10/05/2026
La peur du vide très vite comblée par le trop‑plein
Il y a peu, en voyant l’hémicycle de notre Assemblée nationale quasiment vide, je fus pris d’une soudaine angoisse 😧.
Dans mon pays, modèle d’excellence en matière de dette publique
💸, inventeur hors catégorie :
• Des impôts en tout genre
• Des règlements bridant toute initiative personnelle
• Des leçons de morale données au monde entier
• De la victimisation des délinquants au détriment des victimes
Dans cette nation unique au monde où les mauvais gestionnaires sont régulièrement réélus en promettant de faire demain ce qu’ils n’ont pas fait en quarante ans de mandat…
Où un ancien président « de droite » sort de prison tandis que son homologue de gauche redevient député…
D’un coup, une question me terrifia 😨.
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, y aurait‑il un candidat pour reprendre le traditionnel flambeau du déclin 🔥?
J’étais sans nul doute atteint de la peur du vide… jusqu’à ce que me reviennent les paroles du « grand Charles », l’illustre personnage reposant en terre haut‑marnaise.
Aux journalistes qui lui demandaient :
« Et après vous, mon Général, qu’adviendra‑t‑il de la France ? »
Il répondit :
« Ce n’est pas le vide qui est à craindre, mais le trop‑plein. »
Quel visionnaire.
À peine étais‑je rassuré que fusait déjà, de toutes parts dans les médias, la cohorte interminable des prétendants à l’Élysée 🎪.
De l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par l’extrême centre, c’était le feu d’artifice des ambitions, l’océan des egos, le bal des médiocres.
Les médias subventionnés étaient pris de court. Avec un détroit d’Ormuz bloqué par une guerre, la presse française parviendrait‑elle à s’approvisionner en papier pour imprimer la liste des ambitieux 📚 ?
C’était le branle‑bas de combat dans toutes les rédactions, qui devaient mettre à la une :
• Les anciens ministres des présidents déchus
• Les anciens présidents désireux de remettre le couvert
• L’ancien sénateur socialiste devenu “révolutionnaire d’extrême gauche”
• La cohorte des députés de tous bords
C’était un vrai casse‑tête 🧩.
À un vieux de la vieille du journalisme, je posai la question :
« Et les programmes, dans tout ça ? »
La réponse fut à la hauteur de l’enjeu :
« Mais on s’en fout des programmes ! Personne ne les lit.
L’important, ce sont les réseaux sociaux :
• Les pouces en l’air 👍
• Les smileys
• Les idylles amoureuses, les scooters
• Les scandales financiers
• Les accords secrets, les trahisons »
Bref, tout ce qui peut donner un peu d’espoir aux Français qui font le plein à plus de deux euros le litre ⛽, et dont la paie ou la retraite est saignée — au mieux — au 15 du mois.
Mais pourquoi me poser toutes ces questions inutiles ?
Ne vivons‑nous pas dans un pays où règne la démocratie 🗳️ ?
Alors, je suis rassuré : les Français ne manqueront certainement pas de choisir le changement… dans la continuité.
Car, comme chacun sait, quand rien ne bouge, on a l’illusion de figer le déclin.
Et ça rassure.
La preuve : pour la plupart de nos concitoyens, la France est toujours la cinquième puissance mondiale.
Ne les décourageons pas : si c’était vrai en 2016, aujourd’hui notre pays pointe à la septième place.
En 1956, raconter la France aux enfants les faisait rêver.
En 2026, le pitoyable spectacle des politiques a rendu célèbres… les pirouettes des chats 🐈.
Nous vivons une époque formidable — à condition d’y croire.