Les Diaboliques - Ciné-club

Les Diaboliques - CinĂ©-club 🍿 Projection spĂ©ciale 1 fois par mois
đŸŽŸïž Tarif spĂ©cial adhĂ©rent pour la VOST au CGR de Niort !

đŸ›ïžC’était la derniĂšre sĂ©ance Diabolique avant notre pause estivale, merci Ă  vous pour votre prĂ©sence. J’espĂšre que ce fi...
11/06/2026

đŸ›ïžC’était la derniĂšre sĂ©ance Diabolique avant notre pause estivale, merci Ă  vous pour votre prĂ©sence. J’espĂšre que ce film, portrait de femmes qui cherchent Ă  faire rĂ©flĂ©chir, aura eu le mĂȘme effet sur vous.

Hormis les séances Diaboliques que vous pouvez rattraper, voici quelques recos pour continuer les découvertes cet été :
đŸȘ¶ La Demoiselle aux oiseaux (1977) : documentaire/fiction/making-of (oui rien que ça) autour de l’histoire d’une femme qui prĂ©fĂ©rait la compagnie des oiseaux aux hommes.
💧 Driver dagg faller regn (1946) : premier grand succĂšs populaire de Mai Zetterling, un personnage fĂ©minin qui annonce la couleur sur le cinĂ©ma qu’elle fera.
đŸ“œïž ClĂ©o de 5 Ă  7 (1962) : figure culte de la Nouvelle Vague française qui inspirera Mai Zetterling (autant ClĂ©o que Varda).
đŸŒŒ Les Petites Marguerites (1966) : film culte de la Nouvelle Vague tchĂ©coslovaque, aussi expĂ©rimental que lĂ©ger.
✊🏿 Chi-Raq (2015) : Ɠuvre moins connue de Spike Lee, réécriture contemporaine du mythe de Lysistrata au cƓur des guerres de gangs.

On se revoit en septembre pour une prochaine soirĂ©e et d’ici lĂ  passez un trĂšs bel Ă©tĂ© !

C.

🎬🇾đŸ‡Ș Trois actrices principales et pas n’importe lesquelles.Bibi Andersson, Harriet Andersson, Gunnel Lindblom, les visag...
04/06/2026

🎬🇾đŸ‡Ș Trois actrices principales et pas n’importe lesquelles.

Bibi Andersson, Harriet Andersson, Gunnel Lindblom, les visages du cinĂ©ma suĂ©dois des annĂ©es 60. Celles qu’Ingmar Bergman avait choisies, dirigĂ©es et un peu façonnĂ©es. Pourtant, Bibi Andersson rĂ©pondait aux journalistes qui parlaient d’elles comme des actrices “de Bergman” en disant : “Je n’appartiens qu’à moi-mĂȘme.”

Dans Les Filles, les trois se retrouvent et chacune incarne une femme diffĂ©rente face Ă  la mĂȘme rĂ©alitĂ©, celui d’ĂȘtre une femme solitaire en quĂȘte de libertĂ©.

Bibi Andersson, la plus internationale des trois, joue Liz, la meneuse et joue Lysistrata sur scĂšne. Elle porte la prise de conscience et commence Ă  comprendre les echos dans sa propre vie.

Harriet Andersson, la plus caméléon, joue Marianne. Elle a quitté son mari pour un amant et semble la plus libre en apparence.

Gunnel Lindblom, la plus fidÚle à Bergman, joue Gunilla, mÚre de quatre enfants, rappelée chez elle par son mari dÚs le début de la tournée.

🎭 Trois destins diffĂ©rents, une mĂȘme question : jusqu’oĂč peut-on ĂȘtre libre quand tout est fait pour qu’on ne le soit pas ? Si Bergman les avait rĂ©vĂ©lĂ©es, Zetterling leur a donnĂ© quelque chose Ă  dire.

C.

👊“Celle qui licencie l’armĂ©e”, c’est ce que signifie Lysistrata en grec. Une femme qui dĂ©cide que si les hommes ne saven...
02/06/2026

👊“Celle qui licencie l’armĂ©e”, c’est ce que signifie Lysistrata en grec. Une femme qui dĂ©cide que si les hommes ne savent pas arrĂȘter la guerre, les femmes s’en chargeront autrement.

411 avant J.-C., Aristophane imagine un scĂ©nario oĂč lors d’une guerre, les femmes de GrĂšce se refusent leurs maris et bloquent les accĂšs aux trĂ©sors. Une revolution. Peut-on pour autant dire qu’Aristophane Ă©tait fĂ©ministe avant l’heure ? Pas si simple car d’un cĂŽtĂ© il donne la parole aux femmes et de l’autre il s’en sert pour faire rire d’un monde Ă  l’envers, forcĂ©ment provisoire.

Mai Zetterling a lu Lysistrata et a pensĂ© Ă  cette phrase de Gloria Steinem, qu’elle aimait beaucoup (et moi aussi) : “Une femme sans homme c’est un poisson sans bicyclette.” Alors elle a fait Les Filles. 🐟đŸšČ

C.

🇾đŸ‡Ș Elle a jouĂ© pour les plus grands de son Ă©poque, star en SuĂšde Ă  19 ans et sous contrat Ă  Londres Ă  seulement 22 ans. ...
01/06/2026

🇾đŸ‡Ș Elle a jouĂ© pour les plus grands de son Ă©poque, star en SuĂšde Ă  19 ans et sous contrat Ă  Londres Ă  seulement 22 ans. Mai Zetterling est une actrice brillante mais aussi profondĂ©ment frustrĂ©e.

“Il n’y avait pas vraiment de rĂŽle de femme engagĂ©e, faisant face Ă  la vie et sachant se battre. Seuls les hommes avaient des rĂŽles importants et intĂ©ressants. C’était devenu impossible pour moi.”

Alors, Ă  dĂ©faut de trouver celui qui proposera de nouveaux rĂŽles aux femmes, elle passe derriĂšre la camĂ©ra. Elle commence avec des documentaires pour la BBC, dont un portrait de la SuĂšde, son pays natal, qui fera scandale. AprĂšs un Lion d’or Ă  Venise et un long mĂ©trage nommĂ© Ă  la Palme d’Or, les critiques la complimente sur ses dĂ©buts de rĂ©alisatrice, disant qu’elle rĂ©alise “comme un homme”. đŸŽ„

“Les Filles” sera sa rĂ©ponse. Son film le plus politique et boudĂ© Ă  sa sortie.

C.

Merci d'ĂȘtre venus assister Ă  cette 45Ăšme SoirĂ©e Diabolique, qui mettait Ă  l'honneur PRINCE DES TÉNÈBRES sur grand Ă©cran...
08/05/2026

Merci d'ĂȘtre venus assister Ă  cette 45Ăšme SoirĂ©e Diabolique, qui mettait Ă  l'honneur PRINCE DES TÉNÈBRES sur grand Ă©cran et dans une belle copie 4K.

Voici mes trois recommandations culturelles en lien avec le film :

- đŸŽžïž L’ANTRE DE LA FOLIE (IN THE MOUTH OF MADNESS) : RĂ©alisĂ© en 1994 par JOHN CARPENTER, il clĂŽt sa "Trilogie de l'Apocalypse" aux cĂŽtĂ©s de THE THING (1982) et PRINCE DES TÉNÈBRES (1987).
Un peu moins désespéré que les deux autres volets de la trilogie, il met en scÚne le génial SAM NEILL dans le rÎle de John Trent, un détective travaillant pour une compagnie d'assurance, chargé de retrouver la trace de Sutter Cane, écrivain superstar du roman d'épouvante qui a brusquement et mystérieusement disparu...
Entre mise en abyme, rĂ©flexion meta et hommages Ă  LOVECRAFT et STEPHEN KING, le film reste peut-ĂȘtre encore l'un des plus sous-estimĂ©s de BIG JOHN.
(Et cette musique !)

- đŸ“ș CIGARETTE BURNS - le 8Ăšme Ă©pisode de la premiĂšre saison de la sĂ©rie d'anthologie MASTERS OF HORROR. RĂ©alisĂ© par CARPENTER, ce moyen-mĂ©trage d'une heure pourrait ĂȘtre considĂ©rĂ© comme la piĂšce bonus de sa "Trilogie de l'Apocalypse" tant ses thĂ©matiques et son imagerie font Ă©cho aux trois long-mĂ©trages.
On y suit Kirby (NORMAN REEDUS), un propriétaire de cinéma expert en films rares, qui est missionné par un richissime collectionneur pour lui ramener la copie d'un film réputé maudit : "LA FIN ABSOLUE DU MONDE" (qui sera intelligemment repris comme traduction française pour le titre de l'épisode).

- 🕍 CATHEDRAL, une bande-dessinĂ©e de 120 pages scĂ©narisĂ©e par JOHN CARPENTER et qui sortira le 4 aoĂ»t prochain. Le pitch semble assez familier puisqu'il s'agit d'une enquĂȘte policiĂšre horrifique qui place son rĂ©cit Ă  Los Angeles, dans une cathĂ©drale abandonnĂ©e et qui renfermerait un mal ancien emprisonnĂ© dans ses murs...
Puisqu'il est peu probable de revoir un jour CARPENTER derriĂšre une camĂ©ra, voici peut-ĂȘtre ce qui se rapprochera le plus de son cinĂ©ma, d'autant que le comic book sortira accompagnĂ© d'une bande-son originale composĂ©e spĂ©cialement par le rĂ©alisateur de 78 ans !

Théo

🩠 Au-delĂ  de l'horreur pure, PRINCE DES TÉNÈBRES rĂ©sonne avec les angoisses de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine des annĂ©es 80. De n...
05/05/2026

🩠 Au-delĂ  de l'horreur pure, PRINCE DES TÉNÈBRES rĂ©sonne avec les angoisses de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine des annĂ©es 80. De nombreux analystes y ont perçu une parabole de l'Ă©pidĂ©mie du SIDA qui sĂ©vissait Ă  l'Ă©poque.

đŸ©ž Dans le film, la possession dĂ©moniaque ne s'opĂšre pas par des incantations mystiques, mais de maniĂšre presque virale. Une mĂ©taphore glaçante de la contamination qui fait Ă©cho aux grandes peurs de son Ă©poque et qui, comme bien souvent, se rĂ©vĂšle d'autant plus efficace Ă  travers le prisme du cinĂ©ma de genre que celui d'un cinĂ©ma rĂ©aliste, social dit "engagĂ©".

đŸ—‘ïž JOHN CARPENTER pointe Ă©galement du doigt la misĂšre urbaine en faisant des sans-abris de Los Angeles les premiers rĂ©ceptacles de cette force malĂ©fique. Ces marginaux et laissĂ©s-pour-compte, souvent en Ă©tat de fragilitĂ© psychologique, deviennent malgrĂ© eux l'armĂ©e silencieuse du Mal, illustrant comment celui-ci s'insinue tristement d'abord par les failles de notre sociĂ©tĂ©.

À jeudi !

Théo

🎬 TournĂ© en 40 jours, avec un budget restreint d'environ 3 millions de dollars aprĂšs un accord avec le studio Alive Film...
04/05/2026

🎬 TournĂ© en 40 jours, avec un budget restreint d'environ 3 millions de dollars aprĂšs un accord avec le studio Alive Films, PRINCE DES TÉNÈBRES est un vĂ©ritable cas d'Ă©cole d'Ă©conomie de moyens.

⚗ Faute de budget pour des effets visuels coĂ»teux, l'Ă©quipe a dĂ» redoubler de crĂ©ativitĂ© sur le plateau. C'est ainsi qu'ils n'ont pas hĂ©sitĂ© Ă  prendre le risque d'utiliser du vĂ©ritable mercure liquide (malgrĂ© sa toxicitĂ©) pour un effet que je ne rĂ©vĂ©lerai pas pour celles et ceux qui n'ont pas encore vu le film.

🎾 En passant sa trogne dans cette production fauchĂ©e, la lĂ©gende du Hard Rock ALICE COOPER, qui incarne le chef des sans-abris, a mĂȘme carrĂ©ment ramenĂ© un de ses propres accessoires de scĂšne pour exĂ©cuter l'une des scĂšnes les plus marquantes du film.

Théo

⚛ Dans PRINCE DES TÉNÈBRES, le Mal absolu n'est pas une simple mĂ©taphore spirituelle, mais une vĂ©ritable rĂ©alitĂ© physiq...
02/05/2026

⚛ Dans PRINCE DES TÉNÈBRES, le Mal absolu n'est pas une simple mĂ©taphore spirituelle, mais une vĂ©ritable rĂ©alitĂ© physique. Pour Ă©crire ce huis clos horrifique, JOHN CARPENTER s'est plongĂ© dans la lecture d'ouvrages sur la physique quantique et la thĂ©orie atomique.

📖 Sous le pseudonyme de MARTIN QUATERMASS (hommage appuyĂ© au scĂ©nariste britannique NIGEL KNEALE et Ă  son personnage du mĂȘme nom), il imagine un scĂ©nario oĂč la religion catholique et la science ne s'opposent plus, mais deviennent les deux facettes d'une mĂȘme vĂ©ritĂ©.

đŸ§Ș De la mĂȘme maniĂšre qu'une particule possĂšde son antiparticule (son double nĂ©gatif), alors s'il existe un Dieu, il existe logiquement un "Anti-Dieu". Une approche inĂ©dite et audacieuse pour l'Ă©poque, qui sera paradoxalement, Ă  la fois Ă  l'origine de l'Ă©chec Ă  sa sortie mais Ă©galement de sa rĂ©habilitation au fil du temps !

Théo

đŸ‘č Une maison en bois sombre, un Ă©clairage Ă  la bougie, du folklore et du sang : voici ce qui vous attend ce mardi pour n...
26/04/2026

đŸ‘č Une maison en bois sombre, un Ă©clairage Ă  la bougie, du folklore et du sang : voici ce qui vous attend ce mardi pour notre soirĂ©e spĂ©ciale !
--
Mārama (2025) Taratoa Stappard
Nouvelle-Zélande / 1h29 / Horreur gothique / VOST

Synopsis : Dans les landes dĂ©solĂ©es du Yorkshire du Nord en 1859 Ă  l’époque de l’Angleterre victorienne, Mary Stevens, une femme māorie en quĂȘte de vĂ©ritĂ© sur ses origines, rejoint le manoir Hawkser. Entre les couloirs lugubres, apparaissent alors d’ancestrales visions qui rĂ©vĂšlent peu Ă  peu un mystĂšre terrifiant.

----

đŸšïž Par le prisme de l'horreur gothique, MĀRAMA exprime la colĂšre profonde du peuple māori, dĂ©possĂ©dĂ© de sa culture par des occidentaux. Une histoire inspirĂ©e de celle de son rĂ©alisateur et un personnage principal intense sincĂšrement habitĂ© par la rage de son interprĂšte māori. On n’a pas forcĂ©ment envie de vous en dire plus que ça pour venir dĂ©couvrir ce film singulier. Simplement si vous aimez GET OUT, LADY MACBETH, et de maniĂšre gĂ©nĂ©rale l'horreur gothique toutes Ă©poques confondues : foncez !

----

🚹 Ceci n'est pas une SoirĂ©e Diabolique Ă  proprement parler mais une soirĂ©e spĂ©ciale que nous organisons pour promouvoir ce film dont la sortie nationale est limitĂ©e. Une courte prĂ©sentation aura tout de mĂȘme lieu et les tarifs d'entrĂ©e habituels, de 5€ pour nos adhĂ©rent.e.s et 8€ pour les curieux.ses, s’appliquent.

À mardi !

🍕 Merci d’ĂȘtre venus dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir Do the Right Thing lors de cette soirĂ©e Diabolique. J’espĂšre que le film a...
18/04/2026

🍕 Merci d’ĂȘtre venus dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir Do the Right Thing lors de cette soirĂ©e Diabolique. J’espĂšre que le film aura fait rĂ©agir ou au moins donnĂ© envie de manger une pizza (Ă  dĂ©faut de “Fight the Power”).

Si je vous recommande évidemment de vous perdre dans la filmographie de Spike Lee, je vous partage quelques recommandations un peu plus précises :
đŸ™ïž Pass Over (2018) : Spike Lee Ă  la camĂ©ra et Danya Taymor Ă  la mise en scĂšne donnant une collaboration hybride entre captation théùtrale et cinĂ©ma de rue. Deux amis noirs rĂ©flĂ©chissent sur la vie sous un lampadaire dans un mĂ©lange entre “En attendant Godot” et les États-Unis d’aujourd’hui. L’ADN de Do the Right Thing vingt ans aprĂšs, intact et brĂ»lant.
👊 Foxy Brown (1974) : Pam Grier en justiciĂšre sexy, politique (et sans pitiĂ©). Film-manifeste de la blaxploitation dont l’hĂ©roĂŻne inspirera directement Jackie Brown de Tarantino et Spike Lee.
đŸ—œ Boyz n the Hood (1991) : L’histoire de Ice Cube et Laurence Fishburne en enfants du mĂȘme quartier que tout va sĂ©parer. L’hĂ©ritage de Spike Lee devenu inspiration pour John Singleton, 23 ans, et qui visiblement a aussi des choses Ă  dire.
🏠 Crooklyn (1994) : SĂ»rement le Spike Lee le plus tendre, une enfance Ă  Brooklyn dans les annĂ©es 70, une famille nombreuse et bruyante sur de la soul en fond sonore permanent. Un film qui sent la chaleur et le bitume chaud.​​​​​​​​​​​​​​​​

D’ici lĂ  je vous dis Ă  trĂšs vite pour une nouvelle soirĂ©e Diabolique !

C.

Adresse

Niort
79000

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Les Diaboliques - Ciné-club publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Les Diaboliques - Ciné-club:

Raccourcis

Partager