Anth Au Ciné

Anth Au Ciné Anthony passionné de cinéma et plus particulièrement des films d’horreurs et SF

🧤ACTU Freddy Kruger s’apprête à faire son retour au cinéma. Paramount qui détient les droits du premier film sortit en 1...
05/08/2026

🧤ACTU
Freddy Kruger s’apprête à faire son retour au cinéma.
Paramount qui détient les droits du premier film sortit en 1985 en France a lancé début juillet un nouveau projet en production.
Le remake de 2010 avait déçu, donc nous verrons si cette fois le résultat saura nous convaincre.
Aucune date, ou casting n’a à ce jour été communiqué

🕷️SPIDER-MAN: BRAND NEW DAY 🕸️La critique SANS SPOILERS d’Anth Au Ciné 🤐👇Cinq ans après la conclusion de No Way Home, Sp...
29/07/2026

🕷️SPIDER-MAN: BRAND NEW DAY 🕸️

La critique SANS SPOILERS d’Anth Au Ciné
🤐👇

Cinq ans après la conclusion de No Way Home, Spider-Man: Brand New Day ouvre un nouveau chapitre dans la vie du Peter Parker incarné par Tom Holland. Un chapitre plus adulte, plus mélancolique et surtout plus mature que tout ce que cette version du personnage nous avait proposé jusqu’à présent.

Le changement de réalisateur se fait immédiatement sentir, et dans le bon sens du terme. Destin Daniel Cretton, déjà derrière Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux, succède à Jon Watts et apporte une mise en scène beaucoup plus affirmée. Là où les précédents films se reposaient parfois davantage sur leur scénario, leurs personnages secondaires ou les connexions avec le MCU, Brand New Day cherche réellement à raconter quelque chose avec ses cadres, ses mouvements de caméra, ses éclairages et ses arrière-plans.

J’y ai même vu, à plusieurs reprises, des clins d’œil visuels aux films de Sam Raimi, notamment dans la manière de filmer Spider-Man lorsqu’il s’élance dans les airs. Les mouvements du personnage sont davantage mis en valeur, les plans sont plus amples et permettent de mieux ressentir sa vitesse, sa puissance et la hauteur des environnements qu’il traverse. On retrouve un véritable aspect « comic book », avec une image plus colorée, une colorimétrie mieux travaillée et un costume dont le rouge vif, parfois plus sombre selon les éclairages, rappelle par moments celui porté par Tobey Maguire.

Le film a notamment été proposé dans un format ScreenX étendu, et cela se ressent dans certaines compositions particulièrement larges. Plusieurs séquences donnent l’impression d’avoir été pensées pour laisser respirer le décor autour de Spider-Man. Les axes de caméra, les champs-contrechamps et la façon dont les regards nous orientent vers certains éléments permettent de savoir instinctivement où regarder. Destin Daniel Cretton maîtrise beaucoup mieux cet aspect que Jon Watts à mes yeux : il sait attirer notre attention sur un arrière-plan, un détail ou une réaction sans avoir besoin de nous les imposer lourdement.

Les fonds verts restent parfois visibles, mais l’ensemble demeure nettement plus convaincant que ce que j’avais pu craindre. J’ai d’ailleurs découvert la bande-annonce d’Avengers: Doomsday juste avant ma séance et, pour le moment, certains rendus visuels ne m’ont pas vraiment rassuré. Il faudra évidemment attendre le film complet en décembre avant de tirer des conclusions, mais cette première impression reste mitigée de mon côté.

Heureusement, Brand New Day m’a au contraire rassuré sur la direction prise par Spider-Man au sein du MCU.

Le film reprend directement les conséquences de No Way Home. Tous les proches de Peter ont oublié son existence et celui-ci doit désormais affronter une vie entièrement nouvelle, marquée par la solitude, la nostalgie et les sacrifices qu’il a accepté de faire pour protéger ceux qu’il aime. Le monde ne connaît plus Peter Parker, mais Spider-Man, lui, semble avoir retrouvé une place encore plus importante auprès des habitants de New York.

C’est l’un des éléments que j’ai le plus appréciés. Spider-Man ne se contente plus d’affronter un grand adversaire au cours d’une seule crise spectaculaire. On le voit réellement vivre son quotidien de super-héros, multiplier les interventions, combattre différentes menaces et venir en aide à la population. Il est beaucoup mieux réinstallé en tant que héros de proximité, avec toutes les responsabilités que cela implique.

Peter Parker est seul, triste et encore profondément attaché à sa vie passée. Mais Spider-Man continue d’avancer.

Cette opposition constitue le véritable cœur du film. On suit un homme partagé entre ses blessures personnelles, son désir de retrouver ceux qu’il aime et son devoir d’aider les autres. Les thèmes de la solitude, de l’altruisme, du choix et du sacrifice sont clairement installés, sans empêcher le film de conserver un rythme soutenu et une importante dimension spectaculaire.

La mutation des pouvoirs de Peter, déjà révélée dans les bandes-annonces, fonctionne également pour moi comme une seconde lecture de cette évolution. Ses capacités changent, sa puissance augmente et son corps semble lui-même accompagner son passage à l’âge adulte. Spider-Man est devenu un homme, un vrai homme, ce que le film assume jusque dans une plaisanterie au cours de laquelle Peter rappelle qu’il n’a plus treize ou quinze ans.

C’est un changement qui me fait particulièrement plaisir, car j’avais justement reproché à Homecoming et Far From Home de maintenir Peter dans une attitude parfois trop enfantine. Tom Holland a grandi, son personnage aussi, et Brand New Day ne cherche plus à faire semblant du contraire. Le film franchit enfin ce cap que j’attendais depuis plusieurs années.

Cette maturité se retrouve également dans les combats. Les chorégraphies sont travaillées, lisibles et suffisamment longues pour donner une véritable ampleur aux affrontements. Peter est plus puissant, mais il n’est pas invincible. Il peut être blessé, saigner, s’épuiser et se retrouver physiquement affaibli. Cette vulnérabilité ne sert cependant pas uniquement de ressort comique.

C’est d’ailleurs une différence que j’ai beaucoup appréciée par rapport au Superman de James Gunn, que j’ai récemment tenté de revoir sur myCANAL sans changer d’avis à son sujet. J’avais trouvé que l’affaiblissement constant de Superman y était traité de manière beaucoup trop légère et tournée vers le second degré. Dans Brand New Day, la souffrance de Peter est utilisée avec davantage de sérieux et de crédibilité. On ressent ses limites sans que le film ne cherche systématiquement à désamorcer la situation par une plaisanterie.

L’humour propre aux productions Marvel n’a pourtant pas disparu. Quelques punchlines fonctionnent bien et plusieurs petites blagues permettent de conserver la personnalité habituelle de Peter. J’en suis plutôt client, mais elles sont ici moins envahissantes. Elles ne viennent pas annuler les émotions ou les conséquences des scènes plus graves, ce qui correspond parfaitement au ton plus adulte recherché par le film.

Tom Holland s’en sort très bien dans ce registre. Il parvient à exprimer la tristesse, la retenue et la maturité d’un Peter qui continue d’avancer malgré ce qu’il a perdu. Zendaya et Jacob Batalon sont également convaincants. Même si leurs personnages ont oublié Peter, ils suivent eux aussi leur propre évolution et leur interprétation permet aux moments d’émotion de fonctionner sans forcer artificiellement la nostalgie.

Une nouvelle actrice, connue pour son rôle dans une série Netflix à succès, rejoint également le MCU dans la peau d’un personnage central que je préfère ne pas dévoiler. Le développement de cette menace reprend certains codes et certaines histoires déjà rencontrés dans les comics, mais le film cherche à leur apporter davantage de profondeur et de détails. J’y ai parfois retrouvé une approche proche de celle de Black Widow, avec une intrigue plus sérieuse, plus développée et moins enfantine qu’elle aurait pu l’être.

Le lien avec une autre partie récente du MCU est par ailleurs construit avec tact. Le film parvient à établir un pont avec une œuvre précédente sans donner l’impression d’interrompre l’histoire de Peter uniquement pour préparer le prochain grand événement Marvel. Je n’en dirai pas davantage, mais cette intégration m’a semblé naturelle et bien pensée.

Bruce Banner possède lui aussi une petite place dans l’intrigue, comme les bandes-annonces l’avaient déjà annoncé. Retrouver Mark Ruffalo me fait toujours plaisir. J’ai néanmoins encore le sentiment que le MCU n’exploite pas complètement son potentiel d’acteur. Même à travers les expressions de son personnage en images de synthèse, je ne retrouve pas toute la richesse et l’intensité qu’il peut montrer dans d’autres films. Son apparition reste agréable, mais j’aimerais un jour voir Marvel lui offrir une matière dramatique à la hauteur de ses capacités.

En deux heures et vingt-cinq minutes, Brand New Day propose beaucoup d’action, du spectacle, de l’émotion et des thèmes étonnamment adultes pour une production Marvel estivale. Le rythme est suffisamment maîtrisé pour que la durée ne devienne pas véritablement pesante. Certaines scènes et certains affrontements sont même assez intenses pour me faire penser qu’une interdiction aux moins de douze ans aurait pu être pertinente. De très jeunes enfants étaient présents lors de ma séance, alors que ce nouvel opus ne leur est peut-être plus totalement destiné. Ce n’est absolument pas un défaut : c’est même, à mes yeux, l’une des conséquences positives de la maturité enfin assumée du personnage.

Le film multiplie également les références aux différentes époques de Spider-Man. Il joue avec la nostalgie sans chercher à reproduire l’effet événement de No Way Home. À la fin de ce dernier, après le retour de Tobey Maguire et d’Andrew Garfield, je me demandais comment Marvel allait pouvoir continuer. La conclusion avait presque des allures de reboot. Brand New Day démontre qu’il ne s’agit pas d’effacer ce qui a précédé, mais de s’en servir pour faire évoluer Peter vers une nouvelle étape de sa vie.

Il n’y a pas de scène entre le premier générique et le générique déroulant. Une scène post-générique est toutefois présente, mais elle ne nous en apprend malheureusement pas davantage sur Avengers: Doomsday. Après une bande-annonce qui ne m’a pas entièrement convaincu visuellement, j’aurais apprécié un élément plus alléchant pour faire monter l’impatience. Cette absence de véritable teasing ne contribue donc pas à me rassurer à quelques mois de la sortie du prochain Avengers.

J’espère sincèrement que Brand New Day rencontrera son public. Avec peu de concurrence directe au cœur du mois d’août, un tel spectacle semble avoir toutes les armes pour fonctionner grâce au bouche-à-oreille. C’est un film que l’on peut découvrir en famille, entre amis ou même seul, comme je l’ai fait. Et lorsqu’il fait près de quarante degrés dehors, passer deux heures et demie dans une salle climatisée devant un blockbuster aussi généreux ne se refuse pas !

J’ai encore beaucoup critiqué le DC Universe de James Gunn, mais je tiens tout de même à rappeler que j’avais apprécié Supergirl et que je fais partie de ceux qui sont tristes de voir le film rencontrer des difficultés au box-office mondial. Mon avis ne repose donc pas sur une opposition automatique entre Marvel et DC. Je juge simplement chaque film selon ce qu’il me procure, et Brand New Day réussit précisément là où certaines productions récentes m’ont déçu.

Le film n’est pas parfait et ne possède évidemment pas l’ambition cinématographique d’une œuvre comme L’Odyssée. Mais pour une production Marvel, il est très convaincant. Il donne le sentiment que le studio est enfin reparti dans la bonne direction en comprenant que ses personnages doivent évoluer avec leurs acteurs et avec leur public.

Petite apparté, les méchants ont de l’allure, bien que spoilés dans les bandes-annonces ils sont efficaces même si je regrette leur temps d’écran, mais c’est pardonné, la deuxième partie du film explique bien pourquoi.
La bande originale par contre, c’est loupé selon moi, pas marquante du tout avec aucune note qui s’en détache, pourtant certaines scènes de vol du super-héro aurait méritées une partition digne de ce nom… Vraiment dommage sur ce point.

Néanmoins, Tom Holland peut être fier de ce quatrième volet et de sa prestation. Peter Parker a grandi, Spider-Man a retrouvé son rôle de héros du quotidien et la saga entre dans une période plus adulte sans renier son humour, son action ou son héritage.

Je pense que ce film va bien tisser son box office sur les toiles du monde, il va plaire et est beaucoup plus réussi que No Way Home qui avait déjà cartonné !

Je vous le recommande.

⭐ ⭐️⭐️ Note : 3,1/5

21/07/2026

Elle est là, la première bande-annonce d’Avengers Doomsday, pour l’instant je suis pas très hypé, donc on verra le résultat 🦸‍♂️🦸‍♀️💥
Rendez-vous en décembre

L’ODYSSÉE de Christopher Nolan - La Critique d’Anth Au Ciné ⚔️⚔️ (Sans Spoilers)L’Odyssée est tout simplement un immense...
20/07/2026

L’ODYSSÉE de Christopher Nolan - La Critique d’Anth Au Ciné ⚔️⚔️ (Sans Spoilers)

L’Odyssée est tout simplement un immense film d’aventure épique, et pour moi un véritable blockbuster comme on en fait peut. Christopher Nolan réussit un pari qui était loin d’être gagné : adapter l’un des textes fondateurs les plus célèbres de l’histoire tout en le rendant accessible à un large public, sans jamais en trahir l’essence.

Dès les premières minutes, on retrouve la photographie sombre et grisâtre propre au réalisateur. Le film a été tourné intégralement en IMAX, et cela se ressent immédiatement. Même vu en format scope, on perçoit une profondeur de champ et une grande ampleur des reliefs et des images. Les premiers et seconds plans ont un aura incroyable à chaque image, et l’on sent que Nolan a pensé son film pour le très grand écran.

L’Autre grande réussite est la narration. Le réalisateur qui comme toujours aime jouer avec les temporalités, raconte ici une histoire pourtant très linéaire d’une manière originale. Il ne mélange pas les époques, mais fait avancer son récit à travers les questions et les témoignages de plusieurs personnages dispersés aux quatre coins du monde. Les différents points de vue s’imbriquent avec beaucoup de fluidité et permettent de maintenir un rythme constant pendant près de trois heures, sans que l’on voie le temps passer. À aucun moment je n’ai eu envie de regarder mon téléphone pour voir l’heure. Il se passe toujours quelque chose, et même les longues scènes de dialogues servent les révélations qui suivent. Pour moi, l’écriture du scénario est une réussite totale.

Visuellement, le film impressionne également par le soin apporté aux décors. Aujourd’hui, Hollywood abuse souvent des fonds verts. Ici, tout est réel, et ça se voit ! Les plages, les forêts, les collines, les palais Grec… tout est construit en dur, ce qui provoque chez le spectateur une véritable immersion.
Les costumes sont eux aussi magnifiques.

Le casting est excellent. Matt Damon incarne un Ulysse très convaincant. Son jeu est posé, mais rempli de prestance et d’autorité. On croit immédiatement à ce roi qui traverse les épreuves, non seulement pour rentrer chez lui, mais aussi pour ressortir grandi de son voyage. Derrière la vengeance, le film raconte surtout une véritable rédemption. Son altruisme et son attachement à ses hommes sont très bien retranscrits.

Charlize Theron est très juste elle aussi. Zendaya livre une belle prestation, même si son costume et la philosophie de son personnage rappellent parfois un peu trop son rôle dans Dune. Cela ne m’a en revanche, jamais sorti du film. Tom Holland met un peu de temps à trouver son rythme. Je l’ai trouvé légèrement en retrait niveau acting au début, notamment dans ses échanges avec sa mère, mais dès que son personnage part à la recherche de son père, il prend une toute autre dimension.
Ça fait plaisir de le voir dans un registre très différent de Spider-Man.

Robert Pattinson continue, selon moi, de progresser de film en film. Après The Batman et The Drama, je le trouve encore une fois très juste dans ce rôle de prétendant à la reine, à la fois charismatique, arrogant et finalement bien moins courageux qu’il n’y paraît.
Mia Goth, que l’on connaît davantage dans le cinéma d’horreur, surprend agréablement dans un registre elle aussi,totalement différent. Son personnage de servante corrompue fonctionne très bien.

Je trouve aussi que tous les personnages sont bien développés. Ils sont nombreux, mais chacun existe réellement. Dès leur première apparition, on comprend qui ils sont, quelles sont leurs intentions, et le film entretient constamment le doute sur les alliances et les éventuelles trahisons.

L’un des aspects que j’ai particulièrement appréciés est la fidélité au texte original. Bien sûr, certaines séquences ont été supprimées, mais Christopher Nolan ne fait jamais de concessions sur celles qu’il choisit de raconter.

Il assume complètement la dimension mythologique et fantastique du récit. Là où sa trilogie Batman choisit d’ancrer le fantastique dans le réel, L’Odyssée assume le côté science -fiction au maximum. C’est assez nouveau dans sa filmographie, et ça fonctionne remarquablement bien.

L’Histoire d’amour est également une belle réussite. Cette attente interminable entre deux êtres qui s’aiment, cette fidélité malgré les années, cette responsabilité liée au royaume… tout cela fonctionne grâce à un excellent jeu d’acteurs. On retrouve presque la pureté des grands contes de notre enfance, sans naïveté. Christopher Nolan transforme cette mythologie en véritable conte pour adultes, raconté entièrement au premier degré.

J’ai aussi aimé la façon dont le film actualise discrètement son propos, il évoque la vanité des hommes : un thème qui reste malheureusement très contemporain. Cette modernité s’intègre naturellement au récit, sans jamais trahir Homère.

La bande originale accompagne parfaitement les images. Elle reste discrète lorsque c’est nécessaire, sait devenir plus classique, ajoute quelques touches électroniques timides mais bien choisies, et ose même une légère influence urbaine en fin de film.

Concernant les polémiques autour du casting, je les trouve franchement injustifiées. Lupita Nyong’o et Elliot Page incarnent très bien leurs personnages. Leur temps de présence à l’écran est relativement limité, ce qui rend certaines critiques encore moins compréhensibles. Personnellement, les voir davantage n’aurait absolument pas nui au film. Et ils prennent toute leur part dans l’iconisation de ces figures mythologiques, donc que les rageux aillent se faire voir ailleurs que chez les Grecs !!

Impossible enfin de ne pas évoquer le cheval de Troie, qui a été pour moi le banger du long-métrage. Construit lui aussi physiquement, les séquences sont exactement telle qu’on peut les imaginer en lisant les textes fondateurs.

J’ai également beaucoup aimé la manière dont le film a su donner un sens à certains éléments de sa communication, notamment cette fameuse tête de statue découpée aperçue sur les affiches teaser qui est reliée directement au destin d’un personnage. Sans en dévoiler plus, j’ai trouvé cette mise en abîme particulièrement intelligente.

L’éclairage mérite aussi d’être salué. Les scènes éclairées à la bougie sont magnifiques, tandis que les extérieurs en plein soleil offrent une beauté visuelle rarement atteinte dans un blockbuster de Nolan. Il prouve qu’il sait aussi filmer la lumière lorsqu’il le souhaite.

Au final, le réalisateur d’Inception et Oppenheimer réussit à rendre accessible un texte fondateur parfois difficile à aborder dans sa forme écrite originale. Il adapte son écriture pour le cinéma moderne, avec quelques codes plus hollywoodiens, en gardant sa vision d’auteur, sans jamais trahir le matériau d’origine.

Pour moi, L’Odyssée est un immense spectacle de cinéma. C’est exactement le genre de film qui justifie de payer un supplément pour une séance Imax tant chaque plan est bien pensé pour ce format. Ce film est généreux, ambitieux, spectaculaire, humain et visuellement efficace.

Aujourd’hui, c’est mon coup de cœur de l’année, juste derrière Obsession. Ce sont deux films totalement différents, mais j’y retrouve dans les deux cette sensation sincère de faire du grand cinéma. Ça va cartonner de fou, et ça en a le mérite.

Et je terminerai par une pensée pour Christopher Nolan. S’il y a bien un film où il m’avait perdu avec sa narration incompréhensible , c’était Tenet auquel je n’ai toujours rien compris.
Ici, il réussit exactement l’inverse : raconter une histoire complexe sans jamais perdre le spectateur.

Un film qui va fédéré car nous avons tous un lien avec ces récits bibliques.
La dimension qu’ils prennent grâce à ce film est inédite et restera, j’en suis persuadé, gravée dans l’histoire du cinéma américain.

Ma note : 4/5 ⭐

EVIL DEAD BURN (Sans Spoilers)🔥 La Critique d’Anth Au Ciné Evil Dead Burn est sans doute l’épisode le plus brutal de la ...
20/07/2026

EVIL DEAD BURN (Sans Spoilers)🔥
La Critique d’Anth Au Ciné

Evil Dead Burn est sans doute l’épisode le plus brutal de la saga. Sébastien Vaniček ne fait jamais dans la demi-mesure et livre un déluge de violence graphique, de gore et d’effets pratiques particulièrement réussis. Les amateurs du genre seront largement servis.

Là où le film m’a le plus convaincu, c’est dans sa mise en scène. Les transitions sont inventives, le travail sur les cadres est soigné, et plusieurs plans sont vraiment marquants. Souheila Yacoub porte également très bien le film. Elle a la classe et la ressemblance de Melissa Barberra, ce qui est un très bon point. J’ai aussi apprécié la French touch apportée par le réalisateur, avec quelques références discrètes à la France.

En revanche, mon principal regret concerne le rythme. Le film ne s’arrête quasiment jamais et enchaîne les attaques sans véritable respiration. À force de maintenir une intensité permanente, la tension finit forcément par diminuer. On sent pourtant que le scénario a envie de développer davantage sa mythologie, notamment autour de la dague et de son lien avec le Necronomicon. Malheureusement, cette volonté passe au second plan au profit de la violence et de l’action, là où quelques scènes supplémentaires de développement sur les artefacts auraient permis des pauses tout en enrichissant l’univers et de donner encore plus de poids à ce nouveau chapitre.

J’ai également apprécié que les Deadites utilisent davantage les souvenirs et la personnalité de leurs victimes, ainsi que les quelques touches d’humour noir apportées par le personnage de la grand-mère.

Enfin, j’ai relevé plusieurs clins d’œil, notamment une scène dans la salle de bain qui m’a personnellement rappelé Evil Dead Rise. Il s’agit toutefois de mon interprétation et non d’un hommage confirmé.

Au final, j’ai passé un bon moment devant Evil Dead Burn. L’essence de la saga est bien présente et j’ai apprécié que Sébastien Vaniček cherche à renouveler la formule en ayant l’idée de la dague, plutôt que de s’appuyer une nouvelle fois uniquement sur le Necronomicon. On retrouve également sa personnalité de réalisateur, avec plusieurs détails qui rappellent son travail sur Vermines, preuve que malgré la dimension hollywoodienne du projet, il a su conserver sa patte.

On sent surtout que le film a été réalisé avec passion avec une véritable envie de repousser les limites de la violence et de l’horreur dans la saga. Malgré les réserves évoquées sur le rythme et le développement de l’univers, cela reste un film d’horreur efficace et généreux, que je recommande volontiers.

Ma note : 2,8/ 5.

(Sans Spoilers) - La Bataille De Gaulle - Partie 2 : La Critique d’Anth Au Ciné La Bataille de Gaulle est une très belle...
20/07/2026

(Sans Spoilers) -
La Bataille De Gaulle - Partie 2 : La Critique d’Anth Au Ciné
La Bataille de Gaulle est une très belle fresque historique. Un diptyque ambitieux, profondément cinématographique et porté par une excellente incarnation du Général, qui rappelle que derrière les grandes décisions politiques se trouvaient aussi des femmes et des hommes prêts à tout sacrifier pour leur liberté.

Du beau cinéma historique français à gros budget, qui a parfois des airs de blockbuster, mais reste, et tant mieux un film profondément littéral.

Enfin, belle conclusion où on laisse parler les images et où le choix de nommer ce deuxième film « J’écris ton nom » prend tout son sens.

⭐️ Ma note : 3,5/5

Pour plus de développements sur la forme et l’esthétique, je vous renvois à mon avis sur la première partie 👇🇫🇷
https://www.facebook.com/share/p/1HiydEm92Q/?mibextid=wwXIfr

👽👽Disclosure Day - La Critique Anth Au Ciné (Sans Spoilers)Ça fait toujours quelque chose de revoir le nom de Steven Spi...
05/07/2026

👽👽Disclosure Day - La Critique Anth Au Ciné
(Sans Spoilers)

Ça fait toujours quelque chose de revoir le nom de Steven Spielberg apparaître à la réalisation, et encore plus de retrouver le logo Amblin au début d’un film de science-fiction.
Avec Disclosure Day, il y avait forcément une attente particulière de ma part : Spielberg qui revient aux extraterrestres, c’est presque un événement en soi.
L’idée de départ est pas mal : et si l’existence des extraterrestres était cachée à l’humanité tout entière ? Et si quelqu’un décidait de révéler cette vérité, non pas par égo, mais parce qu’il considère que ce savoir appartient à tout le monde, comme le soleil ou l’eau ?

Sur ce point, le film pose de très bonnes questions. Le parallèle entre la croyance en Dieu, la place de l’humanité dans l’univers et l’idée qu’une forme de vie supérieure puisse exister sans forcément être divine est passionnant. Le film interroge notre rapport à l’inconnu, à la peur, à la foi, mais aussi à notre orgueil d’espèce persuadée d’être au sommet de tout.
J’ai également aimé le duo formé par Emily Blunt et Josh O’Connor. Daniel Kellner, informaticien de génie au passé trouble, fonctionne bien comme personnage traqué. Le début du film, avec cette cavale et cette volonté d’échapper à son ancien employeur, installe quelque chose d’assez prenant, bien que trop étiré en longueur.

Emily Blunt, elle, reste rayonnante. Colin Firth est également convaincant dans ce rôle de pseudo-méchant, froid et déterminé.
Le problème, c’est que toutes ces bonnes idées ne suffisent pas à faire un grand film.
Ce qui m’a le plus déçu, c’est la mise en scène. Pour un Spielberg, je l’ai trouvée étonnamment plate, presque basique. Là où j’attendais du souffle, de l’ampleur, une sensation de grandeur ou d’émerveillement, je n’ai pas retrouvé ce qui fait habituellement la force de son cinéma.

Même les scènes d’actions, si peut présentes, ne sont jamais filmées avec beaucoup d’éclat.
Et c’est peut-être là que Disclosure Day m’a perdu : le film préfère traiter ses thèmes aux travers de longues séquences de dialogues plutôt que de proposer un grand spectacle. Le problème, c’est que le film dure environ 2h25 et qu’il met beaucoup trop de temps à faire comprendre ses véritables enjeux.

Pendant une bonne partie de la première heure, j’ai eu l’impression que le récit étirait des éléments de personnages, pour ensuite se rendre compte qui ne servaient pas toujours pleinement la conclusion. Les allers-retours entre Daniel et le personnage d’Emily Blunt ne sont pas toujours bien intégrés, avec des coupes que j’ai jugé parfois maladroites entre deux situations qui peinent à vraiment se répondre.
C’est bavard, parfois trop.

Et surtout, ce bavardage n’est pas toujours compensé par de vraies idées de mise en scène.
C’est là que la comparaison avec Juré n°2 de Clint Eastwood me vient en tête. Ce n’est évidemment pas le même type de film, mais c’est aussi une œuvre très dialoguée, souvent en huis clos, réalisée par un cinéaste dans la fleur de l’âge. Pourtant, Eastwood arrivait encore à créer de la tension avec des visages, des silences, des regards et une pression morale qui montait progressivement.
Dans Disclosure Day, j’ai rarement ressenti cette même précision.

Les thèmes, eux, sont pourtant intéressants. J’ai beaucoup aimé la manière dont le film montre la différence entre les extraterrestres et les humains. Les aliens semblent empathiques, prudents, presque enclins à pardonner. Leur façon d’entrer en contact avec une espèce inconnue est à l’opposé de celle des humains, qui répondent par la peur, le contrôle et la maltraitance.

Mais encore une fois, l’exécution ne suit pas toujours.
Les effets spéciaux m’ont aussi sorti du film par moments. Les extraterrestres fonctionnent plutôt bien, notamment parce qu’ils sont montrés à travers des images d’archives à la patine analogique, ce qui masque intelligemment les défauts. En revanche, les scènes où ils prennent l’apparence d’animaux pour approcher les humains sont beaucoup moins réussies.
Les cerfs et les renards numériques sont mal incrustés et font tâches au milieu du reste.

La fin, en revanche, m’a plu. Elle réconcilie un peu avec les intentions du film. Elle continue à interroger notre rapport à l’inconnu, notre peur de ne pas être seuls, et surtout notre difficulté à accepter qu’une forme de vie supérieure puisse exister sans correspondre à notre idée de Dieu.

C’est parfois un peu pompeux dans l’exécution, mais l’idée reste forte.

Au final, Disclosure Day est un film décevant. Ses sujets, son rapport à la foi, sa réflexion sur le droit au savoir, son regard sur l’humanité, et plusieurs acteurs très solides.
Mais c’est un Spielberg qui m’a frustré.

Parce que tous les moments où j’attendais du Steven Spielberg, je n’ai justement pas retrouvé Steven Spielberg. Je n’ai pas retrouvé la magie, le vertige, l’émerveillement ou même cette capacité à transformer une idée simple en pur moment visuel. Disclosure Day est un film intelligent qui manque cruellement d’émotions.

Souvent intéressant, mais aussi trop long, trop bavard et trop sage pour ce qu’il promettait.
J’aurais aimé être émerveillé. J’ai tout juste été intrigué.
Et pour un retour de Spielberg aux extraterrestres, eh bien je suis très déçu…

⭐️⭐️✩✩✩ 2,3/5

Adresse

Rue Lucien Dumas
Saint-Junien
87200

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Anth Au Ciné publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager

Type