’est martelé ! Mais au service de rien, et au final les moments d’ambiances et de tensions n’ont servi à rien, parce que ce film n’a pas de fin ! Il se stop, comme conscient de son échec à trouver une conclusion à toutes les mises en abimes bombardées pendant toute sa durée.
Ça a beau être réussi techniquement, la rangée a soufflé au rallumage de la salle.
Mais c’est un premier film, et ce petit jeune a beaucoup de talent, cependant ce film est pas abouti niveau scénario, les multi références du schéma psychique ne suffisent pas, enfin c’est mon avis.

Le film se la pète sur des airs auteurisants pendant quasi deux heures , sans être capable de nous offrir une fin ou un twist marquant… quelle déception !!!

Il pointe du doigt les gens qui choisissent de vivre seul en disant regarde ce vide ça peut t’aspirer et rendre fou, ne reste pas bloqué ! Allez tais toi !!

Du coup comme le film m’a énervé j’ai mis le canapé à l’envers et mes scanners d’IRM sur le porte manteaux 😅😅

Ça y est, voici ouverte l’édition 2026 du Festival de Cannes. Dans cet article nous allons parler du film qui a sonné le...
13/05/2026

Ça y est, voici ouverte l’édition 2026 du Festival de Cannes. Dans cet article nous allons parler du film qui a sonné le début des festivités, même si Libération a retenu en Une une approximation: Comme souvent à Cannes, politique et cinéma se mélangent. Cette année encore, certaines prises de position visant Vincent Bolloré et Canal+ rappellent à quel point le cinéma français entretient une relation paradoxale avec ceux qui participent pourtant à son financement.
Alors oui, Cannes sans politique, sans films engagés ce n’est pas Cannes. Et je ne comprendrais jamais pourquoi le 7è art crache dans la main de son premier financeur, au seul motif qu’il ne partage pas les mêmes idées. Peut -être à juste titre, mais pour un cinéma qui prône le vivre ensemble… Me concernant j’aime quand les principes sont appliqués à chacun, sinon c’est l’entre soi. Et mon dieu que ce cinéma dit culturel souffre de ce symptôme.
Alors que le plus important c’est de porter le message le plus loin possible, pour que les gens se questionnent et qui sait, déclencher des réflexions constructives. Après, que le projet naisse avec l’argent de Mr Vivendi, est-ce qu’on s’en taperait pas royalement le DCP?

Parenthèse refermée, parlons de ce film d’ouverture que j’ai beaucoup aimé. Eh oui une bonne idée tout simplement des sujets sociaux, et un fil rouge que l’on pourrait mettre en parallèle aux tirages de cartes sur TikTok.
Tout ça dans un film d’époque, avec des actrices et acteurs talentueux.ses, une photographie travaillée, des décors et des costumes géniaux, et une réalisation sublimante de Pierre Salvadori.

Le réalisateur j’avais apprécié Planétarium ou En Liberté. Avec le visuel travaillé de l’affiche teaser que j’ai trouvé magnifique, j’étais donc impatient de découvrir le film en quasi simultané de la Croisette.

La Vénus Électrique attraction centrale d’une fête foraine où chaque stand est une entourloupe et un gros trompe l’œil, l’interprète de cette femme qui dépose un ba**er sous haut voltage va se retrouver malgré elle à jouer la voyante.
Anaïs Demoustier est stupéfiante, elle incarne les différentes facettes de son personnage de façon magistrale.

Donc, elle joue la voyante, au service d’un homme déchu, déchu mais généreux du porte monnaie.
Ayant perdu sa femme, l’homme joué par Pio Marmaï va s’adonner un peut trop à des séances de spiritisme, pour parler à sa femme disparue.
Par un procédé que je ne spoil pas, elle connaît la défunte, mais ce film parle avant tout de coup de foudre, de la capacité à faire le deuil d’une personne, et l’amour dans tout ça?

Ça parle surtout d’utiliser la crédulité des gens, à des fins financière, à la seule excuse que cela rendrait service.
Gilles Lellouche est aussi de la partie, dans un rôle mi patron, mi ami.
Le film fait un clin d’œil amusant à la peinture et aux artistes, en les parodiant d’une manière intellectuelle.

Ainsi on va entrer dans le passé de ce peintre, jongler entre le passé et le présent dans le film est fait avec goût.
On va donc être porté dans le quotidien d’une femme qui apprendra à connaître un homme à travers des mensonges tissés de réalités du passé, et voir où cela mène.

Un aspect respecté et pourtant insoupçonné c’est le côté comédie. Le langage soutenu de l’époque juxtaposé à des faits quotidiens assez actuels rend ces aspects percutants et de nature à sourire plusieurs fois.

C’est bo**ré de romantisme, et du vrai, sans niaiseries et ça fait plaisir à voir.
Seul petit point à noter, la Vénus Électrique est peu présente, et ne sert que la situation de départ. Mais qu’importe.

Si le rythme est parfois inégal, je n’ai ressenti aucune longueur.
J’y ai vu un soupçon de Nightmare Alley de Guillermo Del Toro, (présent à Cannes) au moins pour ce qui est de l’inspiration.
Et j’ai trouvé que ce long-métrage arrivait à raconter un conte, en se servant d’un déroulé factuel. Et c’est drôlement bien exécuté.

Le film a aussi son lot de suspense, d’émotions, et un dernier acte qui clos avec brio, les messages déroulés tout le long du film.
Et chaque spectateur.trice y trouvera un moment authentique de cinéma, avec une vrai patte artistique. Sans jamais oublier que la vie dans ses hauts et ses bas peut être un spectacle.

Un très beau film, à voir au cinéma. Un titre bien choisi, et qui entretien le mystère jusqu’au bout.
J’ai passé un très grand moment cinéma.
Alors oui ce n’est « que » le film d’ouverture
mais je vous conseille d’aller le voir.

On dit merci qui ? Merci Salvadori, et aussi Merci T**i d’avoir si bien choisi 🎬

Dossier MEGARAMA : Sorties nationales VS petites salles municipales - Décryptage !Tout commence par un article paru dans...
06/05/2026

Dossier MEGARAMA : Sorties nationales VS petites salles municipales - Décryptage !

Tout commence par un article paru dans LE MONDE, le groupe cinématographique Mégarama qui compte une trentaine de salles à travers le Maroc, L'Espagne et la France (parc de 11 salles à ce jour chez nous) mettrait la pression au distributeurs et tenterait en coulisse de barer la route aux salles municipales quant à leur accès aux sorties en première semaine.

Depuis fin avril, la petite exploitation a trouvé le méchant de son scénario. Hors, il s'agit là des coulisses du métier de direction, programmation pas mal méconnu du grand public.
Dans ce décryptage, je vais donc vous donner mon analyse personnel, étant projectionniste, pardon ! technicien de cinéma depuis plus de 15 ans, en poste dans la petite exploitation et formé dans la grande.

La France est le pays qui compte le parc de salles le plus fourni d'Europe, et dans ce panel, on doit cette première place à notre formidable maillage territorial. Multiplex, mono écran, complexe de 1 à 4 écrans se partagent la programmation du 7è art chaque mercredi.

Multiplex : Cinémas d'une dizaine de salles ou plus, où nous savons que les gros titres seront dispo le mercredi de la sortie à six séances par jour, et qu'en cas de succès, le ou les films resteront à l'affiche un mois ou plus.
Un quart d'heure de publicité, mêlant commerçants locaux et aussi M&M'S et SUV.
La programmation peut être soit 100% généraliste commercial/grand public. Et parfois mêler locomotives et films d'auteurs, documentaires, films de patrimoines, recherches et découvertes. Pour résumé films indépendants d'auteurs français ou étranger à petit budget, ne bénéficiant pas du matraquage médiatique, et c'est souvent dommage, car il y a de petites perles.

Selon le positionnement et la ligne éditoriale, le lieu de projection peut vous proposer quelques séances en Vost avec une majorité de séances en version française.
Que vous soyez du côté de notre Rege national Vo addict, ou team stream VF, ce qui compte c'est de se rendre au cinéma :)

Et si tu habites dans une ville de taille moyenne, ou dans un petit bourg, tu a ta salle municipale, ou gérée par ta communauté de communes. Soit mono écran, soit 2 voir 3 salles.
Moins de séances par jour, des soirées débats pour discuter de la cruauté du monde, des ateliers pour les petits et un bon goûter à partager après un programme de courts-métrages.
Souvent moins de publicité, voir pas du tout, mais des bandes-annonces, ou tout simplement pas de première partie : c'est l'heure, le film démarre, point. Tu peux avoir le film du moment 3 semaines après sa sortie.
Et ta salle dite "de proximité" (comme si un multiplex n'était pas capable d'en faire de la proximité) te propose un ticket entre 5,80 et 8,00€ et une formule abonnement défiant souvent toute concurrence, ce qui fait toujours plaisir à ton budget culture et loisirs.

Hors, le prix est bien le fond de tout ça. Un cinéma établi une programmation en fonction du calendrier de sorties. L'Ayant droit du film comprenez distributeur (Gaumont, Universal, Disney...) étudi la proposition de la salle en question, et ils établissent un contrat de location d'une "copie" du film. La copie sera attribuée selon plusieurs critères (nombres de séances hebdomadaires, nombre de semaines où le film restera à l'affiche, et négociation du taux de location du film.)

Le taux de loc, c'est quoi? C'est la part que va reverser le cinéma au distributeur/ayant droit.
Aussi, plus le film sera récent, plus le taux sera élevé. Voici un exemple de taux "généralement" appliqués :
- 50% les 3 premières semaines.
- 40% à partir de la 4ème semaine.
- 30% ou 25% à partir de la 6ème semaine.

Ce pourcentage représente la part distributeur que le cinéma devra reversé sur factures, sur chaque ticket vendu pour le film.
Et sur chaque ticket vendu dans chaque cinéma de France il y a aussi des taxes, une TVA, et une part de Taxes Spéciales Additionnelle, comprenez une taxe qui alimente ce qu'on pourrait comparer à un "livret A". La taxe alimente ce fond sur chaque ticket vendu, et la salle peut formuler une demande de déblocage des fonds au CNC, pour financer un besoin pour l'entretien ou le fonctionnement du cinéma.

Tu l'a compris, plus le ciné passe le film tôt, plus son taux de partage avec le distributeur est élevé. Logique, car les recettes engendrées par un film sont majoritairement récoltées ses deux premières semaines de sorties.
Le but des studios, gagner de l'argent et si possible rentabiliser le film au plus vite. Un distributeur qui accumule les flops à répétition met donc son existence en danger.
Et les petits distributeurs indépendants qui gèrent les sorties des films d'auteurs plus intimistes optent pour la même logique, n'ayant pas une major pour sécuriser derrière, ils prennent un vrai risque à chaque sorties, c'est pour cela qu'ils mettent du coeur à l'ouvrage à caser les films dans des salles art et essais performantes, prêtes à défendre le film et le porter à la connaissance de son public.

En gros, que ce soit du divertissement à des millions de dollars ou un film indépendant à 700 000 euros, tout le monde fait le maximum pour préserver son activité, sauvegarder son emploi, en un mot gagner de l'argent, pour être à l'équilibre sur le bilan de fin d'année.
Car le succès ou semi succès d'un film pour un distributeur de films sert à proposer le suivant.
Et si ça flop, tempi puisque la distribution s'appuie aussi sur le coup de coeur et l'envie de faire découvrir une perle expérimentale au plus grand nombre.

Ce contexte posé, revenons à Mégarama.
Un cinéma se trouve dans une zone de chalandise, pour vulgariser c'est une zone étendue sur X kilomètres où l'on connait le nombre d'habitants et donc le public potentiel dans un rayon de 30 min en voiture.
Pour un exploitant de cinéma, avoir le film en sortie nationale, ça veut dire avoir le film le mercredi de sa sortie dans sa salle.

Et "apparemment" Mégarama mettrait la pression aux distributeurs en leur disant "si vous donnez le film en 1re semaine à la petite salle locale qui pratique des tarifs à 6 ou 7 euros la place, nous on ne passe pas votre film !", "ou si vous nous donnez le film, merci de ne pas le donner en même temps au cinéma de quartier".

Alors spoilers alerte, ce type d'arrangement existe depuis très longtemps.
Après, reparlons du taux à 50%, le distributeur touche la moitié du prix du billets. Il a donc intérêt à programmer son film dans un cinéma qui pratique des prix plus élevés car ses recettes n'en sont mécaniquement que meilleur.

Oui, le multiplex peut tiquer à voir le petit cinéma qui est à 20 min diffuser le film pour 7 euros, avec moins de séances par semaines, et une exposition souvent convenue à 2 semaines. Là où lui doit faire en une journée, le nombre de séances que l'autre ne fera pas par semaine.

Car la petite salle est souvent toujours classée art et essai, et en contrepartie de diffusion de films faisant peut d'entrées se voient attribuer une subvention en compensation et en remerciement du soutien. Ajouter à ça, le cinéma municipal, associatif... se voit attribuer certaines subventions, soit du ministère, soit de la municipalité, de la régions ou la communauté de communes.

Les chaines de multiplex, elles peuvent se voir attribuer la subvention art et essais, si elle est classée, en sachant que sans porter de jugement sur les films, les séances art et essais sont des séances avec peu de spectateurs,trices.

Si à la fin de l'année, le multiplex privé n'est pas à l'équilibre, c'est pas la municipalité qui viendra combler le déficit.
Vu le contexte actuel chronologie des médias, plateformes VOD, changements des habitudes, les gros complexes souffrent d'une baisse de fréquentation. Et leur rentabilité ne dépendent que de leurs accès aux gros films. Le reste des marges s'appliquent sur les ventes de confiserie, souvent premier poste de revenu pour un grand établissement.

Alors oui, dans ce contexte Mégarama dit avoir besoin de chaque tickets, à vous de voir si c'est entendable.
Pourquoi des séances plus chers dans les multiplex ?
Un projecteur numérique laser grande capacité 90 000 euros, électricité, clim, chauffage, remplacement plus fréquent du matériel (amplis, processeur son, fauteuils...), impôts sur les bénéfices, charges de personnel plus important et j'en passe.
Tout cela pour un grand cinéma doit être financé par les ventes de conf, et la moitié du prix du billet qu'il leur reste.

Des commissions sur les ventes en ligne ? Oui, la solution dématerialisée ça coute chers.

Ta petite salle de proximité, son implantation est souvent une volonté des élus de ton territoire, et en fin d'année son budget est votée à l'avance, une provision pour l'amener à l'équilibre, et le classement art et essais ? Une salle quasi vide, oui mais en contrepartie d'un virement non négligeable tous les ans.
C'est génial, cela permet de créer une diversité de programmation, de proposer à l'affiche les mêmes films d'auteurs que dans les cinémas art et essais de grandes villes.
Les débats, les festivals, les soirées spéciales permettent de vivre une expérience interactive, et il convient de défendre aussi que la salle de cinéma est aussi un lieu de rencontres, et pas une salle où l'on entre et on sort pour "juste avoir vu".

Une salle premium dans un multiplex, c'est un gros poste d'investissements. La fin de la lampe Xénon qui a ouvert la voie à la projection laser plus qualitative et moins énergivore a aussi sonnée le début de l'obsolescence programmée.
Une lampe, ça se changeait, les blocs ventilos ? Tous les
20 000h ça se changeait ! Avec la projection laser au bout de
40 000h c'est fini, et c'est le projecteur que l'on change.
Pour un gros cinéma qui fait 6 séances par jour voir plus tu comptes 6 à 8 ans.
Les fauteuils cuirs confort

Ce facteur qui est entièrement nouveau, car oui un projecteur argentique était quasi immortel un peut d'huile, des courroies neuves, un peu de graisses et ça durait 40 ans.
Un projecteur numérique dont la lampe avait une durée de vie limitée certes peut durer 20 ans.
Là c'est 8 ans maximum, tu diminue si 3D souvent.
Et le prix d'un fauteuils en cuir de la salle premium ? 5 ans d'économies pour quelqu'un payé au-dessus du Smic.

Face aux changements, les grosses salles ont misé sur l'expérience de confort d'image et de son que l'on ne peut pas retrouver à la maison. Alors oui, en tant que grosses structures, ils ont les épaules pour le proposer, mais c'est un endettement dont il faut honorer le remboursement, d'où la majoration dans la majorité des cas.

Le cinéma de proximité, avec un projecteur moins puissant avec un écran plus petit, la source laser durera plus longtemps, et le jour où besoin d'investissements, les élus et les subventions sont là. Ton cinéma de quartier est souvent moins regardant sur le fauteuils un peut défraichi, le changement de l'écran conseillé à intervalles régulier.

Mégarama défend son modèle économique, et de l'autre côté la petite salle qui n'a pas accès aux films ne fait pas de recettes, ce qui ne l'arrange pas non plus.
Après, les directions des petites salles sont souvent des profils motivés par le projet culturel, la défense de l'art et essais. Car c'est à la foi leur mission culturelle, et aussi les objectifs de subventions allouées pour l'équilibre financier de la structure.

Mégarama a donc laisser échapper qu'il juge un peut injuste que des salles plus petites, qui ont moins de charges, touche quasiment tout le temps des subventions qui les amènent à l'équilibre, et ceux en privilégiant un pourcentage de séances qui tourne quasiment à vide, ponctué par le fait que leur prix du ticket rapporte peu aux distributeurs des films.

Dans cette relative réalité, le groupe met en avant le fait qu'il serait économiquement préférable de privilégier les grandes structures, qui sont plus fragilisées que les petites depuis le Covid et ne se voient pas allouer des subventions locales pour arriver à l'équilibre.

Dans le même temps, la recherche et l'élaboration des salles premium représentent des investissements que la salle de proximité n'a pas à endosser.
De plus, ce type d'ERP à jauges plus conséquentes doit honorer une imposition que la petite salle n'a pas à supporter.
Face à ce constat, Mégarama pointe juste du doigt qu'il a besoin des 160 entrées semaine de la petites salles en 1re semaine pour augmenter sa possibilité de se rapprocher de l'équilibre en fin d'années.

Oui mais les grands groupes ont les affiches gratuites !!
Il y a eu des avancées en ce sens ces dernières années, Disney et Universal proposent leurs affiches gratuitement quelque soit la taille de la structure (sauf exception).

Je suis pour l'accès aux films pour tous et partout, mais il faut entendre la voix de grandes entreprises privées qui sont soumises à l'aléatoire du marché des sorties de films, et qui en cas de coup dur, ne sont pas toujours soutenue par des subventions.

Les habitués de la salle de proximité sont généralement plus volontaire à patienter une ou deux semaines pour découvrir une grosse nouveauté, car ils choisissent le lieu avant le film.
L'Augmentation du nombre de séances hebdomadaires demandées aux petites salles sont souvent mal perçues par la petite et moyenne exploitation.

Mais le multiplex, lui aussi, se plie à des séances et des horaires anecdotiques pour respecter son contrat de location de copie, et ceux dans le but de répondre aux attentes de ses cinéphiles et à celle du distributeur.

Chaque distributeur, pour chacun de ses films est totalement libre du plan de sortie, et des salles auxquelles il attribut les copies en première semaine et au-delà.
Il peut privilégier le multiplex et le cinéma de centre-ville, ou seulement la salle art et essais capable de faire performer un titre en particulier, en fonction de la situation.

Certains distributeurs imposent aussi un tarif minimum pour les séances CE et de groupes scolaires.
La tarification imposée existe également sur les contenus alternatifs (concerts, opéra ext...)

Dire que la grande exploitation souffre plus de la baisse de fréquentation en dépit de ses investissements et de ses charges toujours plus importante par rapport à la salle associative, ce n'est pas exagéré, c'est la réalité d'aujourd'hui.

Mais un cinéma qui ne propose pas les films que les gens ont envie de voir et un cinéma qui souffre, et il n'est pas en mesure de remplir son rôle, et c'est aussi ce que vit la petite exploitation, c'est vrai aussi.
Cependant, bien que la situation soit fragile dans les deux cas, une salle associative, communal, ou inter communal ne risque quasiment pas le dépôt de bilan, si la municipalité accorde de l'importance à la culture.
La direction des petites salles doit trouver l'équilibre entre hits et respecter un quota de gain de subventions.

La direction d'un multiplex a la pression quotidienne de la performance, du réajustement du prix du pop-corn et ainsi de sa marge pour viser l'équilibre en fin d'année.
Cette direction risque la mutation ou l'éviction si les performances ne sont pas atteintes, là où la direction de la petite salle risque quelques remarques si la subvention baisse pour un motif autre que "l'état à fait des coupes".
Et où on défendra le concept de la salle presque vide au motif de l'exception culturel.

Il y a donc un fossé entre ses deux réalités de gestion que le spectateur lambda ne soupçonne pas.
Chacune et chacun doit en conséquence choisir sa salle de cinéma, par plaisir, et pour le découvrir dans les conditions qu'il/elle juge optimales.

Il ne s'agit pas là de trancher sur qui a raison ou tord, il en va simplement de reconnaitre qu'une entreprise privée, si elle fait plus de bénéfices n'a en revanche pas la sécurité de l'équilibre financier. Et d'un point de vue comptable, comment en vouloir à Mégarama ?

Après la question de la découverte en première semaine est parfois un faux débat. Michael en 3è semaine, pour moins chers avec moins de monde, et avec quelques Vo la semaine ? Beaucoup signent ! Et tempi pour les spoils tik tok.

Et d'autres veulent y être day one avec la même excitation que quand on se connecte sur ticket master, et pouvoir lire les critiques spectateurs sur Allociné, et celle de Merej qui poste ses avis très tôt.

Le public est varié, mais il est présent, chaque type de structure se bat pour continuer à exister avec les leviers qui sont les siens.

Est-ce que le projet d'une nouvelle subvention pour la grande exploitation serait une idée recevable ?
Le prix d'une séance Imax? Quand on connait les coulisses et ce que cela implique, c'est à mes yeux justifié.
Il y a une marge sur tout, mais votre cinéma marge moins fort que l'état sur votre carburant.

L'Etat lui s'accorde des recettes pour un budget bien loin d'être équilibré, donc le cinéma et les exploitants peut importe leur taille font du bon travail !

Et les révélations du bras de fer que Mégarama applique, ça fait partit des négociations quotidiennes, Mégarama injecte sa part dans l'écosystème si bien rodé que propose notre pays, en matière de partage des recettes et d'autofinancement de nos films.

Doit-on lui en vouloir de tenter d'accroitre son positionnement pendant que les petits cinémas sont encore soutenus par L'Etat ?

L'Important c'est de continuer d'aller au cinéma, petites salles ou multiplex, ce qui compte c'est de profiter d'une toile.

Adresse

Rue Lucien Dumas
Saint-Junien
87200

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