25/12/2024
Lorsque l’actuel siège de l’UGTA (l’union nationale des travailleurs algériens) avait élu domicile sur un terrain de 25 000 m2 faisant partie de ce qui etait surnommé alors « le champ de manœuvres » et qui servait à la période coloniale aux manœuvres de régiments militaires (exercices militaires, trot, galop, saut d’obstacles, attaques au sabre...) , le projet initial construit en 1935 après concours d’architecture en 1927 avait été pensé comme une sorte de maison de la culture avant l’heure car même s’il prévoyait dans son programme un sous-sol affecté aux activités syndicale , la majeure partie du bâtiments à qui l’on donna l’appellation de FOYER CIVIQUE comportait des salles de spectacles , d’expositions, une bibliothéque , un conservatoire ,un foyer , un théâtre , une salle d’audition et un musée de peinture . sa terrasse quant à elle était dédiée aux sports, aux jeux et une école en plein air . Ce fut en tout cas le programme de son architecte Léon Claro en collaboration avec Albert Cès. tel que le bâtiment avait été inauguré. Ce bâtiment s’inspire du Théâtre des Champs-Elysées construit avenue Montaigne à Paris par Auguste Perret. Tout comme celui des champs-Elysées, contexte emblématique de l’époque, le foyer civique réuni sculpture, peinture et architecture en une œuvre commune et est inspiré de la tradition classique, bâtiment très sobre couronné de hauts-reliefs sur les 2 pilonnes de la façade principale (Jean Paul Belmondo et Georges BEGUET) et décoré de fresques murales (Maurice ADREY, Armand ASSUS, Marius de BUZON, Léon CARRE, Emile CLARO et Louis FERNEZ -peintres de l’école d’Alger, de la villa Abdeltif ) Ces panneaux peints qui étaient déjà en place et les toiles destinées à être marouflées ont aujourd’hui disparu ; certaines toiles furent exposées en 1942.
“Le centenaire de l’Algérie, une opération de propagande, De nombreux équipements sont créés ou modernisés pour accueillir ces activités, occasions de grands projets architecturaux et urbanistiques. Le foyer civique par Léon Claro parachève cette célébration.”
Sources : Musée Paul Belmondo - Site Maurice Audrey- Nabila Oulebsir, Les Usages du patrimoine. Monuments, musées et politique coloniale en Algérie (1830-1930)