Siam Marley

Siam Marley Auteure - Réalisatrice - DOP, je suis amoureuse d'histoires et d'esthétique cinématographique... Je suis au service de l’émotion!

Je suis aussi Juriste en Propriétés Intellectuelles et Formatrice avec Masterclass'S

When a filmmaker refuses to rush, you get... a MASTERPIECE! 😘😘😘
07/04/2026

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😘😘😘

Le modèle du CNC est aujourd'hui attaqué en France. Les acteurs du secteur montent au créneau pour défendre, à juste tit...
12/12/2025

Le modèle du CNC est aujourd'hui attaqué en France. Les acteurs du secteur montent au créneau pour défendre, à juste titre, un modèle qui s'autofinance permettant ainsi un accès aux oeuvres pour tous les français.
Le Centre national de la cinématographie est incontournable dans le financement du cinéma en France.

Qu'en est il en Côte d'Ivoire? Comment est financé le cinéma ivoirien?
Je vous explique tout dans mon petit billet sur Droit & Ecrans! N'hésitez pas à liker et surtout à partager pour que l'information soit utile à tous. Je le reformule, et le met à jour au fur et à mesure du temps qui passe.

Je vous remercie. 🥰🥰🥰

🎬 Comment est financé le cinéma en Côte d'Ivoire ? 🎬
(Et pourquoi le modèle doit évoluer)


Lorsqu’on observe les industries cinématographiques solides à travers le monde, une question revient toujours : comment sont-elles financées ?
En Côte d’Ivoire, comme dans la plupart des pays d’Afrique francophone, le financement du cinéma repose encore largement sur l’État. Un modèle fragile, loin de celui qui a fait ses preuves ailleurs — notamment en France avec le CNC.

Voici un décryptage clair.

🇫🇷 1. Le modèle français : un écosystème qui s’autofinance
Contrairement à ce que beaucoup pensent, le CNC (Centre National de la Cinématographie) n’est pas principalement financé par les impôts des Français.
Ses aides proviennent surtout de taxes prélevées dans le secteur audiovisuel lui-même.

🔹 Trois taxes assurent l’essentiel de ses ressources :
1️⃣ La taxe sur les entrées en salles (TSA)
→ 10 % prélevés sur chaque billet de cinéma.
→ Particularité : près de 50 % sur les films pornographiques ou violents.

2️⃣ La taxe sur les services de télévision (TST)
→ Prélevée sur le chiffre d’affaires de toutes les chaînes et répartie comme suite:
📌TST-E : éditeurs
📌TST-D : distributeurs

3️⃣ La taxe sur la vidéo et la VOD (TSV)
→ Sur les ventes de vidéos physiques et les plateformes de streaming/VOD.

📌 Des subventions publiques existent, mais elles représentent une part très marginale. (voir art. L. 114-1 et R.114-1 du Code du cinema et de l'image animée).

➤ Résultat : le CNC a une véritable autonomie financière
Concrètement, ce système permet au CNC d’avoir une souveraineté culturelle, stable et puissant, tout en garantissant une production cinématographique soutenue et diversifiée.

🇨🇮 2. Le modèle ivoirien : un système dépendant du contribuable
En Côte d’Ivoire, nous n’avons pas encore un mécanisme d’autofinancement comparable.

Actuellement :
Les recettes des billets de cinéma sont réparties entre :
- la salle
- et le producteur / le distributeur
Aucune taxe sectorielle dédiée au financement du cinéma n’est prélevée sur le ticket d’entrée. (A ma connaissance). Et cela est forcément un gros manque à gagner.

🔹 Le FONSIC : que dit la loi ?
L’article 16 du décret portant création du FONSIC prévoit que ses ressources proviennent de :

- la dotation de l’État,

- des emprunts de l’État,

- les produits de placements,

- des taxes spécifiques pour la promotion de la culture,

- le remboursement des avances,

- d’autres contributions diverses.

👉 Problèmes :
+> les taxes spécifiques mentionnées ne sont pas clairement identifiées, ni appliquées de façon transparente.
+> La dotation de l'Etat peut fluctuer
+> Les emprunts de l'Etat pour financer des films dont ne sait rien de la rentabilité, questionne.
👉 Conclusion : le FONSIC dépend quasi intégralement du budget de l’État — donc du contribuable ivoirien.

Un modèle similaire est observable au Sénégal avec le FOPICA.

🕰️ 3. Une réflexion vieille de 40 ans… toujours d’actualité
En juin 1984, le Dr Abdoulaye Ouattara soutenait une thèse visionnaire intitulée « L’économie du cinéma ».
Il y proposait déjà :

📍la création d’un Bureau Ivoirien du Cinéma,

📍la mise en place d’une billetterie nationale pour financer le secteur, et surtout une taxe payée par les exploitants de salles

📍Le développement des salles de cinéma

📍une fiscalité adaptée à l’industrie cinématographique.

Il concluait par cette phrase :
👉 « Pour que l’économie du cinéma soit prospère et qu'il participe au développement économique et culturel de la Côte d'Ivoire, il est nécessaire, voire indispensable, de créer le Bureau Ivoirien du Cinéma (BIC). »

40 ans plus t**d :
👉 l’ONAC-CI a été créé sur le modèle du BIC
👉 puis l’ONAC-CI est devenu "Côte d’Ivoire Cinéma",

Cependant, nous n’avons toujours pas une industrie viable et autonomisée.

Oui, il y a eu des avancées : plus de films produits et diffusés, plus d’initiatives de la part du Ministère de la Culture et de la Francophonie, un secteur plus dynamique.
Mais c’est justement pour cela qu’il est urgent d’adapter notre modèle de financement.

📡 4. Des pistes de financement non exploitées
Selon plusieurs sources, la HACA perçoit chaque année des redevances pour les autorisations de diffusion (données à actualiser).
Ces ressources perçues financent la HACA… et c’est tout.

Plusieurs questions se posent :
👉 Pourquoi aucune part de ces redevances n’est affectée au financement du cinéma ?
👉 De même, pourquoi la redevance RTI ne contribue-t-elle pas au FONSIC ?
👉 Comment les chaines de télé participent au financement du cinéma? => Au Sénégal, Canal plus s'acquitte désormais d'une redevance correspondant à environ 9% de son chiffre d'affaires.
Mais cet argent est il injecté, au moins en partie, dans le Fopica? Je continue mes investigations à ce sujet.
👉 Qu'en est-il des exploitants de salles?

Ce sont pourtant des ressources naturelles du secteur audiovisuel.

🎥 5. Pourquoi repenser le financement du cinéma ivoirien ?
Un secteur financé majoritairement par l’État est :

- vulnérable aux fluctuations politiques et budgétaires,
- limité dans sa capacité à produire,
- incapable d’installer une véritable souveraineté culturelle.

Je l'ai dit plus haut, le décret prévoit même que le FONSIC puisse s’appuyer sur des crédits contractés par l’État.
Mais, à nouveau je me demande:
- À quel taux ?
- Comment sont-ils remboursés ? => le FONSIC fonctionne sur un système d'avance sur recette, mais combien de productions remboursent les avances sur recettes accordées?
- Avec quels impacts futurs pour le secteur ?

📌 6. Pour un cinéma ivoirien fort : créer un modèle d’autofinancement progressif
Pour renforcer notre industrie, plusieurs pistes s’imposent :

👉 Créer une taxe sur les billets de cinéma dédiée au FONSIC.
👉 Affecter une part des redevances HACA au financement de la création.
👉 Réorienter une fraction de la redevance RTI vers le cinéma.
👉 Rendre transparentes les taxes spécifiques prévues par le décret.
👉 Structurer un véritable écosystème contributif, comme le CNC.

L’objectif n’est pas de copier la France, mais de s’inspirer d’un modèle éprouvé pour bâtir une autonomie culturelle ivoirienne.

🎬 Conclusion
Le financement du cinéma ivoirien repose aujourd’hui quasi entièrement sur le budget de l’État. Donc si le budget alloué au Ministère de la Culture et de la Francophonie est baissé, alors, le budget du Fonsic peut s'en trouver impacté.
Alors certes, l'Etat a un rôle à jouer pour dynamiser l'industrie, mais il est maintenant important d'avancer progressivement en faisant participer tous les acteurs du secteur, à commencer par les exploitants des salles.
En somme:
Pour bâtir une industrie durable, compétitive et indépendante, il est urgent de :
👉 clarifier, renforcer et diversifier les mécanismes de financement.
Pour que notre cinéma grandisse, il doit enfin commencer à s’autofinancer.

Peace! ✌🏾✌🏾✌🏾
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Y a un mec qui ne bossera plus jamais dans cette industrie! Arf… quel dommage! 🙁🙁🙁
28/11/2025

Y a un mec qui ne bossera plus jamais dans cette industrie! Arf… quel dommage!
🙁🙁🙁

🚨 Apple TV+ annule "Traqués" : le projet avec Benoît Magimel et Mélanie Laurent abandonné après la découverte d’un plagiat majeur

La plateforme Apple TV+ a pris une décision aussi inattendue que radicale : annuler purement et simplement la sortie de Traqués, sa nouvelle série phare portée par Benoît Magimel et Mélanie Laurent, quelques jours seulement avant sa diffusion prévue le 3 décembre 2025. Ce projet ambitieux, tourné dans les montagnes savoyardes et iséroises et présenté comme l’un des thrillers européens majeurs de l’année, a été stoppé net à la suite d’un scandale retentissant. Selon les révélations du journaliste Clément Garin, Apple TV+ aurait découvert t**divement que le scénario écrit par Cédric Anger était en réalité un plagiat quasi total du roman Shoot, publié en 1973 par Douglas Fairbairn et traduit en France sous le titre La Traque. L’alerte a été donnée après la diffusion de la bande-annonce, plusieurs lecteurs ayant immédiatement relevé de troublantes similitudes.

L’intrigue, centrée sur un groupe d’amis pratiquant la chasse et pris pour cible par un autre groupe menaçant, reprendrait presque point par point le déroulé du roman ainsi que son ambiance paranoïaque. Apple aurait confirmé que les éléments clés, structure narrative, personnages, dynamique de survie, décor montagneux, métaient trop proches pour relever de la simple inspiration. Situation aggravante, Shoot avait déjà fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 1976, rendant toute ignorance du texte d’origine difficilement défendable. Face à ce constat, la plateforme a choisi de retirer entièrement le projet, malgré un budget conséquent et un casting prestigieux. Au-delà des pertes financières, cette affaire crée un profond malaise dans l’industrie, tant l’ampleur de l’erreur semble incompatible avec les standards de contrôle d’une plateforme mondiale.

Lorsque j’ai vu qu’un auteur ivoirien proposait de la science-fiction, en plus « hard », dans un contexte ivoirien, je m...
26/11/2025

Lorsque j’ai vu qu’un auteur ivoirien proposait de la science-fiction, en plus « hard », dans un contexte ivoirien, je me suis juste précipitée sur Amazon pour acheter son livre:
Sincèrement, cet auteur a du mérite. Je ne le féliciterai jamais assez pour l’originalité de son oeuvre, le risque pris pour nous proposer un univers aussi fort visuellement, aussi puissant dans les descriptions.
Oui, on imagine facilement la « Côte d’Ivoire technologique » tout simplement parce que le Wakanda a existé visuellement, au cinéma ; mais avant Black Panther, il y’a eu « District 9 » de Neil Blomkamp (que je vous invite fortement à voir si vous aimez ce genre).

Qu’est-ce que la « Hard science-fiction » ?
Honnêtement je ne m’étais arrêtée qu’à la science-fiction, alors son côté « hard » ... humm ! 😅
Il s’agit donc, d’un genre littéraire* dans lequel les théories décrites respectent rigoureusement les connaissances scientifiques de l'époque, ou leurs extrapolations plausibles, au moment où l'auteur écrit son œuvre. Les thèmes favoris de ce genre, qui traversent toutes ces époques, sont les robots, les machines, la technologie, l'exploration spatiale, la pensée de l'homme dans son futur à partir de la connaissance de son présent et de son passé ».

Pour en revenir au roman, il s’agit d’un recueil de 5 nouvelles dont ma préférée est la 3e.
Cette nouvelle s’intitule « 3ème état de superposition – La Tour des lacs » et raconte l’histoire d’un ingénieur qui doit inspecter les sous-sols de la basilique de Yamoussoukro pour découvrir si les rumeurs sur des phénomènes étranges, voire des disparitions inexpliquées, sont fondées. L’ingénieur mène son enquête sur un ouvrier en particulier qui a disparu du jour au lendemain dans ces sous-sols. Et en retraçant son parcours, il est aspiré par une fissure temporelle qui l’amène dans une Côte d’Ivoire alternative dans laquelle, la colonisation, menée par les Nations Boréales, n’a jamais pris fin. Houphouët a même été assassiné après la construction de la Basilique, car considéré comme un traire de la Nation. Il n’y a jamais eu d’opposition dans cette Côte d’Ivoire alternative. L’ingénieur y retrouve l’ouvrier disparu. Vont-ils réussir à retrouver leur univers / leur « Côte d’Ivoire » ??

Maintenant parlons du fond :
Alors les termes techniques sont lourds. Vraiment j’aime la science, mais c’est compliqué à comprendre. Cela dit, c’est l’intérêt de la Hard Science-fiction. En outre, l’auteur lui-même est ingénieur, passionné de sciences. Donc je ne vais même pas me permettre de mettre en doute toutes les théories scientifiques. J’ai déjà une migraine rien qu’à y penser. Cela dit, il y’avait des situations qui me paraissaient invraisemblables (par exemple dans la nouvelle 2 : Le dôme d’Abidjan). Mais encore une fois, je ne veux rien contester.
Ce qui m’a le plus dérangée c’est qu’il m’a semblé qu’il y’avait plus de science que de récit. Les dialogues servent à « vulgariser » les concepts et théories scientifiques et ne font donc pas avancer le récit. Pour chiffrer, à mon sens, il y’a 60% de science et 40% d’histoires ; et l’impression varie d’une nouvelle à une autre. Et je trouve cela vraiment dommage.
J’avais envie d’en savoir plus sur les personnages, sur leurs sentiments. Je voulais ressentir des émotions, mais je n’arrivais pas à dépasser l’univers scientifique pour m’attacher aux personnages. Ils étaient comme superficiels, complètement intégrés à l’univers, là-dessus aucun problème, mais alors y’avait une distance entre eux et moi. Cela dit c’est aussi la difficulté de la structure d’une nouvelle.

Pour résumer, achetez le livre pour vous faire votre propre opinion. Soutenez ce jeune auteur ivoirien qui est en auto-édition, et qui a créé un univers absolument magnifique et magique, qui donne littéralement envie de l’adapter visuellement.
Bravo Bravo Bravo M. Cédric Coulibaly. 👏👏👏👏👏👏

Pour ma part, je continue mon exploration dans la SF africaine avec l’auteure Nnedi Okorafor.

Peace!! 🥰🥰🥰

Sources :
* https://www.librairie-legendarium.com/menu/hard-sciencefiction/2

24/11/2025

France's Canal+ finally managed to purchase South African media giant MultiChoice ➡️ https://l.theafricareport.com/e2T to keep pace with Netflix and Disney.

Meet the inner circle of Canal+ boss Maxime Saada.

19/11/2025

Quand on crée une série, le plus difficile / pénible ce n'est pas la création de la bible, bien que ce soit une étape plutôt longue, et à un degré de difficulté moindre.
Non! A mon sens le plus difficile reste l'écriture des 3 épisodes obligatoires qu'il faut livrer (avec la bible) pour vendre son projet à une chaine de télé ou pour proposer son projet à une commission de financement.
Plus la durée de l'épisode est longue, et plus l'écriture/réécriture est compliquée; parce qu'il faut un vrai travail de fond pour chaque épisode avant même de parler de continuité dialoguée.

Merci à toutes les personnes qui me font des retours sur mes textes. Vous êtes pointilleux comme j'aime. :)

Entre temps…. Et si le Burida en faisait autant? Droit & Ecrans
14/11/2025

Entre temps…. Et si le Burida en faisait autant?
Droit & Ecrans

𝗟𝗮 𝗦𝗔𝗖𝗗 𝗮𝘀𝘀𝗶𝗴𝗻𝗲 𝗧𝗶𝗸𝗧𝗼𝗸 𝗲𝗻 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗲
Après près de 4 ans de discussions avortées, la SACD vient d’assigner TikTok en référé devant le Tribunal judiciaire de Paris.

➡️ le communiqué : www.sacd.fr/fr/la-sacd-assigne-tiktok-en-justice

Mon avis sur le sujet cinématographique de la semaine! Je suis ouverte au débat dans l’intérêt de notre secteur d activi...
14/11/2025

Mon avis sur le sujet cinématographique de la semaine! Je suis ouverte au débat dans l’intérêt de notre secteur d activité!
🥰🥰🥰🥰

SUJET: La rémunération pour copie privée est-elle vraiment la solution pour notre secteur ?


👉🏾 1. Pourquoi ce débat maintenant ?
Il y a quelques jours, le comédien M. PODE Désiré lançait un SOS sur les réseaux sociaux. Comme beaucoup, sa situation nous a profondément touchés. Naturellement, les propositions pour améliorer les conditions de vie des artistes se multiplient – et parmi elles, le recours à la rémunération pour copie privée revient souvent.
Mais cette solution est-elle réellement la réponse à nos difficultés ? Avant d’y répondre, il faut comprendre de quoi il s’agit.

👉🏾 2. Qu’est-ce que la copie privée ?
La copie privée est une exception au droit d’auteur qui permet à chacun de copier, pour son usage strictement personnel, une œuvre légalement acquise.
En échange, une compensation financière est prélevée sur le prix de certains appareils ou supports capables de stocker des œuvres :
• smartphones
• tablettes
• disques durs externes
• clés USB
• etc.
Cette somme est ensuite reversée aux créateurs, artistes, auteurs, interprètes et producteurs.
→ Autrement dit : le grand public peut copier pour lui-même, et les ayants droit sont indemnisés.

👉🏾 3. Comment cela fonctionne en France ?
En France, c’est l’organisme Copie France qui collecte cette rémunération, pour le compte de 7 sociétés de gestion collective.
Quelques points clés :
• La rémunération est forfaitaire, déterminée pour chaque support en fonction de sa capacité ou de son usage.
• Elle est fixée par une commission administrative indépendante (« commission copie privée »).
• La répartition des sommes collectées est la suivante :
o 75 % : versés aux sociétés de droit d’auteur (et donc aux artistes, auteurs, producteurs…).
o 25 % : financent la création culturelle (spectacles vivants, festivals, formations, soutien à la production…).

👉🏾 4. Comment cela fonctionne en Côte d’Ivoire ?
📌 Une base légale déjà existante
La Côte d’Ivoire dispose depuis 2016 d’une loi sur le droit d’auteur et les droits voisins prévoyant la rémunération pour copie privée.
Un décret de 2021 précise :
• les types d’appareils concernés,
• les taux de rémunération,
• les modalités de collecte.
📌 Qui collecte ?
C’est le BURIDA qui perçoit cette rémunération et la reverse à ses sociétaires.
À ce jour, je n’ai pas encore d’informations officielles sur la méthode de répartition, mais dès que je les obtiendrai, je mettrai ce post à jour.
📌 Comment est répartie cette rémunération ?
Comme en France :
• 75 % des sommes collectées sont destinées aux ayants droit (donc reversées par le BURIDA).
• 25 % servent à financer la création artistique et la culture.
Autrement dit, oui, la copie privée existe en Côte d’Ivoire, et oui, des sommes sont collectées sur cette base légale depuis 2021.

👩🏾‍💻 MON AVIS 👩🏾‍💻:
Le mécanisme de copie privée existe bel et bien en Côte d’Ivoire. Toutefois, je n’ai pas encore reçu confirmation du BURIDA (suite à mon mail) que la rémunération pour copie privée, telle que prévue par le décret, est effectivement reversée aux sociétaires.
Pour être honnête, je ne pense pas que la copie privée soit la solution miracle. Elle constitue seulement un complément aux droits d’auteur et droits voisins (en plus de leurs cachets) – et encore, on ignore dans quelle proportion exacte.

♦️A. Un état des lieux chiffré : ce qu’a déclaré le BURIDA
Sur le plateau de l’émission PPLK, le jeudi 13 novembre 2025, le DGA du BURIDA, M. Serge AKPATOU, a partagé plusieurs chiffres importants.
• En 2024, environ 5 milliards de FCFA ont été collectés au titre du droit d’auteur.
• Une fois répartis entre les sociétaires, cela représente environ 500 000 FCFA par personne, versés en une seule fois dans l’année.
En ajoutant la rémunération pour copie privée – supposons encore 5 milliards – chaque sociétaire pourrait toucher environ 1 million de FCFA par an.
C’est une somme significative, bien sûr. Mais ce n’est pas la vraie question.

♦️B. Peut-on vivre avec 1 million de FCFA par an ?
Je me demande :
👉 Est-ce que tous les sociétaires peuvent réellement vivre avec 1 million de FCFA par an ?
Et au-delà :
👉 Quel montant un artiste devrait-il recevoir pour vivre décemment ?
Il faut rappeler que le rôle du BURIDA est clair : collecter et reverser.
Or :
1. Si la collecte est partielle, les reversements seront mécaniquement insuffisants.
2. Si les œuvres sont peu diffusées, les droits générés restent limités.
Et c’est là qu’apparaît un autre problème structurel : le nombre limité de diffuseurs audiovisuels.

♦️C. Le BURIDA ne peut pas tout : la responsabilité est collective
On attend trop du BURIDA alors qu’il n'est qu’un organe de gestion collective.
Il a d’ailleurs mis en place plusieurs actions en faveur des sociétaires :
• Assurance santé :
o coût réel : environ 30 000 FCFA/mois
o prise en charge État + BURIDA : 17 000 FCFA
o reste à charge pour le sociétaire : 13 000 FCFA
o pourtant, sur 10 300 sociétaires, seuls 200 ont souscrit.
• Comité social pour une aide ponctuelle sans condition particulière.
• Dispositif de retraite pour les sociétaires.
Ces initiatives existent, mais leur impact reste limité par les moyens disponibles… et par le très faible taux d’adhésion.

♦️D. Pour une évolution du système : démocratiser la gestion des droits ?
À mon avis, le BURIDA ne devrait plus être le seul organe de gestion collective du secteur.
Je propose qu’on permette à chaque corporation d’avoir son propre OGDA :
• un pour les artistes interprètes,
• un pour les auteurs,
• etc.
Cela favoriserait la transparence, l’efficacité, et une meilleure représentation des besoins spécifiques de chaque métier.
On peut aussi considérer qu’un seul organe peut suffire… à condition qu’il soit réellement efficace. Si le BURIDA atteint ce niveau, alors créer d’autres organismes n’aurait plus d’intérêt.

♦️E. La question du versement annuel : un vrai problème de gestion financière
Aujourd’hui, le BURIDA reverse les droits une seule fois par an.
Pour beaucoup d’artistes, cela n’est pas suffisant, même s’ils ont des cachets. Tout ces revenus sont d’ailleurs imposables.
Soyons honnêtes : très peu déclarent ces revenus, même si cela devrait être fait.
Cela renvoie à un enjeu personnel et collectif :
👉 La gestion des revenus est d’abord la responsabilité de chacun.
Le BURIDA pourrait toutefois accompagner ses sociétaires, par exemple à travers des formations :
• gestion financière,
• stratégie de carrière,
• diversification des revenus,
• ou même un versement mensuel plutôt qu’annuel.
Ce ne sont que des pistes, mais elles méritent d’être étudiées.

♦️F. Par où commencer pour réformer durablement ?
Je suis convaincue qu’il faut agir en trois étapes :
✔️Créer des syndicats par corporation, définir les besoins réels et formuler des propositions concrètes.
✔️Rencontrer les autorités compétentes avec des objectifs clairs et structurés.
✔️Conclure des conventions sectorielles pour organiser durablement le domaine culturel.

🔸Conclusion
En Côte d’Ivoire, la copie privée n’est pas une solution miracle : elle ne fera que compléter des droits d’auteur déjà insuffisants. La véritable urgence, c’est de renforcer l’efficacité et la transparence de la gestion collective, tout en responsabilisant chaque artiste dans la gestion de ses revenus/ de ses cachets. Enfin, la réforme durable du secteur passera par l’organisation des corporations, le dialogue avec les autorités et l’adoption de conventions structurantes.

Pour terminer, je tiens à féliciter nos collègues sénégalais, dont les avancées en matière de droits des artistes sont exemplaires. Je reviendrai sur l’une de leurs réformes majeures dans un prochain post.

Peace! ✌🏾✌🏾✌🏾
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BURIDA

On soutient et on va voir ce magnifique film proposé par une équipe de passionnés qui a quelque chose à dire! 🥰
13/11/2025

On soutient et on va voir ce magnifique film proposé par une équipe de passionnés qui a quelque chose à dire! 🥰

📢 ANNONCE OFFICIELLE !

Nous sommes fiers de vous dévoiler l’affiche officielle de notre film 🎬 L’Enfant du Pays !

Une histoire puissante, portée par l’amour, le dialogue et l’espoir d’une nation unie 🇨🇮

📍 Date à retenir pour l’avant-première: 29 novembre 2025

Restez connectés…

12/11/2025

📍QUE SONT "LES DROITS D'AUTEUR" ? 📍


💡 Le droit d’auteur est un droit de la propriété littéraire et artistique (Une branche du droit de la propriété intellectuelle) qui s’acquiert automatiquement dès lors qu’on crée une œuvre de l’esprit. Autrement dit, le droit d'auteur protège l’œuvre de l’esprit sans qu’aucune formalité ne soit exigée. Toutefois, il est recommandé de déclarer ses oeuvres pour pouvoir prouver à l'occasion en être le titulaire.
🇫🇷 En France, il est régie par l'art. L111-1 du Code de propriété intellectuelle.
🇨🇮 En Côte d’Ivoire, c'est l’article 11 de la loi de 2016 relative au droit d'auteur et aux droits voisins qui définit le droit d’auteur.

NB: 🎭: Le droit d’auteur est moral et patrimonial.

🎯D'abord: Les droits moraux de l’auteur sont plusieurs. On peut citer 2 en exemple :
👉🏾 le droit au respect de l’œuvre, ie que tu as le droit de t’opposer à la modification quelconque de ton œuvre.
👉🏾 le droit de paternité : qui te permet d’exiger d’associer ton nom à ton œuvre, ou de ne pas être cité.

⚠️Alors il faut préciser que les droits moraux durent indéfiniment, on ne peut pas y renoncer, et ils ne peuvent pas être cédés que ce soit gratuitement ou moyennant de l’argent.

🏡🏡Les droits patrimoniaux, en revanche, te permettent de monnayer ton œuvre et de contrôler son utilisation. On peut citer parmi eux, par ex :
👉🏾 les droits de représentation : qui te permettent de contrôler la communication de ton œuvre en public.
👉🏾 les droits de reproduction : il faut obligatoirement ton accord pour reproduire ton œuvre à destination d’un public ; mais pas lorsque l’usage est privé.

💶💶Alors les droits patrimoniaux peuvent être cédés moyennant une somme ou gratuitement, ie que par le biais d’un contrat tu peux le transférer à un tiers gratuitement ou bien contre une rémunération. Ils ont une limite dans le temps.

⚖️⚖️⚖️Le droit moral et le droit patrimonial de l’auteur sont à considérer avec précaution lorsqu’il s’agit de signer un contrat.
Donc, je te conseille de faire appel à un professionnel pour t’aider dans la rédaction ou la conclusion de ton contrat de cession des droits.

Peace! ✌🏾✌🏾✌🏾

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Je vous partage ce magnifique texte qui nous invite à interroger notre façon de consommer. :) Peace.
10/11/2025

Je vous partage ce magnifique texte qui nous invite à interroger notre façon de consommer. :)
Peace.

Je gagne 55 000 dollars par an… et je suis plus fauché que mon grand-père de 75 ans.
Pour fuir mon studio à 1 800 dollars par mois, j’ai dû emménager dans le sous-sol de sa maison.

Ce n’était pas le plan.

Le plan, c’était un loft en centre-ville, des happy hours et une vie sociale trépidante, financée par mon tout nouveau diplôme en marketing.
À la place, me voilà dans une banlieue de l’Ohio, dormant sur un canapé-lit des années 80 dans une pièce qui sent le cèdre et la naphtaline.

« Ce n’est que temporaire », me suis-je dit, en attrapant mon café glacé artisanal tout en portant la dernière boîte.

« Ça coûte cinq dollars, ça ? », demanda grand-père Frank depuis la porte.
Il tenait une tasse de café instantané noir, si épais qu’on aurait pu goudronner une route avec.

« Sept dollars cinquante, papy », le corrigeai-je. « Et c’est un petit plaisir. J’ai travaillé dur pour décrocher ce boulot. J’ai bien droit à un caprice. »

Frank grogna simplement.
« Ce que tu mérites, c’est de rembourser ces 40 000 dollars de prêts étudiants dont tu te plains sans arrêt. Moi, je bois du café. Toi, tu bois la mensualité de ta voiture. »

Vivre avec Frank, c’était comme cohabiter avec un fantôme sorti d’un livre d’histoire.
Un livre d’histoire très critique.

Sa maison ressemblait à un musée de la frugalité.
Il n’y avait qu’un seul téléviseur : une petite boîte grinçante qu’il avait depuis que mon père était au lycée.
Elle captait trois chaînes grâce à une antenne.
Moi, j’avais quatre abonnements à des plateformes de streaming sur mon ordinateur portable, que je payais plus que je ne les regardais.

« Pourquoi tu paies pour tout ça ? », demanda-t-il un soir en plissant les yeux vers mon écran.
« C’est une question de choix, papy. D’options. »
« On dirait surtout une perte de temps », dit-il en se replongeant dans les infos locales.

Le vrai terrain de guerre, c’était la nourriture.
Ce vendredi-là, après une semaine harassante de tableurs, j’étais épuisé.
Je n’avais pas envie de cuisiner. Je voulais quelque chose de pratique.
J’ai ouvert mon appli de livraison préférée et commandé un burger « artisanal » à 28 dollars.

Quand le livreur est arrivé, Frank était sur le perron.
Il m’a regardé prendre le sac comme si je venais de commettre un crime grave.
Ce soir-là, lui mangeait ce qu’il appelait une « Casserole du reste », une sorte de mélange de saucisses, de haricots et d’un demi-oignon, le tout passé au four.
Ça avait l’air immonde. Probablement pas plus de deux dollars le plat.

« Eh ben, on se régale », marmonna-t-il en se servant la pâte marron.
« On mange comme un roi. »

« Ce n’est qu’un burger, Frank ! », explosai-je, à bout, la pression des prêts me serrant la gorge.
« L’économie est en crise ! L’inflation est f***e ! Je n’arrive même pas à payer mon loyer ! Vous, vous aviez la belle vie ! Vous avez acheté cette maison avec un seul salaire ! »

Frank posa sa fourchette.
C’était la première fois que je le voyais vraiment en colère.

« Facile ? », dit-il, la voix glaciale.
« J’ai commencé à la sidérurgie à 18 ans. Je faisais des journées de 12 heures, six jours sur sept.
Quand l’inflation atteignait 10 % dans les années 80, ma maison me coûtait 14 % d’intérêts.
Je ne mangeais rien d’artisanal.
Je mangeais un sandwich à la mortadelle. Tous. Les. Jours. »

Il désigna mon ordinateur portable.
« Tu as un téléphone à 1 200 dollars. Mon téléphone », dit-il en pointant un vieux clapet posé sur une base, « sert à téléphoner.
Tu as un tatouage sur le bras qui a coûté plus cher que ma première voiture.
Mes tatouages à moi ? »
Il retroussa sa manche pour montrer une ancre bleue délavée.
« Je l’ai eue dans la Marine. Elle est venue avec des cauchemars, pas avec un plan de paiement. »

Je sentis le rouge me monter aux joues.
« Et donc quoi ? Je suis censé être malheureux ? »

« Tu n’es pas malheureux », aboya-t-il. « Tu es juste… mou.
Votre génération veut la récompense sans l’effort.
Vous voulez une maison, mais vous refusez de renoncer à votre café à 7 dollars.
Vous voulez la liberté financière, mais vous payez 28 dollars pour un burger parce que vous êtes trop ‘fatigués’ pour ouvrir une boîte de soupe. »

Il alla jusqu’à son vieux bureau et en sortit un petit carnet d’épargne en vinyle.
Il le jeta sur la table. C’était celui de son compte d’épargne.

Je l’ouvris.

Le montant me donna la nausée.
Avec sa pension de la fabrique et la sécurité sociale, cet homme qui vivait de soupe en boîte et de café instantané avait épargné plus de 280 000 dollars.

Je regardai le chiffre.
Puis mon téléphone, encore ouvert sur l’appli de livraison.
Puis les 9 dollars qu’il me restait de mon burger à 28 dollars.

Frank ramassa son assiette de restes.

« Tu as raison, Alex », dit-il en se dirigeant vers la cuisine.
« J’ai acheté cette maison avec un seul salaire. Mais je n’avais pas 47 abonnements, de voitures en leasing ou de smoothies ‘émotionnels’. »

Il s’arrêta sur le seuil et se retourna.
Son regard me transperça.

« Tu n’as pas un problème de revenus.
Tu as un problème de dépenses.
Tu n’es pas pauvre.
Tu payes juste un abonnement pour faire semblant d’être riche. »

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