07/17/2026
Gianni Infantino : un soutien massif malgré une gestion de plus en plus contestée
Alors que Gianni Infantino se prépare à briguer un nouveau mandat à la tête de la FIFA, plusieurs médias rapportent qu’il bénéficierait du soutien de plus de 200 fédérations nationales. Un chiffre impressionnant qui contraste pourtant avec les nombreuses critiques ayant entouré sa gouvernance ces dernières années. Entre les polémiques sur la transparence, les décisions controversées et les interrogations sur l’indépendance de l’institution, cette unanimité apparente soulève de nombreuses questions.
La dernière Coupe du monde n’a pas échappé aux controverses. Plusieurs observateurs ont dénoncé des problèmes d’organisation, des décisions arbitrales vivement contestées, des préoccupations liées aux conditions de travail lors des préparatifs dans certains pays hôtes, ainsi que des interrogations sur les critères d’attribution des compétitions. Si la FIFA a mis en avant les records d’audience et les retombées économiques, une partie du monde du football estime que ces succès ne doivent pas occulter les failles de gouvernance.
Face à ce bilan mitigé, le soutien affiché par un si grand nombre de fédérations peut surprendre. Beaucoup rappellent toutefois que chaque fédération dispose d’une voix et que les programmes de financement de la FIFA jouent un rôle important dans le développement du football mondial. Pour certains critiques, cette dépendance financière pourrait également contribuer à expliquer la difficulté de voir émerger une opposition solide au sein de l’organisation, même si cela ne prouve pas que les soutiens soient motivés par cette seule raison.
Cette situation alimente un débat plus large sur le fonctionnement démocratique de la FIFA. Les appels à davantage de transparence, de reddition de comptes et de réformes institutionnelles continuent de se multiplier. De nombreux passionnés de football souhaitent que la plus haute instance du football mondial soit jugée non seulement sur ses résultats financiers, mais aussi sur sa capacité à garantir l’équité, l’intégrité sportive et une gouvernance exemplaire.
Au-delà des déclarations de soutien, c’est finalement l’histoire qui jugera le mandat de Gianni Infantino. Les trophées, les stades pleins et les revenus records ne suffisent pas toujours à faire taire les critiques. Une institution aussi influente que la FIFA ne peut conserver durablement la confiance des amateurs de football qu’en faisant preuve de transparence, d’impartialité et d’une volonté constante de se réformer.
✍️ Nerestant Gutteau Fisher
Journaliste d’investigation spécialisé en enquête et renseignement
PDG de Radiotélévierge Internationale (RTVi)