22/08/2026
Chers amis, poursuivons notre tour des brasseries, cafés et autres boutiques historiques...
Après PARIS (Le Train Bleu ; Bouillon Julien ; Brasserie Bofinger ; Petit Bouillon Pharamond ; Bouillon Chartier Montparnasse, Le 1900 du Musée d’Orsay, Stohrer, L’Escargot Montorgueil ; La Brasserie Mollard ; Le Procope ; Vagenende ; Bouillon Racine), BORDEAUX (Café du Levant), LYON (Café des Négociants ; Georges), MONACO (Café de Paris), MOULINS (Grand Café), NANTES (La Cigale), NEVERS (Au Negus), NICE (Auer), TOULOUSE (Le Bibent) et VENISE (Gran Caffè Quadri ; Caffè Florian), LA ROCHELLE (Café de la Paix), NAPLES (Gran Caffè Gambrinus), direction Nevers pour découvrir une boutique ô combien savoureuse : « AU NEGUS » ! 👨🍳
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Fondé à l’extrême fin du XIXe siècle, cette confiserie connue de tous les Neversois a porté divers noms au fil de son histoire. Jusqu’en 1891, le lieu porte le nom de son son pâtissier : « Maison Edmond Randier ». La boutique devient ensuite « Maison Randier-Grelier successeur », puis « Ancienne maison Grelier-Lyron successeurs ». En 1931, Henri Lyron et son fils Charles créé la raison sociale « Lyron et Cie » et optent pour l’enseigne « Au Négus », relatif au nom de son bonbon phare depuis 1900. Cette douceur caramélisée serait un hommage à l’empereur d’Abyssinie Ménélik II (1844-1913), couronné « Négusse Negest » (le roi des rois) d’Éthiopie en 1889 et venu en France en 1900 à l’occasion de l’Exposition universelle. La légende urbaine affirme que l’empereur d’Éthiopie vint à Nevers en 1902 ; même si, dans les faits, la ville ne le vit jamais déambuler dans ses rues…
Quoi qu’il en soit, il faut absolument visiter cette confiserie et ce, à double titre : les mets proposés sauront, d’abord, ravir les palais les plus exigeants ; l’ornementation intérieure, enfin, interpellera les amoureux de la Belle Époque. Le style néomauresque des décors fait souffler un vent d’orientalisme dans la boutique droit sortie de la Belle Époque et vous porte bien loin des bords de Loire…
À ce titre, on se rappellera que les décors, leurs structures porteuses, les mosaïques de Pietro Favret (1871-1936), ainsi que l’avant-salle en totalité sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 16 février 2015.